21. mars 2008 · 2 commentaires · Catégories: Actualité · Tags:

Il s’appelle Vincent nous l’avons rencontré pendant nos vacances de neige, il y a quelques jours.

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Il tient depuis 1997 le magasin Intersport de Lanslebourg.

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Il a repris l’espace de vente que son père a créé à Noël 1982. « Nous avons commencé avec 80 m2, aujourd’hui il y en a 500 m2 » nous explique Georges, le père, toujours actif et prêt à donner un coup de main à son fils, principalement les moments d’affluence, comme les fins de semaine.

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Georges et Vincent

Cette progression de surface de vente et de location de matériel de sport s’est réalisée au fil des années : 200m2 en 1988, puis 280 m2 en 1993. Pour cela il a fallu augmenter la surface de la petite maison « inhabitée du bout du village » .
Qu’il en a eu du courage ce père à se lancer seul avec son épouse dans cette nouvelle activité. Originaire du village mais sans exploitation agricole familiale, il a du se reconvertir, après un licenciement économique. En effet il dirigeait un célèbre centre d’hébergement de jeunes, l’immeuble du centre du village très remarquable par ses balcons de bois.
Heureusement, dans son malheur, Georges a bénéficié de la création de la station de Val Cenis.
Grâce au dynamisme de cette jeune station, les sportifs d’hiver et d’été ont été toujours plus nombreux et le magasin Intersport a conquis sa réputation. Il est bien plaçé auprès des pistes et remontées mécaniques et de la route du Col du Mont Cenis.
Diriger une telle entité n’est pas de tout repos mais passionne Vincent.
8 mois de l’année, il doit être présent au magasin 7 jours sur 7, avec des journées qui se commencent bien avant l’ouverture du magasin et qui se terminent  très tard après la fermeture.

« En plus, à midi moins le quart des clients, acheteurs de skis ou de chaussures profitent de la proche fermeture du magasin pour « s’emparer » de Vincent et obtenir ainsi « en exclusivité » les conseils d’un ancien champion de ski, il n’a même pas le temps d’aller manger avec sa femme et ses enfants » déplore son père.
« Pourtant le personnel est compétent, mais ce sont parfois mes conseils qu’ils souhaitent, alors je dois le faire ! » se défend Vincent.
Parmi les grandes préoccupations de Vincent, il y a le recrutement du personnel ; ils sont 7 personnes en hiver . Le choix se fait moins sur les compétences de vente, de techniciens (il y a des formations spécifiques pour les métiers de la montagne) que sur leur motivation, leur pratique du sport et leur sens du contact. « Cette année j’ai une bonne équipe, dommage que pour la plupart, ils ne veulent faire que la saison ».

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L’équipe d’Intersport de Lanslebourg

Autre soucis majeur de Vincent et de son personnel, s’adapter à la demande des clients. En effet il faut anticiper les modes, les couleurs, les formes, les demandes, toujours un an en avance. « Grâce aux salons, comme celui de Munich, nous nous tenons au courant des grandes évolutions des fabricants et des constructeurs, car dans nos domaines de la montagne les techniques évoluent vite. ». « En plus les demandes des vacanciers en station sont différentes de ceux de la ville, en station les gens se lâchent et n’hésitent pas les couleurs vives ; ils attendent des conseils techniques pour leur textile comme pour leur matériel : des coups de coeur mais également la garantie d’un confort et d’articles adaptés à leurs pratiques  ».

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« Le plus compliqué est de faire les achats, par exemple en janvier nous achetons pour l’hiver suivant et nous pouvons difficilement recommander des articles car pendant que nous vendons ici en station, les fournisseurs ont arrêté leur fabrication, heureusement que nous avons le volume d’achat d’Intersport, 1er distributeur d’articles de sport au Monde ! »

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L’espace enfants dans le magasin

Voilà un métier qui demande beaucoup de réflexions, de savoir faire en gestion (Vincent est diplômé d’une école de commerce), de feeling et surtout de beaucoup de travail.
Vincent voudrait être un peu plus à la maison pour son épouse et ses enfants et pour cela « c’est la galère ». Il vient même d’abandonner le conseil municipal « c’était pourtant si intéressant, mais on ne peut pas être partout ! » .
Malgré tout il se passionne pour ce magasin « c’est moi qui a décidé de prendre la suite de mes parents, ils ne m’ont pas forcé la main . Les vacanciers sont si agréables, ils sont en vacances alors ils se relâchent, ce sont de bons clients. Enfin et surtout grâce à ce métier, même si je ne fais pas beaucoup de ski (sur l’année moins qu’un vacancier pendant sa semaine), je reste dans le milieu de la montagne et du ski ma première passion ».

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Dans le magasin…

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Dans l’espace location, préparation des bâtons.

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Le réglage des skis avec les chaussures est une affaire de spécialiste…

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…les casques.

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Tous les soirs entretien des skis, fartage

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et affûtage des carres.

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Les chaussures arrivent souvent très sales…c’est Georges qui les lavent.

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Désinfection des chaussures.

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Il est tard, le magasin est fermé depuis longtemps, tout est calme, une lumière dans la nuit, Vincent fait les comptes de la journée.









2 commentaires

  1. Pingback: Nous pensons à nos amis de Lanslebourg

  2. Très bon boulot, Vincent et compagnie, félicitation!

  3. Ce qui me touche vraiment c’est l’élargissement de votre boutique, encore félicitation.

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