Paris-Bucarest en train

Paris-Bucarest en train

Par Clara

Pour faire un reportage, elle doit rencontrer des scientifiques mais ces derniers habitent en Roumanie. En ce mois de novembre 2020, l’Europe est en plein confinement et pourtant la vie ne s’arrête pas quand on a un peu plus de vingt ans et qu’il faut travailler.

Alors Clara prend le TGV, direction l’Europe de l’Est et plus précisément Bucarest, capitale de la Roumanie.

Clara est diplômée de l’Institut Pratique de Journalisme de Paris Dauphine. Elle a accepté de m’envoyer des photos, des vidéos et du texte (en italique) pour mon blog. Hasard, nous avons visité la Roumanie en touristes dans les années 90.…( voir sur ce blog quelques souvenirs de ce voyage en auto-tours de Nouvelles Frontières).

La carte

Le parcours , 6 trains et 2141 km en 2 jours

Premiers kilomètres en Allemagne

Strasbourg – Offensburg, 30km, dans le TER jaune allemand

Offenbourg, Karlsruhe puis Munich

Munich-Vienne

Un train autrichien, voyons ! Dernièrement ce pays s’est fait connaître par une nouvelle politique écolo privilégiant le train.

Vienne-Bucarest, 20h de train

Le train de nuit, le Dacia. départ 19h39 arrivée à Bucarest 16h le lendemain. arrêts dans 19 gares 9 en Hongrie et 10 en Roumanie

Le Dacia m’a emmené de Vienne à Bucarest, 1000 km en 20h de trajet.

A cause du Covid , je n’ai pas pu avoir un wagon lit. J’ai donc dormi sur les sièges, ce n’était pas très agréable ; les polices hongroises et roumaines contrôlaient régulièrement. A la frontière entre l’Autriche et la Hongrie les policiers sont plutôt sévères pourtant je venais de l’intérieur de l’Espace Schengen ! J’étais souvent réveillé pendant la nuit . J’ai du dormir trois heures. Les contrôleurs étaient plutôt sympathiques, ils me prenaient pour une suédoise sûrement à cause de mes cheveux blond et peut être de mon accent en anglais ! Quand j’avais un problème avec un voyageur un peu « relou » je leur faisait un signe et ils résolvaient le problème…Ils n’avaient pas les moyens de contrôler mon pass électronique de mon téléphone, je devais leur expliquer longuement que j’étais en règle et ça passait.

Il n’y avait pas beaucoup de voyageurs, un peu plus jusqu’à Budapest et après en Roumanie de ville à une autre car le train s’arrêtait souvent, sans être un omnibus. J’ai découvert la campagne roumaine et quelques chariots encore tirés par des chevaux.

Budapest

15 minutes d’arrêt !

Je suis tombée nez à nez sur le tournage d’un film, une énorme production d’après les moyens mis en place. Il y avait une très belle locomotive ancienne.

Locomotive fumante en gare de Budapest

Vue du train au lever du soleil et plus tard

Arrivée à Bucarest

Après plusieurs contrôles à la gare, malgré mes attestations de test négatif et un Covid en septembre, je n’ai pu éviter une quarantaine à mon hôtel. Je peux faire la cuisine et faire des courses. Je ne peux pas quitter l’hôtel car ils ont copie de ma carte d’identité. A Bucarest il n’y a pas d’attestation de circulation mais le masque est obligatoire et l’amende très forte . Le couvre feu est en cours également. J’en profite pour travailler, préparer mes rencontres. Je peux être contacté par Whatsapp, n’hésitez pas.

Je vais commencer à recontacter mes interlocuteurs dans le pays et je pourrais reprendre les interviews dans quelques jours après la « quarantaine », et je parcourrai la Roumanie toujours en train .

Je continuerai à vous donner des nouvelles.

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