Et maintenant, on va où ?

Et maintenant, on va où ?

Le cinéma libanais nous attire ! Après « Caramel » de la même auteure, puis « Incendie » l’année dernière, Nadine Labaki nous propose un nouveau film de son pays, le Liban.

Nous l’aimons beaucoup ce pays si vivant (voir mes billets sur le mot clef « Liban »), si représentatif de notre planète parceque les religions s’y cotoient d’une façon flamboyante, on dit tant que le 21ème siècle sera le plus religieux.

L'affiche du film
L'affiche du film , c'est curieux les caractères du titre en français ont les mêmes traits que ceux de l'arabe...

Bref ce film est beau comme le Liban !!!

Pourquoi ?

Le sens :

mettre en scène des femmes qui combattent la guerre. On le dit beaucoup dans les romans, dans les chansons, que les femmes n’aiment pas la guerre principalement parcequ’elle leur emporte leurs enfants… Là dans ce film on partage leur résistance ! Quelle énergie elles dépensent pour empêcher que leurs hommes (ceux qui restent),  combattent entre eux ! Comme dans le monde tout est prétexte au conflit et comme ils disposent d’armes c’est la guerre.

La mise en scène :

La première image est celle d’un groupe de femmes qui vont au cimetière auprès de leurs hommes disparus en dansant. C’est original ! Quelle trouvaille pour humaniser ou plutôt pour féminiser le propos.Dans toutes les sociétés la danse a un rôle important .

Tout se passe dans le village, unité de lieu qui donne plus d’importance aux propos qui se veulent aussi universalistes : les conflits commencent par les problèmes de voisinages… comme lançer des mûrs sur le linge du voisin !

Un film beau et militant à la fois.

D’abord quelle belle musique ! à vouloir réécouter à la maison !

Malgré la situation dramatique, la joie et la volonté de vivre dominent ces femmes qui s’amusent de leurs stratagèmes pour apaiser leurs hommes. On ne s’ennuie pas avec elles tout au long du film. Il y a aussi des moments d’une émotion intense comme la chrétienne en colère contre la Ste Vierge de son église qui lui a enlevé son fils, tué par une balle perdue .

Ce film nous montre à voir des villageois mais on ne peut s’empêcher de penser au Liban et son multi-confessionalisme . Comme dans « Caramel » la réalisatrice Nadine Labaki milite pour un état laïc au Liban . Quelques manifestations de jeunes ont eu lieu à Beyrouth au printemps pour réclamer la déconfessionalisation  de l’Etat mais ça n’avance pas.

Et maintenant on va où ? Les villageoises ont imaginé « un autre chemin » pour la paix seront-elles suivies ?

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours
Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

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