Château de Talcy

Château de Talcy

Talcy, la découverte.

En bas de cette photo Internet, le jardin, puis le pigeonnier et au centre le château

En ce dimanche après midi nous cherchions un endroit à visiter à quelques kilomètres d’Orléans et sur un descriptif touristique de la région, nous sommes tombés sur Talcy. Convaincu qu’en cette période de l’année le château était fermé à la visite nous décidons néanmoins de nous rendre dans ce village , comptant y faire une reconnaissance en vue d’une visite en famille cet été. Notre surprise a été grande quand après avoir poussé la porte d’entrée deux personnes nous ont accueilli  avec amabilité et chaleur dans une boutique digne de celles des grands châteaux de la Loire.

Entrée du château

Le château de Talcy, propriété de l’Etat depuis 1933  se visite donc en hiver ! Et c’est un régal ! Certes les jardins et vergers sont en tenue d’hiver d’autant plus que rien ne les préserve de la bise beauceronne. A cette époque il ne faut donc pas s’attendre à admirer les roses chantées par Pierre de Ronsard   :

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Le fameux puits de l’époque de Ronsard et ses rosiers
La cour d’honneur

Château de Talcy, humanisme et douceur de vivre

J’emprunte ce titre au fascicule remis à chaque visiteur. Ces qualificatifs sont bien représentatifs de l’état d’esprit avec lequel nous avons quitté le lieu après près de deux heures de visites.

Humanisme

L’antichambre

Grâce à une vidéo de films anciens nous pouvons partager des moments de vie du suisse Albert Stapfer, le dernier propriétaire des lieux, journaliste, premier traducteur du poète allemand Goethe et ami de Prospère Mérimée.

Le Daguerreotype, le premier appareil photo accompagné de la cuve qui servait à révéler ou à conserver les plaques sensibles.

Au début du daguerreotype, des savants incitent Albert Stapfer à utiliser cet appareil pour photographier son château et d’autres comme Chambord souvent après restauration par Prosper Mérimée. Dommage que les daguerreotypes réalisés par Albert Stapfer ne sont pas visibles dans ces lieux , pourtant j’en ai trouvé sur Internet .

Sur la table dressée pour un repas où se retrouveraient des grands hommes du moment comme Stendhal, Prosper Mérimée
La grande salle devint au XIXe siècle un lieu de culte protestant des Stapfer

Douceur de vivre

La cuisine où étaient confectionnées les douceurs gastronomiques de la région
La chambre des demoiselles
La chambre des demoiselles est tendue de toile d’indienne, en coton peint ou imprimé à l’origine importé des Indes.
Le grand salon (XVIIIe)

Un ancien domaine agricole

L’entrée du pressoir
Le colombier
Le colombier du XVIe l’un des plus importants de la région, 1400 trous de boulin
Vue des trous de boulin où viennent nicher colombes et pigeons (ici en …céramique)

Par ces quelques photos j’ai voulu vous donner envie d’aller visiter Talcy, près de Mer à quelques kilomètres de Blois. N’hésitez pas à prendre la route de Talcy si  vous souhaitez visiter tranquillement un lieu confortable (même actuellement car les pièces sont chauffées…), et empli des richesses de ses différents propriétaires, les Salviati , banquier de François 1er puis des Gastebois, famille protestante de la finance suisse et enfin des Stapfer . A noter que l’acte notarial réalisé au moment de la vente à l’Etat en 1933 stipulé que tous les  meubles du  château devait être conservé sur place.

Voir aussi le reportage de FR3 Centre

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