Archive pour la catégorie ‘Mes coups de coeur’

Leonardo Live

Vendredi 17 février 2012

Hier, nous sommes allés au cinéma pour un spectacle bien particulier.
En effet en même temps que des centaines de spectateurs dans les 40 salles Pathé de France, j’ai visité à la National Gallery de Londres, l’exposition « Léonard de Vinci ».

La Dame à l'hermine (photo Pathé)

La Dame à l'hermine (photo Pathé)

Il s’agit d’une retransmission en haute définition par satellite.
Ils présentent cet événement comme une première mondiale.
C’est beau de découvrir les œuvres magistrales de Léonard de Vinci, sur grand écran et en haute définition, bravo la technologie !
Super aussi de voir pour la première fois face à face « La Vierge aux rochers » , le tableau de Londres et celui du Louvre.
Mais je suis un peu rester sur ma faim :
- pas assez de temps pour contempler ces œuvres, sans commentaires .
- pas assez de gros plans montrant la complexité de la peinture et des nuances qui font de ces chefs d’oeuvre des merveilles. Et là les commentaires auraient été les bienvenus. Peut être que les réalisateurs avaient peur d’être trop difficiles pour son public? Je ne pense pas qu’une telle opération soit si grand public que ça!…
- pourquoi si peu de commentaires et d’images sur le chef d’œuvre de « La Cène » reconstitué pour cette expo. Il y aurai eu tant à montrer et à expliquer sur cette fresque installée à Milan et qui attire tant de monde.

A Milan pour comtempler "La Cène" il faut réserver un long moment avant.

A Milan, dans le Couvent de Santa Maria delle Grazie, pour comtempler "La Cène" il faut réserver un long moment avant.

Fauves, spectacle entre danse et théatre

Vendredi 13 janvier 2012

Hier soir , au théatre nous avons été surpris par le spectacle choisi lors de notre abonnement annuel. Et ce n’est pas la première fois ! Voilà un spectacle que nous ne serions pas allés voir spontanément.

Dans la salle une foule de jeunes , nous les vieux nous étions vraiment une minorité. Des classes entières avec leurs profs…

Pour mettre dans l’ambiance une annonce est réalisée : « n’éteignez pas vos portables… vous pouvez faire des photos avec ou sans flash.. » que je traduit par le slogan de mai 68 « Il est interdit d’interdire » !

La scène est sans décor et des jeunes qui arrivent de la salle en tenue de ville se positionnent sur la scène… Faut-il moi-même monter sur scène, faudra-t-il participer au spectacle ? cette question me percute un instant !

Les jeunes, des adolescents nous regardent intensément puis arrivent des adultes . Il s’agit du DJ « pour l’ambiance » et de Michel Schweizer, metteur en scène et « médiateur » comme on dit maintenant.

Et tout de suite comme un prof le « médiateur » propose aux jeunes une reflexion sur un texte d’un philosophe Bruce Bégout. Immédiatement un premier puis l’ensemble refuse cette proposition et préfèrent converser entre eux et danser … car ils ont d’autres préoccupations que ceux de ce « médiateur » quinquagénaire !

Pendant la durée du spectacle, chacun avec sa personnalité, les comédiens vont danser et parler ensemble de leur conception de la vie, de leurs rapports, etc… ils vont faire de la philosophie . J’ai noté que les textes sont de Bruce Bégout né en 1967 et également de certains jeunes acteurs.

A la fin « le médiateur » leur proposera de réagir sur un sondage « 72 % des adolescents pensent qu’ils sont immortels », ce sera l’occasion du seul dialogue entre jeunes et adultes sur le temps qui passe et de la vision différente des générations sur ce temps.

Malgré les performances de ces jeunes en chants et en danse, malgré une musique agréable j’avais quand même souffert, moi sexagénaire, de la rapidité et de l’intensité des dialogues ; mais ma surprise fut grande de voir derrière moi tous les spectateurs debout pour faire une ovation extraordinaires à ces adolescents acteurs qui venaient de les émouvoir.

Je ne saurais que recommander ce spectacle si surprenant sur la scène et parmi les spectateurs. Nous sommes loin des spectacles du théâtre de boulevard, même joués par des acteurs « presque immortels », dont raffolent les vieux du Cado d’Orléans.

Pour en savoir plus sur « Fauves », cliquer !

Pour le moral, le film idéal : « Les neiges du Kilimandjaro »

Jeudi 24 novembre 2011

Le dernier film de Robert Guédiguian est magnifique : acteurs très bons, images somptueuses, musique sympa et histoire inoubliable .
affiche

Nous manquons rarement un film de ce réalisateur et là nous n’avons pas été déçus. J’estime que c’est le meilleur film de ce réalisateur hors du commun.

J’y ai d’abord vu un film extrèmement positif dans lequel Guédigian valorise plusieurs valeurs importantes pour moi.

Guédigian valorise dans ce film la vie militante d’un syndicaliste , ce n’est pas un luxe tant le militantisme et particulièrement le syndicalisme est décrié. Et je comprends que Michel n’admet pas du tout ….les critiques du jeune Christophe qui le déclare bénéficaire de dessous de table lors de négociations « foireuses ».

Tirage au sort par le syndicat des licenciés suite à une négociation...

Tirage au sort par le syndicat des licenciés suite à une négociation…

Guédigian valorise le couple , Marie Claire et Michel partagent leur vie depuis 20 ans.

Guédifian valorise la vie de famille ; comme il est agréable de voir vivre cette famille, enfants et petits enfants ! A contrario le film nous montre le drame des enfants sans famille.

L'anniversaire de mariage

L’anniversaire de mariage

Guédigian valorise le travail ; il montre comment c’est dur de passer de la situation d’actif à celle de chômeur ou préretraité dans le cas de Michel. Le travail permet de vivre : Michel et Marie Claire s’emploient à en trouver (Marie Claire chez les personnes âgées, Michel dans les boites d’intérim). A contrario le film montre le chômage des jeunes vécu comme une catastrophe et amenant à la délinquance même pour payer les arriérés de loyer.

Guédigian valorise l’amitié, les relations entre Michel et son copain de syndicat et beau frère sont montré dans leur simplicité quotidienne comme dans leur complexité (ils vivent différemment leur situation de victime par exemple).

Pour moi, c’est le film sur l’insécurité qui montre d’abord la fracture entre nous, femmes et hommes de XXIème siècle.

Certes rêver est bien, nous avons besoin de nous distraire avec des films . Néanmoins, de temps en temps le cinéma peut nous apporter matière à reflexion sur notre réalité. Ce film est un miroir .

Guédigian montre le fossé qui s’est creusé entre les différentes catégories de la société. L’insécurité touche tout le monde parceque les différences sont omniprésentes (propriétaires et locataires, travailleurs et chômeurs, jeunes et vieux, etc…). On se dirait dans un monde de sauvage, chacun pour soi !

Mais Guédigian toujours positif, montre que la fraternité peut triompher … bravo

Comme j’espère que beaucoup de personnes iront voir ce film. Un moyen de garder le moral et d’avoir confiance en l’Homme, il y a tant de bons moments !

La source des femmes

Lundi 7 novembre 2011

« La source des femmes » est un film qui vient de sortir et aussi la source dans la montagne que seules les femmes connaissent puisqu’au village ce sont elles qui vont chercher l’eau.
Elles en ont assez de tomber, de peiner ainsi dans le difficile chemin de la montagne et décident la grève de l’amour, plutôt du sexe . Et cela tant que les hommes ne feront rien pour amener l’eau auprès de leurs maisons.

l'affiche du film

l'affiche du film

Ce film a été réalisé par Radu Mihaileanu
Avec Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyoun

Au dernier Festival de Cannes il a été nominé 5 fois mais n’a pas reçu de récompense.

Quand l’art rejoint les mouvements de société.

Précédemment j’ai vu le film libanais  » Et maintenant on va où ? » (voir sur mon blog). C’est aussi l’histoire de femmes qui se révoltent,  elles s’organisent pour empêcher leurs maris de se faire la guerre.
Dans les deux films l’action se déroule dans le monde musulman.
Et pendant que se réalisent ces films, dans plusieurs pays du Maghreb les femmes participent aux mouvements de libération. Les idées véhiculées par la culture sont en phase avec les mouvements sociaux. Reste à savoir si les femmes sortirons vainqueur comme dans les deux films.

Les femmes triomphantes

Dans « La source des femmes », une des dernières scènes montrent nos héroïnes fières de remplir leur seau à la fontaine sur la place du village devant leurs hommes fidèles…à leur tasse de thé traditionnelle.Ce n’est pas encore le partage des tâches mais elles se sont sorties du carcan de l’islam et des traditions. L’une d’elle, la plus jeune, est même capable de gifler le garçon qui l’avait trompée. Un signe très fort ?
Ce film est donc plus que l’histoire de grève du sexe par des femmes. J’y ai vu aussi aborder d’autres sujets.

Un film riche

La force des femmes (et de quelques hommes) vient bien de l’éducation (l’instituteur)
La sexualité, exprimée avec des mots à elles, est aussi un besoin des femmes musulmanes (discussions au hamman)
Le mariage d’amour est une aspiration de chacune d’elles malgré la force de la tradition (histoires des jeunes et des vieilles)
Les enfants soutiennent naturellement leurs mères (scène des brigands)
Le viol conjugal met la femme dans une position d’infériorité ( la grève du sexe est un luxe pour celles qui sont vraiment aimé, car elles ne risquent pas d’être répudiées)
L’islam villageois doit faire face aux intégristes venus de la ville.
Le lien entre l’esclavage et le voile au début de l’islam.

Un bon film à voir !

Ce film simple dans ses dialogues, poétique par sa musique, harmonieux dans ses paysages, dynamiques par ses acteurs, est un beau film à voir.

Et maintenant, on va où ?

Dimanche 2 octobre 2011

Le cinéma libanais nous attire ! Après « Caramel » de la même auteure, puis « Incendie » l’année dernière, Nadine Labaki nous propose un nouveau film de son pays, le Liban.

Nous l’aimons beaucoup ce pays si vivant (voir mes billets sur le mot clef « Liban »), si représentatif de notre planète parceque les religions s’y cotoient d’une façon flamboyante, on dit tant que le 21ème siècle sera le plus religieux.

L'affiche du film

L'affiche du film , c'est curieux les caractères du titre en français ont les mêmes traits que ceux de l'arabe…

Bref ce film est beau comme le Liban !!!

Pourquoi ?

Le sens :

mettre en scène des femmes qui combattent la guerre. On le dit beaucoup dans les romans, dans les chansons, que les femmes n’aiment pas la guerre principalement parcequ’elle leur emporte leurs enfants… Là dans ce film on partage leur résistance ! Quelle énergie elles dépensent pour empêcher que leurs hommes (ceux qui restent),  combattent entre eux ! Comme dans le monde tout est prétexte au conflit et comme ils disposent d’armes c’est la guerre.

La mise en scène :

La première image est celle d’un groupe de femmes qui vont au cimetière auprès de leurs hommes disparus en dansant. C’est original ! Quelle trouvaille pour humaniser ou plutôt pour féminiser le propos.Dans toutes les sociétés la danse a un rôle important .

Tout se passe dans le village, unité de lieu qui donne plus d’importance aux propos qui se veulent aussi universalistes : les conflits commencent par les problèmes de voisinages… comme lançer des mûrs sur le linge du voisin !

Un film beau et militant à la fois.

D’abord quelle belle musique ! à vouloir réécouter à la maison !

Malgré la situation dramatique, la joie et la volonté de vivre dominent ces femmes qui s’amusent de leurs stratagèmes pour apaiser leurs hommes. On ne s’ennuie pas avec elles tout au long du film. Il y a aussi des moments d’une émotion intense comme la chrétienne en colère contre la Ste Vierge de son église qui lui a enlevé son fils, tué par une balle perdue .

Ce film nous montre à voir des villageois mais on ne peut s’empêcher de penser au Liban et son multi-confessionalisme . Comme dans « Caramel » la réalisatrice Nadine Labaki milite pour un état laïc au Liban . Quelques manifestations de jeunes ont eu lieu à Beyrouth au printemps pour réclamer la déconfessionalisation  de l’Etat mais ça n’avance pas.

Et maintenant on va où ? Les villageoises ont imaginé « un autre chemin » pour la paix seront-elles suivies ?

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

Premier amour. Amour impossible ?

Dimanche 17 juillet 2011

« Un premier amour »

Film français, sortie le 6 juillet 2011. Réalisatrice : Mia Hansen-Love.

L'affiche du film

L'affiche du film

En sortant du cinéma je n’étais pas enthousiaste et je ne pensais pas faire un billet sur ce film.
Ce film me paraissait trop long, 1 heure 50, et me semblait sans histoire, tant le sujet est banal, des jeunes qui s’aiment , un garçon qui veut voir le monde et partir a l’étranger. Une fille complètement esclave de son amour pour ce garçon, des larmes, une TS, des parents séparés, la vie parisienne, un homme marié qui s’amourache d’une jeune élève, etc…
Pourtant cette nuit, j’y ai repensé et j’ai décidé d’écrire .

Un film qui offre à voir.

Ce film a y regarder de plus près, sort de l’ordinaire qu’il décrit.
Les images , les éclairages sont superbes , ce film nous donne à voir .

La musique est elle aussi agréable, ce n’est jamais évident de retrouver une relation entre les images et la musique, mais ça passe merveilleusement bien, même la dernière chanson du générique nous laisse scotchés à notre fauteuil.
Les dialogues, dans leur simplicité, laissent la priorité aux images et aux gestes des personnages.
Le rythme lent pourrait nous ennuyer mais il sert a nous imprégner davantage du sujet.

Une des scènes qui nous est offerte à déguster.

Une des scènes qui nous est offerte à déguster.

Tout est pudeur et poésie.

Aucun débordement n’accélère le film, les scènes d’amour sont toutes suggérées, pourtant les corps sont beaux, mais ce n’est pas gênant. .
L’important dans cette histoire  vécue par de nombreux humains, c’est de se demander si l’on peut oublier son premier amour, tant cette première expérience est coûteuse en investissement personnel. Ce film nous montre aussi que chacun homme ou femme, certes différemment, est a égalité dans cet investissement.
Pour nous faire ressentir cela il fallait donc du temps, beaucoup de paysages et de lumières et surtout une multitude d’images symboles :  le chapeau de paille plein de souvenirs qui part au gré du courant du fleuve naissant,  le train « supprimé », la mère « enfin libre » après  le départ de son conjoint devant sa fille en pleurs, etc…
En conclusion, « Un amour de jeunesse » est un film a déguster doucement, ses saveurs sont si subtiles !

Figeac, musée Champollion

Vendredi 24 juin 2011

Comment imaginer que Figeac, ville moyenne du Lot  renferme un trésor ?

Un indice dans la cour du Musée... une plante d'Egypte, le papyrus.

Un indice dans la cour du Musée… une plante d'Egypte, le papyrus.

En effet j’ai eu un coup de coeur pour le musée Champollion ou musée des Ecritures du Monde.

L'extérieur du Musée, architecture comptemporaine qui s'insère bien sur la place médiévale.

L'extérieur du Musée, architecture contemporaine qui s'insère bien sur la place médiévale.

Que fait Champollion, le découvreur des hiéroglyphes, dans cette ville ? Tout simplement il y est né en 1790, son père y tenait une librairie. Et la ville en 1986 a restauré sa maison natale pour en faire un musée de l’Egypte ancienne (inauguré par Mitterand) puis en 2007 un magnifique lieu contant l’histoire de l’écriture dans le Monde.

Sur 1000 m2 et 4 niveaux, le musée est une mine d’informations et de découvertes.

Les baies vitrées du musée.

Les baies vitrées du musée.

J’ai beaucoup apprécié la muséographie très moderne et très accessible. Il y a des trouvailles étonnantes pour présenter des sujets. Chaque salle est différente dans sa présentation. A noter que  les personnes handicapés  ne sont pas oubliées (ascenseur, braille, documents audio, etc…).

Document de Champollion qui analyse d'après la Pierre de Rosette, le mot Ptolémée écrit en trois caractères différents.

Document de Champollion qui analyse d'après la Pierre de Rosette, le mot Ptolémée écrit en trois caractères différents.

L’accueil y est sympathique, comptez y passer au moins deux heures. Merci à la personne de la caisse qui nous a permis de revenir l’après midi, n’ayant pas eu assez de temps le matin.

Exemple montré au Musée, histoire de la lettre "G" dans le temps.

Exemple montré au Musée, histoire de la lettre "G" dans le temps.

La salle qui présente les rapports entre l'écriture et le pouvoir est particulièrement explicite. Il faut ouvrir les armoires pour découvrir des exemples d'écrits.

La salle qui présente les rapports entre l'écriture et le pouvoir est particulièrement explicite. Il faut ouvrir les armoires pour découvrir des exemples d'écrits.

Un BEAU musée qui s’intègre bien dans la beauté des paysages et la chaleur des habitants du Lot !

Pour en savoir plus sur ce Musée cliquez sur ce lien !

Des femmes volontaires

Mercredi 8 juin 2011

Jeudi en parcourant le marché de La Source près d’Orléans, j’ai rencontré des femmes très volontaires…

Le marché de La Source, lieu idéal des rencontres entre les cultures.

Le marché de La Source, lieu idéal des rencontres entre les cultures.

Les clients se pressent auprès du stand

Les clients se pressent auprès du stand

Nevin, Deniz, Ozgul et Claire fabriquent et vendent des crèpes appelées en turc Gozleme.

Nos quatre amies

Nos quatre amies

Elles ont décidé de s’installer sur ce marché haut en couleur un stand de confections de produits turcs.

Les gozlèmes sont fourrées au choix : poireaux, viande hachée, pomme de terre, fromage turc, épinards.

Les gozlèmes sont fourrées au choix : poireaux, viande hachée, pomme de terre, fromage turc, épinards.

Outre la motivation économique…nos quatre amies aiment à faire partager les délices de leur culture gastronomique. Voilà un bon moyen de créer ce lien indispensable à notre vie sociale. Et comme en France nous aimons les plats des « autres », ça marche ! Dans quelques temps ces délicieuses gozleme feront partie de la gastronome française … Nous oublions souvent que nous sommes le pays qui intègre le plus facilement les cuisines dites exotiques.

Préparation de la pate

Préparation de la pate

La cuisson

La cuisson

En attendant Nevin et ses amis travaillent fort pour proposer ses produits. Le problème est la difficulté de se faire une place au marché, il y a beaucoup de demande de ce genre et la mairie donne les autorisations au compte goutte.

Chez Névin, on commande et quelques minutes après le temps de faire des courses les gozlèmes sont prêtes.

Chez Névin, on commande et quelques minutes après le temps de faire des cources les gozlèmes sont prêtes.D’autres spécialités turques ont été préparées pour le marché.

Elle m’a expliqué qu’elle devait attendre 30 jours pour avoir le précieux sésame. Alors vous qui souhaitez goûter ces bonnes crèpes turques fourrées, n’hésitez pas à chercher un peu parmi les très nombreux commerçants du marché, Névin sera bientôt au rendez vous, avec sa volonté de travailler et de nous faire découvrir son pays d’origine.

Le chat du rabbin

Lundi 6 juin 2011

Nous sortons de voir ce film d’animation qui m’a bien plu. Cliquer pour en savoir plus.

L'affiche du film

L’affiche du film

Mes coups de coeurs :
- les dessins des paysages de l’Afrique du Nord puis de l’Afrique.
- le chat il est très sympa on dirait celui de ma petite fille « mon chat » qui sait se lover contre elle quand elle revient du lycée.
- les dialogues et repartis qui sont une véritable leçon des religions (Islam et juif). De nombreuses reparties démontent les idées reçues et encore véhiculées sur les religions (surtout sur l’Islam…)
Pour vu ce film comme un plaidoyer sur la liberté religieuse et l’humanité.
Je conseille vivement de voir ce très beau film .
Dommage que la première partie soit un peu lente.

Allers-retours Paris-Bandiagara

Mardi 3 mai 2011

Dernièrement je suis allé au Musée du quai Branly à l’exposition de l’art Dogon.

En septembre 2003, nous étions dans le pays Dogon.

Affiche de l'exposition du Quai Branly jusqu'au 27 juillet 2011.

Affiche de l'exposition du Quai Branly jusqu'au 27 juillet 2011.

Carte du pays Dogon au Sud ESt du Mali

Carte du pays Dogon au Sud ESt du Mali

Paris

Les objets exposés à Paris, Quai Branly m’ont rappelé les images que j’ai ramenées du pays Dogon.

Bandiagara

Nous avions réalisé cette excursion  à partir de Ouagadougou, au Burkina Fasso en septembre 2003 ; pour cela nous avons fait 600 km en 4×4 avec le chauffeur-guide de l’Agence Tourisme de Ouaga.

Paris

Le voyage à Paris, quai Branly au bord de la Seine est plus tranquille, il faut quand même réserver ses billets sur Internet pour éviter la file .

Je suis étonné par l’origine des oeuvres d’art exposées, elles viennent de France, de Belgique, de Suisse et beaucoup des Etats Unis. J’ai lu que la vente de ces objets avait été l’occasion d’un marché important dans les années 1960.

Il faut rappeler que la plupart ont été « volés » par des ethnologues célèbres à l’occasion de missions très officielles et ramenés en France.

Il est donc bon qu’une institution comme le Musée du quai Branly nous les redonne à admirer.

Figures aux bras levés, datées du XIV siècle, probablement une des plus anciennes venant des premiers habitants de la falaise.

Quai Branly. Figures aux bras levés, datées du XIV siècle, probablement une des plus anciennes venant des premiers habitants de la falaise.

Bandiagara

Ici dans les grottes, les tellems, premiers dogons, ont habité

Ici dans les grottes, les tellems, premiers dogons, ont habité

La falaise et ses maisons suspendues où les premiers dogons se sont réfugiés.

La falaise et ses maisons suspendues où les premiers dogons se sont réfugiés.

Au bas de la falaise, la plaine

Au bas de la falaise, la plaine

Paris

Homme au travail

Quai Branly.Homme au travail

Bandiagara

Le couturier

Le couturier

Création du bogolan

Création du bogolan dans le village de Ende

Femme N'duleri

Quai Branly.Femme N'duleri

Au bas de la falaise...

Au bas de la falaise…

Préparation du mil

Préparation du mil

Pileuse de mil

Quai Branly.Pileuse de mil

Pileuse de mil

Quai Branly. Pileuse de mil

Les différents villages que nous avons visités

Les différents villages que nous avons visités

Le seul accès pour le haut de la falaise vers Sangha

Le seul accès pour le haut de la falaise vers Sangha depuis les villages de la plaine

Volet de grenier

Quai Branly. Volet de grenier

Détail sur un grenier, fermé probablement par une porte traditionnelle

Détail sur un grenier, fermé probablement par une porte traditionnelle

Grenier

Grenier, les belles portes ont été vendues…

Le forgeron sculpte des serrures traditionnelles pour les touristes

Le forgeron sculpte des serrures traditionnelles pour les touristes

Un pilier de  toguna

Quai Branly. Un pilier de toguna

Un toguna, lieu des palabres pour le village

Un toguna, lieu des palabres pour le village

Sur le plateau, nous parcourons 25 km (en 2h sous une grosse pluie), pour rencontrer les dogons de Niongono, village perché sur un piton moins visité car il est en dehors des circuits touristiques.

Monsieur Adama Karembé, chef du village de Niongono, commune de Pignari.

Monsieur Adama Karembé, chef du village de Niongono, commune de Pignari.

Enfants entrain de jouer

Enfants entrain de jouer

Maternité, XVIII siècle

Quai Branly. Maternité, XVIII siècle

Maternité d'aujourd'hui

Maternité d'aujourd'hui

Au pays Dogon nous avons vu la vie quotidienne, mais ce qui a attiré les ethnologues comme Marcel Griaule c’est la vie spirituelle.

Aujourd’hui les musulmans sont présents comme dans tout le Mali, mais nous nous rappelons que ce peuple s’est réfugié ici poussé par l’avançée de l’Islam eux les animistes, les admirateurs de étoiles.

La cosmogonie, la magie et la divination impressionnera Marcel Griaule qui restera parmi eux plusieurs années. En remerciement, les dogons organiseront les obsèques de ce dernier selon leur tradition. La maison du chercheur est jalousement présentée aux visiteurs. Il est vrai que les villageois doivent à Marcel Griaule la construction d’irrigation pour la culture de l’oignon.

La maison où vit le prêtre du village, lieu sacré.

La maison où vit le prêtre du village, lieu sacré.

Entrée de la maison du Hogon, le prêtre du village

Entrée de la maison du Hogon, le prêtre du village

Figures humaines Tellem (XI et XVI siècle)

Quai Branly. Figures humaines Tellem (XI et XVI siècle)

Ce qui nous a le plus impressionné ce fut la visite de l’Auvent de Desplagnes à Songo.

Fragments de roche que les français ont brisé pour les ramener en France....

Quai Branly. Fragments de roche que les français ont brisé pour les ramener en France….

On peut rester des heures à regarder ces peintures et écouter leur signification. Elles sont repeintes régulièrement par les pères des enfants qui ont été circonscrits dans cette grotte (parfois à l'âge de 16 ans...).

On peut rester des heures à regarder ces peintures et écouter leur signification. Elles sont repeintes régulièrement par les pères des enfants qui ont été circonscrits dans cette grotte (parfois à l'âge de 16 ans…).

Le serpent, le lébé est au centre du rituel.

Le serpent, le lébé est au centre du rituel.

Le village de Sango

Le village de Sango, vu du auvent.

Retour à Sangha, pour d’autres rencontres, du tourisme dont l’approche des vendeurs d’artisanats.

Ces statues proposées à la vente laissent perplexe sur leur authenticité mais elles sont belles.

Ces statues proposées à la vente laissent perplexe sur leur authenticité mais elles sont belles.

Le facteur de Sangha, Gouno Dolo.

Le facteur de Sangha, monsieur Gouno Dolo.

J’ai appris que le Ministère des Affaires Etrangères nous interdisait ce pays (terrorisme dans le nord du Mali). Nous avons eu de la chance. Il ne reste plus qu’a retourner à Paris au musée du Quai Branly, jusqu’au 24 juillet 2011.

A la sortie de l'exposition, cette statue anthropomorphe de 210 cm, semble nous dire "à bientôt".

A la sortie de l'exposition, cette statue anthropomorphe de 210 cm, semble nous dire "à bientôt".