Tous les mois, un nouvel artiste graffeur s’exprime sur le Mur Orléans, invité par Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry en collaboration avec le service culturel de la ville d’Orléans.

Le dernier vendredi et samedi de mai 2018, Stéphane Carricondo artiste parisien réalisait la 15ème œuvre du Mur d’Orléans. Celle ci restera jusqu’au 23 juin. Je n’ai pas pu aller filmer l’évolution du travail de l’artiste mais comme tout orléanais curieux je suis allé faire un tour rue H.Roy près du  Cinema des Carmes.

En explorant cette fresque ma mémoire m’a transporté en Afrique, d’une part au Mali dans la région des Dogon, puis au Burkina et plus tard en 2011 au Musée du Quai Branly. Voir mon blog .

Dans un billet de ce blog j’avais fait le rapprochement mais aujourd’hui c’est un artiste contemporain à Orléans qui provoque mes souvenirs.

Des fresques

Fresque perenne ….L’Auvent de Desplagnes à Songho au Mali, pays Dogon, du nom du lieutenant Desplagnes qui l’a découvert en 1905 (archive personnelle 2003)

Fresque temporaire , sur le Mur d’Orléans les peintures de Stéphane Carricondo

Présentation de l’artiste

Des portraits

Des figures d’animaux

Détail du Auvent de Desplagnes à Songho , les figures ont été interprétées par Griaule le célèbre ethnologue français, spécialiste des Dogon entre 1935 et 1939.

Pays Dogon, Muséee du quai Branly (archive personnelle 2011)

Des figures humaines

Remarquer la finesse de la peinture

Finesse du maquillage, jeune peul du Burkina 2005 (archive personnelle)

 

En publiant de nouveau ces photos de l’Auvent de Desplagnes au Mali je me demande si cette merveille du patrimoine est encore visible des touristes compte tenu de la situation militaire dans le région.

Printemps des artistes à Orléans

Comme tous les ans le Cercle des peintres du Grenier à Sel présente son Salon du 4 au 16 mai 2018 dans la collégiale Saint Pierre le Puellier .

Ce Cercle a été fondé en 1969, il regroupe dans l’atelier des artistes peintres chevronnés . Ce Salon est le point d’orgue de l’année  pour 12 sociétaires de l’atelier. La plupart expose des œuvres. La sélection des peintures exposées  est réalisée par un jury composé de peintres et experts réputés et extérieurs au Cercle. Je pense que des artistes doivent être frustrés de ne pouvoir présenter leurs œuvres  à leurs concitoyens< à cette occasion. Mais chacun d’eux pourront se consoler en proposant des peintures dans les salons ou expos auxquels ils sont invités.

Trois artistes étaient les invités extérieurs de ce 48eme Salon : Nathalie Cirino, Nicole Berton et Pierre Tritsch.

Au début du Salon des prix sont attribués par la Ville d’Orléans, Conseil départemental, Bernard Gaufroy, le fondateur de l’atelier, Bozart, Amis des Musées.

Mes coups de cœurs

Parmi les 136 œuvres exposées, mes coups de cœurs ne vont pas nécessairement aux œuvres ayant obtenu un des prix attribués au début de ce salon :

 

« Course à pieds », Huile de Jean Pierre Lamarche

« Attente », Huile de Colette Camaly

Acryliques de Véronique Beauchef

« Sous la pluie » de Anne Marie Fleury-Buchard

Détail de « Sous la pluie »

Portrait en bleu, portrait en blanc, acrylique de Cécile Valtat

Mon clin d’œil

Rencontre

Colette Camaly, devant ses toiles

J’ai eu la chance de rencontrer une des sociétaires du Cercle du Grenier à Sel. Comme deux autres artistes elle était de permanence au Salon le jour de ma visite. Colette Camaly peint depuis « toujours ».

Sur le terrain, elle commence par des croquis au crayon ou à l’aquarelle puis dans son atelier elle réalise ses huiles. Elle est membre de l’atelier du Grenier à Sel depuis 1982, sociétaire des artistes Orléanais depuis 1989 puis des Artistes Français depuis 2000. D’après sa biographie sur Internet elle a été l’invitée d’honneur de plusieurs salons . Elle a exposé à l’étranger en Allemagne, à Chypre, en Corée, en Norvège et même en Syrie. Elle est fière de sa médaille d’argent des Artistes Français.

A l’Atelier du Grenier à Sel est bénéficie des conseils des autres artistes, « nous pouvons discuter de nos productions d’une façon amicale et constructive pour tous ».

Les invités d’honneur

Nathalie Cirino

Sculpteure , habitant à Romorantin, elle est diplômée Universitaire d’Art-Thérapie à la faculté de Médecine de Tours.

Nicole Berton

« Nature morte devant le port » huile de Nicole Berton

Pierre Tritsch

Pierre Tritsch, né à Alger en 1929, est un artiste-peintre français. Il fut élève de Louis Fernez aux Beaux-arts d’Alger et de Roger Chapelain-Midy aux Beaux-arts de Paris. Il a obtenu le Prix de Rome.

 

« Fruits » huile de Pierre Tritsch

Ne manquez pas ce Salon .

Le printemps revient et avec lui les expositions. 
Celle-ci, le week-end des 17 et 18 mars se tient dans le lieu magnifique de la serre du jardin des Plantes à Orléans. 
Elle est organisée par une association de femmes qui ont invité 39 femmes peintres ou sculpteures à exposer.

C’est ainsi que nous avons été invité .

La serre du Jardin des Plantes construite au XIX ème siècle vient d’être réhabilitée et très bien rénovée, elle accueille diverses manifestations. C’est la première fois que j’y visitais une exposition artistique. J’ai pu observé que ce lieu fait merveille pour accueillir peintures et sculptures ;  ses verrières, les plantes qui la décorent, son haut plafond mettent en beauté les œuvres, ici celles d’artistes venues de la région Centre et de l’Ile de France; qui exposent dans d’autres lieux à Orléans et les communes alentours .(voir mes billets précédents, étiquette Galeries d’arts)

Cette manifestation était organisée par  Innerwhell, une importante ONG internationale de Femmes. Les bénéfices (30%) de la vente seront reversés à deux associations : LAÉ, qui lutte contre les violences faites aux femmes et AAA, qui accompagne les enfants autistes.

Mes coups de cœur.

Ce choix est sûrement très injuste, j’ai voulu tout simplement faire partager de belles images. Parce que ces œuvres ont attiré mon attention, que j’ai pu choisir un angle de prise de vue qui me plaisait, que j’ai pu échanger quelques minutes avec l’artiste sur leurs œuvres.

de Nadège Raineteau « Glenn Gould »

de Marianne Ruston www.marianneruston.fr « Paris sous le charme »

de Michèle Le Gallo michelegallo@wanadoo.fr

de Françoise Gonzalez-Camus francoisedorleans@hotmail.fr

de Dalia Fijalkow , www.artlimited.net/22974

« Eclatée de rire avec Lea » de Nadège Raineteau latableadesseins.e-monsite.com

Comme tous les fins de mois, un artiste s’est emparé du MUR d’ORLEANS. C’était le jeudi 22 février 2018. Franck Pellegrino arrivait directement de Paris. Malgré le froid Franck Pellegrino s’est mis à l’œuvre sur le tableau blanc, le mur repeint  par les initiateurs  Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry accompagnés par la Ville d’Orléans. Depuis le 26 janvier ce Mur du Centre ville d’Orléans était l’œuvre du peintre Ratur . C’est la règle chaque mois ce Mur est recouvert comme dans de nombreuses villes de France  !

Franck Pellegrino est né en 1986, il réside à Paris mais il se déplace dans le Monde, il revenait d’Afrique du Sud…

Samedi Franck Pellegrino avait terminé sa fresque .

L’intérêt de ce Mur est d’être peint dans un style différent chaque mois. Ce mois -ci on retrouve un ensemble de lignes droites et de courbes.

Je l’ai rencontré aux portes du bazar de Kashan, un célèbre marché construit lors de la période seldjoukide puis safaride.

Le Grand Marché de Kashan

Intérieur du grand marché de Kashan

Puits de lumière du Timche-ye-Arnin à l’intérieur du grand marché.

Sortie du bazar

La rencontre

Nos regards se sont croisés, je me suis approché de lui ; en montrant mon appareil photo, je lui ai demandé de le photographier, avec un sourire complice il a accepté. Nous n’avons pas pu communiquer par la parole, dommage nous aurions eu tant de chose à se dire. Il aurait pu me dire comment il était devenu mollah iranien, quelle était son activité et son rôle dans la société. On aurait peut être pu échanger sur Dieu, sur la Paix. Dommage que nous habitons si loin et que nos cultures semblent si éloignées. Il a sûrement des sujets de préoccupations, des soucis familiaux, les deuils de ses frères  tués lors de la dernière guerre,  ses parents… Et puis  dans l’intimité de sa maison, nous aurait pu m’expliquer ses convictions politiques, peut être est-il quiétiste, c’est à dire de ceux qui sont réticents à l’exercice du pouvoir temporel par les religieux en opposition avec la doctrine de la Révolution Islamique, principalement depuis 1989.

Mon ami mollah

Le turban noir qu’il porte montre qu’il est descendant de la famille du prophète selon une généalogie apportée par ses parents.

Il utilise le bus, il ne bénéficie pas du privilège d’une voiture de fonction par exemple, il ne doit donc pas être juge ou haut fonctionnaire ou directeur d’un groupe industriel (voir ci-dessous les postes réservés aux religieux) .  il est monté dans son bus tranquillement,  sûrement pour rentrer dans sa famille, pour enseigner, pour diriger la prière car il est de toute façon imam.

Les mollahs sont détenteurs d’un diplôme de théologie. Les mollahs en Iran sont d’abord des érudits musulmans.  Ils ne sont pas tous ayatollah, le plus haut grade dans la hiérarchie chiite. Ces grades sont attribués par les universités islamiques et par coaptation.

Source « Le Monde Diplomatique »

Les ayatollah suprêmes

Les mollah de tous les jours

Il y en aurait plusieurs milliers en Iran.

Malgré le brouhaha de la grande cour du Mausolée de Qom, dans un endroit éloigné des passages des pèlerins, une confession…

Le mollah dans la mosquée de Kashan. Lors de la présentation de sa Mosquée, sa jeune femme vient le rejoindre.  Après nous l’avoir présenté comme une étudiante, il l’accompagnera avec un « bébé » affectueux.

 

Mollah pressé au Mausolée de Qom

Explication directe sur le rôle du mollah en Iran (extrait de la communication que nous a faite un mollah « officiel » dans la cour de la Mosquée de l’Imam à Ispahan).

Dans le prochain billet, plusieurs vidéos extraites de la conférence que nous a donné ce mollah.

 

Nous avons remisé les valises pour le prochain voyage.

Nous sommes de retour d’Iran, la destination que nous avions choisie en 2017 pour aller voir un peu ce qui se passe en dehors de notre frontière et surtout comment vivent les gens de labas. Nous avions choisi Point Voyage, l’agence avec laquelle nous étions allés en Palestine (voir billets « Palestine ».

Notre parcours

Notre parcours, en train (1000 km) et en car (1400km)

Dans plusieurs billets je vous ferai partager ce qui nous a le plus marqué. Le prochain billet sera consacré aux femmes iraniennes .

L’IRAN, un grand pays

Il y a quelques années les infos que nous avions de ce grand pays venaient principalement d’exilés en Europe. Maintenant l’Iran est devenu « fréquentable » pour les français,  nous y avons rencontré plusieurs groupes de touristes français mais aussi italiens, allemands. La destination attire de plus en plus de touristes, àa se comprends tant les sites historiques sont remarquables et pour les touristes humanistes, les gens sont accueillants. Grace à la lecture de livre comme « Le petit guide des Usages et Coutumes IRAN » nous nous étions préparé à vivre un moment dans ce pays. Seul problème l’obligation du foulard pour les étrangères mais progressivement de l’avis des femmes du groupe « on s’y fait ». Le tchador (grande pièce de tissu posée sur la tête) est obligatoire dans certaines mosquées ou mausolées.

Avec ses 1 648 000 km2 (2,5 fois la France) dont les 2/3 désertique elle est peuplée quand même de plus de 80 millions d’habitants dont 70% habitent dans les villes (France : 67 millions). Sa population a doublé depuis 1980. Le taux alphabétisation est de 80%. On compte actuellement moins de 2 enfants par femme. Voir plus.

Quelques images de nos étapes  …

Téhéran, la capitale et les premiers contacts avec les gens

Shiraz, la ville de Hafez

Persépolis

Yazd, la ville de zoroastrienne et en fête

Varnazey, le désert

Ispahan

Kashan et ses palais

Qom, ville de pèlerinage

Et un groupe soudé par son guide Majid

16. novembre 2017 · Commentaires fermés sur Opera à Orléans · Catégories: Mes coups de coeur · Tags: ,

Attention ! ce n’est pas de la musique, ni de la danse, ni du chant, c’est presque tout cela en même temps. OPERA est le nom d’un artiste qui dessine des mouvements, assemble des couleurs pour en faire une fresque.

La fresque terminée

OPERA de son vrai nom Stephane Vignal est venu à Orléans pour réaliser le nouveau MUR d’Orleans, les vendredi 27 et samedi 28 octobre 2012. J’ai eu le plaisir de le suivre tout au long de sa performance en public en plein centre d’Orléans , rue H.Roy.

Il est le 9ème artiste de street art  à réaliser la fresque du MUR d’Orléans. Sur ce blog j’en ai suivi plusieurs (voir en cliquant sur l’étiquette: « arts urbains »).

Les promoteurs de cette heureuse initiative Jean Michel Ouvry et Ludovic Boureau avec la ville d’Orléans, proposent aux orléanais une palette de street art toujours très large; il y en a pour tous les goûts. Je pense que la fresque de OPERA va bouleverser une fois de plus certains préjugés sur le graffiti. Avec l’art de Stephane Vignal nous sommes très loin des tags qui pollueraient nos villes.

Stephane Vignal un artiste contemporain

Stéphane a 34 ans. Il est diplômé d’un BTS en Com’Visuel en 2005. Il a commencé comme tous, dans les tags plus spécialisé dans le lettrage;  il paraît que c’est obligatoire pour entrer dans le petit monde des graffeurs. Puis comme beaucoup, pour gagner sa vie, Stéphane a illustré l’environnement de grandes marques . Vous avez sûrement vu certaines de ses illustrations. C’est beau et ça change des photos publicitaires.

On dit (parce que je ne suis pas spécialiste) que OPERA se situe dans la lignée des grands tels que Vasarely et Kandinsky. Et pour moi d’une période de Picasso.

Premiers traits

Vendredi 27 octobre 11h

OPERA a préparé sa performance avec beaucoup de soin : des mètres de ruban adhésif, spécial peinture, 14 couleurs et une esquisse réalisée avec son ordinateur.

« Coloriages » d’art

 

Une fresque réalisée avec grand soin .

Comme vous voyez dans ces vidéos Stéphane Vignal dénote de l’image du grapheur-tagueur . il n’a pas la casquette visière en arrière, ses vêtements sont propres. Il est venu à Orléans accompagné de sa jeune femme « ce n’est pas loin de Paris j’ai pris en congé et j’en profite pour visiter Orléans, demain nous visiterons ensemble Chambord… » . Stéphane  n’hésite à l’embrasser tendrement …ou à publier sur les réseaux sociaux les photos de leur mariage ..en blanc.

Une collaboratrice admiratrice et conjointe

Un gars sympa toujours prêt à parler de sa fresque, à prendre du temps avec ses « spectateurs » jeunes et vieux qui s’arrêtent de plus en plus devant sa réalisation. Il stresse même les organisateurs qui se demandent s’il pourra finir tant il perfectionne son œuvre : pas une bavure, pas un trait moins net , pas un dégradé de couleur oublié, etc…

N’hésitez pas à le retrouver sur Internet .

Merci Opéra, Stéphane Vignal pour votre disponibilité . Vous contribuez à embellir Orléans et notamment le quartier des Carmes.

Attention nouveau mur les 24 et 25 novembre 2017

réalisé par 10 Mussy une des 10 % de  femmes grapheuses.

 

Dimanche dernier je suis passé devant la façade de la célèbre Maison de la Culture de Bourges. C’est dans ce lieu dans les années 1968-1969 que j’ai découvert et appris à aimer le théâtre, j’avais 24 ans.

Maintenant après avoir été au centre de la vie culturelle et notamment du Printemps de Bourges, ce haut lieu de l’art accessible à tous, est abandonné pour raison de sécurité ou parce qu’un architecte, que je ne connais pas, a dessiné un autre lieu . Je connais des militants qui ont agit pour la restauration de cette maison sur son emplacement actuel mais ils ont perdu, ils poursuivent néanmoins leur défense de la culture populaire (voir mon dernier billet sur le concert de Brel à la Cathédrale de Bourges).

Heureusement, ce lieu n’est pas tout a fait abandonné car j’ai eu la surprise d’y découvrir le MUR de Bourges. C’est  « le collectif Urb’annale » qui depuis plusieurs années anime, en couleur, différents quartiers de la ville qui est à l’origine de cette fresque qui se renouvelle tous les deux mois.

La belle façade « art déco » dont les sculptures ont été réalisées en  1940 par François Popineau ancien enseignant de la célèbre Ecole des Beaux Arts de Bourges

Shamsham est un graffeur qui réalise des œuvres depuis 6 ans. Il a commencé à Lyon, puis à Gap

Au moment où je prenais ces photos un jeune fille dansait. J’ai eu l’impression que les mouvements de cette fresque  l’inspirait.

Comme des milliers de berruyers (les habitants de Bourges) j’ai gravi ces marches pour des découvertes et des bonheurs inoubliables

Pour info aux curieux…

L’affiche du décor de l’entretien télévisé du Président de la République de la semaine dernière est du graffeur OBEY, réalisée sur un mur du 12eme arrondissement de Paris en février 2017.

Photo Internet

Nous fêtions nos retrouvailles, dans un superbe gîte à Vasselay,  nous nous étions pas revus depuis 50 ans ! Une amie nous a parlé du grand concert gratuit qui se déroulait à 17h  dans la cathédrale de Bourges à 15 km. Quelle chance ! Des chansons de BREL dans la cathédrale à l’ombre de laquelle nous avions vécu les moments heureux que justement nous tentions de nous remémorer .

Nous avions 20 ans et Brel et ses chansons nous habitaient  régulièrement. Certes nous préférerions les chansons d’Anne Vanderlove ( Ballade en novembre) et son romantisme ou celles de Graeme Allwright (Petites Boites, Il faut que je m’en aille) qui berçaient nos soirées entre copains, d’autant qu’Anne ne manquait jamais de nous accompagner à la guitare.

Le gîte à recommander : Gîte des Foltiers  » 4 allée des Foltiers 18110 VASSELAY .

 

BREL,  nous l’écoutions peut être davantage dans l’intimité de notre chambre… et de toutes façons c’était à cette époque le Grand …le Grand Jacques.

Alors Dimanche, nous avons cessé d’évoquer nos souvenirs pour ne pas manquer cet grand rendez vous imprévu, Jacques Brel. A la cathédrale, la foule stressait les bénévoles placiers tant elle était dense. Extraordinaire,  en cet après midi d’automne 2017 ensoleillée comme en été, 1000 personnes avaient répondu à l’invitation des organisateurs Double-Coeur et les amis du Grand Orgue de Bourges. L’événement était donc d’une extrême importance. Si l‘asso Double-Coeur avait perdu récemment une « bataille » , celle de la restauration de la Maison de la Culture telle qu’elle rayonnait depuis son inauguration par A. Malraux en 1964, et faisait la fierté des berruyers (que j’étais), Elle sera reconstruite sur un autre emplacement pour faire plus moderne sûrement. Les bénévoles de Double-Coeur continuent d’animer avec brio et qualité la vie culturelle de Bourges.

La façade abandonnée de la célèbre Maison de la Culture de Bourges

Double-Coeur a réussi à nous apporter un grand moment de bonheur avec ce concert : Chansons de Jacques Brel à l’orgue.

France Brel

A trois reprises entre les morceaux d’orgue, France Brel, l’une des filles de Jacques Brel, anime ce concert. Jacques Brel l’avait choisi pour l’emmener sur son bateau vers les iles Marquises. C’est d’ailleurs la cathédrale-vaisseau qui servira à France Brel pour nous entrainer dans l’univers de son père. D’ailleurs presque indifféremment dans ses commentaires, elle l’appelle tantôt « Jacques »  comme lui a demandé de l’appeler son père, tantôt  « mon père » plus informatif.

France Brel

Pendant presque deux heures France BREL , tranquillement avec un accent dans lequel on imagine la voix de son père, elle nous fait découvrir les différents visages de Jacques BREL. Elle explique par des citations du maître ou des anecdotes la genèse de certains morceaux. Son attachement à son pays, la Belgique a été permanent , alors pourquoi évoquer Amsterdam qui ne se situe pas en Belgique, pour que ça sonne mieux que Ostende ! Avec la chanson « Ne me quittes pas » Jacques Brel montre sa faiblesse pour les femmes et surtout son refus de la solitude.

Ne me quitte pas

Avec « La valse à mille temps » il a voulu faire une chanson polémique énervé par la domination de la musique de danse. La lumière est aussi un thème souvent abordé par Jacques Brel, elle jaillit dans la célèbre chanson « La lumière jaillira ». Etc…

La lumière jaillira

Frédéric Lamantia

Cet organiste titulaire des Orgues du Grand Temple de Lyon s’est spécialisé dans la transcription pour orgue des musique de chansons francophones. D’après le programme offert pour ce concert, Il est le seul à avoir transcrit l es chansons de Barbara, Brassens, Ferrat. Comme vous l’entendrez dans les extraits ci joint il a fat un travail de créativité extraordinaire. L’instrument orgue est utilisé dans son ensemble. Les images video transmise en direct de sa tribune nous montre toutes les complexités de l’instrument, les multiples claviers, le pédalier. A l’orgue on joue à la fois avec les mains et les pieds. Ce direct de la tribune perchée magnifiquement 50 m de hauteur nous permet également d’observer la longue préparation des différents jeux (sonorités) nécessaire au morceau. Cet organiste réussit à nous prouver le potentiel énorme du roi des instruments de musique, en dehors de toute électronique. A noter que le Grand Orgue de Bourges  a 350 ans et bénéficie d’une longue histoire de restauration et d’amélioration tout en restant un orgue classique et l’entendre jouer  du contemporain est étonnant.

Jaurès

Les flamandes

Vesoul

Un final dans l’avenir et l’optimisme

Dans le programme-papier les organisateurs ont inclus le texte de « Quand on a que l’amour » . A la fin du concert, presqu’en apothéose,  France Brel nous propose de chanter ensemble. L’immense nef de la cathédrale  résonne du chœur des participants .

Quand on a que l’amour

Pour nous, copines et copains d’il y a 50 ans qui aimions tant chanter ensemble, nous terminons ce WE mémorable en chantant. Et là en cette fin d’après midi, nos voix se mêlent aux mille participants à ce concert. Heureux nous nous quittons.

 

Depuis plusieurs mois je m’intéresse à une initiative de la ville d’Orléans qui officialise le street art . Fini les graffitis sauvages et néanmoins talentueux pour certains de la friche Dessaux. Voir mon billet.

Dans plusieurs billets j’ai fait partager cette nouvelle passion pour le street art et je n’ai pas manqué les rendez vous mensuel de la rue Henri Roy, le MUR d’Orléans.

La semaine dernière une nouvelle fresque a été peinte. Deux artistes Enora et Koye, originaires de Paris et ayant leur atelier à Orléans ont  réalisé à quatre mains ce nouveau MUR.

 

Les organisateurs concoctent une biographie des auteurs de la fresque

Enora (Benjamin Foulny) et Koye (Tristan Marie) se sont rencontrés à IAV d’Orléans

J’ai remarqué que de plus en plus de personnes s’arrêtent pour observer et discuter avec les peintres. Le MUR d’ORLEANS avec ses 9 mois existence est de plus en plus connu. Les organisateurs Jean Michel Ouvry et Ludovic Bourreau s’en réjouissent. Il est néanmoins nécessaire d’en parler autour de soi car beaucoup d’amis viennent au cinéma des Carmes voir des films d’une grande qualité et ne savent pas que sur un mur de leur cinéma préféré des artistes de renommée internationale réalisent tous les mois une nouvelle fresque aux inspirations très diverses. Ce mois d’octobre 2017 nous sommes dans le futur.

La science-fiction de Enora et Koye

La fresque terminée

Rencontres

En attendant le film ou en sortant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil au MUR d’Orléans, prochaine « performance » les 27 et 28 octobre 2017 .