En ce moment se tient en centre ville, à la Maison des Associations, le salon annuel de l’Atelier de St Marceau.

 

Les peintres de l’Atelier de Saint Marceau exposent

 

Dans cet atelier réputé à Orléans, des amateurs ont appris le dessin et la peinture, certains ont repris une passion de jeunesse qu’ils n’avaient pas pu satisfaire pendant la vie active. Tous les ans ils exposent leur plus belles œuvres pendant une semaine. Pour la plupart il ne s’agit pas de vendre mais de montrer à leur entourage et aux passants ce qu’ils ont réalisé dans le secret de l’atelier St Marceau avec les conseils d’un professeur ou chez eux parfois, en se retrouvant chez l’un ou chez l’autre.

Quand on discute avec eux, ils parlent surtout de leur recherche de modèles, de leurs tâtonnements, de leurs insatisfactions, de leurs fiertés. Certains expérimentent une technique, d’autres recherchent les meilleurs couleurs, toutes ces toiles ont une histoire voire une vie .

Une technique nouvelle pour Max, l’huile au couteau qui donne du relief …

Cette année le thème de l’exposition est la danse, alors ils sont allés cherchés dans leur trésor ou tout simplement ils se sont mis à illustrer cet art selon leur imagination. Chacun (il faudrait écrire au féminin car à l’Atelier St Marceau, il semblerait que le féminin l’emporte ) a choisi 4 toiles pour accrocher aux cimaises de la galerie temporaire, rue Ste Catherine.

Ce lundi, jour du vernissage pour les amis, grande effervescence ; le matin l’accrochage avec la recherche de présenter des toiles avec harmonie demande l’accord de tous les artistes ;  l’après midi alors qu’ils prépare le buffet qu’ils serviront aux invités, le reporter de Radio France Orléans, Momo, leur rend une visite impromptue. En direct à l’antenne ! plusieurs peintres s’expriment sur ses œuvres dans la bonne humeur qui caractérise Momo bien connu des orléanais. Malheureusement je n’ai pu enregistrer les interviews qui auraient agréablement illustré ce billet.

Quelques amis parmi les 14 participants

Mes coups de cœur

Comme d’habitude je publie uniquement les œuvres qui m’ont plus attirées. Je vous en présente donc une série très limitée.

Danse andalouse, Huile de Claude

Danse des vagues devant Biarritz, huile de Claude

Ballet contemporain

La Sévillanne, Acrylique de Arlette

Paysage australien, huile de Claude

La mouette , huile de Arlette

Et encore …

Vendredi dernier nous étions à l’ombre, au cimetière du Père-Lachaise. Notre guide, Roger Vanni , plein d’humour, nous a fait visiter ce haut lieu du patrimoine parisien.

Plan du Cimetière

Infos générales sur le cimetière du Père-Lachaise.

Il se situe dans l’Est parisien dans le XXieme arrondissement.

A l’origine, le quartier était trop populaire pour les parisiens. La Ville de Paris a dû faire du « marketing  » pour promouvoir sont nouveau cimetière au début du XIX siècle . Depuis les choses ont changé … Nous avons tous en mémoire les images de énormes défilés  derrière la dépouille de personnalités parisiennes (écrivains, chanteurs, militants, hommes politiques, etc… ) . Il y aurait toujours de la place, car la ville de

Une chapelle restaurée par la Ville pour un columbarium

Paris s’attribue le droit de remplacer les tombes laissées en désuétude malgré les concessions très anciennes à perpétuité.

Tombes en ruine

Il s’étend sur une surface de 43 hectares et 93 ares (439 300 m2) . 70 000 tombes y sont implantées. 5300 arbres font de ce lieu un havre de paix, bien ombrages, l’un des parcs parisiens les plus fréquentes (et 3,5 millions de visiteurs par an) et pas seulement des touristes mais des parisiens amoureux de nature.

Lecture en compagnie de Paul Eluard

Rendez vous…

L’homme (Roger notre guide) et sa corneille

J’ai vécu cet après midi comme si j’étais à la bibliothèque, feuilletant différents livres et laissant de nombreuses  pages  pour la prochaine fois. Je vous livre les images sur lesquelles je me suis arrêté; aidé par la connaissance, des anecdotes et la gouaille de Roger Vanni notre guide. Merci à l’association orléanaise, vert et tranquille . qui organisait cette sortie.

Un  livre d’histoire

Sergent Hoff 1836-1902 Défenseur de Paris lors du siège par les prussiens. Très populaire à Paris, puis accusé par la presse d’être espion, il finit gardien de l’Arc de Triomphe. Sculpture de Bartholdi.

Victor Schoelcher 1804-1893, dont les cendres ont été transférées au Panthéon en 1949

Félix Faure 1841-1899 Président de la République décédé à l’Elysée…

Francois Raspail 1794-1878 . Sculpture de Antoine Etex représentant Henriette tendant le bras à travers le soupirail de la prison de son mari victime de ses idées

Détail

Eugène Pottier 1816-1887 poète et révolutionnaire, auteur des paroles de l’Internationale

Un livre d’art

D’après notre guide Roger Vanni, l’écrivaine Colette fut le modèle de la femme libre.

Alfred de Musset 1810-1857 écrivain sous son saule qui est remplacé régulièrement

Détail

Fréderic Chopin 1810-1849 célèbre musicien toujours fleurie aux couleurs de la Pologne

Robert Planquette 1848-1903 compositeur d’opérettes (« les cloches de Corneville »)

Devant cette tombe notre guide nous a distribué les paroles de chanson : « Ma petite entreprise, Connait pas la crise Epanouie elle exhibe Des trésors satinés Dorés à souhait…. » ce qui va bien avec l’épitaphe « Tant aimé »

Paul Baudry 1828-1886 peintre

Sur la tombe d’Edith Piaf 1915-1963

Michel Petruccini 1962-1999 musicien de jaz

 

Mano Solo 1963-2010, chanteur guitariste, dessinateur, présentateur de radio, fils de Cabu.

Annie Girardot 1931-2011 actrice

Oscar Wilde 1854-1900, écrivain irlandais . le tombeau a été sculpté par Sir Jacob Epstein. il a été entouré de verre  par le gouvernement irlandais à cause de dégradations

Un livre sur notre société

Le journaliste franco-sénégalais de France 24 Jean-Karim Fall, grand spécialiste de l’Afrique, est décédé brutalement vendredi 26 mai 2017 à l’âge de 59 ans, alors qu’il couvrait le sommet du G7 en Sicile, a-t-on appris auprès du groupe France Médias Monde.

Edouard Branly 1844-1940 la croix et la terre au sommet de la pyramide

Allan Kardec 1804-1869 spirite, cette tombe est l’objet de beaucoup de dévotion et de mercantilisme, d’après le guide.

Tombeau de Sylvie Fournier épouse de Jean Louis Fournier, écrivain, humoriste et réalisateur, complice de Pierre Desproges. Voir l’épitaphe amoureux et tout en optimisme.

Un livre de souvenirs collectifs

Le Mur des Fédérés sur fond de logements populaires. 147 fédérés y ont été fusillés le 28 mai 1871

Œuvre de Jean-Baptiste Leducq, la sculpture en cuivre martelé frappe les visiteurs par son ampleur et sa force. A la base du monument, la couronne hérissée représente la clôture barbelée du camp. Œuvre du sculpteur Louis Mitelberg dit Tim (ancien Français libre) l’ensemble repose sur un socle de granit et se compose de cinq figures longilignes en bronze. Ce monument en pierre d’Alsace rappelle la forme du triangle porté par les déportés sur leur tenue. Cet ensemble est dédié aux déportés politiques (triangle rouge) et plus particulièrement aux déportés NN (Nacht unt Nebel) nombreux au camp du Struthof. La sculpture en bronze est une réplique de celle de Georges Halbour (Le Gisant) que l’on peut voir sur à l’entrée du camp sur le site du Struthof. La sculpture en bronze est de Louis Bancel ancien résistant du Vercors. Le monument est installé sur une dalle de granit œuvre de l’architecte est M. Romer, lui-même déporté à Buchenwald. Dachau . Œuvre des architectes Louis Doco et François Spy, ce monument est une évocation de la tenue des déportés, triangle en granit rouge de Finlande soutenu par deux colonnes en granit bleuté de Vire. Mauthausen. C’est au sculpteur Gérard Choain et au fondeur Hobwiller que l’on doit l’homme de bronze qui est la représentation d’un déporté nu et décharné, devant porter une pierre toujours trop lourde pour des corps complètement épuisés, au sommet de l’escalier taillé dans du granit extrait de la carrière du camp. Colonel Fabien 1919-1944 résistant et derrière Sculptés dans le granit par Emile Morlaix, deux énormes avant-bras surgissent d’un chaos rocheux devant un mur aux blocs parfaitement taillés. Bergenbelsen 1943-1945, architecte Guillaume d’Astorg
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Ce monument en pierre d’Alsace rappelle la forme du triangle porté par les déportés sur leur tenue. Cet ensemble est dédié aux déportés politiques (triangle rouge) et plus particulièrement aux déportés NN (Nacht unt Nebel) nombreux au camp du Struthof. La sculpture en bronze est une réplique de celle de Georges Halbour (Le Gisant) que l’on peut voir sur à l’entrée du camp sur le site du Struthof.

Un livre de méditation

La postface

Pas loin de là, une tombe est toujours fleurie, c’est celle d’une jeune fille de 15 ans, qui nous rappelle la folie d’ « abrutis » le soir du 13 novembre 2015 au Bataclan.

La rose déposée sur la pelouse du Jardin du souvenir…elle aurait pu être blanche

 

Depuis plusieurs années ce quartier, l’un des plus anciens lieux industriels d’Orléans est abandonné. Des recherches archéologiques sont régulièrement menées. Plusieurs projets ont été imaginés, quelques constructions effectuées mais il reste une friche encore importante, bâtisses de briques et de bétons à l’état de presque ruines. Comme dans beaucoup de villes (voir le Gabut à La Rochelle) c’est devenu le lieu de prédilection pour les graffeurs de s’adonner à leur art d’une façon plus sauvage, plus authentique ? Les expos, les événements organisées par la ville avec des artistes locaux, sont également nécessaire pour faire découvrir cet art et les artistes (voir mes billets étiquettes arts urbains ). Il faut être connaisseur pour mettre des noms derrière les oeuvres de ces murs délabrés.

Vue des anciennes vinaigreries , en haut un graff de Jef Aerosol mondialement connu

Des coups de gueule

Sans commentaire

Des coups de cœurs…

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En novembre 2016 a eu lieu le premier festival Enracinement-Déracinement initié par un comédien metteur en scène Thierry Falvisamer et la troupe de Théâtre Charbon.

Trois jours de spectacles, d’exposition ont ponctué ce premier Festival dans le cadre du Théâtre Gerard Philipe .

A cette occasion un artiste photographe, vidéaste et plasticien, Malik Nejmi  a réalisé avec un groupe d’élève de deux lycées , une fresque sur le mur du Théâtre.

Pour que cette fresque  reste un peu dans nos mémoires (elle a été retirée quelques jours après le Festival), j’ai fait ces photos que je vous fais partager.

 

La fresque dans son environnement d’immeubles

Détails des sacs …

La fresque « Full bags » réalisée par Leila Billy, Rebecca Eche, Gloria Relique, Alain vannier et Corinne Voinovitch, élèves du lycées Pothier avec le concours d’élèves du lycée Gauguin originaires de nombreux pays du monde

La semaine dernière Le MUR d’Orléans changeait de couleurs. Voir aussi ma vidéo sur Youtube : https://youtu.be/2aQ3fU88ACI

Comme tous les mois et pour la cinquième fois depuis le début de l’année, un artiste de rue, de renom, vient à Orléans pour graffer.  La ville met à sa disposition un des murs du cinéma des Carmes.   Apres Shane, le mois dernier,(voir mon blog), c’est Popay, un illustrateur, peintre qui était l’invité de l’Association « le MUR d’Orleans« , organisatrice de cet événement culturel initié par la mairie.

Popay est né en 1971 à Barcelone, de son vrai nom Juan Pablo de Ayguavives a une longue carrière de graffeur, de peintre, d’illustrateur, il vit à Paris mais voyage dans toute la France et à l’étranger pour peindre.

 

J’ai tenté de le suivre pendant ces trois jours de création en public. D’habitude l’association prévoit une journée pour cette performance publique, Popay a eu droit à trois jours.

Quand on contemple la fresque terminée et son foisonnement de détails, on comprend qu’il faut autant de temps . De plus Popay aime beaucoup parler avec les gens  et pour cela il prend le temps de s’arrêter. Il ne manque jamais de remercier les personnes qui s’arrêtent en le félicitant. Popay n’a pas la grosse tête des créateurs dans leur monde.

 

Jeudi 18 mai

Jeudi 18 mai, je découvre par hasard que Popay doit commencer à peindre a 14h. Le mur occupé précédemment par le graff de Schane, vient d’être repeint en crème et l’illustrateur est à l’œuvre.  Sous l’œil de la caméra de la télévision locale France 3 , « pour passer au 19-20, ce soir » et aussi sur CULTUREBOX il répond aux interrogations du journaliste.

Popay occupe toute la surface du mur, 9 m sur 2 m, en peignant au rouleau 15 rectangles noirs. Surpris par cette technique complètement différente de Shane je lui demande ironiquement s’il n’ a pas débuté comme peintre en bâtiment et j’apprends qu’autodidacte il a loupé tous les concours d’entrée dans différentes écoles des Beaux Arts. Il a débuté  comme illustrateur et dessinateur de bandes dessinées, ce qui explique la rigueur de son dessin. Il a  eu un prix au Festival d’Angoulême. Maintenant Popay est un artiste reconnu dont les toiles sont suffisamment chères pour nécessité une longue épargne à qui veut les acquérir, selon Ludovic Bourreau, l’un des organisateurs de l’événement.

Ce jeudi après midi la pluie viendra perturber les spectateurs mais pas le grapheur qui poursuit son dessin. De temps en temps il s’arrête pour prendre du recul et imaginer la suite.

Popay et Ludovic Bourreau, un des organisateurs de l’événement

Ce jeudi après midi, il bâtit et multiplie comme un promoteur les construction d’immeubles . Je suis étonné par le précision de son trait, avec une simple bombe il parvient à tracer des pointillés . Plus tard il me montrera sa technique qui consiste à doser l’orientation et la pression sur le bouton de la bombe. D’ailleurs je m’aperçois qu’un pouce est déformé à cause de ce geste. Autre technique particulière est l’utilisation du pinceau de peintre pour colorer des fonds de dessin comme les fumées ou les bulles.

Les 15 rectangles devenus volume puis immeubles

Une bombe, le vaporisateur d’eau, le rouleau, la peinture acrylique comme à la maison

Comme un bon architecte il dessine avec précision fenêtres, chien assis, vasistas et cheminées .

Un moment se rendant compte d’un problème de perspectives. Il efface d’un coup de rouleau, le pan  de mure en défaut  et  reprend sa construction avec plus de réalisme . Il me montre ainsi qu’en street art la gomme existe.

De temps en temps Popay jette un coup d’œil sur les immeubles qui entourent le rue Henri Roy…

Ce jeudi fin d’après midi, le projet de Popay se découvre progressivement, cette fresque sera celle d’une ville aux 15 immeubles.

Vendredi midi

Les construction sont terminées,  maintenant il doit l’animer . Des voitures parcourent ses artères, s’arrêtent au feux de signalisation, laissent passer les piétons aux nombreux passages peints en blanc.Il plante des arbres le long des immeubles.

L’après midi, Popay le dessinateur donne une nouvelle vie à sa ville en la situant au crépuscule avec ses ombres bien particulières. Chapeau pour la technique.

Catastrophe des coulures de peintures ! Les averses qui sévissent en cette fin d’après midi  sont sûrement la cause de ces tâches apparues sur le tableau. Erreur ! ses effets ont été fabriqués de toute pièce par l’artiste à grands coups de pulvérisateur sur la peinture acrylique en cours de séchage.

Samedi matin

Il ne pleut plus, les passants sont plus nombreux et Popay n’arrête pas de discuter entre deux cigarettes ou coups de fils. J’entends  des gens trouver le tableau un peu gris, il est vrai que la photo en noir et blanc est tendance et puis le temps est assez gris. Popay aurait-il été influencé pas le climat orléanais ?

 

En attendant il peaufine et comme un jeu, son imagination n’arrête pas d’ajouter des arbres et mème des feuilles à ses arbres.  Pour lui il manque toujours un sujet d’animation, par là un camion, là un vélo, là un panneau de signalisation. Quand va-t-il s’arrêter dans son soucis du détail ?

On retrouve là la patte de l’illustrateur ou de ces artistes des enluminures du Moyen Age. Et dire que tout cela sera recouvert dans un mois ! Je lui parle même de ces fresques du XVème siècle toujours étonnantes de jeunesse après plusieurs siècles.(voir mon blog) Il nous explique que les piments peints sur un enduit frais résistent au temps…qu’en sera-t-il de son acrylique moderne ?

Le mois prochain elle sera recouverte, c’est le destin des arts de la rue. Heureusement Popay n’est pas toujours dans la rue , il créait des toiles pour les galeries  qui resteront à la postérité.

Un groupe de jeunes femmes en discussion avec Popay

Samedi fin d’après midi

Stupéfaction, de la couleur ! Et même des teintes qui flashent. Maintenant il est impossible de passer rue des Carmes sans être attiré par cette fresque.

Maintenant place à l’imagination pour le spectateur ! Chacun peut interpréter à son gré cette fresque urbaine.

J’y vois une ville pleine de vie mais très polluée par les fumées des échappements des voitures comme des conduits de cheminées des foyers . Et que penser des arbres bleus ? Derrière les fenêtres éclairées, sûrement des hommes et des femmes éveillés, fatigués ou enthousiastes de la journée qu’ils viennent de vivre. Pour ma part grâce à cet artiste j’ai vécu trois jours intenses, qu’il me tarde de faire partager. J’aurai aimé voir des jeunes enfants, des élèves commenter cet immense dessin avec leur générosité débordante, malheureusement sortir de la classe de dessin ou d’art plastique doit être trop contraignant et inhabituel. Peut être que le mois prochain une classe se déplacera.  En attendant…

Merci Popay pour ces moments de découverte et d’admiration  . Ton expérience donne une dimension encore plus humaine voir humaniste à ce mur de notre ville. Je te tutoie comme tu m’as tutoyé lors de nos discussions . J’ai l’impression de te connaître depuis longtemps . Comme de nombreux orléanais nous nous reverrons en juin à l’occasion de l’exposition organisée à l’ancien hôpital. A bientôt.

 

 

Dernièrement je suis allé visiter l’exposition annuelle des artistes de Saint Pryvé (Loiret), le 20ème Printemps des Arts. J’ai réalisé un premier billet sur des peintres et sculpteurs. J’avais eu un coup de cœur pour plusieurs de leurs œuvres que j’ai photographié et partagé . Dans ce deuxième billet, sur cette magnifique exposition  je donne un coup de projecteur sur les invités de cette exposition.

René Esposito, peintre

Le catalogue de cette exposition présente ainsi leur invité :

…Quels que soitent les emplois qu’il a occupé, dont 12 ans à la SNCF, il ne cesse de dessiner et de peindre…

Il a exposé au Grand Palais à Paris en 1992, etc… Pour en savoir plus : http://www.espositorene.com/pages/0.html

Les chaluts

« Les années folles »

Des tapisseries d’Aubusson

« Arabesque » Tapisserie d’Aubusson , Lissière : Françoise Vernaudin

« Cadaquès »Tapisserie d’Aubusson. Lissière: Françoise Vernaudon

François Bazin-Bidaud, sculpteur

 

Né à Orléans …et pour en savoir plus : http://www.francois-bazin-bidaud.com/book/

 

Ne cherchez pas de messages …C’est simplement du plaisir et du bonheur.J’ai un évident besoin de ma confronter à la matière, des gerbes d’étincelles me stimulent, l’éclair de l’arc m’enivre et que dire de la sensation de « définitif » que vous donne la soudure…!Et tout cela pour raconter des histoires! mais en douceur, sans en dévoiler la totalité, sans imposer ma vision personnelle afin de laisser le spectateur le plaisir de se l’approprier avec sa propre personnalité, sa culture et son passé. François Bazin-Bidaud

C’était justement mon état d’esprit lorsque j’ai pris ces photos.

Diaporama de quelques photos des sculptures sur métal de François Bazin-Bidaud

Merci encore aux organisateurs de cette magnifique expo.

Tous les ans les artistes de Saint Pryvé Saint Mesmin, sur le bord de la Loire, sortent de leurs ateliers pour présenter leurs plus belles toiles, sculptures et autres œuvres d’art. Comme en 2015 (voir mon billet) nous y avons été admirablement accueilli, hier après midi nous avons donc franchi les portes du domaine de la Trésorerie.

Entré du Domaine de la Trésorerie, 14 rue des moines

Cette année les invités d’honneur sont le peintre René Esposito qui vit dans la Creuse et le sculpteur Bazin-Bidaud, originaire d’Orléans et habite en Normandie.

Deux Œuvres des invités, côte à côte, le peintre et le sculpteur sur métal

J’ai décidé de réaliser un billet, spécialement, pour ces deux artistes et consacrer ce premier aux exposants locaux. Cette année ils sont 39, malheureusement je n’ai pu photographier les œuvres de tous, je m’en excuse . Comme d’habitude vous trouverez dans ce billet uniquement mes coups de cœur.

Une exposition, œuvre collective et harmonieuse.

Une des particularités de cette exposition est le soin apporté à la présentation des œuvres. Il est vrai que les salles sont très bien agençées et équipés mais la sélection et la disposition des productions a dû demander beaucoup de discussions tant j’y ai retrouvé une harmonie des couleurs, des formes et des styles  propice à la contemplation.

Plus »

Enfants d’un camp de réfugiés (mes archives photo)

Lors de notre passage à Jérusalem-Est , en mai 2015, nous avions rencontré une association palestinienne de défense des enfants. Le responsable nous expliquait que les enfants se révoltaient  de voir la maison de leurs parents, de leurs copains, détruites par les archéologues israéliens qui fouillaient dans le sous sol de ces environs de la vieille ville. Voir mon billet.

Une autre fois, nous visitions un camp de réfugiés , l’animateur défendant  l’éducation des jeunes et la non-violence nous affirmait qu’il ne pouvait pas freiner les gamins qui lançaient des pierres sur les militaires qui pénétraient régulièrement dans le camp. Pourtant ces enfants risquaient la prison.Voir mon billet.

Je viens de lire sur l’excellent site internet « Orient XXI » dans un article  informant sur les 1 500 prisonniers politiques palestiniens qui ont entamé lundi 17 avril une grève de la faim nommée « Liberté et Dignité », pour le respect de leurs droits élémentaires.

Violations des conventions internationales

Les forces d’occupation israéliennes se refusent à appliquer à la Palestine occupée les Conventions de Genève, qu’il s’agisse de déplacements de populations, de confiscations de territoires, de constructions de colonies sur le territoire occupé… ou des droits des prisonniers, que Tel-Aviv refuse de reconnaître comme prisonniers de guerre et qui ne devraient notamment subir ni l’enfermement sur le territoire israélien ni la torture.

Ceux-ci sont pourtant le lot commun, même pour les enfants. L’organisation Defense of Children International (DCI) a collecté les témoignages de 61 enfants de Cisjordanie détenus par les forces israéliennes et poursuivis par des tribunaux militaires en 2016. Vingt-cinq d’entre eux ont été détenus en cellule d’isolement pour des interrogatoires durant des périodes d’une moyenne de seize jours, l’un d’eux ayant été isolé durant 29 jours. Selon DCI-Palestine, il s’agit de faire psychologiquement pression sur ces enfants, et de les rendre plus vulnérables faute d’accès à tout conseil légal. DCI a déjà eu l’occasion de dénoncer dans un rapport présenté l’an passé,

les violences physiques [qui] consistent principalement à pousser, donner des gifles ou des coups de pied ou frapper l’enfant avec un casque ou un fusil. Quand ils sont arrêtés, pratiquement tous les enfants (97,7 %) ont les mains liées et une grande majorité d’entre eux (88,3 %) ont les yeux bandés pendant de longues périodes. L’accès aux biens de première nécessité tels que l’eau, la nourriture et les toilettes est dans la plupart des cas refusé pendant l’arrestation, le transfert et l’interrogatoire (…) L’usage courant et fréquent des moyens de contention, des menaces, de la violence physique et morale, ainsi que le fait de ne pas expliquer aux enfants leurs droits, de mener les interrogatoires sans la présence d’un avocat ou d’un membre de la famille et de leur montrer des documents uniquement en hébreu, une langue que la plupart d’entre eux ne comprennent pas, constituent des violations graves et systématiques des droits des enfants palestiniens.

Arrêtés de nuit comme de jour, les enfants sont particulièrement ciblés par les militaires. Il s’agit notamment de faire peur, et de faire pression sur leurs familles.

Camp de réfugiés palestiniens (archives mai 2015)

Et si … (mes archives mai 2015)

Shane est un jeune artiste grapheur et illustrateur parisien. Il vient de passer une journée à Orléans pour réaliser une fresque en centre ville.

La ville d’Orléans a confié à une association « MUR Orléans » l’un des murs du cinéma des Carmes, rue Henri Roy.

L’art dans la ville, la fresque précédente

 

Deux jeunes organisateurs de manifestations artistiques, Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry ont pris l’initiative de cette innovation à Orléans, innovation par son ampleur 9 m de long et 2,5 de haut, et par sa situation dans une rue passagère.

Shane en compagnie de Jean Michel Ouvry, au centre, lors d’une pause cigarette

Il s’agit de la 4ème fresque réalisée à cet endroit depuis le début de l’année. La prochaine est déjà programmé le 20 mai.

L’événement

Il n’est pas très fréquent que les artistes produisent en plein air et devant les passants.

Tout en réalisant la prouesse et le talent de ce peintre pas comme les autres, les passants d’abord surpris, laissaient quelques minutes leur courses de ce samedi après midi en ville pour s’arrêter ; souvent ils sortaient leur smartphone pour une photo.

Quelques jours après, j’ai entendu « que c’est beau ! » de la part d’un homme que l’âge et la tenue aurait peut être fait préférer une peinture exposée dans les quelques galeries d’Orléans.

Pendant la performance il était agréable de voir les enfants s’arrêter et donner leur avis, même suggérer entre eux des couleurs ou des traits différents. Je pensais alors aux cours d’arts plastiques vécus trop souvent sans enthousiasme par nos collégiens. Je connais un collège qui tente d’intéresser les élèves à l’art par cette discipline : le street art . Et je me demandais si leurs enseignants connaissaient cette initiative mise en place dans leur ville.

Un art avec des techniques…

Le film

J’ai beaucoup de plaisir de photographier et de filmer cet art de la rue. J’aime les couleurs et surtout les formes inventées par les grapheurs. Les murs de l’école des Papillons Blancs désaffectée en centre d’Orléans, avaient pris une nouvelle dimension  avec le groupe de grapheurs qui l’ont transformé en livre d’image heureux. Voir mon billet du 5/7/2015

J’apprécie cet art pour son coté provocation et surtout militant, j’ai toujours dans la tête les graphes du mur de l’apartheid à Bethléem en Palestine (voir  mes billets sur mon voyage en Palestine il y a  mai-juin 2015).

Malheureusement pour des raisons personnelles je n’ai pu participer à toute la performance de Shane ce samedi 29 avril, si tout va bien je compte être là encore plus longtemps le samedi 20 mai (je pense y inviter des enfants pour enregistrer leurs commentaires, avis aux enseignants ou éducateurs intéressés).

 

 

 

Jeudi dernier 20 avril j’ai eu la chance de partager avec 900 autres orléanais, la joie de vivre d’une artiste caribéenne de 77 ans , Calypso Rose.

Avec mon Iphone (pas très autorisé) j’ai collecté quelques souvenirs de cette soirée de bonheur partagé .

En anglais elle expliqué son parcours musical depuis son adolescence . Ses origine africaines, sa grand mère est venue de Guinée comme les millions d’africains esclaves, transpirent dans sa musique , dans ses rythmes et  sa formidable vitalité. Tenir un tel concert pendant près de deux heures est une victoire sur la vieillesse.  Puisse-elle encore longtemps enchanter nos cœurs.

C’était formidable de voir presqu’un milliers de spectateurs communier ainsi avec elle, debout pendant pratiquement tous les morceaux.

Il y a quelques semaines la « Reine » comme l’a surnommé la presse locale, avait remporté la Victoire de l’album de musiques du monde de l’année, pour son album Far from home8.

Ci dessous quelques extraits du concert, principalement le final avec ce petit garçon qui dansait parmi les spectateurs du premier rang et qu’elle a fait monter sur scène avec elle…