Un fleuriste « es’dragées »

Un fleuriste « es’dragées »

Une « bonbonnière » dans ma ville

Baptêmes , naissances …ces événements nous donnent l’occasion de franchir le seuil de cette « boîte à bonbons » dont la particularité est de faire des compositions en dragées. Les épis de blé que nous aimions offrir ou mettre au centre de notre table de fête avaient fait l’admiration de nos convives par leur originalité.

Et ces derniers mois, la naissance de trois petits enfants ont été l’occasion de retourner à « La Boîte à bonbons ». Malheureusement pour notre troisième petit, nous n’avons pu faire faire le cadeau souhaité, un nénuphar en dragées … « l’artiste » était souffrant. C’est ainsi que ma curiosité a été excitée et que dès son rétablissement, rendez vous fut pris pour rencontrer et surtout de voir travailler monsieur Didier Arnaud, propriétaire de cette maison et surtout artisan fleuriste « es’dragées ».

La boutique "La boite à bonbons" 8 rue d'Avignon à Orléans
La boutique « La boite à bonbons » 8 rue d’Avignon à Orléans

Une vitrine attirante pour l’œil et pour notre gourmandise

La vitrine
La vitrine de friandises ou vitrine de fleurs…
Des plantes en vitrine
Des plantes aux douces couleurs, des plantes aux saveurs gourmandes

En entrant …

Des compositions florales ?
Des compositions étonnantes ?
Des dragées !!!
Des dragées de toutes les couleurs !!!

Au fond de la boutique, un artisan-artiste…

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Didier Arnaud dans son art… la décoration de dragées

Didier Arnaud a dépassé l’âge de la retraite ; il ne compte plus les années qui passent tant il se passionne pour son art, la confection de compositions florales en dragées.

Je fus très étonné d’apprendre qu’il n’avait suivi aucune formation spécifique pour ce type de décoration. Son talent de décorateur lui venait des fleurs… En effet il était  à l’origine fleuriste, il a beaucoup appris en réalisant les décorations florales qui accompagnaient chaque présentation de nouveau parfum chez Dior.

Didier Arnaud a créé dans les années 80, la première boutique de fleurs en libre service à Orléans. Après de nombreuses années de succès, fatigué par les différentes contraintes du fleuriste, comme l’obligation d’aller se réapprovisionner deux fois par semaine sur le marché aux fleurs de Rungis , ou celle de servir les clients tous les dimanches matin, il a dû vendre ce commerce passionnant mais épuisant avec l’âge.

Des fleurs aux dragées.

Heureusement le reprise de « La boite à bonbons » toute proche, lui a permis poursuivre sa passion de décorateur, dans des conditions plus acceptables pour sa santé.

Didier Arnaud n’est plus obligé d’aller choisir les plus belles plantes à Rungis. C’est maintenant lui qui directement choisi ses fleurs… puisqu’il les confectionne !

Le choix des dragées et autres friandises se réalise sur le catalogue  de ses fournisseurs, des grandes marques comme Médicis dans la région de Montargis.

Et quelle avantage, ses fleurs ne se périment plus aussi vite que celle de la nature. Plus besoin de jeter les invendus, Didier Arnaud maitrise parfaitement le volume de ses stocks, les différentes couleurs et qualités de dragées qui lui permettront de répondre à sa clientèle. Inutile de tenir des statistiques, il connait les gouts de ses clients, les périodes de mariages, par exemple. Il suit les évolutions de la société  et surtout des budgets  qui se resserrent. Et puis « il y a les salons dans lesquels on s’informe des nouveautés ».

 

Les cérémonies se raréfient mais ici on assure !
Les cérémonies se raréfient mais ici on assure !

Les fleurs gourmandes  et colorées de Didier Arnaud

 

Les dragées sont disposées comme des pétales . Des broches en métal alimentaire en assurent la fixation. Ces tiges sont chauffées pour être enfoncées dans l’amande ou le chocolat de la dragée.
Des feuilles utilisées par les fleuristes
Des feuilles utilisées par les fleuristes

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Cœur à prendre…

Le chef d’œuvre de Didier Arnaud

1500 dragées...
1500 dragées, 2 jours de travail…

One thought on “Un fleuriste « es’dragées »

  1. La prochaine fois que je viendrais à Orléans, j’irai rendre visite cette personne que j’ai connu de 1966 à 1971. Je me rappelle qu’il adorait les praslines Mazet.

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