Ils ont réussi !

Ils ont réussi !

Une nouvelle galerie d’art contemporain vient d’être ouverte à Saint Jean de la Ruelle près d’Orléans . Ils en rêvaient, de s’ouvrir au public lorsque je les ai rencontré au bas de la fresque des Carmes à Orléans. Ils étaient toujours au rendez vous pour accompagner les artistes venus de partout qui réalisaient la fameuse fresque . Je les entendais se plaindre que la ville d’Orléans ne favorisait pas suffisamment leur art. D’ailleurs depuis décembre, pas de nouvelle oeuvre sur le mur des Carmes .

Et puis un soir de septembre 2025, nouvelle rencontre et là : « bonne nouvelle, nous avons trouvé un lieu à Saint Jean de la Ruelle et la mairie favorise notre initiative » nous annoncent Onie Jackson et Guillaume Garrié, artistes orléanais .

De gauche à droite Lady M, Onie Jackson, Ludovic Bourreau (assis), Guillaume Garrié et Speedy Graphyto. en septembre 2025

En l’honneur de Jeanne Champillou au pavillon Gacet, Saint Jean de la Ruelle

Des artistes qui ont de la mémoire

La particularité de cette exposition collective, honorer une artiste d’un autre temps. « Mémoire vive » , c’est la mémoire de Jeanne Champillou, née le 4 avril 1897 à Saint-Jean-le-Blanc et morte le 22 mai 1978 à Orléans, artiste peintre, graveuse et céramiste . 

Photo de Jeanne Champillou à droite et céramique de JC EARL

Julien Cadou aka JC Earl, né en 1974, est un artiste français, reconnu pour sa pluridisciplinarité, exerçant sa pratique dans des domaines tels que la peinture, l’illustration, la sculpture, et notamment la céramique.Il est à coté de Jeanne Champillou qui elle aussi a été une artiste pluridisciplinaire.

Sculpture de jeanne Champillou

La Vierge à l’enfant technique mixte sur bois découpé, 2026 de JC EARL

Jeanne Champillou a consacré une part importante de son oeuvre à l’art sacré, réalisant notamment de nombreuses Vierges à l’Enfant destinées aux églises. En s’emparant de cette figure emblématique, JC EARL en propose une lecture libre, naïve et contemporaine. Les silhouettes deviennent des présences colorées et spontanées, où l’iconographie religieuse dialogue avec un univers populaire, poétique et profondément personnel. L’oeuvre conserve la tendresse du lien entre la mère et l’enfant tout en l’inscrivant dans un langage plastique résolument actuel.

Extrait du cartel de l’exposition

Gravure de jeanne Champillou

Peinture de Onie Jackson

une sculpture de Guillaume Garrié accueille les visiteurs

Sœurs Siamoises Série Bacchus Céramiques émaillées,

Les Sœurs Siamoises (Sylvie Massoud et Frédéric Monier) se sont rencontrées dans une école de design à Paris en 2009.

En écho aux représentations de Bacchus réalisées par Jeanne Champillou, Soeurs Siamoise proposent une série de céramiques où la figure mythologique se réinvente dans un langage libre, coloré et contemporain. Le travail de la terre, matériau cher à Champillou, devient ici un terrain d’expérimentation où se m^le exubérance, humour et spontanéité….

Extrait du cartel de l’exposition

L’univers de Jean Michel Ouvry

Loran Guillot

Cédrick VANNIER

En 1938 Jeanne Champillou peint une vielle femme qui tricote… Cédrick Vannier choisit ce tableau comme point de départ, non pour l’imiter mais pour l’entendre. Pierrot vie rue de Bourgogne, figure connue du quartier, toujours dehors… Le fond neutre et légèrement sali, concentre tout sur l’homme…La photo à l’origine de ce portrait est celle d’une ami photographe qui vivait en face, quelqu’un qui avait pris le temps de connaître Pierrot. Comme Champillou avec ses modèles: la proximité d’abord, le regard ensuite. Deux époques, deux vies en marge, une attention portée à ceux que la peinture rend enfin incontournables.

Extrait d’un cartel de l’exposition

Monsieur Jamin

Les soeurs siamoises Bacchus

Onie Jakson

Eaux fortes, cuivre et suspension de Mathias LENY

D’après les estampes de Jeanne Champilou réalisées en mouvement à l’image d’un carnet de bord. Le cirque, les nomades, femmes hommes enfants vivant une marge mobile semblables aux oiseaux façonnent l’espace et entretiennent la mémoire des voyages, des spectacles aériens des clowns et des funambules.

Devenues sébiles soucoupes volantes ou oiseaux les plaques de métal gravées, matrices des 12 estampes de la série Memory Margins Movement illustrent par leur caractère éphémère l’idée de ne faire que passer en laissant en souvenir l’empreinte des histoires écrites là où la marge a mangé la page.

Matrices decoupées et transformées en soucoupes volantes et oiseaux après première

Extrait du cartel de l’exposition

L’atelier de Guillaume Garrié

La porte d’à coté

En traversant la rue du Stade une chapelle rappelle l’artiste Jeanne Champillou. Ce lieu de culte a été prêté pour l’occasion Guillaume Garrié et Onie Jackson par l’église .

Les céramiques sont de Jeanne Champillou

Intérieur de la chapelle sur les murs toiles de Speedy Graphito et sculptures de Guillaume Garrié

Peinture de Jeanne Champillou

A droite à l’intérieur de la chapelle toile de Speedy Graphito

Coup de chapeau

A nos artistes locaux et à leurs invités pour cette exposition qui fait le lien avec une artiste orléanaise Jeanne Champillou. Une nouvelle démonstration que l’art n’a pas d’âge. Chaque artiste cherche depuis toujours, à exprimer ses sentiments, ses découvertes quelle soit les techniques, la céramique, la peinture, la sculpture, etc…

Nos amis Onie Jackson et Guillaume Garrié n’hésitent plus à parler de leurs projets, celui ci est réussi et d’autres sont dans les cartons, toujours dans le soucis de lier les « anciens » et les « contemporains » .

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