J’ai eu la chance d’assister à l’avant première de « 120 battements par minute ». Ce film a été financé en partie par la Région Centre-val de Loire et tourné partiellement à Orléans dans l’ancien Hôpital de La Source récemment désaffecté.

L’affiche du film (photo internet)

Robin Campillo, le réalisateur nous avait prévenu : « ce film est long, 2h 20 , j’en suis entièrement responsable car c’est moi aussi le monteur, alors si vous vous endormez n’hésitez pas à me tweeter votre ennui. » Quelle fausse modestie pour un cinéaste dont le film a obtenu le Grand Prix du dernier Festival de Cannes et le prix du Jury au Festival du film Romantique de Cabourg. Ce film m’a passionné du début à la fin sans moment de répit tant son rythme, 120 battements par minute est soutenu .

Ce soir affluence des grands jours devant le Cinéma Les Carmes

Pourquoi j’ai aimé ce film ?

 Une histoire de révoltés qui agissent

Pour moi un sous titre irai très bien : la révolte des malades du sida. « Nous voulons vivre, nous refusons de crever dans l’indifférence générale » . Ce slogan est d’actualité encore et pourrait être aussi celui des malades du cancer et de leur famille, la recherche et surtout la prévention avançant trop doucement .

Ce film nous met en immersion 2h 20 dans l’univers d’une minorité

Nous les hétérosexuels que connaissons nous des homos garçons ou filles en dehors de clichés vulgaires. Le mariage pour tous a vulgarise un peu plus, jetant souvent l’anathème sur ces personnes différentes et trop souvent

Ce film nous plonge dans l’intimité de ces hommes et ses femmes. Plusieurs scènes nous permettent d’entrevoir  leurs plaisirs de trentenaires et malheureusement trop souvent leurs souffrances . La seule scène de sexe nous décrit un corps à corps rempli d’affection et de douceur loin des clichés et des fantasmes. Je regrette le manque des scènes de vie au travail ou avec les familles mais l’objet du film n’était pas la vie des homos. Nous ressentons l’environnement d’indifférence qu’ils subissent quotidiennement comme beaucoup de minorités, même au sein de leur communauté . Je revois le dialogue musclé entre colleurs  d’affiche de slogans et des passants homos « laissez nous tranquilles ». Toutes les valeurs humaines de générosité, de solidarité sont concentrés dans ce film.

Une leçon de démocratie

Les assemblées générales d’Act Up Paris m’ont passionné;  soucis d’accueillir les nouveaux, de donner et respecter la parole de chacun même d’une mère qui pourrait être considérée comme ringarde, d’abolir les applaudissements. Le débat sur la dialectique entre les extrémistes et les négociateurs est remarquable . Le partage des responsabilités entre les animateurs avec un chef charismatique , l’écoute des arguments, les différences de conception de la situation selon le vécu, ici le niveau de la maladie et des résultats sanguins, tout cela est très actuel.

Des belles images

Le microscope montre des images du virus presque poétiques.

Les scènes de boîtes de nuit à 120 battements par minute, moyen indispensable pour vivre, de se rencontrer et de s’aimer quand on a 30 ans, sont filmées comme des feux d’artifice.

Le fleuve rougeoie de colère quand la souffrance fait rage.

Des acteurs ultrasensibles

On aurait pensé à un documentaire tant le jeu des acteurs semble vrai . Quel travail pour se mettre dans la peau des personnages ! Quelle recherche documentaire pour aborder un sujet victime de l’indifférence des spécialistes, des documentaristes, des médias.

Des acteurs (photo Internet)

Ce film sort en salle le 23 août 2017, il faut aller le voir absolument. Je rêve que les jeunes puissent le voir, que les professeurs y emmènent leurs élèves et en discutent avec eux. Quel moyen important de prévention contre l’épidémie qui sévit encore trop. Et puis quel leçon de tolérance, cette vertu si indispensable.

En ce moment se tient en centre ville, à la Maison des Associations, le salon annuel de l’Atelier de St Marceau.

 

Les peintres de l’Atelier de Saint Marceau exposent

 

Dans cet atelier réputé à Orléans, des amateurs ont appris le dessin et la peinture, certains ont repris une passion de jeunesse qu’ils n’avaient pas pu satisfaire pendant la vie active. Tous les ans ils exposent leur plus belles œuvres pendant une semaine. Pour la plupart il ne s’agit pas de vendre mais de montrer à leur entourage et aux passants ce qu’ils ont réalisé dans le secret de l’atelier St Marceau avec les conseils d’un professeur ou chez eux parfois, en se retrouvant chez l’un ou chez l’autre.

Quand on discute avec eux, ils parlent surtout de leur recherche de modèles, de leurs tâtonnements, de leurs insatisfactions, de leurs fiertés. Certains expérimentent une technique, d’autres recherchent les meilleurs couleurs, toutes ces toiles ont une histoire voire une vie .

Une technique nouvelle pour Max, l’huile au couteau qui donne du relief …

Cette année le thème de l’exposition est la danse, alors ils sont allés cherchés dans leur trésor ou tout simplement ils se sont mis à illustrer cet art selon leur imagination. Chacun (il faudrait écrire au féminin car à l’Atelier St Marceau, il semblerait que le féminin l’emporte ) a choisi 4 toiles pour accrocher aux cimaises de la galerie temporaire, rue Ste Catherine.

Ce lundi, jour du vernissage pour les amis, grande effervescence ; le matin l’accrochage avec la recherche de présenter des toiles avec harmonie demande l’accord de tous les artistes ;  l’après midi alors qu’ils prépare le buffet qu’ils serviront aux invités, le reporter de Radio France Orléans, Momo, leur rend une visite impromptue. En direct à l’antenne ! plusieurs peintres s’expriment sur ses œuvres dans la bonne humeur qui caractérise Momo bien connu des orléanais. Malheureusement je n’ai pu enregistrer les interviews qui auraient agréablement illustré ce billet.

Quelques amis parmi les 14 participants

Mes coups de cœur

Comme d’habitude je publie uniquement les œuvres qui m’ont plus attirées. Je vous en présente donc une série très limitée.

Danse andalouse, Huile de Claude

Danse des vagues devant Biarritz, huile de Claude

Ballet contemporain

La Sévillanne, Acrylique de Arlette

Paysage australien, huile de Claude

La mouette , huile de Arlette

Et encore …

Je viens de recevoir un mail avec des nouvelles de cette association que j’ai rencontré en mai 2015 à Hébron, Cisjordanie. Au début de 2017 j’avais eu l’immense plaisir de retrouver par mail cette association (voir mon blog)

Je ne tarde pas pour vous partager ces nouvelles heureuses. Pourtant dans cette ville, dans cette région, la domination israélienne sévit chaque jour, c’est ce que l’on lit et voit dans nos médias européens.

Malgré tout, ce rapport  d’activité montre que l’Association « Hebron France Association » agit. Par ces infos, les responsables de l’Association montre l’importance de leurs relations avec des villes et assos françaises . J’ai noté une classe d’un collège de Clermont Ferrand, le Consulat Général de France, le chef Vincent Lucas, l’écrivaine Soline de Laveleye, la Fondation Tamer, la mairie d’Arceuil, Médecins sans frontières, l’association Citrus, antenne de Solidarités Jeunesse dans l’Aveyron et la Francophonie.

Les sujets abordés (extraits)

FRANCOPHONIE

Cours de français :

Les trois cours de français avec Baptiste et Zakia continuent et les étudiants préparent le DELF’ qui aura lieu fin mai à l’association, en niveaux A1, B1 et B2.

Dans la vieille ville, pendant le camp d’hiver de janvier (10 séances): cours de français tous les midis avec 6 élèves en suivant le thème « les enfants en France ». Travail à partir de vidéos de TV5 monde sur une classe de collégiens à Clermont-Ferrand.

En février la Semaine de la gastronomie française est venue à l’association : le chef Vincent Lucas a appris à une quinzaine d’étudiants de français comment préparer un risotto et un poisson poché, et la boulangère Anne-Cécile barbier est intervenue auprès des femmes travaillant dans la vieille ville. Echanges de recettes de cookies au halawa et de pain au zaatar…

ACTIVITES ENFANTS

Photo de l’Asso

Le 12 janvier un groupe d’enfants étudiants de français et de musique a pu assister à l’Open Day Philharmonie à Bethléem. Découverte d’instruments, discussion avec les musiciens… Des membres du club francophone se sont aussi joints au groupe !

Plusieurs formations et activités ont été organisées avec la Fondation Tamer, dont la Semaine nationale de la lecture du 1er au 7 avril. Les enfants ont travaillé sur une histoire pendant plusieurs jours, et en ont joué des extraits.

ASSISTANAT SOCIAL

A partir de la mi-mai la fréquentation aux diverses activités étant donné  les examens finaux puis le début de ramadan.

Il y a eu 119 visites chez l’assistante sociale entre janvier et mars. Sur ces  cas, 14 relevaient de problèmes sociaux, 60 de problèmes économiques, 21 de problèmes psychologiques et 20 de problèmes de santé.

Tous les lundis matins un groupe de femmes continue de se réunir et fait des activités et des jeux pour réduire le stress avec l’assistante sociale. Une session a été destinée à discuter avec les mères comment aider les enfants à faires leurs devoirs d’une façon ludique.

TOURISME ALTERNATIF

Photo asso

Ce semestre nous avons organisé des visites pour près de 550 personnes avec notamment les organismes suivants :

– CCFD

– Ecole biblique et archéologique

française de Jérusalem

– France Palestine Solidarité

– Maison d’Abraham

– Siraj

– Diwan voyage

100 personnes ont par ailleurs passé une nuit chez l’habitant.

Dans le cadre du projet « Sensibilisation des jeunes palestiniens au patrimoine et à l’environnement » commencé en 2011, Kholoud est intervenue dans 5 écoles avec la collaboration du Ministère de l’éducation.

VOLONTARIAT 

Nos deux volontaires Laura et Agathe nous quittent en juin.

 Elles ont eu leur rassemblement de fin de volontariat à Ramallah du 1er au 3 avril. 6 volontaires SVE étaient présents (de Ramallah, Naplouse et du camp de Deisheh). Le groupe a échangé sur les expériences de chacun, les projets accomplis et à venir, dans une très bonne ambiance.

Nous espérons pouvoir envoyer un palestinien du club francophone en France à partir de septembre, pour un volontariat d’un an avec l’association Citrus, antenne de Solidarités Jeunesse dans l’Aveyron.

Cliquez sur ce lien pour lire l’intégralité du rapport envoyé par mail aujourd’hui

Rapport d’activité janvier-mai 2017

Ci dessous une vidéo réalisée lors de notre passage dans laquelle Omar présente cette association.

 

Vendredi dernier nous étions à l’ombre, au cimetière du Père-Lachaise. Notre guide, Roger Vanni , plein d’humour, nous a fait visiter ce haut lieu du patrimoine parisien.

Plan du Cimetière

Infos générales sur le cimetière du Père-Lachaise.

Il se situe dans l’Est parisien dans le XXieme arrondissement.

A l’origine, le quartier était trop populaire pour les parisiens. La Ville de Paris a dû faire du « marketing  » pour promouvoir sont nouveau cimetière au début du XIX siècle . Depuis les choses ont changé … Nous avons tous en mémoire les images de énormes défilés  derrière la dépouille de personnalités parisiennes (écrivains, chanteurs, militants, hommes politiques, etc… ) . Il y aurait toujours de la place, car la ville de

Une chapelle restaurée par la Ville pour un columbarium

Paris s’attribue le droit de remplacer les tombes laissées en désuétude malgré les concessions très anciennes à perpétuité.

Tombes en ruine

Il s’étend sur une surface de 43 hectares et 93 ares (439 300 m2) . 70 000 tombes y sont implantées. 5300 arbres font de ce lieu un havre de paix, bien ombrages, l’un des parcs parisiens les plus fréquentes (et 3,5 millions de visiteurs par an) et pas seulement des touristes mais des parisiens amoureux de nature.

Lecture en compagnie de Paul Eluard

Rendez vous…

L’homme (Roger notre guide) et sa corneille

J’ai vécu cet après midi comme si j’étais à la bibliothèque, feuilletant différents livres et laissant de nombreuses  pages  pour la prochaine fois. Je vous livre les images sur lesquelles je me suis arrêté; aidé par la connaissance, des anecdotes et la gouaille de Roger Vanni notre guide. Merci à l’association orléanaise, vert et tranquille . qui organisait cette sortie.

Un  livre d’histoire

Sergent Hoff 1836-1902 Défenseur de Paris lors du siège par les prussiens. Très populaire à Paris, puis accusé par la presse d’être espion, il finit gardien de l’Arc de Triomphe. Sculpture de Bartholdi.

Victor Schoelcher 1804-1893, dont les cendres ont été transférées au Panthéon en 1949

Félix Faure 1841-1899 Président de la République décédé à l’Elysée…

Francois Raspail 1794-1878 . Sculpture de Antoine Etex représentant Henriette tendant le bras à travers le soupirail de la prison de son mari victime de ses idées

Détail

Eugène Pottier 1816-1887 poète et révolutionnaire, auteur des paroles de l’Internationale

Un livre d’art

D’après notre guide Roger Vanni, l’écrivaine Colette fut le modèle de la femme libre.

Alfred de Musset 1810-1857 écrivain sous son saule qui est remplacé régulièrement

Détail

Fréderic Chopin 1810-1849 célèbre musicien toujours fleurie aux couleurs de la Pologne

Robert Planquette 1848-1903 compositeur d’opérettes (« les cloches de Corneville »)

Devant cette tombe notre guide nous a distribué les paroles de chanson : « Ma petite entreprise, Connait pas la crise Epanouie elle exhibe Des trésors satinés Dorés à souhait…. » ce qui va bien avec l’épitaphe « Tant aimé »

Paul Baudry 1828-1886 peintre

Sur la tombe d’Edith Piaf 1915-1963

Michel Petruccini 1962-1999 musicien de jaz

 

Mano Solo 1963-2010, chanteur guitariste, dessinateur, présentateur de radio, fils de Cabu.

Annie Girardot 1931-2011 actrice

Oscar Wilde 1854-1900, écrivain irlandais . le tombeau a été sculpté par Sir Jacob Epstein. il a été entouré de verre  par le gouvernement irlandais à cause de dégradations

Un livre sur notre société

Le journaliste franco-sénégalais de France 24 Jean-Karim Fall, grand spécialiste de l’Afrique, est décédé brutalement vendredi 26 mai 2017 à l’âge de 59 ans, alors qu’il couvrait le sommet du G7 en Sicile, a-t-on appris auprès du groupe France Médias Monde.

Edouard Branly 1844-1940 la croix et la terre au sommet de la pyramide

Allan Kardec 1804-1869 spirite, cette tombe est l’objet de beaucoup de dévotion et de mercantilisme, d’après le guide.

Tombeau de Sylvie Fournier épouse de Jean Louis Fournier, écrivain, humoriste et réalisateur, complice de Pierre Desproges. Voir l’épitaphe amoureux et tout en optimisme.

Un livre de souvenirs collectifs

Le Mur des Fédérés sur fond de logements populaires. 147 fédérés y ont été fusillés le 28 mai 1871

Œuvre de Jean-Baptiste Leducq, la sculpture en cuivre martelé frappe les visiteurs par son ampleur et sa force. A la base du monument, la couronne hérissée représente la clôture barbelée du camp. Œuvre du sculpteur Louis Mitelberg dit Tim (ancien Français libre) l’ensemble repose sur un socle de granit et se compose de cinq figures longilignes en bronze. Ce monument en pierre d’Alsace rappelle la forme du triangle porté par les déportés sur leur tenue. Cet ensemble est dédié aux déportés politiques (triangle rouge) et plus particulièrement aux déportés NN (Nacht unt Nebel) nombreux au camp du Struthof. La sculpture en bronze est une réplique de celle de Georges Halbour (Le Gisant) que l’on peut voir sur à l’entrée du camp sur le site du Struthof. La sculpture en bronze est de Louis Bancel ancien résistant du Vercors. Le monument est installé sur une dalle de granit œuvre de l’architecte est M. Romer, lui-même déporté à Buchenwald. Dachau . Œuvre des architectes Louis Doco et François Spy, ce monument est une évocation de la tenue des déportés, triangle en granit rouge de Finlande soutenu par deux colonnes en granit bleuté de Vire. Mauthausen. C’est au sculpteur Gérard Choain et au fondeur Hobwiller que l’on doit l’homme de bronze qui est la représentation d’un déporté nu et décharné, devant porter une pierre toujours trop lourde pour des corps complètement épuisés, au sommet de l’escalier taillé dans du granit extrait de la carrière du camp. Colonel Fabien 1919-1944 résistant et derrière Sculptés dans le granit par Emile Morlaix, deux énormes avant-bras surgissent d’un chaos rocheux devant un mur aux blocs parfaitement taillés. Bergenbelsen 1943-1945, architecte Guillaume d’Astorg
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Ce monument en pierre d’Alsace rappelle la forme du triangle porté par les déportés sur leur tenue. Cet ensemble est dédié aux déportés politiques (triangle rouge) et plus particulièrement aux déportés NN (Nacht unt Nebel) nombreux au camp du Struthof. La sculpture en bronze est une réplique de celle de Georges Halbour (Le Gisant) que l’on peut voir sur à l’entrée du camp sur le site du Struthof.

Un livre de méditation

La postface

Pas loin de là, une tombe est toujours fleurie, c’est celle d’une jeune fille de 15 ans, qui nous rappelle la folie d’ « abrutis » le soir du 13 novembre 2015 au Bataclan.

La rose déposée sur la pelouse du Jardin du souvenir…elle aurait pu être blanche

 

Depuis plusieurs années ce quartier, l’un des plus anciens lieux industriels d’Orléans est abandonné. Des recherches archéologiques sont régulièrement menées. Plusieurs projets ont été imaginés, quelques constructions effectuées mais il reste une friche encore importante, bâtisses de briques et de bétons à l’état de presque ruines. Comme dans beaucoup de villes (voir le Gabut à La Rochelle) c’est devenu le lieu de prédilection pour les graffeurs de s’adonner à leur art d’une façon plus sauvage, plus authentique ? Les expos, les événements organisées par la ville avec des artistes locaux, sont également nécessaire pour faire découvrir cet art et les artistes (voir mes billets étiquettes arts urbains ). Il faut être connaisseur pour mettre des noms derrière les oeuvres de ces murs délabrés.

Vue des anciennes vinaigreries , en haut un graff de Jef Aerosol mondialement connu

Des coups de gueule

Sans commentaire

Des coups de cœurs…

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Réussite

Réussie, cette initiative culturelle, à l’ancien Hôpital de la porte Madeleine à Orléans, ouvert exceptionnellement et sûrement pour la dernière fois au public . voir mon précédent billet.

Les visiteurs s’y sont pressés dès vendredi soir puis tout le WE de la Pentecôte.

Aujourd’hui place aux écoles.

« Avec la même classe, ils étaient en CP, nous étions allés voir la précédente manifestation de street  art  à  Orléans, cette année ils ont en CM2 et je les ai demandé d’apporter un crayon et bloc notes ». J’explique l’institutrice de l’école Gutenberg d’Orléans. « C’est facile pour nous, on prend le tram et nous sommes là. « 

Et ils se font entendre ces enfants dans ce cloitre au haut plafond, ils courent à la recherche de l’œuvre qui aura leur préférence pour la dessiner ensuite. De temps en temps ils frôlent d’un peu trop prêt mais il faut bien s’en imprégner trouver son inspiration! Ça stresse un peu Jean Michel, de permanence cet après midi , « Heureusement la maîtresse n’est jamais loin ! »

En attendant j’ai un plaisir immense de voir ces jeunes apprécier ces réalisations. Les commentaires ne manquent pas plein de leur générosité enfantine.

La fresque qui aurait le suffrage des enfants serait… le « tableau noir » dessiné à la craie la semaine dernière par l’ensemble des artistes exposants, après qu’ils aient réalisé leur performance.

Œuvre collective… noter en bas « Jean Mi président »!!!

Les élèves en pleine création

 

Gros plan pour esquisse

Des rencontres

Rencontre avec Brice Mare

Des coopérations ?

Les tableaux noirs prévus pour l’imagination des visiteurs ont eu aussi beaucoup de succès.

A plus

L’Hôpital d’Orléans, l’ancien, celui de la porte Madeleine, accueillent du 2 juin au 11 juin 2017 un festival de Street Art .

Les organisateurs et l’association Sacrebleu ont transformé ce lieu, datant XIX siècle et ayant accueilli des milliers de patients, en un lieu de plaisir des yeux.

Vendredi la presse locale  titrait : « Un Louvre du street art », bonne idée,  mais l’art de la rue, n’est-il pas d’abord l’art de rendre l’urbain plus agréable ? Lorsque l’on s’attarde, rue des Carmes à Orléans devant le MUR renouvelé tous les mois (voir mon blog). A l’Hôpital de la Porte Madeleine l’entrée est gratuite !

Ce vendredi, jour du vernissage, beaucoup de visiteurs retrouvaient ce lieu pour la première fois , on entendait   » c’est là que j’ai accouché ! J’y ai emmené mon enfant lors de son accident », etc.. Il me semble que rien n’avait changé depuis le déménagement de l’été 2013.

Le maire et l’adjointe à la culture  ont fait l’honneur leur présence, aux organisateurs, principalement  Jean  Michel Ouvry  . Chapeau à ce jeune orléanais qui a mené de front la réalisation d’une fresque tout en coordonnant cette manifestation. Quel chantier, ça devait être la semaine précédente ! Tous les graffeurs invités ont réalisé leurs principales œuvres in situ comme s’ils étaient devant un mur en ville. J’aurai bien aimé filmer leurs performances mais le chantier était « interdit au public ». Il était sûrement très intéressant d’observer les multiples techniques utilisées. Faute de film je me suis lâché en photographiant les réalisations.

Les quelques photos qui suivent ont pour objectif de vous donner envie de satisfaire comme moi à votre curiosité et en plus c’est gratuit.

La fresque de Jean Michel Ouvry (3mx2m)

Ce cloître permettait d’accéder aux différents services de l’hôpital, aujourd’hui pour le plaisir des yeux et la découverte il sert d’exposition.

L’intérieur

Discussion professionnelle entre graffeurs

Mes coups de cœur

Steffie Brocoli, elle fait des livres pour enfants…

Supakitch et ses dégradés (2×3)

Jan Garet

 

Mes découvertes

Brice Maré

Détail, du scotch !

Une série de vitraux

Les coups de cœur des visiteurs

ou les plus photographiés

Koralie

Koralie (2×3)

Et toujours… pour venir découvrir du beau travail et beaucoup de rêve.

En novembre 2016 a eu lieu le premier festival Enracinement-Déracinement initié par un comédien metteur en scène Thierry Falvisamer et la troupe de Théâtre Charbon.

Trois jours de spectacles, d’exposition ont ponctué ce premier Festival dans le cadre du Théâtre Gerard Philipe .

A cette occasion un artiste photographe, vidéaste et plasticien, Malik Nejmi  a réalisé avec un groupe d’élève de deux lycées , une fresque sur le mur du Théâtre.

Pour que cette fresque  reste un peu dans nos mémoires (elle a été retirée quelques jours après le Festival), j’ai fait ces photos que je vous fais partager.

 

La fresque dans son environnement d’immeubles

Détails des sacs …

La fresque « Full bags » réalisée par Leila Billy, Rebecca Eche, Gloria Relique, Alain vannier et Corinne Voinovitch, élèves du lycées Pothier avec le concours d’élèves du lycée Gauguin originaires de nombreux pays du monde

La semaine dernière Le MUR d’Orléans changeait de couleurs. Voir aussi ma vidéo sur Youtube : https://youtu.be/2aQ3fU88ACI

Comme tous les mois et pour la cinquième fois depuis le début de l’année, un artiste de rue, de renom, vient à Orléans pour graffer.  La ville met à sa disposition un des murs du cinéma des Carmes.   Apres Shane, le mois dernier,(voir mon blog), c’est Popay, un illustrateur, peintre qui était l’invité de l’Association « le MUR d’Orleans« , organisatrice de cet événement culturel initié par la mairie.

Popay est né en 1971 à Barcelone, de son vrai nom Juan Pablo de Ayguavives a une longue carrière de graffeur, de peintre, d’illustrateur, il vit à Paris mais voyage dans toute la France et à l’étranger pour peindre.

 

J’ai tenté de le suivre pendant ces trois jours de création en public. D’habitude l’association prévoit une journée pour cette performance publique, Popay a eu droit à trois jours.

Quand on contemple la fresque terminée et son foisonnement de détails, on comprend qu’il faut autant de temps . De plus Popay aime beaucoup parler avec les gens  et pour cela il prend le temps de s’arrêter. Il ne manque jamais de remercier les personnes qui s’arrêtent en le félicitant. Popay n’a pas la grosse tête des créateurs dans leur monde.

 

Jeudi 18 mai

Jeudi 18 mai, je découvre par hasard que Popay doit commencer à peindre a 14h. Le mur occupé précédemment par le graff de Schane, vient d’être repeint en crème et l’illustrateur est à l’œuvre.  Sous l’œil de la caméra de la télévision locale France 3 , « pour passer au 19-20, ce soir » et aussi sur CULTUREBOX il répond aux interrogations du journaliste.

Popay occupe toute la surface du mur, 9 m sur 2 m, en peignant au rouleau 15 rectangles noirs. Surpris par cette technique complètement différente de Shane je lui demande ironiquement s’il n’ a pas débuté comme peintre en bâtiment et j’apprends qu’autodidacte il a loupé tous les concours d’entrée dans différentes écoles des Beaux Arts. Il a débuté  comme illustrateur et dessinateur de bandes dessinées, ce qui explique la rigueur de son dessin. Il a  eu un prix au Festival d’Angoulême. Maintenant Popay est un artiste reconnu dont les toiles sont suffisamment chères pour nécessité une longue épargne à qui veut les acquérir, selon Ludovic Bourreau, l’un des organisateurs de l’événement.

Ce jeudi après midi la pluie viendra perturber les spectateurs mais pas le grapheur qui poursuit son dessin. De temps en temps il s’arrête pour prendre du recul et imaginer la suite.

Popay et Ludovic Bourreau, un des organisateurs de l’événement

Ce jeudi après midi, il bâtit et multiplie comme un promoteur les construction d’immeubles . Je suis étonné par le précision de son trait, avec une simple bombe il parvient à tracer des pointillés . Plus tard il me montrera sa technique qui consiste à doser l’orientation et la pression sur le bouton de la bombe. D’ailleurs je m’aperçois qu’un pouce est déformé à cause de ce geste. Autre technique particulière est l’utilisation du pinceau de peintre pour colorer des fonds de dessin comme les fumées ou les bulles.

Les 15 rectangles devenus volume puis immeubles

Une bombe, le vaporisateur d’eau, le rouleau, la peinture acrylique comme à la maison

Comme un bon architecte il dessine avec précision fenêtres, chien assis, vasistas et cheminées .

Un moment se rendant compte d’un problème de perspectives. Il efface d’un coup de rouleau, le pan  de mure en défaut  et  reprend sa construction avec plus de réalisme . Il me montre ainsi qu’en street art la gomme existe.

De temps en temps Popay jette un coup d’œil sur les immeubles qui entourent le rue Henri Roy…

Ce jeudi fin d’après midi, le projet de Popay se découvre progressivement, cette fresque sera celle d’une ville aux 15 immeubles.

Vendredi midi

Les construction sont terminées,  maintenant il doit l’animer . Des voitures parcourent ses artères, s’arrêtent au feux de signalisation, laissent passer les piétons aux nombreux passages peints en blanc.Il plante des arbres le long des immeubles.

L’après midi, Popay le dessinateur donne une nouvelle vie à sa ville en la situant au crépuscule avec ses ombres bien particulières. Chapeau pour la technique.

Catastrophe des coulures de peintures ! Les averses qui sévissent en cette fin d’après midi  sont sûrement la cause de ces tâches apparues sur le tableau. Erreur ! ses effets ont été fabriqués de toute pièce par l’artiste à grands coups de pulvérisateur sur la peinture acrylique en cours de séchage.

Samedi matin

Il ne pleut plus, les passants sont plus nombreux et Popay n’arrête pas de discuter entre deux cigarettes ou coups de fils. J’entends  des gens trouver le tableau un peu gris, il est vrai que la photo en noir et blanc est tendance et puis le temps est assez gris. Popay aurait-il été influencé pas le climat orléanais ?

 

En attendant il peaufine et comme un jeu, son imagination n’arrête pas d’ajouter des arbres et mème des feuilles à ses arbres.  Pour lui il manque toujours un sujet d’animation, par là un camion, là un vélo, là un panneau de signalisation. Quand va-t-il s’arrêter dans son soucis du détail ?

On retrouve là la patte de l’illustrateur ou de ces artistes des enluminures du Moyen Age. Et dire que tout cela sera recouvert dans un mois ! Je lui parle même de ces fresques du XVème siècle toujours étonnantes de jeunesse après plusieurs siècles.(voir mon blog) Il nous explique que les piments peints sur un enduit frais résistent au temps…qu’en sera-t-il de son acrylique moderne ?

Le mois prochain elle sera recouverte, c’est le destin des arts de la rue. Heureusement Popay n’est pas toujours dans la rue , il créait des toiles pour les galeries  qui resteront à la postérité.

Un groupe de jeunes femmes en discussion avec Popay

Samedi fin d’après midi

Stupéfaction, de la couleur ! Et même des teintes qui flashent. Maintenant il est impossible de passer rue des Carmes sans être attiré par cette fresque.

Maintenant place à l’imagination pour le spectateur ! Chacun peut interpréter à son gré cette fresque urbaine.

J’y vois une ville pleine de vie mais très polluée par les fumées des échappements des voitures comme des conduits de cheminées des foyers . Et que penser des arbres bleus ? Derrière les fenêtres éclairées, sûrement des hommes et des femmes éveillés, fatigués ou enthousiastes de la journée qu’ils viennent de vivre. Pour ma part grâce à cet artiste j’ai vécu trois jours intenses, qu’il me tarde de faire partager. J’aurai aimé voir des jeunes enfants, des élèves commenter cet immense dessin avec leur générosité débordante, malheureusement sortir de la classe de dessin ou d’art plastique doit être trop contraignant et inhabituel. Peut être que le mois prochain une classe se déplacera.  En attendant…

Merci Popay pour ces moments de découverte et d’admiration  . Ton expérience donne une dimension encore plus humaine voir humaniste à ce mur de notre ville. Je te tutoie comme tu m’as tutoyé lors de nos discussions . J’ai l’impression de te connaître depuis longtemps . Comme de nombreux orléanais nous nous reverrons en juin à l’occasion de l’exposition organisée à l’ancien hôpital. A bientôt.

 

 

Dernièrement je suis allé visiter l’exposition annuelle des artistes de Saint Pryvé (Loiret), le 20ème Printemps des Arts. J’ai réalisé un premier billet sur des peintres et sculpteurs. J’avais eu un coup de cœur pour plusieurs de leurs œuvres que j’ai photographié et partagé . Dans ce deuxième billet, sur cette magnifique exposition  je donne un coup de projecteur sur les invités de cette exposition.

René Esposito, peintre

Le catalogue de cette exposition présente ainsi leur invité :

…Quels que soitent les emplois qu’il a occupé, dont 12 ans à la SNCF, il ne cesse de dessiner et de peindre…

Il a exposé au Grand Palais à Paris en 1992, etc… Pour en savoir plus : http://www.espositorene.com/pages/0.html

Les chaluts

« Les années folles »

Des tapisseries d’Aubusson

« Arabesque » Tapisserie d’Aubusson , Lissière : Françoise Vernaudin

« Cadaquès »Tapisserie d’Aubusson. Lissière: Françoise Vernaudon

François Bazin-Bidaud, sculpteur

 

Né à Orléans …et pour en savoir plus : http://www.francois-bazin-bidaud.com/book/

 

Ne cherchez pas de messages …C’est simplement du plaisir et du bonheur.J’ai un évident besoin de ma confronter à la matière, des gerbes d’étincelles me stimulent, l’éclair de l’arc m’enivre et que dire de la sensation de « définitif » que vous donne la soudure…!Et tout cela pour raconter des histoires! mais en douceur, sans en dévoiler la totalité, sans imposer ma vision personnelle afin de laisser le spectateur le plaisir de se l’approprier avec sa propre personnalité, sa culture et son passé. François Bazin-Bidaud

C’était justement mon état d’esprit lorsque j’ai pris ces photos.

Diaporama de quelques photos des sculptures sur métal de François Bazin-Bidaud

Merci encore aux organisateurs de cette magnifique expo.