Réussite

Réussie, cette initiative culturelle, à l’ancien Hôpital de la porte Madeleine à Orléans, ouvert exceptionnellement et sûrement pour la dernière fois au public . voir mon précédent billet.

Les visiteurs s’y sont pressés dès vendredi soir puis tout le WE de la Pentecôte.

Aujourd’hui place aux écoles.

« Avec la même classe, ils étaient en CP, nous étions allés voir la précédente manifestation de street  art  à  Orléans, cette année ils ont en CM2 et je les ai demandé d’apporter un crayon et bloc notes ». J’explique l’institutrice de l’école Gutenberg d’Orléans. « C’est facile pour nous, on prend le tram et nous sommes là. « 

Et ils se font entendre ces enfants dans ce cloitre au haut plafond, ils courent à la recherche de l’œuvre qui aura leur préférence pour la dessiner ensuite. De temps en temps ils frôlent d’un peu trop prêt mais il faut bien s’en imprégner trouver son inspiration! Ça stresse un peu Jean Michel, de permanence cet après midi , « Heureusement la maîtresse n’est jamais loin ! »

En attendant j’ai un plaisir immense de voir ces jeunes apprécier ces réalisations. Les commentaires ne manquent pas plein de leur générosité enfantine.

La fresque qui aurait le suffrage des enfants serait… le « tableau noir » dessiné à la craie la semaine dernière par l’ensemble des artistes exposants, après qu’ils aient réalisé leur performance.

Œuvre collective… noter en bas « Jean Mi président »!!!

Les élèves en pleine création

 

Gros plan pour esquisse

Des rencontres

Rencontre avec Brice Mare

Des coopérations ?

Les tableaux noirs prévus pour l’imagination des visiteurs ont eu aussi beaucoup de succès.

A plus

L’Hôpital d’Orléans, l’ancien, celui de la porte Madeleine, accueillent du 2 juin au 11 juin 2017 un festival de Street Art .

Les organisateurs et l’association Sacrebleu ont transformé ce lieu, datant XIX siècle et ayant accueilli des milliers de patients, en un lieu de plaisir des yeux.

Vendredi la presse locale  titrait : « Un Louvre du street art », bonne idée,  mais l’art de la rue, n’est-il pas d’abord l’art de rendre l’urbain plus agréable ? Lorsque l’on s’attarde, rue des Carmes à Orléans devant le MUR renouvelé tous les mois (voir mon blog). A l’Hôpital de la Porte Madeleine l’entrée est gratuite !

Ce vendredi, jour du vernissage, beaucoup de visiteurs retrouvaient ce lieu pour la première fois , on entendait   » c’est là que j’ai accouché ! J’y ai emmené mon enfant lors de son accident », etc.. Il me semble que rien n’avait changé depuis le déménagement de l’été 2013.

Le maire et l’adjointe à la culture  ont fait l’honneur leur présence, aux organisateurs, principalement  Jean  Michel Ouvry  . Chapeau à ce jeune orléanais qui a mené de front la réalisation d’une fresque tout en coordonnant cette manifestation. Quel chantier, ça devait être la semaine précédente ! Tous les graffeurs invités ont réalisé leurs principales œuvres in situ comme s’ils étaient devant un mur en ville. J’aurai bien aimé filmer leurs performances mais le chantier était « interdit au public ». Il était sûrement très intéressant d’observer les multiples techniques utilisées. Faute de film je me suis lâché en photographiant les réalisations.

Les quelques photos qui suivent ont pour objectif de vous donner envie de satisfaire comme moi à votre curiosité et en plus c’est gratuit.

La fresque de Jean Michel Ouvry (3mx2m)

Ce cloître permettait d’accéder aux différents services de l’hôpital, aujourd’hui pour le plaisir des yeux et la découverte il sert d’exposition.

L’intérieur

Discussion professionnelle entre graffeurs

Mes coups de cœur

Steffie Brocoli, elle fait des livres pour enfants…

Supakitch et ses dégradés (2×3)

Jan Garet

 

Mes découvertes

Brice Maré

Détail, du scotch !

Une série de vitraux

Les coups de cœur des visiteurs

ou les plus photographiés

Koralie

Koralie (2×3)

Et toujours… pour venir découvrir du beau travail et beaucoup de rêve.

En novembre 2016 a eu lieu le premier festival Enracinement-Déracinement initié par un comédien metteur en scène Thierry Falvisamer et la troupe de Théâtre Charbon.

Trois jours de spectacles, d’exposition ont ponctué ce premier Festival dans le cadre du Théâtre Gerard Philipe .

A cette occasion un artiste photographe, vidéaste et plasticien, Malik Nejmi  a réalisé avec un groupe d’élève de deux lycées , une fresque sur le mur du Théâtre.

Pour que cette fresque  reste un peu dans nos mémoires (elle a été retirée quelques jours après le Festival), j’ai fait ces photos que je vous fais partager.

 

La fresque dans son environnement d’immeubles

Détails des sacs …

La fresque « Full bags » réalisée par Leila Billy, Rebecca Eche, Gloria Relique, Alain vannier et Corinne Voinovitch, élèves du lycées Pothier avec le concours d’élèves du lycée Gauguin originaires de nombreux pays du monde

La semaine dernière Le MUR d’Orléans changeait de couleurs. Voir aussi ma vidéo sur Youtube : https://youtu.be/2aQ3fU88ACI

Comme tous les mois et pour la cinquième fois depuis le début de l’année, un artiste de rue, de renom, vient à Orléans pour graffer.  La ville met à sa disposition un des murs du cinéma des Carmes.   Apres Shane, le mois dernier,(voir mon blog), c’est Popay, un illustrateur, peintre qui était l’invité de l’Association « le MUR d’Orleans« , organisatrice de cet événement culturel initié par la mairie.

Popay est né en 1971 à Barcelone, de son vrai nom Juan Pablo de Ayguavives a une longue carrière de graffeur, de peintre, d’illustrateur, il vit à Paris mais voyage dans toute la France et à l’étranger pour peindre.

 

J’ai tenté de le suivre pendant ces trois jours de création en public. D’habitude l’association prévoit une journée pour cette performance publique, Popay a eu droit à trois jours.

Quand on contemple la fresque terminée et son foisonnement de détails, on comprend qu’il faut autant de temps . De plus Popay aime beaucoup parler avec les gens  et pour cela il prend le temps de s’arrêter. Il ne manque jamais de remercier les personnes qui s’arrêtent en le félicitant. Popay n’a pas la grosse tête des créateurs dans leur monde.

 

Jeudi 18 mai

Jeudi 18 mai, je découvre par hasard que Popay doit commencer à peindre a 14h. Le mur occupé précédemment par le graff de Schane, vient d’être repeint en crème et l’illustrateur est à l’œuvre.  Sous l’œil de la caméra de la télévision locale France 3 , « pour passer au 19-20, ce soir » et aussi sur CULTUREBOX il répond aux interrogations du journaliste.

Popay occupe toute la surface du mur, 9 m sur 2 m, en peignant au rouleau 15 rectangles noirs. Surpris par cette technique complètement différente de Shane je lui demande ironiquement s’il n’ a pas débuté comme peintre en bâtiment et j’apprends qu’autodidacte il a loupé tous les concours d’entrée dans différentes écoles des Beaux Arts. Il a débuté  comme illustrateur et dessinateur de bandes dessinées, ce qui explique la rigueur de son dessin. Il a  eu un prix au Festival d’Angoulême. Maintenant Popay est un artiste reconnu dont les toiles sont suffisamment chères pour nécessité une longue épargne à qui veut les acquérir, selon Ludovic Bourreau, l’un des organisateurs de l’événement.

Ce jeudi après midi la pluie viendra perturber les spectateurs mais pas le grapheur qui poursuit son dessin. De temps en temps il s’arrête pour prendre du recul et imaginer la suite.

Popay et Ludovic Bourreau, un des organisateurs de l’événement

Ce jeudi après midi, il bâtit et multiplie comme un promoteur les construction d’immeubles . Je suis étonné par le précision de son trait, avec une simple bombe il parvient à tracer des pointillés . Plus tard il me montrera sa technique qui consiste à doser l’orientation et la pression sur le bouton de la bombe. D’ailleurs je m’aperçois qu’un pouce est déformé à cause de ce geste. Autre technique particulière est l’utilisation du pinceau de peintre pour colorer des fonds de dessin comme les fumées ou les bulles.

Les 15 rectangles devenus volume puis immeubles

Une bombe, le vaporisateur d’eau, le rouleau, la peinture acrylique comme à la maison

Comme un bon architecte il dessine avec précision fenêtres, chien assis, vasistas et cheminées .

Un moment se rendant compte d’un problème de perspectives. Il efface d’un coup de rouleau, le pan  de mure en défaut  et  reprend sa construction avec plus de réalisme . Il me montre ainsi qu’en street art la gomme existe.

De temps en temps Popay jette un coup d’œil sur les immeubles qui entourent le rue Henri Roy…

Ce jeudi fin d’après midi, le projet de Popay se découvre progressivement, cette fresque sera celle d’une ville aux 15 immeubles.

Vendredi midi

Les construction sont terminées,  maintenant il doit l’animer . Des voitures parcourent ses artères, s’arrêtent au feux de signalisation, laissent passer les piétons aux nombreux passages peints en blanc.Il plante des arbres le long des immeubles.

L’après midi, Popay le dessinateur donne une nouvelle vie à sa ville en la situant au crépuscule avec ses ombres bien particulières. Chapeau pour la technique.

Catastrophe des coulures de peintures ! Les averses qui sévissent en cette fin d’après midi  sont sûrement la cause de ces tâches apparues sur le tableau. Erreur ! ses effets ont été fabriqués de toute pièce par l’artiste à grands coups de pulvérisateur sur la peinture acrylique en cours de séchage.

Samedi matin

Il ne pleut plus, les passants sont plus nombreux et Popay n’arrête pas de discuter entre deux cigarettes ou coups de fils. J’entends  des gens trouver le tableau un peu gris, il est vrai que la photo en noir et blanc est tendance et puis le temps est assez gris. Popay aurait-il été influencé pas le climat orléanais ?

 

En attendant il peaufine et comme un jeu, son imagination n’arrête pas d’ajouter des arbres et mème des feuilles à ses arbres.  Pour lui il manque toujours un sujet d’animation, par là un camion, là un vélo, là un panneau de signalisation. Quand va-t-il s’arrêter dans son soucis du détail ?

On retrouve là la patte de l’illustrateur ou de ces artistes des enluminures du Moyen Age. Et dire que tout cela sera recouvert dans un mois ! Je lui parle même de ces fresques du XVème siècle toujours étonnantes de jeunesse après plusieurs siècles.(voir mon blog) Il nous explique que les piments peints sur un enduit frais résistent au temps…qu’en sera-t-il de son acrylique moderne ?

Le mois prochain elle sera recouverte, c’est le destin des arts de la rue. Heureusement Popay n’est pas toujours dans la rue , il créait des toiles pour les galeries  qui resteront à la postérité.

Un groupe de jeunes femmes en discussion avec Popay

Samedi fin d’après midi

Stupéfaction, de la couleur ! Et même des teintes qui flashent. Maintenant il est impossible de passer rue des Carmes sans être attiré par cette fresque.

Maintenant place à l’imagination pour le spectateur ! Chacun peut interpréter à son gré cette fresque urbaine.

J’y vois une ville pleine de vie mais très polluée par les fumées des échappements des voitures comme des conduits de cheminées des foyers . Et que penser des arbres bleus ? Derrière les fenêtres éclairées, sûrement des hommes et des femmes éveillés, fatigués ou enthousiastes de la journée qu’ils viennent de vivre. Pour ma part grâce à cet artiste j’ai vécu trois jours intenses, qu’il me tarde de faire partager. J’aurai aimé voir des jeunes enfants, des élèves commenter cet immense dessin avec leur générosité débordante, malheureusement sortir de la classe de dessin ou d’art plastique doit être trop contraignant et inhabituel. Peut être que le mois prochain une classe se déplacera.  En attendant…

Merci Popay pour ces moments de découverte et d’admiration  . Ton expérience donne une dimension encore plus humaine voir humaniste à ce mur de notre ville. Je te tutoie comme tu m’as tutoyé lors de nos discussions . J’ai l’impression de te connaître depuis longtemps . Comme de nombreux orléanais nous nous reverrons en juin à l’occasion de l’exposition organisée à l’ancien hôpital. A bientôt.

 

 

Dernièrement je suis allé visiter l’exposition annuelle des artistes de Saint Pryvé (Loiret), le 20ème Printemps des Arts. J’ai réalisé un premier billet sur des peintres et sculpteurs. J’avais eu un coup de cœur pour plusieurs de leurs œuvres que j’ai photographié et partagé . Dans ce deuxième billet, sur cette magnifique exposition  je donne un coup de projecteur sur les invités de cette exposition.

René Esposito, peintre

Le catalogue de cette exposition présente ainsi leur invité :

…Quels que soitent les emplois qu’il a occupé, dont 12 ans à la SNCF, il ne cesse de dessiner et de peindre…

Il a exposé au Grand Palais à Paris en 1992, etc… Pour en savoir plus : http://www.espositorene.com/pages/0.html

Les chaluts

« Les années folles »

Des tapisseries d’Aubusson

« Arabesque » Tapisserie d’Aubusson , Lissière : Françoise Vernaudin

« Cadaquès »Tapisserie d’Aubusson. Lissière: Françoise Vernaudon

François Bazin-Bidaud, sculpteur

 

Né à Orléans …et pour en savoir plus : http://www.francois-bazin-bidaud.com/book/

 

Ne cherchez pas de messages …C’est simplement du plaisir et du bonheur.J’ai un évident besoin de ma confronter à la matière, des gerbes d’étincelles me stimulent, l’éclair de l’arc m’enivre et que dire de la sensation de « définitif » que vous donne la soudure…!Et tout cela pour raconter des histoires! mais en douceur, sans en dévoiler la totalité, sans imposer ma vision personnelle afin de laisser le spectateur le plaisir de se l’approprier avec sa propre personnalité, sa culture et son passé. François Bazin-Bidaud

C’était justement mon état d’esprit lorsque j’ai pris ces photos.

Diaporama de quelques photos des sculptures sur métal de François Bazin-Bidaud

Merci encore aux organisateurs de cette magnifique expo.

Tous les ans les artistes de Saint Pryvé Saint Mesmin, sur le bord de la Loire, sortent de leurs ateliers pour présenter leurs plus belles toiles, sculptures et autres œuvres d’art. Comme en 2015 (voir mon billet) nous y avons été admirablement accueilli, hier après midi nous avons donc franchi les portes du domaine de la Trésorerie.

Entré du Domaine de la Trésorerie, 14 rue des moines

Cette année les invités d’honneur sont le peintre René Esposito qui vit dans la Creuse et le sculpteur Bazin-Bidaud, originaire d’Orléans et habite en Normandie.

Deux Œuvres des invités, côte à côte, le peintre et le sculpteur sur métal

J’ai décidé de réaliser un billet, spécialement, pour ces deux artistes et consacrer ce premier aux exposants locaux. Cette année ils sont 39, malheureusement je n’ai pu photographier les œuvres de tous, je m’en excuse . Comme d’habitude vous trouverez dans ce billet uniquement mes coups de cœur.

Une exposition, œuvre collective et harmonieuse.

Une des particularités de cette exposition est le soin apporté à la présentation des œuvres. Il est vrai que les salles sont très bien agençées et équipés mais la sélection et la disposition des productions a dû demander beaucoup de discussions tant j’y ai retrouvé une harmonie des couleurs, des formes et des styles  propice à la contemplation.

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Enfants d’un camp de réfugiés (mes archives photo)

Lors de notre passage à Jérusalem-Est , en mai 2015, nous avions rencontré une association palestinienne de défense des enfants. Le responsable nous expliquait que les enfants se révoltaient  de voir la maison de leurs parents, de leurs copains, détruites par les archéologues israéliens qui fouillaient dans le sous sol de ces environs de la vieille ville. Voir mon billet.

Une autre fois, nous visitions un camp de réfugiés , l’animateur défendant  l’éducation des jeunes et la non-violence nous affirmait qu’il ne pouvait pas freiner les gamins qui lançaient des pierres sur les militaires qui pénétraient régulièrement dans le camp. Pourtant ces enfants risquaient la prison.Voir mon billet.

Je viens de lire sur l’excellent site internet « Orient XXI » dans un article  informant sur les 1 500 prisonniers politiques palestiniens qui ont entamé lundi 17 avril une grève de la faim nommée « Liberté et Dignité », pour le respect de leurs droits élémentaires.

Violations des conventions internationales

Les forces d’occupation israéliennes se refusent à appliquer à la Palestine occupée les Conventions de Genève, qu’il s’agisse de déplacements de populations, de confiscations de territoires, de constructions de colonies sur le territoire occupé… ou des droits des prisonniers, que Tel-Aviv refuse de reconnaître comme prisonniers de guerre et qui ne devraient notamment subir ni l’enfermement sur le territoire israélien ni la torture.

Ceux-ci sont pourtant le lot commun, même pour les enfants. L’organisation Defense of Children International (DCI) a collecté les témoignages de 61 enfants de Cisjordanie détenus par les forces israéliennes et poursuivis par des tribunaux militaires en 2016. Vingt-cinq d’entre eux ont été détenus en cellule d’isolement pour des interrogatoires durant des périodes d’une moyenne de seize jours, l’un d’eux ayant été isolé durant 29 jours. Selon DCI-Palestine, il s’agit de faire psychologiquement pression sur ces enfants, et de les rendre plus vulnérables faute d’accès à tout conseil légal. DCI a déjà eu l’occasion de dénoncer dans un rapport présenté l’an passé,

les violences physiques [qui] consistent principalement à pousser, donner des gifles ou des coups de pied ou frapper l’enfant avec un casque ou un fusil. Quand ils sont arrêtés, pratiquement tous les enfants (97,7 %) ont les mains liées et une grande majorité d’entre eux (88,3 %) ont les yeux bandés pendant de longues périodes. L’accès aux biens de première nécessité tels que l’eau, la nourriture et les toilettes est dans la plupart des cas refusé pendant l’arrestation, le transfert et l’interrogatoire (…) L’usage courant et fréquent des moyens de contention, des menaces, de la violence physique et morale, ainsi que le fait de ne pas expliquer aux enfants leurs droits, de mener les interrogatoires sans la présence d’un avocat ou d’un membre de la famille et de leur montrer des documents uniquement en hébreu, une langue que la plupart d’entre eux ne comprennent pas, constituent des violations graves et systématiques des droits des enfants palestiniens.

Arrêtés de nuit comme de jour, les enfants sont particulièrement ciblés par les militaires. Il s’agit notamment de faire peur, et de faire pression sur leurs familles.

Camp de réfugiés palestiniens (archives mai 2015)

Et si … (mes archives mai 2015)

Shane est un jeune artiste grapheur et illustrateur parisien. Il vient de passer une journée à Orléans pour réaliser une fresque en centre ville.

La ville d’Orléans a confié à une association « MUR Orléans » l’un des murs du cinéma des Carmes, rue Henri Roy.

L’art dans la ville, la fresque précédente

 

Deux jeunes organisateurs de manifestations artistiques, Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry ont pris l’initiative de cette innovation à Orléans, innovation par son ampleur 9 m de long et 2,5 de haut, et par sa situation dans une rue passagère.

Shane en compagnie de Jean Michel Ouvry, au centre, lors d’une pause cigarette

Il s’agit de la 4ème fresque réalisée à cet endroit depuis le début de l’année. La prochaine est déjà programmé le 20 mai.

L’événement

Il n’est pas très fréquent que les artistes produisent en plein air et devant les passants.

Tout en réalisant la prouesse et le talent de ce peintre pas comme les autres, les passants d’abord surpris, laissaient quelques minutes leur courses de ce samedi après midi en ville pour s’arrêter ; souvent ils sortaient leur smartphone pour une photo.

Quelques jours après, j’ai entendu « que c’est beau ! » de la part d’un homme que l’âge et la tenue aurait peut être fait préférer une peinture exposée dans les quelques galeries d’Orléans.

Pendant la performance il était agréable de voir les enfants s’arrêter et donner leur avis, même suggérer entre eux des couleurs ou des traits différents. Je pensais alors aux cours d’arts plastiques vécus trop souvent sans enthousiasme par nos collégiens. Je connais un collège qui tente d’intéresser les élèves à l’art par cette discipline : le street art . Et je me demandais si leurs enseignants connaissaient cette initiative mise en place dans leur ville.

Un art avec des techniques…

Le film

J’ai beaucoup de plaisir de photographier et de filmer cet art de la rue. J’aime les couleurs et surtout les formes inventées par les grapheurs. Les murs de l’école des Papillons Blancs désaffectée en centre d’Orléans, avaient pris une nouvelle dimension  avec le groupe de grapheurs qui l’ont transformé en livre d’image heureux. Voir mon billet du 5/7/2015

J’apprécie cet art pour son coté provocation et surtout militant, j’ai toujours dans la tête les graphes du mur de l’apartheid à Bethléem en Palestine (voir  mes billets sur mon voyage en Palestine il y a  mai-juin 2015).

Malheureusement pour des raisons personnelles je n’ai pu participer à toute la performance de Shane ce samedi 29 avril, si tout va bien je compte être là encore plus longtemps le samedi 20 mai (je pense y inviter des enfants pour enregistrer leurs commentaires, avis aux enseignants ou éducateurs intéressés).

 

 

 

Jeudi dernier 20 avril j’ai eu la chance de partager avec 900 autres orléanais, la joie de vivre d’une artiste caribéenne de 77 ans , Calypso Rose.

Avec mon Iphone (pas très autorisé) j’ai collecté quelques souvenirs de cette soirée de bonheur partagé .

En anglais elle expliqué son parcours musical depuis son adolescence . Ses origine africaines, sa grand mère est venue de Guinée comme les millions d’africains esclaves, transpirent dans sa musique , dans ses rythmes et  sa formidable vitalité. Tenir un tel concert pendant près de deux heures est une victoire sur la vieillesse.  Puisse-elle encore longtemps enchanter nos cœurs.

C’était formidable de voir presqu’un milliers de spectateurs communier ainsi avec elle, debout pendant pratiquement tous les morceaux.

Il y a quelques semaines la « Reine » comme l’a surnommé la presse locale, avait remporté la Victoire de l’album de musiques du monde de l’année, pour son album Far from home8.

Ci dessous quelques extraits du concert, principalement le final avec ce petit garçon qui dansait parmi les spectateurs du premier rang et qu’elle a fait monter sur scène avec elle…

De retour de notre séjour quasi annuel à Lanslebourg, Valcenis, je voudrais vous faire partager un joyau de l’art savoyard, les peintures murales de la chapelle Saint Sébastien à Lanslevillard.

 

Sur les hauteurs de Lanslevillard, plantée sur un rocher qui domine la vallée de l’Arc, la chapelle Saint Sébastien.

La chapelle Saint Sébastien est l’une des innombrables chapelles que l’on peut découvrir en parcourant, les chemins de cette région de Haute Maurienne. Ces édifices religieux constituent une part très importante du patrimoine savoyard.

Sur deux murs de cette chapelle, la vie de Jésus se déroule en une bande dessinée étonnamment conservée.

Ces peintures murales ont été réalisées au XVe siècle, vraisemblablement pour reprendre les spectacles « jeux de mystères » qui étaient organisés par le clergé pour raconter l’Evangile et la vie des saints aux villageois.

L’artiste est inconnu, peut être était-il originaire de la région de Turin toute proche et riche de ces œuvres.

On sait que cette décoration d’une ancienne caserne a été commanditée par un riche donateur local qui avait été guéri de la peste grâce au saint martyr. Il est peint dans un coin de la chapelle :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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