Lettre d’Egypte à Clara

Lettre d’Egypte à Clara

Comme tu sais nous revenons d’Egypte. Tes parents viennent de nous informer que dans ton programme d’histoire tu avais appris l’histoire de l’Egypte ancienne. Alors nous t’adressons quelques images et reflexions qui pourraient t’intéresser . Tes leçons seraient peut être moins abstraites en voyant ces photos prises par ton papi !

Situons d’abord les contours de notre voyage : nous avons visité les temples situés entre Louxor et Assouan, un parcours Nord- Sud, de 150 km effectué en bateau-hôtel . A Assouan pour aller au temple de Ramsès II à Abou Simbel nous avons fait un parcours de 300 km dans le désert.

Nous avons vu qu’une partie du patrimoine de l’Egypte. Par exemple, nous n’avons pas admiré les pyramides situés plus au nord près du Caire. De plus on dit que ce que nous connaissons actuellement recouvrent seulement 25% des constructions de la civilisation de l’Egypte ancienne.

Ce qui étonne et surprend en premier lieu c’est la capacité de ces hommes à concevoir et à construire de tels monuments. Certes ils le faisaient le plus souvent pour leurs dieux ou leur Dieu unique mais quel maitrise. Ils ne bénéficiez pas de toutes les technoogies actuelles en matière de transport, de construction, comme de calcul. Sans ordinateur ils ont su orienter le temple d’Abou Simbel pour que le soleil pénètre dans un couloir long de 60 m et éclaire seulement deux fois par an le fond du sanctuaire. Les ingénieurs des années 1960 qui ont reconstruit ce temple ne sont pas parvenus à cette précision ils ont fait une erreur de 0,2° qui ne permet pas de retrouver la même illumination saisonnière.

Que dire de leur capacité à transporter des blocs de granit de plusieurs tonnes et de les assembler souvent à plus de 50 m de hauteur. Le transport se faisait sur le Nil et l’assemblage se déroulait grâce à des méthodes de remplissage de sable pour faire les plafonds ou avec des rampes de matériaux (photo ci dessous) que l’on retrouve dans le temple de Karnak. Les sculpures s’effectuaient sur place .
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Pense à la dextérité des sculpteurs pour réaliser les piliers avec autant de régularité et d’harmonie (ci dessous dans le temple de Louxor)

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Tous ces matériaux, le granit rose d’Assouan , le grès et le basalte, étaient extraits à plusieurs kilomètres sur les bords du Nil.

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Sans le Nil il n’y aurait pas d’Egypte et pas la civilisation extraordinaire dont il a été le berceau. Le plus grand fleuve du monde irrigue 4% du territoire Egyptien où ce sont installés les hommes (71 milions d’habitants actuellement). Le reste du pays est le désert. En naviguant sur ce fleuve  on voit comment cette bande de terre est mince.

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Les Egyptiens avaient tout naturellement fait de ce fleuve nourricier un dieu, Hapi . Il tient la forme humaine à la fois féminin ou masculin.

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La navigation sur le Nil tient une place importante dans toute l’histoire, la barque est très souvent représentée pour transporter le roi défunt dans le ciel.

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Un petit détail sur la navigation du temps de l’Egypte ancienne. Les voiles des bateaux étaient rectangulaires et ne pouvaient pousser le bateau qu’au vent arrière, la remontée du Nil se faisait à la rame ou par le courant au moment des crues . Depuis 1960 il n’y a plus de courant ni de crues les bateaux sont donc conçus pour remonter dans le vent. C’est pourquoi cette voile qui peut passer d’une amure à une autre, a été adoptée (avec une dérive sur le bateau).

Les crues du Nil amenaient le limon pour la fertilité des champs, parfois elles étaient très importantes et progressivement le niveau des rives est monté (environ 6 m) envahissant toute construction, c’est pourquoi certains temples ont été conservé . A Louxor la mosquée construite après plusieurs milliers d’années se situe à plusieurs mêtres au dessus de la construction du temple.

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Dans d’autres sites ce fut le sable du désert qui envahit les temples abandonnés. Tout cela explique la bonne conservation des ces joyaux et surtout des peintures confectionnées à partir de produits naturels . Qu’en sera-t-il pour les générations futures ? Je crains que tes petits enfants ne puissent admirer tout cela à cause du tourisme (la pollution, l’humidité provoquée par la respiration des visiteurs dans les tombeaux par exemple).

Ici dans le temple de la reine Hatchepsout (1515 avant JC) à DEIR EL BAHARI .

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Vue d’ensemble de ce Temple-tombeau :

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Je poursuivrais cette description quelque peu partiale…Alors n’hésite pas à me poser des questions. A bientôt.

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