Rencontre à Madagascar (suite5)

Rencontre à Madagascar (suite5)

Profession photographe de rue

Nous l’avons rencontré dans le jardin d’Ambohijatovo, le seul jardin public d’Antananarivo.
Il déambulait là parmi les malgaches en quête de grand air .
Tous le week end le jardin est ouvert au public.

parc1.1196448837.jpg
Il s’agit, m’a dit, notre guide, d’une décision du maire de Tananarive. L’année dernière lors de notre passage ce jardin était en cours de réfection.

parc3.1196449019.jpg
C’est assez étonnant de trouver un jardin public plein de verdure, très propre, ouvert à tous dans la grisaille de cette grande ville. C’était samedi, le jardin venait d’ouvrir, nous en avons profité pour « faire un tour », Colette étant entrain de « faire du change » au bureau d’à coté.

Je prenais des photos quand « un concurrent » s’est approché de moi. Il parlait un bon français.

photog2.1196448928.jpg
Il nous a expliqué qu’il était l’un des 20 photographe de rue de Tana. Pour améliorer sa retraite il prenait les gens en photo et le lendemain leur apportait le précieux ouvrage. Contrairement aux photographes de nos plages, il fait payer avant car il n’a pas les moyens d’avançer le côut du développement.
Malheureusement, la trop grande concurrence et le petit nombre de familles prêtes à payer pour une photo ne permet vraiment pas de faire fortune.
Il était très fier de son appareil photo, un argentique des années 60. Cependant il a rêvé un instant sur le mien, si moderne (pour lui !).
Nous avons parlé photo et développement noir et blanc ce qu’il avait fait dans sa jeunesse…comme moi. « Mais maintenant avec la couleur ce n’est plus possible ».
Naturellement je ne lui ai pas dit que j’avais une imprimante qui permettait de donner la photo presque immédiatement après la prise.
Comme il est immense le monde qui nous sépare !
Je garde un souvenir affectueux pour cet homme retraité comme moi, qui passe ses journées à vouloir photographier les moments de bonheur des citadins de Tana. Je l’aurai volontiers suivi tans il me paraissait intéressant et entre photographes on parle.

A si je retrouvais son nom et son adresse, je lui enverrais sa photo et surtout celle de son appareil en bandoulière, son outil de travail dont il est si fier .

photog.1196448896.jpg
Bonne chance, « photographe des rues de Tana », à bientôt, peut être.

parc2.1196449078.jpg

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *