Enfants d’un camp de réfugiés (mes archives photo)

Lors de notre passage à Jérusalem-Est , en mai 2015, nous avions rencontré une association palestinienne de défense des enfants. Le responsable nous expliquait que les enfants se révoltaient  de voir la maison de leurs parents, de leurs copains, détruites par les archéologues israéliens qui fouillaient dans le sous sol de ces environs de la vieille ville. Voir mon billet.

Une autre fois, nous visitions un camp de réfugiés , l’animateur défendant  l’éducation des jeunes et la non-violence nous affirmait qu’il ne pouvait pas freiner les gamins qui lançaient des pierres sur les militaires qui pénétraient régulièrement dans le camp. Pourtant ces enfants risquaient la prison.Voir mon billet.

Je viens de lire sur l’excellent site internet « Orient XXI » dans un article  informant sur les 1 500 prisonniers politiques palestiniens qui ont entamé lundi 17 avril une grève de la faim nommée « Liberté et Dignité », pour le respect de leurs droits élémentaires.

Violations des conventions internationales

Les forces d’occupation israéliennes se refusent à appliquer à la Palestine occupée les Conventions de Genève, qu’il s’agisse de déplacements de populations, de confiscations de territoires, de constructions de colonies sur le territoire occupé… ou des droits des prisonniers, que Tel-Aviv refuse de reconnaître comme prisonniers de guerre et qui ne devraient notamment subir ni l’enfermement sur le territoire israélien ni la torture.

Ceux-ci sont pourtant le lot commun, même pour les enfants. L’organisation Defense of Children International (DCI) a collecté les témoignages de 61 enfants de Cisjordanie détenus par les forces israéliennes et poursuivis par des tribunaux militaires en 2016. Vingt-cinq d’entre eux ont été détenus en cellule d’isolement pour des interrogatoires durant des périodes d’une moyenne de seize jours, l’un d’eux ayant été isolé durant 29 jours. Selon DCI-Palestine, il s’agit de faire psychologiquement pression sur ces enfants, et de les rendre plus vulnérables faute d’accès à tout conseil légal. DCI a déjà eu l’occasion de dénoncer dans un rapport présenté l’an passé,

les violences physiques [qui] consistent principalement à pousser, donner des gifles ou des coups de pied ou frapper l’enfant avec un casque ou un fusil. Quand ils sont arrêtés, pratiquement tous les enfants (97,7 %) ont les mains liées et une grande majorité d’entre eux (88,3 %) ont les yeux bandés pendant de longues périodes. L’accès aux biens de première nécessité tels que l’eau, la nourriture et les toilettes est dans la plupart des cas refusé pendant l’arrestation, le transfert et l’interrogatoire (…) L’usage courant et fréquent des moyens de contention, des menaces, de la violence physique et morale, ainsi que le fait de ne pas expliquer aux enfants leurs droits, de mener les interrogatoires sans la présence d’un avocat ou d’un membre de la famille et de leur montrer des documents uniquement en hébreu, une langue que la plupart d’entre eux ne comprennent pas, constituent des violations graves et systématiques des droits des enfants palestiniens.

Arrêtés de nuit comme de jour, les enfants sont particulièrement ciblés par les militaires. Il s’agit notamment de faire peur, et de faire pression sur leurs familles.

Camp de réfugiés palestiniens (archives mai 2015)

Et si … (mes archives mai 2015)









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