La gare de Téhéran

Notre train pour Chiraz doit partir à 15h30 de la gare centrale de la capitale de l’Iran . Nous venons de passer deux jours à Téhéran depuis notre atterrissage. Petite surprise , pour s’engager dans la gare, nous devons nous séparer car il y deux entrées, celle des femmes et celle des hommes . Mais passé le sas et le scanner tout le monde se retrouve dans l’immense hall .

Entrée de la gare, coté femmes dont les voyageuses de notre groupe

L’ambiance y est sympathique, quelques personnes sont pressées mais des groupes se forment en famille ou en équipe sportive venant d’une compétition. Les voyageurs sont encore nombreux en partance pour Kerbala en Irak, le pèlerinage qui termine les 40 jours de deuil en l’honneur d’Hossein, mort assassiné en …680 . L’État paie le voyage . Le jeudi sera jour férié pour cette occasion.

Les gares sont souvent considérées comme stratégiques, à l’entrée un militaire en arme est en faction.  A l’intérieur on a l’impression d’une grande liberté,  néanmoins un film vidéo sur grand écran présente la centrale de surveillance de la gare, les caméras et les interventions musclées avec chien pour d’éventuels délinquants. Nous sommes prévenus mais cela ne m’empêche pas de sortir mon appareil photo.

J’ai repéré une jolie contrôleuse, elle s’appelle Anahita ou Farah ou Fatouma . Après hésitation je l’aborde et lui demande de la photographier . En me souriant elle accepte, laisse son poste de contrôle et va poser avec ses collègues. Quelle surprise dans une gare. Je n’abuse pas de leur amabilité, les remercie et les quitte , elles rejoignent rapidement leur guichet. Seront-t-elles réprimandées  par leur supérieur ? Je ne l’espère pas, elles semblaient tellement à l’aise de se faire photographier par un étranger. Dommage je ne peux pas leur offrir cette photo… A moins qu’un lecteur de mon blog se rende prochainement en Iran et retrouve Anahita ou Farah ou Fatouma à la gare de Téhéran.  Quand même je me demande si en France les agents de la SNCF seraient si sympathiques et libres devant un photographe étranger.

Les contrôleuses… Anahita ou Farah ou Fatouma

Plus loin en remontant le train, deux femmes agents accueillent les voyageurs, plutôt les voyageuses à la porte du wagon-couchettes qui est réservé aux femmes seules..Plus tard pendant le voyage, ces dernières en parcourant notre couloir pour aller au restaurant, n’hésiteront pas à s’arrêter pour discuter avec nous … Puis les femmes de notre groupe iront leur rendre visite .

Les agents du wagon réservé aux femmes.

 

Le Téhéran-Chiraz, 1000 kms

Pendant une nuit, nous avons parcouru 1000 kms pour rejoindre la grande ville du sud Chiraz . Lors d’un arrêt, les cheminots iraniens sont fiers de nous montrer le wagon enfermant les voitures des voyageurs (train auto-couchettes).  J’ai été étonné de l’isolation acoustique des couchettes, on pourrait même dormir !  et du confort du restaurant…

 Coucher de soleil sur le désert après Téhéran

Avec plus d’une heure d’avance…

Le terminus est atteint. Il paraît que le train a pu rouler sans être arrêté par des travaux et l’obligation d’attendre une correspondance.

Au fond la gare de Chiraz s’éveille. Nous sommes à près de dix kms du centre ville.

Un pays où les trains arrivent en avance , bonne augure !!!

 









Un commentaire

  1. Dominique DUVERGER

    Rien que de l’inconnu pour moi, bravo pour ce billet et votre partage… Amitiés,

    A+, Dominique

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