La faim dans le monde

La faim dans le monde

Ce titre j’aurai pu l’écrire il y a 45 ans quand j’étais lycéen . Sur une carte du monde je plantais des épingles de différentes couleurs sur les pays qui souffraient de la faim. Je ne me souviens pas de la revue à laquelle j’étais abonné et qui me servait de documentation.

importcere.jpg

En 40 ans rien a changé et je pense que la situation s’est aggravée.

riz.jpg

On parle des erreurs de la politique de la Banque Mondiale qui conditionnait son financement des pays pauvres à une économie de marché libérale. Ces pays ont privilégié les exportations au dépend des cultures vivrières. Et maintenant les experts expliquent qu’il faut revenir en arrière.

En attendant… les spéculateurs utilisent la baisse des stocks pour faire « des affaires ». En attendant… dans certains pays on emprisonne sur les marchés les vendeurs qui augmentent leurs prix. En attendant…des amis que nous avons rencontrés dans nos voyage en Afrique comme des millions d’autres, ont faim et ne mangent pas tous les jours.

marche.jpg

J’entend Sarkosy déclarer qu’il veut réguler les marchés pour éviter les spéculations sur les matières premières. C’est bien mais en aura-t-il vraiment les moyens tant que faire des « affaires » est le moteur de notre monde…même dans les ménages où boursiquotter est devenu un jeu.

En attendant le Sud crie faim et la peur de l’envahissement des migrations économiques s’empare de nos sociétés du Nord.

En attendant j’ai une idée : que nos états décident de prélever un impôt solidarité internationale qui irait aux agriculteurs du Sud. Qu’en pensez-vous ?

3 réactions au sujet de « La faim dans le monde »

  1. Avoir faim, ne pas être né là où il « faut ». J’ai trop honte.

    Un impot de solidarité internationale pourquoi pas mais cela donne pas à manger ça. En tout cas dans l’esprit actuel du FMI et de la Banque Mondiale puisque ces deux instances gèrent les fonds internationaux destinés aux développements. Il manque probablement de l’argent mais vu le désastre de l’utilisation de ces fonds depuis plusieurs décennies, il faut aussi revoir la méthode.
    On a imposé (on est on je sais…) la méthode du marché pour le développement dans le monde en entier. On a imposé la spécialisation de la production pour « optimiser » car c’est une des premières règles de l’économie de marché. Mais cela a supposé l’abandon de l’autonomie alimentaire et la dépendance par rapport à l’extérieur. Est ce que la première chose à réguler est de rendre cette autonomie alimentaire sur des bassins géographiques beaucoup plus petit et surtout qui puisse être moins dépendant du marché mondiale des matières premières. Cela a aussi l’avantage de réduire les transports, donc le cout en Co2 rejeté et une facture pétrole moindre.

    Dans la même idée on pourrait aussi rendre plus efficace et autonome le financement des économies locales comme le permet le micro crédit. On pourrait aussi développé le montage de société sur le mode Social Business comme le propose Muhammad Yunus prix nobel de la paix 2006. Un société dont l’objectif n’est pas le profit mais le développement sociale d’une communauté.

    Dans ce sens je crois que le commerce dit « équitable » a un grand rôle à jouer. Si je peux savoir qu’un produit a permis de nourrir toute un village, je participerai à la solidarité internationnale par une aide directement efficace.

    Merci pour ce billet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *