Michel, metteur en scène au travail

Michel, metteur en scène au travail

Jeanne des abattements….C’est le titre d’une pièce que vient de monter une troupe de théâtre, la compagnie Offshore à Orléans.

Affiche de la pièce

Ce lundi, 7 novembre, je me suis retrouvé dans l’obscurité des gradins de la salle du théâtre Gérard Philipe de mon quartier, j’étais là invité par le metteur en scène, un ami. Il m’avait sollicité pour filmer sa pièce et ce lundi je faisais les réglages. Pendant toute l’après midi j’ai donc assisté avec grand plaisir à la première répétition de la pièce que sa compagnie donnait le jeudi suivant.

Les comédiens et comédiennes professionnels que Michel Lefevre avait recruté  venaient d’horizons géographiques différents, Lyon, Paris, Tours et du département. Ils étaient pour la plupart des anciens élèves de Michel .

La résidence

Depuis plusieurs semaines  ils avaient travaillé sur la pièce séparément ou en petit groupe. Pour la première fois ils se retrouvaient ensemble au TGP « en résidence »  un Week End entier et quelques jours.

A la fin, « en sortie »  ils ont joué jeudi soir devant une salle pleine d’amis, de passionnés et de jeunes du lycée.

La répétition

Travail très dense

Cette répétition permettait de réaliser les raccords nécessaires au fil de la pièce. Michel, le metteur en scène, dirigeait ce groupe. Il était assisté de la scénographe, Sarah Lee Lefevre, de son assistante Solenn Louer et  du spécialiste des lumières, Julien Bouyssou. Ce dernier en profitait pour réaliser les derniers réglages des projecteurs.

J’ai été impressionné par l’intensité du travail malgré quelques moments de convivialité et même de pure rigolade. Dans la soirée  j’ai entendu certains exprimer leur fatigue et le besoin de faire une pause.

Acteurs, metteur en scène, lumière et scénographe ensemble.

Photos réalisées par Sarah Lee Lefevre

Michel donne ses consignes car les comédiens n’ont jamais joué sur cette scène

De temps en temps, le comédien oubliait son texte, non qu’il ne l’avait pas bien mémoriser, mais enchaîner des séquences qui ne se suivent pas et qui ne situent pas dans un contexte, ne facilite pas la mémoire. Heureusement l’assistante du metteur en scène est là, attentive car c’est elle qui détient « la bible ».

Le texte, que le texte

Le metteur en scène est attentif aux intonations des acteurs « crois-tu vraiment à ce que tu viens de déclarer ? ».

Sorties…entrées

Des réglages …

 

Faisant preuve de professionnalisme les acteurs interpellaient régulièrement le metteur en scène lorsqu’il ne se sentaient pas à l’aise : « comment on entre, ce n’est pas clair ? » ,   » « ne faut-il pas mieux sortir sur « cour » ?  » attention là on risque de trébucher sur ce décor ! » ou encore  » en me positionnant là je fais de l’ombre au groupe d’acteurs assis sur le côté ».

La chanteuse a dû reprendre plusieurs fois la fin de son chant, les acteurs ne savaient pas comment et par où entrer sur le plateau.

Pendant cette répétition la couleur de la veste du speaker a changé, elle ne prenait pas assez la lumière.

Une expérience intéressante.

Après mes réglages video, je me suis calé dans un fauteuil et j’ai assisté à ce jeu de préparation. Les questionnements, les doutes alternaient avec les satisfactions d’avoir trouvé le bon placement ou d’avoir réussi la bonne intonation . J’avais l’impression d’être un peu voyeur tant ces recherches de la perfection me semblaient intimes.  Tout ce travail me fascinait.

J’ai perçu la fragilité de l’art théâtral ( à la première, pas d’erreur on ne « la refait pas »). Je comprends maintenant pourquoi, quelques minutes avant le jeu, les comédiens se lançaient allègrement des « merde, merde, merde ». Merci Michel et ses acteurs ne m’avoir accepté dans votre monde l’instant d’un après midi. Chaque fois que j’irai au théâtre je penserai encore plus, à l’énorme travail que représente votre jeu.

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