Il y a un mois j’ai publié un billet intitulé « Précision suisse » pour montrer le travail étonnant d’un ami de Lausanne.

Je viens de recevoir de cet ami, René, le message suivant accompagné de belles et bonnes photos que je m’empresse de vous partager :

Bonjour les amis,

J’ai terminé la réplique de la Vaudoise. Ce fut un dur travail, notamment pour trouver du matériel et réduire à l’échelle 50. Si je devais recommencer (gros doute…) ce serait au 25ème. Donc l’échelle étant difficile, voir souvent impossible à respecter, les dimensions sont correctes que sur la coque, les mâts, le treuil, le gouvernail et quelques autres détails, tandis que l‘accastillage…, on fait avec ce qu’on peut ! Et puis chez les jeunes de mon âge (!) ça se travaille qu’avec les loupes d’horloger. En dehors de la chaîne d’ancre et celle pour hisser les antennes tout est fait main et personnellement. Néanmoins je suis fier et content d’avoir réussi car c’était pas gagné d’avance.
Si tu es intéressé et que tu trouves un moment tu es le(la) bienvenu(e) pour voir ,,la chose,, et boire le verre de l’amitié😉
Avec mes cordiales et amicales salutations.
René

BRAVO RENÉ et MERCI pour ces photos !

Des fleurs , ce n’est pas étonnant pour la capitale de la rose (dit-on) ou celle de pépiniéristes réputés. Ce qui est plus étonnant ce sont ces fleurs qui ont poussé vendredi et samedi dernier dans un quartier pas reconnu comme le plus fleuri de la ville.

Ces fleurs sont celles que vient de peindre l’artiste grapheur Nerone sur le Mur d’Orléans.

Nerone sur le MUR d’Orléans

Les promoteurs du Mur d’Orléans, Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry en partenariat avec Orléans Métropole avaient invités le WE dernier, Nerone pour la 16 ème édition du Mur d’Orléans . Depuis 2 ans, j’ai eu la chance de suivre cette superbe initiative d’art populaire mis en œuvre dans ma ville. Vous pouvez revoir les différents murs sur ce blog en cliquant dans le menu : arts urbains.

Samedi matin

Nerone est un artiste de renommée mondiale qui habite actuellement à Londres. Son petit accent du sud rappelle ses origines Bordelaises . En visitant son site Internet  » nerone.fr on découvre la diversité de son œuvre ( fresques, décorations, illustration, scénographie) et surtout les lieux de ses peintures, Cardiff, Marrakech, Séoul, Paris (au Mur d’Oberkampf). « A Londres on me demande de décorer les palissades de chantier, c’est devenu systématique  » .

Comme la plupart des grapheurs opérants sur le Mur d’Orléans, Nerone n’hésite pas à parler avec les passants pour leur expliquer ses dessins et surtout répondre aimablement aux nombreuses félicitations qui lui sont  apportés même devant une fresque inachevée.

Le Mur d’Orléans, de l’art pour tous

Je suis toujours très intéressé de voir et d’entendre les passants lui exprimer leur intérêt par cette fresque et de s’étonner du savoir faire de l’artiste. Samedi dernier ils étaient nombreux à interrompre Nerone « c’est beau ce que vous faites ! ».

Naturellement tous les styles ne plaisent pas à tous . Le grand avantage du Mur d’Orléans est de faire venir des artistes très différents. Grâce à ce choix nous pouvons découvrir les différentes techniques de l’art de la rue. Il y a souvent un monde entre performeurs invités par le Mur d’Orléans. En consultant mon blog vous pouvez en avoir une idée .

Les enfants sont également très intéressés et j’espère que beaucoup d’élèves de classe art plastique y viendront avec leurs professeurs.

Une dame « aime » et s’arrête pour parler avec Nerone qui lui explique sa technique

Nerone peint et tout à coup, dans son dos une voix de femme : « C’est magnifique ! Je vous ai vu sur Facebook …. »

Nerone nous offre des fleurs

Peut être que Nerone voulait aussi participer au mouvement de défense de la planète en faisant pleurer ses fleurs

Nerone déchire sa fresque avec ses éclairs-néons

 

L’ensemble de la fresque après traitement en DxO

 

 

 

Ce premier WE de septembre, événement dans notre centre commercial de quartier .

La boulangerie a été fermée exceptionnellement les 1er et 2 septembre pour « changement de propriétaire ».

La boulangerie fermée ce samedi 1er septembre 2018

On ne se rend pas compte mais aller chercher son pain tous les jours pendant 18 ans c’est vivre 6 jours de 24h avec son boulanger ou son personnel (soit 158 heures à raison de 1,5 mn par 350 jours )  ! Voilà pourquoi je ne suis pas indifférent à ce changement de boulanger. De plus , ce dernier Jean Michel Devisme m’avait invité à visiter son fournil, j’ai même réalisé un reportage sur son travail avec quelques vidéos, que vous pouvez revoir en cliquant sur ce lien.

En famille pour une dernière photo dans leur boulangerie

Apprenti, puis ouvrier boulanger, il avait repris il y a 18 ans la boulangerie de mon quartier.

Il était un véritable artisan, il n’acceptait pas les productions industrielles, avec ses compagnons il réalisait « maison »  les différents  pains, les viennoiseries et les pâtisseries (réputées). Il était fier de l’équipement de son fournil, « le four le plus grand du département ».  Il semblait vivre pour sa boulangerie, certes il prenait sûrement quelques congés mais on le voyait presque tous les jours  derrière son comptoir après avoir réaliser la fournée du jour .  Je me souviendrais longtemps de la passion qui l’habitait quand il me montrait comment il travaillait pour faire un bon pain, croustillant et qui se conserve plus. Il travaillait avec une précision extraordinaire toujours attentif à son thermomètre et à son minuteur.

Monsieur Devisme devant son four pendant mon reportage

Monsieur Jean Michel Devisme, le boulanger,  espérait pour 2018 que la mairie redonnerait un nouvel essor à notre petit centre commercial de plus en plus délaissé . Des démarches ont été entreprises mais ça traine encore . Les gros centres commerciaux des environs attirent de plus en plus de clients : « il faut en fabriquer beaucoup de baguettes pour acheter aux minotiers la farine au même tarif que les grandes surfaces  » m’avait déclaré monsieur Devisme, m’expliquant qu’il comptait sur la qualité pour que les clients fassent la différence.

Mais Jean Michel Devisme n’a peut être pu patienté plus et a décidé de vendre pour s’engager dans une autre vie moins contraignante. Bonne chance à lui et à son épouse pour leur nouvelle vie .

Ces dernières heures, devant ses  fidèles clients,  il rêvait à haute voix de plage, de loisir et même il en invitait certains pour « une prochaine bouffe, un soir » ! heureux de se coucher plus tard sans craindre de ne pas se réveiller pour partir au travail. Pourtant il se vantait régulièrement de n’avoir jamais eu une panne d’oreiller depuis ses 14 ans et son apprentissage dans le métier.

Lundi 3 septembre un nouveau propriétaire reprendra l’activité. Espérons qu’il y aura toujours de bons croissants faits maison.

 

 

La précision fait la réputation de l’horlogerie, de la petite mécanique,  et aussi , j’ai découvert , du maquettisme suisse.

René a fait toute sa carrière dans la mécanique de précision, il a conçu des machines capables de peser des solides ou des liquides avec une très grande précision. Il a également travaillé sur l’outillage  permettant la mise au point des mouvements l’horlogerie à quartz.

Depuis qu’il est retraité, René, ingénieur dans l’infiniment petit, s’est lancé (entre autres activités) dans la reproduction de bateau à petite échelle, au 50éme c’est à dire 2 cm pour 1 m.

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Comme dans la série télévisée : « Des trains pas comme les autres », je propose mon reportage.  Je ne suis pas allé au bout du monde, j’ai effectué un saut de puce de 600km et me suis retrouvé dans le Chablais en Suisse, conseillé par un natif de la région, René.

Voyage dans le BVB

Ce qui fait que le BVB n’est pas un train comme les autres,  c’est qu’il roule sur des rails dont l’écartement est métrique et surtout que sa crémaillère lui permet d’emprunter des rampes de 20% . De plus il traverse une magnifique région entre la vallée du Rhône au dessus du lac Léman et les sommets vaudois.

Ce n’est pas le train le plus spectaculaire  des trains suisses comme le Bernina express, le Glacier express, le Pilatus, etc… c’est tout simplement un train parmi ceux qui parcourent les 5000km du réseau suisse, le plus dense du monde.

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Hasard de nos échappées, une affiche dans le château de Loches, Indre et Loire,  ce dimanche 27 mai 2018 : Festival des Roses à Chédigny. Coup d’œil sur la carte et vague souvenir professionnel, Chédigny est à 18 km de Loches. En ce début d’après midi pré-caniculaire nous nous dirigeons vers ce village qui depuis deux décennies est devenu le village fleuri de Val de Loire par la volonté de ses habitants et de son maire.

Il nous fait rêver… à la télé.

Les gens ont envahi les petites rues tout naturellement interdites  à la circulation. En cette dernière après midi du Festival, les visiteurs sont encore très nombreux. Avec étonnement nous croisons des gens transportant fièrement un pot planté d’un immense rosier grimpant, leur dernière trouvaille pour à orner jardin et balcon. D’autres, tout simplement , arborent un bouquet de roses . C’est donc bien là le Festival des roses.

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Le dernier WE de juin 2018 pour la 15ème fresque du MUR Orléans, un nouveau grapheur « performait » rue H.Roy .(voir mes précédents billets)

BIMS, cet artiste venu de Perpignan, devait réaliser la fresque en une journée. Certes la veille il en avait tracé les grandes lignes mais la performance est  exceptionnelle. Pas étonnant car BIMS se plait à peindre dans des lieux interdits comme sur les trains ou dans les couloirs de métro, il faut faire vite pour éviter les amendes.

Esquisses effectuées la veille

Il est 10h BIMS s’engage sur son mur devant les passant de ce samedi matin

Ici rue Henri Roy le lieu, en plein centre d’Orléans est réservé au street art depuis plus d’un an par le service de la culture de la ville.

Avec BIMS nous avons la chance de découvrir un nouveau style de graff.

La cartouche concoctée par Ludovic et Jean Michel instigateur du MUR d’ORLEANS

Rencontres entre Ludovic Bourreau, commissaire d’exposition et BIMS

BIMS raconte comment il s’est mis à ce nouveau style composé de délavés « je faisais du cubisme, je voulais changer … »

De retour devant le mur vers 16h, la fresque est terminée.

Bims a pris son appareil photo pour mémoriser son œuvre « le seul moyen, me-dit-il, pour avoir un souvenir de mes fresques ». Le 31 août, cette peinture sera recouverte par une autre. C’est la destinée des graff !

 

 

 

Périgny est une ville qui jouxte La Rochelle à l’est .

En ce moment jusqu’au 20 juin 2018 la Médiathèque expose des œuvres d’artistes locaux du street art.

Invité par Adam, un habitant de Périgny, nous avons visité cette expo bien sympa. J’ai eu aussi la chance de rencontrer l’animateur de la Médiathèque. Il m’a fait partager sa satisfaction de recevoir beaucoup d’élèves des classes de Périgny. Il y a même une classe qui revient  plusieurs fois pour s’initier au dessin et au graff.

Ci dessous quelques images de cette exposition .

Vue générale de l’expo

Un panneau pour faire l’historique du street art dans le Monde. La dernière image est celle du Gabut le temple du street art à La Rochelle depuis 1998.

Un des coins pédagogiques

Tableau de Drast, un autre artiste de La Rochelle

Peinture d’EPEO, graphiste, graffeur de La Rochelle. Il a travaillé avec des détenus de la prison de Saint Martin en Ré

Autre style d’EPEO

Clin d’oeil à sa ville , d’EPEO

La fresque pérenne de la salle de lecture de la Médiathèque

Vivement la nouvelle fresque de la zone industrielle de Périgny que le maire a promis lors de l’inauguration de l’exposition.

 

 

Les 23 et 24 mars 2018, le MUR d’Orléans accueillait  son 13 ème graffeur, GoddoG.

GoddoG,  de son véritable nom Damien Mauro, est un artiste de rue né en 1983 à Châlons en Champagne.

Avec Ludovic Bourreau, un des promoteur de ce MUR.

 

Comme tous les graffeurs qui se produisent au MUR d’Orléans, Damien, GoddoG n’hésitait pas à dialoguer avec les « spectateurs ».

Comme Matisse, trois fenêtres ouvertes sur …

Quand je suis arrivé sur les lieux de la « performance », près du cinéma des Carmes, Goddogs était  entrain de peindre un carré en superposant des couches de bleu et de blanc tantôt à la bombe aérosol tantôt à la brosse plate. Cet élément de sa réalisation semblait décalé par rapport au reste de la fresque. Quande je l’ai filmé le graffeur s’est presque excusé de « barbouiller » ainsi.

Quand la fresque a été terminée j’ai vu dans ces 3 éléments de « barbouillage » des ouvertures sur l’extérieur, peut être comme Matisse aimait ouvrir ses toiles sur des paysages vus de la fenêtre.

Les trois fenêtres d’après moi…

C’est la première fois que je voyais dans les fresques que nous propose la ville d’Orléans sur ce MUR de tels éléments où l’artiste semble jouer avec la matière peinture dans son volume et ses nuances d’une façon aussi libre et si réfléchie (voir la reprise à quelques minutes de la fin de la réalisation dans la vidéo ci dessous).

Il explique à Ludovic ce qu’il aime faire .

Les différentes techniques de GoddoG

Brosses, rouleaux, bombes aérosol ( acryliques ou traditionnelles) avec les 30 buses différentes, masques sous forme de rubans adhésifs de peintre .

Une performance qui attire de plus en plus de spectateurs

Malgré un vent glacial le public était au rendez vous

Dans la ville, la fresque terminée, visible un mois

Le Mur d’Orléans pour son onzième MUR a fait fort. Je ne sais pas comment Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry dénichent de tels artistes ! Mais pour ce début d’année, chapeau !!!

Ratur, Arthur Maslard en pleine création sur le MUR d’Orléans vendredi 26 janvier

Ratur, Arthur Maslard est né en 1983 au Havre. En 2001 il étudie dans une école de communication visuelle. En 2007 il fonde avec son frère et un ami Rouennais, le collectif MV3. Depuis en indépendant, il est un des artistes peintres et graffeurs qui parcourt le Monde. Il a produit des fresques et participé à des expositions en Europe, aux Etats Unis, principalement à San Francisco, Honolulu. Quelques grandes villes de France comme  Montpellier l’accueillent ou Nice prochainement.

Une des particularités de Ratur est de préparer ses couleurs. Il utilise la peinture acrylique.

Pour cette fresque Ratur a abandonné la bombe pour peindre à la brosse.

Les spécialistes le situent dans la lignée de grands comme Vermeer (1632-1675), Eugène Delacroix (1798-1863) , Le Caranage (1571-1610) dont on peut retrouver des œuvres au Musée des Beaux Arts d’Orléans.

Nouveauté ce vendredi 27 janvier, le MUR d’ORLEANS prend ses aises en s’engageant dans la rue des Carmes.

Un moyen de se faire mieux découvrir… pour les habitués du Cinéma

Autre innovation la mosaïque de Mifamosa, un autre genre des arts de la rue

 

Mifamosa a décoré d’autres plaques en ville

A La Source depuis cet été

Découvrez Ratur à l’œuvre pendant 2 mm de vidéo

Mélange des peintures, travail à partir d’une préparation photographique sur son smartphone, commentaires d’un enfant sur les couleurs.

Fresque terminée

 

 

Ratur peint une fresque murale comme une toile…peut être comme les peintres de la Chapelle Sixtine… Ici la peinture s’intègre avec réalisme au voisinage du cinéma .

 

Le choix des promoteurs du MUR d’ORLEANS  est judicieux ; en invitant Ratur ils proposent aux orléanais une autre palette de la diversité de la peinture de la rue . Nous avons beaucoup de chance ! J’espère que beaucoup de passants s’arrêteront, que de nombreux élèves viendront avec leur professeur.