Ça bouge au Liban

Ça bouge au Liban

Ayant eu l’occasion de visiter ce pays en deux séjours (voir mon blog, cliquer sur le mot clef « Liban »), et surtout de discuter avec des amis, je suis attentif aux mouvements d’opinions.
Je viens de lire qu’un groupe de jeunes citoyens dans la ligne du mouvement de libération du « Printemps arabe » s’engageaient dans une réflexion pour changer les choses.
« Leur slogan :
Haqqi alayyi « . Un jeu de mots en dialecte libanais : les propos signifient à la fois  » Mon droit dépend de moi  » et  » C’est ma faute « .
Un appel à la responsabilité, promu par une vingtaine de jeunes Libanais âgés de 25 et 35 ans, artistes ou cadres pour la plupart, qui portent cette initiative. Leur but :  » récupérer  » les droits sociaux (comme l’accès à la santé pour tous, ou aux transports publics, inexistants) dont les Libanais sont privés, tout en dénonçant la corruption.
Et, par là, redessiner le rapport entre le citoyen et l’Etat – réduit à une peau de chagrin au fil des ans – pour mettre en place un nouveau système politique. »

Comme je l’ai souvent entendu de mes interlocuteurs ils souhaitent débloquer la société libanaise gérée par les groupes d’intérêt sous couvert de confessionalisation.

Plus au centre, la place de l'Etoile restaurée
Au centre de Beyrouth, la place de l'Etoile restaurée

Déjà dans le sillage de la révolution tunisienne, égyptienne et syrienne au printemps 2011, les jeunes libanais étaient descendus dans la rue mais s’étaient essoufflés. Il apparaît que cette nouvelle initiative est plus profonde, plus pensée et se veut progressive.
N’étant pas libanais, mon opinion sera très superficielle sur cette initiative car elle concerne d’abord les libanais . Promouvoir la déconfessionalisation est à priori et avec notre vécu français de la laïcité une option généreuse, mais dans le contexte du Moyen Orient actuel est sûrement à étudier de près.
Alors je pense que cette initiative révélée dans « Le Monde » doit être plus médiatisée.
Je compte sur ce billet pour que vous, libanais de bonne volonté comme ceux que j’ai rencontré lors de mes deux séjours, me donnent votre opinion.

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