Rencontres libanaises (1)

Rencontres libanaises (1)

Chehadeh, notre hôte.

Nous sommes de retour en France après notre séjour de 14 jours au Liban. J’ai pensé que des portraits d’amis libanais pourront vous faire PARTAGER la richesse de notre voyage .

Chehadeh habite à Kfarakab (on prononce Kfararab), un village de 200 habitants à 40 km (à vol d’oiseau) au Nord Ouest de Beyrouth. Nous sommes au pieds du Mont Liban à 1100 m d’altitude. Les routes étant très sinueuses et encombrées il faut plus d’une heure plour relier Beyrouth au village ; pourtant de nombreux habitants font la route quotidiennement ou le WE . Kfarakab est devenu un village de « villégiature », nombreux sont les beyrouthins qui pour éviter les chaleurs de l’été ont une maison au village.

Ce village est également l’origine des MAALOUF ….Nassim Maalouf (trompétiste libanais-français) et surtout d’Amin MAALOUF (Prix Goncourt).

Vue générale de Kfarakab
Vue générale de Kfarakab

Depuis quelques années Chehadeh, voulant développer le tourisme, propose sur son site Internet « Gitesdu liban » des locations dans son village. Puis il devient guide et chauffeur pour voyager dans le pays et en Syrie.

Comme il y a 8 ans, notre précédent séjour, Chehadeh a brillé par sa cordialité, sa disponibilité et son érudition.

Monsieur  Chehadeh Maalouf, aussi jardinier
Monsieur Chehadeh Maalouf, aussi jardinier

Chehadeh aime à nous faire connaître ses amis qui  sont très nombreux, dans son village mais également en dehors ; il n’est pas rare qu’en excursion, dans la ville , il nous présente un de ses amis. Notre surprise est grande quand, soudain, il s’arrête, nous invite à entrer dans une magnifique maison et nous fait faire connaissance avec toute une famille qu’il n’a pas vu depuis longtemps.

Le carnet d’adresse de Chehadeh est très fourni, des amis de tous les bords y figurent , des femmes et hommes les plus accueillant du Monde.

Chehadeh nous a appris un proverbe arabe : « une rencontre inopinée vaut 1000 rendez-vous… »

Grâce à Chehadeh nous avons eu 20 entretiens qui nous ont permis de tenter de mieux comprendre la situation politique, de connaître un peu de quotidien de ces familles. Plus que la dernière fois nos interlocuteurs se sont exprimés sur la guerre de 1975 à 1990 et le traumatisme qu’ils ont subi et conserve encore.

Chehadeh a le profil type du libanais qui ne cesse d’entreprendre malgré l’adversité. J’ai repéré les activités suivantes : professeur d’histoire , fabricant  de « rosaires » dont il a fait le commerce en gros pendant la guerre, comptable, éleveur de vin, inventeur de machines-outils, constructeur de chauffe-eau-solaire, guide-chauffeur et directeur des Gites du Liban. J’ai oublié ses compétences de jardinier. Et à 60 ans il n’a pas dit son dernier mot.

Video : Chehadeh présentant ses rosaires

J’ai constaté que de nombreux libanais œuvraient dans plusieurs activités à la fois, par exemple Fouad est restaurateur et loueur de voiture le soir et dans la journée chef d’atelier dans un garage.

Chehadeh nous a fait découvrir la gastronomie libanaise ; au restaurant ou à la pâtisserie  il aime à nous présenter les plats ou gâteaux avec leur composition et leur nom, chez lui sa sœur Soad nous amenait très souvent de nouveaux mets.

Vidéo : Au restaurant Chehadeh nous présente les différents plats

Grace à lui à sa sympathie, à son attention nous avons passé des moments très forts. Et nous sommes convaincus que tous nouveaux invités seraient traités comme nous.

Merci à Chehadeh et ses sœurs.

Une réaction au sujet de « Rencontres libanaises (1) »

  1. Une fois de plus, bravo pour tes commentaires.
    Merci de nous faire partager ton voyage.

    Par contre, pourquoi les prêtres catholiques ont droit de choisir de se marier ou non au Liban et pas en France?
    D’ où vient cette différence?
    A bientôt
    Corinne

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