Il est 18h, première vision de Tunis, la capitale, les embouteillages monstres sur les autoroutes qui sillonnent l’immense ville. La moitié de la population de Tunisie habite cette mégalopole. En centre ville, les terrasses des cafés de cette avenue H.Bourguiba sont pleines et bruyantes. L’hôtel Carlton nous reçoit royalement, parking privé et surtout le réceptionniste nous donne une chambre sur l’arriére au calme et une chambre toute neuve de confort quatre étoiles que va devenir ce grand hôtel.
Ce midi nous avions quitté Omar, sa femme et des enfants. Nous étions très content de cette nuit en famille. Naziha, son épouse, nous a préparé un bon repas tunisien, bricks aux œufs, escalopes de dinde et surtout une salade méchouia délicieuse qui changait de celles que nous avions souvent mangé, pas trop piquante et tiède. Nous nous sommes amusés avec les jeunes enfants (moins de deux ans et 8 mois). La maman est très courageuse, elle travaille à quelques kilomètres, va chercher ses enfants chez sa maman et prépare le repas des « clients comme nous » que lui amène son mari. Nous avons vraiment admiré son courage et sa disponibilité. De plus il fallait continuer la discussion jusqu’à minuit. Le petit déjeuner a été royal, nous avons pu déguster les fameuses céréales maison, la bssisa, que des hôtes précédents nous avaient vantés.
Omar, qui allait faire des affaires à Hamamet, nous a accompagné sur le chemin du retour et nous a fait découvrir un charment petit village, Hergla. Un havre de paix à proximité des concentrations touristiques qui ne feraient pas notre bonheur, même avec une multitude d’activité !
Remontée sur la capitale, nous allons faire un tour pour profiter de Carthage et ses vestiges.

Ce soir nous sortons du restaurant chez Abid, conseillé par l’hôtel et par Le Routard. Très sympa, très populaire, nous en profitons pour nous régaler de pâtes…
Pour digérer nous remontons l’avenue Bourguiba, où les terrasses se vident. Il est 21h. L’armée et la police sont présentes à deux carrefours. En face l’hôtel un bâtiment public , le ministère de l’intérieur, est gardé par l’armée et ses blindés. Il doit y avoir de temps en temps des manifs sur cette avenue pleine de symboles.
Bourguiba est dans toutes les mémoires même des plus jeunes.

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Magasin de poteries à l'entrée de Nabeul.

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Dans les rues de Hergla

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Le port punique de Carthage, des bateaux de pêcheurs à la place des bateaux d'Annibal…

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L'ex-cathédrale de Carthage, batie en l'honneur de St Louis.

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Intérieur du restaurant Abid

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La librairie principale sur l'avenie H.Bourguiba

Partant de Sfax, nous avons pris l’autoroute, celle qui remonte à Tunis. Elle n’est pas sur la dernière carte IGN, son inauguration date de deux ans. C’est un excellent moyen de relier les grande ville tunisienne. Elle doit être prolongé jusqu’à la frontière libyenne et dans quelques années on pourra aller de Bizerte au Caire en traversant la Libye libre.
Ce matin Afehd, le mari de Salma notre hôte de Sfax nous a emmené dans la médina. Quel bain de foule, on dirait que toute la ville est là pour faire ses courses. Les ruelles sont pleine de monde, une majorité de femmes ou une majorité d’hommes, ça dépend des boutiques, je vous laisse deviner !!! En passant par le parfumeur un artisan qui réalise et vend ses parfums dans sa petite boutique, nous avons visité le célèbre marché aux poissons, le plus important de Tunisie, nous a affirmé notre guide, trés fier de sa ville natale.Pour terminer dans avons bu un thé dans un café maure très ancien et typique.
En plein cagnard nous nous sommes retrouvé dans la Rome antique africaine aprés Carthage, El Jem.
Le Colisée que nous avons devant nous est le troisième plus grand . Il est difficile d’imaginer la splendeur de ce site appelé Thysdrus au milieu des champs d’oliviers . Ce sont justement eux, les oliviers, qui ont fait la richesse de ces romains aux villas immenses et si bien décorées de mosaïques parmi les plus belles de l’époque.
Dans la soirée, Omar notre hôte nous a retrouvé à notre voiture sur le port de Sousse, pour nous accompagner jusque sa maison à l’entrée de la médina. Nous avons donc dormi dans une maison typique. Une lourde porte, une entrée salon, une cour sur laquelle donne plusieurs portes. L.une d’elles s’ouvre sur notre chambre et salle de bain. Omar a restauré cette demeure ancienne avec goût, les carrelages sont choisis parmi les plus traditionnels. Nous avons donc vécu au coeur de la ville, réveillés par l’appel à la prière de la mosquée toute proche et avec la rumeur de la ville.
Et puis ce matin nous avons parcouru les souks et visité un joyau arabo-musulman, le ribat, sorte de caserne dominée par une tour qui permet d’observer la mer et ses éventuels ennemis. Maintenant les arrivants sont les touristes qui arrivent bronzés et dénudés des stations balnéaires proches. Le contraste est saisissant entre les femmes tunisiennes toutes très habillées malgré la chaleur et les vacancières, ça ne semble pas gêner les commerçants !
Notre découverte de la société tunisienne se poursuit car ce soir Omar nous a invité chez lui. Nous sommes à la terrasse d’une maison qu’il a construit il y a 5 ans, qu’il habite en partie et dont il loue 2 appartements. Cette maison est en bord de plage au nord de Sousse dans un complexe balnéaire, nous n’aurons jamais imaginé le nombre d’hôtels et de maisons que contient cette région, le troisième pôle touristique tunisien. Je comprends mieux l’importance de l’industrie touristique ici. Omar est guide professionnel depuis de nombreuses années. Il s’est fixé un peu en ce moment pour s’occuper de se deux jeunes enfants.

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Afhed et Colette au Diwan dans la médina de Sfax

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Le Colisée d'El Jem

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Détail de mosaïque au muséearchéologique d'El Jem

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Omar dans sa maison de la médina de Sousse

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Le pation de la maison d'Omar dans la médina de Sousse

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Le Riba de Sousse

10. septembre 2011 · 2 comments · Categories: Voyages · Tags:

Nous venons d’arriver chez Salma, notre hôte, une belle maison de la banlieue de Sfax. Dans l’après midi nous sommes allés dans la médina, la vielle ville. Nous nous sommes perdus dans les ruelles toutes plus commerçantes, vétements, chaussures, livres et articles scolaires car la rentrée est dans quelques jours, le 15 septembre. Ceux sont des vendeurs de téléphones portables qui envahissent les portes de la grande mosquée.ils faut dire qu’ici le portable est rivé aux mains de tous les jeunes n’importe où !
Même le guide de la kasba pourtant érudit et passionné d’histoire et d’artisanat ancien étaient très souvent dérangé par son téléphone.
La soirée s’est agréablement déroulée avec Salma et son mari Afehd. Notre hôtesse est une véritable pro pour son accueil et surtout pour sa cuisine. Elle aime faire a ses invites des plats traditionnels et retravaillés à sa façon. Le couscous aux calamars farçis est exceptionnel . Salma invente également , par exemple le gâteau. J’en reparlerai dans un prochain billet car elle serait considérée comme la meilleure hôte de Tunisie.
En plus toute la famille est partie prenante et chacun s’investir pour nous accompagner, c’est pourquoi nous serons admirablement accueillis aux fiançailles d’une nièce, fête familiale très importante et assez intime.

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La laine prête à faire les tapis d'Oudref

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Intérieur de la kasba de Sfax

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Le couscous aux calamars farçis de Salma

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Chez Salma, Afhed entrain de fumer la chicha

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Retour au port sur les îles Kerkennah au large de Sfax

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Aux fiancailles, Reza traduit à Colette le discours .

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Soupe de poisson confectionnée par Salma à Sfax

08. septembre 2011 · 2 comments · Categories: Voyages · Tags:

Après 80 km de désert, route toute droite pour traverser le Chott el-djerid à la sortie de Tozeur vers l’Est, nous arrivons à Douz, grande oasis.
Nous avons la chance de faire la visite du Musée du Sahara, avec le Directeur et fondateur du musée, Abdellatif Belgacem, un authentique nomade, ami de Théodore Monod. Nous savons tout maintenant du Sahara, des plantes du désert, de la vie des nomades, etc…
Dans l’après midi nous arrivons à notre nouvelle étape, Matmata .Nous découvrons une maison isolée sur la route avec une immense enseigne de bois (lumineuse la nuit) : musée Diar Amor.
Nous ne voyons que la façade de l’établissement car l’accueil, les chambres et le musée sont dans la terre en troglodyte comme beaucoup de maisons de la région ce qui en fait sa réputation en Tunisie. Avantage, il fait frais l’été et chaud l’hiver. Nous choisissons la chambre bleue … Le toit ne risque pas de nous tomber sur la tête ! Mais ça fait un peu tombe !!!
Nous n’y dormirons qu’une nuit !
Ce matin, les voisins de ce gite particulier nous font visiter leur magnifique maison troglodyte, que Jamel, le mari habite depuis 4 générations. C’est simple, confortable, propre. Les murs sont blanchis à la chaux. Nous apprécions beaucoup l’accueil de la maîtresse de maison, Salia. Leurs deux enfants, Mohamed Ali et Mohaned sont ravissants. Salia devant Jamel son mari nous indique qu’ils n’auront pas d’autres enfants. Je comprends pourquoi les démographes annoncent une baisse de la natalité ans le Magreb.
Nous les quitterons pour aller visiter un village pittoresque, loin des circuits touristiques, Toujane où un jeune garçon nous prépare une salade et des fruits. Nous comprenons que son papa travaillait en Libye et que depuis le guerre il est au chômage.
Ce soir nous remontons la côte tunisienne . Sur la route indiquée « Tripoli » nous croisons beaucoup de voitures libyennes. Nous allons plonger dans la piscine de l’hôtel Oasis de Gabès. Puis pour changer de la salade tunisienne inévitable, au restaurant El Mazar nous dégustons des crevettes grillées accompagnées de spaghettis . Là encore nous rencontrons des tunisiens de France qui reviennent régulièrement ici pour affaires. Ils nous précisent qu’ils sont optimistes sur la suite des événements. Comme tant d’autres tunisiens rencontrés ils nous rétorquent que la révolution française ne s’est pas réalisée en 6 mois…
Demain, rencontre de nouveaux hôtes à Sfax.
Sfax.

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A Douz le directeur du musée du Sahara

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A Douz Colette vient d'acheter un foulard

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Notre chambre en troglodythe,à Diar Amor, près de Matmata

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La famille de Jamel à Matmata

06. septembre 2011 · 2 comments · Categories: Voyages · Tags:

Les routes de Tunisie sont belles, pas de problème . Les autoroutes sont pratiques a partir de Tunis et les routes nationales sont faciles, un peu d’attention pour les véhicules qui viennent en face, une vigilances dans les villages où souvent les ralentisseurs sont méchants … De plus notiez « Symbol » une Renault Clio est presque neuve et la clim est efficace.
Apres le nord et le centre, nous avons parcourus plus de 300 km pour arriver a Tozeur, l’immense oasis du désert tunisien. Cette apres midi nous avon laissé la ville pour parcourir la montagne et ses oasis, la fraîcheur des palmiers à dattes. Quel paysage exceptionnel ce désert, ses oueds et ses canyons qui ont inspirés des réalisateurs de cinéma. De plus nos rencontres avec les gens ont été sympa . Certes il y a eu le guide avec lequel nous n’avions pas négocié le tarif au départ et qui a été mécontent du montant annonçé par Colette, mais il y a cette restauratrice toute heureuse de nous parler de sa vie, les jeunes filles en balade avec leur mère et tante qui n’ont pas compris que nous n’utilisons pas plus Facebouk, les vendeurs de minéraux heureux de voir des touristes  » car avec les événements, la révolution, ils ne viennent plus « . Ils espèrent que l’année prochaine ça ira mieux pour leurs affaires. En attendant ils devront voter le 23 octobre mais il y a trop de partis et tous dénigrent les autres. Lequel choisir quand on exerce son droit de vote pour la première fois. Heureusement que les femmes pourront voter plus facilement pour des femmes qui se présentent comme Monia de Kerouan.

Nous sommes rentrés a l’hôtel a Tozeur, aujourd’hui nous ne sommes pas les seuls clients…
Demain une nouvelle étape Matmata, chez un tunisien qui nous attend.

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Dans le canyon de Tamerza

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Monia à Kérouan

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Au restaurant Le Chedli à Tamerza

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Le grand canyon de Midès

06. septembre 2011 · 1 comment · Categories: Voyages · Tags:

Notre deuxième jour de voyage en Tunisie, se déroule au cap nord de l’Afrique, appelé cap Blanc.
Nous sommes chez André et à Bizerte. Hier nous étions chez Amor qui nous a aidé à faire nos premiers pas en Tunisie (voiture de location, téléphone).
Le temps, très chaud, il parait que nous « bénéficions » des jours les plus chauds de cet été, plus de 35°..,dans la soirée de samedi nous avons un orage avec une tempête.
Climat général, on ne dirait pas qu’il y a eu une révolution ici il y a 6 mois . Tout marche nous ditont-on ! Nos interlocuteurs nous parlent de cet événement avec une certaine fierté. Ils attendent tous les élections, un mélange d’inquiétude et d’optimisme s’exprime. Le score des islamistes aux élections fait l’objet d’interrogations, il y a les optimistes et les pessimistes. Pour le moment nous côtoyons des citadins, et des français résidents.Dans la rue du centre de Bizerte, les jeunes semblent vouloir discuter avec nous, ceux que nous abordons disent que les choses ont change « il n’y a plus de photo de Ben Ali partout « même pas au fond des verres ! »
Dans l’aprés midi ballade sur le vieux port de Bizerte, discussion avec des marseillers en vacances dans leur famille. Au cafe Nous parlons emploi avec un jeune qui vient d’
être embauché avec son BTS électronicien dans une entreprise de cartes électroniques.
Avec notre hôte nous passons un moment au bar d’un hôtel seul moyen de déguster la bière tunisienne. Nous découvrons qu’André connait bien Orleans…Nous passons la soirée avec un petit groupe d’amis d’André tous français et retraités curieux de notre périple chez l’habitant. Nous faisons connaissance de Pierre et Lise des retraités qui louent une maison et passent 6mois de l’année a Bizerte.

Le lendemain nous sommes à Kérouan, en attendant notre nouvelle hôte qui s’affaire pour préparer le studio, nous passons un long moment a l’entrée de la mosquée du Barbier, célèbre pour les circoncisions et les contrats de mariage. Les croyants de toutes origines sociales viennent ici en famille pour ces deux moments importants.
La soirée jusqu’à trois heures du matin nous la passerons dans la tradition puisque nous sommes invités aux fiançailles du voisin de Monia, notre hôte. Plus de 100 personnes invites officiellement et en grande pompe par la famille de la fiancée .

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Nos hôtes de Bizerte

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A l'entrée de la mosquée du Barbier à Kérouan

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Les fiancailles à Kérouan