A Orléans du 11 au 16 Aout 2017 s’est déroulés la Fête des Duits. C’est la  7ème édition de cette animation se déroulant dans un lieu inaccessible habituellement des orléanais et pourtant celui que chacun peut admirer aux couleurs des saisons en traversant la Loire, le duit Saint Charles.

Le pont de la RN20

L’association orléanaise NANOPROS proposait plusieurs événements et performances artistiques. Tout à long du parcours de 1400 m, un chemin traçé à travers une végétation dense ponctuée d’arbres, pour certains centenaires, d’arbustes et de hautes herbes, les sculptures de Pierre Merlier peuplaient cet univers curieux…. Plus »

Cheverny est un château bien connu et non une ferme avec production d’oeufs.

La semaine dernière et sûrement au moment de Pâques, les cloches en revenant de Rome se sont attardées dans différentes salles de ce château très agréable et intéressant à visiter. J’ai été enthousiasmé par la décoration soignée de chaque salle.

Jugez en par ces photos… Les oeufs avaient été laissé là par les cloches de Rome avec un grand soin…pas comme dans notre jardin où ma mission est de cacher ces offrandes du printemps sous les feuilles naissantes…

C'est le printemps qui fleurit le château.

Sur la table de la grande salle à manger

Sur la table de la grande salle à manger

Les oeufs, la fortune...

Les oeufs, la fortune…

plus discret ...

plus discret …

Même au bureau

Même au bureau

Sous globe comme des reliques

Sous globe comme des reliques

Au salon, aussi

Au salon, aussi

 

Dans le royaume de la chasse à coure....aussi.

Dans le royaume de la chasse à coure….de toutes les couleurs…

 

Le printemps est vraiment là.

Le printemps est vraiment là.

 

 

 

Dimanche dernier 1er Juillet, nous promenant sur les bords de Loire, nouvelles découvertes. Ce n’était pas la débâcle de la Loire comme cet hiver, ni la crue … voir mes billets sur ces sujets. Tag « Loire »

Il fait chaud, nous sommes en été et le moment est propice aux grandes fêtes et les bords de Loire sont accueillants aussi pour ces grands rassemblements.

Mes découvertes furent musicales sur la scène dressait par la Région Centre pour inaugurer la Loire à Vélo (800km jusqu’à St Brévin)…

J’ai beaucoup aimé le couple n’goni-guitare électrique par le groupe Elektro Bamako.

Il fait bon écouter de la musique sur les bords de Loire

Quand le n'goni et la guitare électrique se rencontrent, Paul Sidibé et Marc Minelli.

Damien Traini fait vibrer les cordes du n'goni

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Paul Sidibé, le malien

Paul Sidibié sans chapeau

Un instrument malien typique

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Autre découverte, plus médiatique, Les Tambours du Bronx, ces fameux athlètes musiciens qui depuis 25 ans, font résonner dans un rythme époustouflant et super physique leurs bidons.

Quand les tambours résonnent sur la Loire

Une partie du groupes

Des musiciens athlètes

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Bronx sur Loire

Presque tous tatoués...

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Février 2012 .

Depuis quelques jours le thermomètre est descendu jours et nuits en dessous de – 10 degré.

Sur les bords de Loire à Orléans, nous avons droit à un spectacle inhabituel, la débacle. Naturellement j’ai pris mon appareil photo et ramené quelques images à partager.

Dans cette fin d'après midi les promeneurs sur les quais pour le spectacle de la nature.

Dans cette fin d'après midi les promeneurs sur les quais pour le spectacle de la nature.

En file indienne dans le courant...

En file indienne dans le courant...

Comme les galets les glaces se façonnent en s'entrechoquant.

Comme les galets les glaces se façonnent en s'entrechoquant.

Les canards ne semblent pas trop frigorifiés

Les canards se réchauffent en faisant de l'exercice

Un spectacle qu'il faut enregistrer malgré le froid.

Un spectacle qu'il faut enregistrer malgré le froid.

Le pont royal qui en a vu passer des débacles...

Le pont Royal en a vu passer des débacles !

Suivons le courant, hors des quais la nature semble encore plus sauvage. Nous sommes pourtant toujours à Orléans.

Suivons le courant, hors des quais la nature semble encore plus sauvage. Nous sommes pourtant toujours à Orléans.

Les lignes contemporaines du pont de l'Europe resisteront bien à cette armée de glaçons.

Les lignes contemporaines du pont de l'Europe résisteront bien à cette armée de glaçons.

Deux flots se croisent, le flot des voitures sur le pont et celui du fleuve chargé des blocs venus de loin.

Deux flots se croisent, le flot des voitures sur le pont et celui du fleuve chargé des blocs venus de loin.

versponteurop

Rencontre avec le dernier des passeurs du bac de Mindin.

Il s’appelle Léon, il a 88 ans, il habite Mindin de l’autre coté de l’estuaire de la Loire, face à St Nazaire.

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Ecouter son témoignage sur le travail à bord du bac :le-bac1

Pendant  33 ans, il a été matelot sur les bacs qui reliaient St Nazaire à Mindin St Brévin jusqu’en octobre 1975.
Je l’ai rencontré  chez lui, une petite maison construite de ses mains « sans rien demander à personne » c’est à dire sans aide ni  prêt. Il fallait bien qu’il « donne un toit à ses 7 enfants ».
Les bacs étaient des bateaux à fond presque plat ; « Le St Christophe, 120 m de long traversait l’estuaire par tous les temps  en un quart d’heure à 10 nœuds, il pouvait transportait 90 voitures ». « Le St Christophe avait été mal construit, il était trop lourd et souvent à l’accostage il cassait des éléments du débarcadère. « . « Le St Gildas transportait 120  voitures. »

Le St Christophe près du débarcadère de St Nazaire

Le St Christophe près du débarcadère de St Nazaire

le dernier bac  arrivant à Mindin

Il y avait toujours un bac de réserve en cas de panne.
Sur chaque bac , travaillaient 6 personnes , 3 matelots, 1 mécanicien, un graisseur et le capitaine. « C’est lui le patron à bord, on faisait notre travail et il nous respecté. »

Quand il le fallait tout l’équipage s’y mettait, mécanicien, graisseur, etc… : « un soir, le bac devait partir et pour qu’elles soient livrées le plus rapidement aux marchands de St Nazaire, nous avons embarqué 200 caisses de sardines  venant de St Gilles en quelques minutes. »

Ecouter le témoignage de Léon sur cet épisode : le-bac21
En parlant du temps de travail « en ce temps là », 14h à 15h  par jour, Léon ne manque pas de critiquer les jeunes d’aujourd’hui qui « se plaignent toujours d’être fatigué ».

Avant d’être engagé sur les bacs, Léon « a fait la pêche » dès l’âge de 14 ans .  Il fallait tirer le chalut en coton à « l’huile de bras ».
Après avoir été matelot pendant 3 ans aux Ponts et Chaussées de Paimboeuf , sur un dragueur, il est engagé par la compagnie de navigation de Loire Maritime.
Il nous explique les conditions de cette embauche. Un bistrot, dans un coin un  homme influant qui entend qu’il venait de débarqué des Ponts et Chaussées. L’homme s’étonne qu’il reste sans travail et lui propose un poste de matelot au bac. Léon lui indique qu’étant de la classe 41, les allemands le « coursaient » pour aller au STO. L’homme influant qui était le patron des bacs va à la Commandanture et arrange tout. Et c’est ainsi que notre jeune Léon se retrouve réquisitionné  au bac « dans l’heure » et y restera 33 ans.
Il y vivra des moments agréables : la solidarité, les clients sympas mais aussi des moments plus pénibles. Par exemple l’hiver quand il fallait récupérer les amarres qui tombaient dans l’eau gelée, « les doigts gelés, mes enfants, comment ça pouvait faire mal ! ».

Le pire a été pendant les bombardements de St Nazaire par les Américains . Le bac poursuivait ses rotations malgré les bombes, ils venaient de « remonter le panneau » (la porte du bac) quand effrayés ils ont vu « une immense gerbe d’eau à 100 m du bateau »…
Une autre fois, lors d’une alerte ils refusent de partir et se réfugient dans un abri. Les allemands les font prisonniers. Pendant quatre jours Léon s’est retrouvé otage avec 200 nazairiens au camp de Savenay. « Heureusement qu’il n’y a pas eu un imbécile pour tirer sur un allemand dans la région, ils nous ont libéré et j’étais le premier à sortir ! » « J’avais le numéro 24 définitivement gravé dans ma mémoire ». Les allemands ont effectué cette rafle dans le quartier du Petit Maroc, près du débarcadère du bac. Ils étaient furieux de l’opération qu’un commando  britannique avec le Campbeltown avait menée quelques jours auparavant. Ce dernier venait de rendre le port de St Nazaire inutilisable pour la réparation de leur sinistre destroyer Tirpitz.
Le lendemain de sa libération, Léon retrouvait le bac.

Léon nous décrit les bombardements de St Nazaire : le-bac3
Il fallait assurer le passage des travailleurs de ST Nazaire qui habitaient de l’autre coté de la Loire. Ils étaient près de 600 venant en vélo prendre le bac.
Il y avait aussi les voitures, les camions et les cars « Chausson ». Il fallait en monter un maximum pour réduire l’attente. Faire entrer un car « Chausson » demandait beaucoup de doigté de la part du matelot qui guidaient le chauffeur et après « crocher » dans les roues ». Il n’y avait pas beaucoup de centimètres entre les voitures. Léon se souvient d’avoir pris le volant des mains d’une conductrice pas sûre d’elle.
« Nous devions faire entrer toutes les voitures et nous revenions pour prendre les dernières arrivées ». « Les docteurs et les ambulances étaient prioritaires ». Léon raconte volontiers sa mésaventure avec Léon Zitrone qui voulait passer devant tout le monde, en retard pour commenter une coure hippique à La Baule et qu’il a interdit de bac avec l’accord du capitaine qui faisait confiance à son équipage. Il y avait surtout des « braves gens » comme Charles Rigoulot, « repéré grâce à  son blouson de cuir ». Ce prestigieux champion du Monde d’haltérophilie « nous a donné 30 centimes pour boire un coup ».

Léon et ses camarades ont fait la grève une seule fois ; ils demandaient de bénéficier des heures supplémentaires majorées. Ils étaient défendus par un ancien … moine, « qui avait de l’instruction », en contrepartie ils ont payé leur carte syndicale. « On a gagné , on était comme des rois ».

Avec le tourisme et l’augmentation du nombre de voitures, le travail devenait plus pénible et « interminable le soir ». A quelques mètres du débarcadère, le pont de St Nazaire s’achève après deux ans de travaux et des années d’études. Ses 3356 m de longueur et ses 60 mètres de haut sont  impressionnants.

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Le 18 octobre 1975, le pont le plus long d’Europe à cette époque est ouvert à la circulation. La veille au soir, le service du bac a été arrêté. 90 employés ont été tous reclassés, certains ont tenu les barrières de péage, Léon qui avait 55 ans a retrouvé du travail près de chez lui comme veilleur de nuit à la Départementale, qu’il quittera 9 ans après.

Il est très fier de ses 50 ans de travail. Maintenant il coule une retraite bien gagnée avec son petit jardin, ses amis, ses enfants, sa petite voiture pour faire les courses ; son âge ne lui permet plus de prendre sa plate pour quelques  pèches en Loire mais il est toujours prêt comme toute sa vie à « donner un coup de main » et … à raconter cette vie si dense.

Ce qui reste de l'ancien débarcadère

Ce qui reste de l’ancien débarcadère

L’autre dimanche nous sommes allés à Nevers par le chemin des écoliers en remontant la rive gauche de la Loire.

Notre itinéraire entre Orléans et Nevers par la rive gauche

Notre itinéraire entre Orléans et Nevers par la rive gauche

Prmeière étape à Gien pour la photo

Première étape à Gien pour la photo

Le port de Chatillon sur Loire sur le canal latérale à la Loire

Le port de Chatillon sur Loire sur le canal latérale à la Loire

Arrêt repas à l'auberge de Beaulieu sur Loire

Arrêt repas à l'auberge de Beaulieu sur Loire

Nous reprenons la route en longeant le canal nous nous arrêtons pour rencontrer l’éclusier, Francis.

Ce n’est pas lui qui habite la petite maison d’éclusier typique dans cette région.

maison de l'éclusier

maison de l'éclusier

Francis travaille pour l’entretien du Canal en semaine, les dimanches et les jours fériés comme ses collègues de l’équipe du district il tient une permanence pour faire fonctionner l’écluse. Le trafic a baissé depuis ces dernières années, les grosses péniches remplies de grains, de charbon, de matériaux et même de …bauxite, sont remplaçées par des pénichettes de loisirs. Par beau temps il en passe une quinzaine par week end et près d’une vingtaine l’été. Il y a beaucoup d’étrangers qui découvrent ainsi tranquillement cette région de France. Ca change de la vitesse de l’autoroute qui longe l’autre coté de la Loire. Ici on peut admirer les paysages , de temps en temps on prend les vélos pour aller plus profondément dans les paysages.Et puis à chaque écluse on échange quelques mots avec l’éclusier.

Francis accueille les navigateurs

Francis accueille les navigateurs et navigatrices

Fermeture des portes avals

Fermeture des portes aval

Ouverture des vannes qui remplissent l'écluse pour remonter le niveau

Ouverture des vannes qui remplissent l'écluse pour remonter le niveau

Les portes amont sont ouvertes et la péniche peut poursuivre sa remontée du canal.

Les portes amont sont ouvertes et la péniche peut poursuivre sa remontée du canal.

Au revoir

Au revoir

Francis va prévenir par téléphone son collègue de la prochaine écluse  pour qu’il soit prêt à accueillir cette nouvelle péniche.

Francis, merci pour cette rencontre

Francis, merci pour cette rencontre

Sur le port de Marseilles les Aubigny les grosses péniches de transport reprendront-elles leur lent et lourds cheminements sur le canal ?

Sur le port de Marseilles les Aubigny les grosses péniches de transport reprendront-elles leur lent et lourd cheminement sur le canal ?

Le transport routier, les autoroutes ont concurencé le transport fluvial florissant jusqu’aux années 70 pour les marchandises lourdes. Régulièrement de beaux discours font état d’une réabilitation des voies fluviales, il y aurait moins de camions sur nos routes, les autoroutes dénatureraient moins nos paysages, etc…

La Loire borde le canal ou le canal borde la Loire toujours aussi majestueuse.

La Loire borde le canal ou le canal borde la Loire toujours aussi majestueuse.

Notre destination, Nevers et plus précisément les reliques de Ste Bernadette de Lourdes, morte ici dans le couvent St Gildard des Soeurs de la Charité où elle s’était réfugié en 1866 après ses visions à Lourdes.

Reconstitution de la grotte de Lourdes, plus calme...

Reconstitution de la grotte de Lourdes, plus calme...

A Nevers il ne faut visiter aussi le Chateau

Chateau de Nevers, palais ducal, 15 et 16ème siècle

Chateau de Nevers, palais ducal, 15 et 16ème siècle

Sans oublier ….

La cathédrale St Cyr et Ste Julitte, renommée pour ces vitraux modernes

La cathédrale St Cyr et Ste Julitte, renommée pour ces vitraux modernes

Fresque du 12ème siècle qui décore l'abside romane

Fresque du 12ème siècle qui décore l'abside romane

bougies

Et une magnifique église romane…

Eglise St Etienne qui fait partie d'un prieuré clunisien (1063 à 1097)

Eglise St Etienne qui fait partie d'un prieuré clunisien (1063 à 1097)

La rangée de fenêtres sur les hauteurs est exceptionnelle.

La rangée de fenêtres sur les hauteurs est exceptionnelle.

La nature nous a proposé hier, samedi, un spectacle inhabituel la Loire en crue. Ce n’est pas catatrophique comme en amont mais le niveau est important : Cote 263 .

Ce qui est impressionnat c’est aussi l’énorme courant qui balaie ce val si paisible normalement.

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La Loire en crue, sur fond de cathédrale d’Orléans 

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Les oies comme les canoïstes  ont intérêt à prendre le bord pour remonter le courant très fort

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La crue a sûrement été le sujet le plus photographié ce samedi

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La Loire de la rive sud ou gauche (St Marceau)

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En amont l’Ile Charlemagne est encore une île entre Loire et Duy, en 2003 c’était un immense plan d’eau