Suite de la balade (carte extraite du Guide du Street art à Paris) de Stéphanie Lombard Editions Alternatives )

J’ai suivi les conseils des jeunes lycéens rencontrés rue de l’Ourcq, j’ai longé le canal et le Bassin de la Villette, je me suis arrêté devant le Pavillon des Canaux.

J’aime ces illustrations façon Mucha (1861-1939), fer de lance du style Art nouveau

Rue Henri Noguères

J’ai dû demander plusieurs fois mon chemin pour trouver la rue Henri Noguèreset le mur que m’avait conseillé les jeunes de la rue de l’Ourcq, malgré cela j’ai constaté que les quelques promeneurs du quai de Loire, sur le bord du Bassin de la Villette connaissaient cette rue …Et si le graffiti avait conquis le 19ème et ses habitants !

Début de la rue Henri Noguères

Le fond en noir en blanc, la ville…

Vue d’une extrémité de la rue Henri Noguères de l’autre coté de cette rue piétonne, un collège

Le lettrage, l’art premier du street art ?

 

 

Carte extraite de l’excellent Guide du Street Art à Paris de Stéphanie Lombard Éditions Alternatives 13,50€

J’ai eu l’occasion sur ce blog de faire un billet sur le Parc des Buttes Chaumont « le jardin de ma petite fille », j’aurai pu intituler ce billet « les récréations artistiques de ma petite fille ». Malgré la pollution et toutes les contraintes de la vie parisienne, dans son quartier elle bénéficie de galeries d’art à ciel ouvert, l’art de la rue. C’est pourquoi ces derniers jours j’ai commencé une balade sans son quartier à la recherche de cet art de la rue.

Rue de l’Ourcq

A 5 mn du métro Laumière, continuez sur la populaire avenue Jean Jaurès en direction de la porte de Pantin et La Villette. Avant  le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer dite petite ceinture qui enjambe l’avenue, prenez à gauche et tout de suite l’enchantement des couleurs, provoque une énorme surprise dans cet environnement d’immeubles pour la plupart quelconques.

Contrairement à d’autres lieux, les arcades de la ligne ferroviaire n’ont pas été transformées en magasins chics ou en ateliers d’artisans, elles ont été fermées par une palissade de parpaings ou de planches en mauvais état. Mais nous ne sommes pas dans un quartier à touristes, alors pour les HLM qui dominent de leurs vingts étages ces rues, ça devaient être suffisant !

Par leurs traits et leurs couleurs les artistes ont transformé complétement ce site. Malgré l’inscription de ce spot à l’Office du Tourisme de Paris, je ne sais pas si les touristes viennent nombreux ici . Le 19ème est trop souvent montré du doigts à cause de quelques voyous. J’ai repéré dans les yeux des passants, pourtant habitués à passer devant ces fresques monumentales, une certaine fierté de voir un photographe s’arrêter chez eux. Ils me font penser aux « voisins » d’une cathédrale qui ainsi redécouvrent qu’ils ont chez eux un chef d’œuvre qui attire. Rappelons qu’à quelques minutes de marche se trouve un autre chef d’œuvre de l’art contemporain, la « Philharmonie » de Paris à l’architecture étonnante.

 

Début de la rue

Plus loin

 

Tiens ! la panthère de Marko93 que les orléanais ont vu sur le « Mur d’Orléans »

Symphonie de rouge

Les habitants se sont mis en couleurs

DAcRuZ est un artiste qui a grandi dans le 19ème.
Après avoir parcouru le Monde Il a créé en 2006 le Festival Ourcq Living Colors qui a fêté ses 10 ans d’existence en 2016 (texte tiré du livre de Stéphanie Lombard)

Diversité en attendant le bus

 

Pub en danger ?

Ma balade va se poursuivre grâce à l’aide de jeunes de passage auxquels j’ai demandé : « s’il y aurait dans le quartier d’autres graffitis comme ceux-là ? » sans hésitation l’un d’eux m’a guidé vers une rue piétonne à un quart d’heure de la rue de l’Ourcq en passant par le bassin de la Villette.

Suivez moi sur un prochain billet et n’hésitez pas à commenter ou documenter ce billet car je ne suis pas spécialiste. Merci

 

Le Mur d’Orléans vient de changer de décor. Les promoteurs Jean Michel Ouvry et Ludovic Bourreau ont invité MISSY à y installer son univers. C’est ainsi que vendredi et samedi dernier, 24 et 25 novembre 2017, le MUR de la rue Henri  Roy a accueilli sa première artiste femme, Missy.

Malheureusement je n’ai pas pu être disponible, entre deux averses de saison, pour filmer sa réalisation comme à mon habitude (voir sur ce blog « Arts urbains ». J’espère que Missy a eu beaucoup d’admiratrices et d’admirateurs, notamment des élèves d’un collège d’Orléans qui s’initient avec leur professeur d’arts plastiques, au street art .

Samedi matin j’ai eu la chance de ce magnifique sourire, que je vous fait partager.

Les premiers traits de vendredi matin

Vendredi après midi

Samedi midi

Samedi soir en lumière

Tout en délicatesse…

 

 

16. novembre 2017 · Commentaires fermés sur Opera à Orléans · Catégories: Mes coups de coeur · Tags: ,

Attention ! ce n’est pas de la musique, ni de la danse, ni du chant, c’est presque tout cela en même temps. OPERA est le nom d’un artiste qui dessine des mouvements, assemble des couleurs pour en faire une fresque.

La fresque terminée

OPERA de son vrai nom Stephane Vignal est venu à Orléans pour réaliser le nouveau MUR d’Orleans, les vendredi 27 et samedi 28 octobre 2012. J’ai eu le plaisir de le suivre tout au long de sa performance en public en plein centre d’Orléans , rue H.Roy.

Il est le 9ème artiste de street art  à réaliser la fresque du MUR d’Orléans. Sur ce blog j’en ai suivi plusieurs (voir en cliquant sur l’étiquette: « arts urbains »).

Les promoteurs de cette heureuse initiative Jean Michel Ouvry et Ludovic Boureau avec la ville d’Orléans, proposent aux orléanais une palette de street art toujours très large; il y en a pour tous les goûts. Je pense que la fresque de OPERA va bouleverser une fois de plus certains préjugés sur le graffiti. Avec l’art de Stephane Vignal nous sommes très loin des tags qui pollueraient nos villes.

Stephane Vignal un artiste contemporain

Stéphane a 34 ans. Il est diplômé d’un BTS en Com’Visuel en 2005. Il a commencé comme tous, dans les tags plus spécialisé dans le lettrage;  il paraît que c’est obligatoire pour entrer dans le petit monde des graffeurs. Puis comme beaucoup, pour gagner sa vie, Stéphane a illustré l’environnement de grandes marques . Vous avez sûrement vu certaines de ses illustrations. C’est beau et ça change des photos publicitaires.

On dit (parce que je ne suis pas spécialiste) que OPERA se situe dans la lignée des grands tels que Vasarely et Kandinsky. Et pour moi d’une période de Picasso.

Premiers traits

Vendredi 27 octobre 11h

OPERA a préparé sa performance avec beaucoup de soin : des mètres de ruban adhésif, spécial peinture, 14 couleurs et une esquisse réalisée avec son ordinateur.

« Coloriages » d’art

 

Une fresque réalisée avec grand soin .

Comme vous voyez dans ces vidéos Stéphane Vignal dénote de l’image du grapheur-tagueur . il n’a pas la casquette visière en arrière, ses vêtements sont propres. Il est venu à Orléans accompagné de sa jeune femme « ce n’est pas loin de Paris j’ai pris en congé et j’en profite pour visiter Orléans, demain nous visiterons ensemble Chambord… » . Stéphane  n’hésite à l’embrasser tendrement …ou à publier sur les réseaux sociaux les photos de leur mariage ..en blanc.

Une collaboratrice admiratrice et conjointe

Un gars sympa toujours prêt à parler de sa fresque, à prendre du temps avec ses « spectateurs » jeunes et vieux qui s’arrêtent de plus en plus devant sa réalisation. Il stresse même les organisateurs qui se demandent s’il pourra finir tant il perfectionne son œuvre : pas une bavure, pas un trait moins net , pas un dégradé de couleur oublié, etc…

N’hésitez pas à le retrouver sur Internet .

Merci Opéra, Stéphane Vignal pour votre disponibilité . Vous contribuez à embellir Orléans et notamment le quartier des Carmes.

Attention nouveau mur les 24 et 25 novembre 2017

réalisé par 10 Mussy une des 10 % de  femmes grapheuses.

 

Dimanche dernier je suis passé devant la façade de la célèbre Maison de la Culture de Bourges. C’est dans ce lieu dans les années 1968-1969 que j’ai découvert et appris à aimer le théâtre, j’avais 24 ans.

Maintenant après avoir été au centre de la vie culturelle et notamment du Printemps de Bourges, ce haut lieu de l’art accessible à tous, est abandonné pour raison de sécurité ou parce qu’un architecte, que je ne connais pas, a dessiné un autre lieu . Je connais des militants qui ont agit pour la restauration de cette maison sur son emplacement actuel mais ils ont perdu, ils poursuivent néanmoins leur défense de la culture populaire (voir mon dernier billet sur le concert de Brel à la Cathédrale de Bourges).

Heureusement, ce lieu n’est pas tout a fait abandonné car j’ai eu la surprise d’y découvrir le MUR de Bourges. C’est  « le collectif Urb’annale » qui depuis plusieurs années anime, en couleur, différents quartiers de la ville qui est à l’origine de cette fresque qui se renouvelle tous les deux mois.

La belle façade « art déco » dont les sculptures ont été réalisées en  1940 par François Popineau ancien enseignant de la célèbre Ecole des Beaux Arts de Bourges

Shamsham est un graffeur qui réalise des œuvres depuis 6 ans. Il a commencé à Lyon, puis à Gap

Au moment où je prenais ces photos un jeune fille dansait. J’ai eu l’impression que les mouvements de cette fresque  l’inspirait.

Comme des milliers de berruyers (les habitants de Bourges) j’ai gravi ces marches pour des découvertes et des bonheurs inoubliables

Pour info aux curieux…

L’affiche du décor de l’entretien télévisé du Président de la République de la semaine dernière est du graffeur OBEY, réalisée sur un mur du 12eme arrondissement de Paris en février 2017.

Photo Internet

Depuis plusieurs mois je m’intéresse à une initiative de la ville d’Orléans qui officialise le street art . Fini les graffitis sauvages et néanmoins talentueux pour certains de la friche Dessaux. Voir mon billet.

Dans plusieurs billets j’ai fait partager cette nouvelle passion pour le street art et je n’ai pas manqué les rendez vous mensuel de la rue Henri Roy, le MUR d’Orléans.

La semaine dernière une nouvelle fresque a été peinte. Deux artistes Enora et Koye, originaires de Paris et ayant leur atelier à Orléans ont  réalisé à quatre mains ce nouveau MUR.

 

Les organisateurs concoctent une biographie des auteurs de la fresque

Enora (Benjamin Foulny) et Koye (Tristan Marie) se sont rencontrés à IAV d’Orléans

J’ai remarqué que de plus en plus de personnes s’arrêtent pour observer et discuter avec les peintres. Le MUR d’ORLEANS avec ses 9 mois existence est de plus en plus connu. Les organisateurs Jean Michel Ouvry et Ludovic Bourreau s’en réjouissent. Il est néanmoins nécessaire d’en parler autour de soi car beaucoup d’amis viennent au cinéma des Carmes voir des films d’une grande qualité et ne savent pas que sur un mur de leur cinéma préféré des artistes de renommée internationale réalisent tous les mois une nouvelle fresque aux inspirations très diverses. Ce mois d’octobre 2017 nous sommes dans le futur.

La science-fiction de Enora et Koye

La fresque terminée

Rencontres

En attendant le film ou en sortant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil au MUR d’Orléans, prochaine « performance » les 27 et 28 octobre 2017 .

L’Événement culturel  de ce mois d’Aout 2017 à Orléans.

l’affiche du MUR

Les animateurs du MUR d’Orléans Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry ont fait très fort pour la 7éme édition du MUR d’Orléans. Ils ont invité Marko93, l’un des plus Grands graffeurs actuels. Plus »

La semaine dernière nous sommes allés visiter « Street Art City » près de Lurcy-Lévis dans l’Allier.

Dans la campagne entre Berry et Bourbonnais

Dès le portail franchi , je découvre des fresques gigantesques qui recouvrent les murs de cet ancien centre de formation de France Télécom, devenu propriété privée.

Autoportrait de muraliste argentin Alaniz

« Le migrant et la liberté » de Alaniz, souvenir d’un voyage avec des migrants syriens

 

Une rencontre exceptionnelle

Après une balade photographique, j’ai eu la chance de rencontrer des artistes en résidence, ouf ! ce lieu n’est pas une œuvre fantôme, il y a des gens !

Les artistes rencontrés. Seuls (de droite à gauche) Joris et Snek ont accepté d’être photographié.

Plus »

Depuis quinze jours le MUR d’Orléans se pare d’une nouvelle fresque. Ce MUR se situe sur la face droite ou ouest du cinéma des Carmes, rue des Carmes.

Cette œuvre de street art a été réalisée par un artiste orléanais ONIE .

Vendredi 23 juin après midi

Premiers traits

Premières couleurs

Samedi après midi

<
>

 

Depuis plusieurs années ce quartier, l’un des plus anciens lieux industriels d’Orléans est abandonné. Des recherches archéologiques sont régulièrement menées. Plusieurs projets ont été imaginés, quelques constructions effectuées mais il reste une friche encore importante, bâtisses de briques et de bétons à l’état de presque ruines. Comme dans beaucoup de villes (voir le Gabut à La Rochelle) c’est devenu le lieu de prédilection pour les graffeurs de s’adonner à leur art d’une façon plus sauvage, plus authentique ? Les expos, les événements organisées par la ville avec des artistes locaux, sont également nécessaire pour faire découvrir cet art et les artistes (voir mes billets étiquettes arts urbains ). Il faut être connaisseur pour mettre des noms derrière les oeuvres de ces murs délabrés.

Vue des anciennes vinaigreries , en haut un graff de Jef Aerosol mondialement connu

Des coups de gueule

Sans commentaire

Des coups de cœurs…

<
>