En regardant l’œuvre peinte sur le Mur d’Orléans, en ce mois d’octobre 2018, je suis troublé car je ne parviens pas à trouver le plaisir habituel (les couleurs, le mouvement, la générosité, l’exotisme) que me procurent les différents fresques depuis le début.

La fresque de Stan Rusher dérange par sa particularité, elle s’approche plus d’une peinture d’atelier que celle d’un mur.

Bravo aux promoteurs de ce Mur d’Orléans, Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry qui nous proposent sur le 18 ème Mur de ce mois d’octobre 2018, une œuvre d’exception, celle de Stan Rusher .

J’ai pu accompagner quelques instants, François Xavier Hamon alias Stan Rusher, vendredi et samedi.

La cartouche

En observant ses premiers traits, d’emblée, j’ai compris que nous avions devant nous un artiste très particulier.  Il avait préparé sur sa toile, ici le mur, un quadrillage méticuleux et numéroté, et chaque aplat était répertorié. Dans une enveloppe de plastique, il avait dessiné à la main une esquisse qu’il consultait très très souvent. Grâce au quelques mots que nous avons échangé j’ai appris qu’il n’était pas de ces professionnels que nous avions l’habitude de voir se produire ici, il ne descendait pas d’un avion et provenance du Chili ou d’Afrique du Sud, tout simplement il venait de Beaugency , à quelques kilomètres d’Orléans. Sa dernière fresque, il l’avait réalisée dans un collège avec les élèves.  Sa dernière exposition avait fait beaucoup de bruit à Beaugency, en effet dans la chapelle Saint Etienne, une galerie en vogue dans la région (voir mes billets) il avait fait rentrer une carcasse de voiture et l’avait décorée.  Enfin Stan Rusher  travaille « pour se nourrir, dit-il  » dans une entreprise de décoration.  L’artiste de ce 18ème Mur, n’est pas très expansif , j’ai dû être très vigilant pour ne pas le photographier de face, j’avais l’impression de le gêner en le filmant, qu’il m’excuse . Peut être, il n’a pas l’habitude des performances en public . Il me semble que son grand soucis était de ne pas pouvoir terminer cette fresque dans les temps, malgré le soutien  de Ludovic : « il n’habite pas loin, il pourra terminer dimanche ».

Son quadrillage très précis

Une vraie construction

Moment rare

Une des rares pauses avec les copains graffeurs

Des spectateurs toujours intéressés

Précision du geste

Vue Générale

Des fleurs , ce n’est pas étonnant pour la capitale de la rose (dit-on) ou celle de pépiniéristes réputés. Ce qui est plus étonnant ce sont ces fleurs qui ont poussé vendredi et samedi dernier dans un quartier pas reconnu comme le plus fleuri de la ville.

Ces fleurs sont celles que vient de peindre l’artiste grapheur Nerone sur le Mur d’Orléans.

Nerone sur le MUR d’Orléans

Les promoteurs du Mur d’Orléans, Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry en partenariat avec Orléans Métropole avaient invités le WE dernier, Nerone pour la 16 ème édition du Mur d’Orléans . Depuis 2 ans, j’ai eu la chance de suivre cette superbe initiative d’art populaire mis en œuvre dans ma ville. Vous pouvez revoir les différents murs sur ce blog en cliquant dans le menu : arts urbains.

Samedi matin

Nerone est un artiste de renommée mondiale qui habite actuellement à Londres. Son petit accent du sud rappelle ses origines Bordelaises . En visitant son site Internet  » nerone.fr on découvre la diversité de son œuvre ( fresques, décorations, illustration, scénographie) et surtout les lieux de ses peintures, Cardiff, Marrakech, Séoul, Paris (au Mur d’Oberkampf). « A Londres on me demande de décorer les palissades de chantier, c’est devenu systématique  » .

Comme la plupart des grapheurs opérants sur le Mur d’Orléans, Nerone n’hésite pas à parler avec les passants pour leur expliquer ses dessins et surtout répondre aimablement aux nombreuses félicitations qui lui sont  apportés même devant une fresque inachevée.

Le Mur d’Orléans, de l’art pour tous

Je suis toujours très intéressé de voir et d’entendre les passants lui exprimer leur intérêt par cette fresque et de s’étonner du savoir faire de l’artiste. Samedi dernier ils étaient nombreux à interrompre Nerone « c’est beau ce que vous faites ! ».

Naturellement tous les styles ne plaisent pas à tous . Le grand avantage du Mur d’Orléans est de faire venir des artistes très différents. Grâce à ce choix nous pouvons découvrir les différentes techniques de l’art de la rue. Il y a souvent un monde entre performeurs invités par le Mur d’Orléans. En consultant mon blog vous pouvez en avoir une idée .

Les enfants sont également très intéressés et j’espère que beaucoup d’élèves de classe art plastique y viendront avec leurs professeurs.

Une dame « aime » et s’arrête pour parler avec Nerone qui lui explique sa technique

Nerone peint et tout à coup, dans son dos une voix de femme : « C’est magnifique ! Je vous ai vu sur Facebook …. »

Nerone nous offre des fleurs

Peut être que Nerone voulait aussi participer au mouvement de défense de la planète en faisant pleurer ses fleurs

Nerone déchire sa fresque avec ses éclairs-néons

 

L’ensemble de la fresque après traitement en DxO

 

 

 

Le dernier WE de juin 2018 pour la 15ème fresque du MUR Orléans, un nouveau grapheur « performait » rue H.Roy .(voir mes précédents billets)

BIMS, cet artiste venu de Perpignan, devait réaliser la fresque en une journée. Certes la veille il en avait tracé les grandes lignes mais la performance est  exceptionnelle. Pas étonnant car BIMS se plait à peindre dans des lieux interdits comme sur les trains ou dans les couloirs de métro, il faut faire vite pour éviter les amendes.

Esquisses effectuées la veille

Il est 10h BIMS s’engage sur son mur devant les passant de ce samedi matin

Ici rue Henri Roy le lieu, en plein centre d’Orléans est réservé au street art depuis plus d’un an par le service de la culture de la ville.

Avec BIMS nous avons la chance de découvrir un nouveau style de graff.

La cartouche concoctée par Ludovic et Jean Michel instigateur du MUR d’ORLEANS

Rencontres entre Ludovic Bourreau, commissaire d’exposition et BIMS

BIMS raconte comment il s’est mis à ce nouveau style composé de délavés « je faisais du cubisme, je voulais changer … »

De retour devant le mur vers 16h, la fresque est terminée.

Bims a pris son appareil photo pour mémoriser son œuvre « le seul moyen, me-dit-il, pour avoir un souvenir de mes fresques ». Le 31 août, cette peinture sera recouverte par une autre. C’est la destinée des graff !

 

 

Petit retour en arrière

Quand nous allions dans la famille de Chloé, nous étions toujours admiratifs par les dessins qu’elle ramenait de l’école primaire et que fièrement sa maman punaisait sur les murs de la cuisine. Pendant la période du lycée, toujours très douée, elle suivait au moins une fois par semaine des cours de dessins et de couleurs . A notre grand étonnement après ses études supérieurs d’ingénieurs, Chloé a repris de chemin des cours de dessins et de peinture.

Chez elle, sa chambre et la cuisine familiale ont toujours été comme des petites galeries d’art . Puis est venu le temps d’Instagram, et son adresse « loe.mare »; là elle peut mesurer sa jeune notoriété, qui l’étonne toujours, par l’intermédiaire des « j’aime » ou « like » pour chacune de ses réalisations de peintures. Je ne sais pas qui lui a fait connaître Maurice . C’est ce dernier qui l’a invité à exposer le week end dernier.

Chloé à La Bastille

 

L’invitation sur Facebook

Rue Saint Sabin, une petite rue presque piétonne  dans le quartier très animé de la Roquette près de la Bastille à Paris, en cette fin d’après midi de dimanche, un attroupement de jeunes sur le trottoir en face de l’Espace 7 .

C’est dans ce lieu, une galerie d’exposition en location, que Maurice expose ses œuvres et celles de ses « friends ».

Je me retrouve donc invité par Chloé pour cet événement important pour elle car c’est la première fois qu’elle expose ses peintures en dehors de chez elle.

Chloé devant ses peintures

En haut « James » huile sur lin, en bas « Krakan » acrylique sur coton les deux peintures exposées par Chloé

Une présentation toute en sensibilité

Les amis de Chloé

Pierre Kubes devant ses photos noir et blanc pour la rue

Collages d’affiches récupérées de Syham, enseignante en école primaire à Marseille

Aquarelles sur papier de Camilla Kjeldal

Merci à tous ces jeunes artistes pour leur accueil, leur simplicité. J’ai été impressionné par le sérieux avec lequel elles et ils expliquent leurs réalisations. Toutes et tous ne vivent pas de leurs peintures, de leurs aquarelles ou de leurs photographies, comme on dit, ils débutent dans la vie active, enseignants ou ingénieurs mais leurs temps libres ils le consacrent certainement tout entier à leur passion, le dépassement de soi pour « le beau ». Merci de nous faire partager vos …chefs d’œuvres, vos parents doivent être très fiers !

« Louvoyer » collage et acrylique de Maurice

Tous les mois, un nouvel artiste graffeur s’exprime sur le Mur Orléans, invité par Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry en collaboration avec le service culturel de la ville d’Orléans.

Le dernier vendredi et samedi de mai 2018, Stéphane Carricondo artiste parisien réalisait la 15ème œuvre du Mur d’Orléans. Celle ci restera jusqu’au 23 juin. Je n’ai pas pu aller filmer l’évolution du travail de l’artiste mais comme tout orléanais curieux je suis allé faire un tour rue H.Roy près du  Cinema des Carmes.

En explorant cette fresque ma mémoire m’a transporté en Afrique, d’une part au Mali dans la région des Dogon, puis au Burkina et plus tard en 2011 au Musée du Quai Branly. Voir mon blog .

Dans un billet de ce blog j’avais fait le rapprochement mais aujourd’hui c’est un artiste contemporain à Orléans qui provoque mes souvenirs.

Des fresques

Fresque perenne ….L’Auvent de Desplagnes à Songho au Mali, pays Dogon, du nom du lieutenant Desplagnes qui l’a découvert en 1905 (archive personnelle 2003)

Fresque temporaire , sur le Mur d’Orléans les peintures de Stéphane Carricondo

Présentation de l’artiste

Des portraits

Des figures d’animaux

Détail du Auvent de Desplagnes à Songho , les figures ont été interprétées par Griaule le célèbre ethnologue français, spécialiste des Dogon entre 1935 et 1939.

Pays Dogon, Muséee du quai Branly (archive personnelle 2011)

Des figures humaines

Remarquer la finesse de la peinture

Finesse du maquillage, jeune peul du Burkina 2005 (archive personnelle)

 

En publiant de nouveau ces photos de l’Auvent de Desplagnes au Mali je me demande si cette merveille du patrimoine est encore visible des touristes compte tenu de la situation militaire dans le région.

 

Périgny est une ville qui jouxte La Rochelle à l’est .

En ce moment jusqu’au 20 juin 2018 la Médiathèque expose des œuvres d’artistes locaux du street art.

Invité par Adam, un habitant de Périgny, nous avons visité cette expo bien sympa. J’ai eu aussi la chance de rencontrer l’animateur de la Médiathèque. Il m’a fait partager sa satisfaction de recevoir beaucoup d’élèves des classes de Périgny. Il y a même une classe qui revient  plusieurs fois pour s’initier au dessin et au graff.

Ci dessous quelques images de cette exposition .

Vue générale de l’expo

Un panneau pour faire l’historique du street art dans le Monde. La dernière image est celle du Gabut le temple du street art à La Rochelle depuis 1998.

Un des coins pédagogiques

Tableau de Drast, un autre artiste de La Rochelle

Peinture d’EPEO, graphiste, graffeur de La Rochelle. Il a travaillé avec des détenus de la prison de Saint Martin en Ré

Autre style d’EPEO

Clin d’oeil à sa ville , d’EPEO

La fresque pérenne de la salle de lecture de la Médiathèque

Vivement la nouvelle fresque de la zone industrielle de Périgny que le maire a promis lors de l’inauguration de l’exposition.

 

 

Les 23 et 24 mars 2018, le MUR d’Orléans accueillait  son 13 ème graffeur, GoddoG.

GoddoG,  de son véritable nom Damien Mauro, est un artiste de rue né en 1983 à Châlons en Champagne.

Avec Ludovic Bourreau, un des promoteur de ce MUR.

 

Comme tous les graffeurs qui se produisent au MUR d’Orléans, Damien, GoddoG n’hésitait pas à dialoguer avec les « spectateurs ».

Comme Matisse, trois fenêtres ouvertes sur …

Quand je suis arrivé sur les lieux de la « performance », près du cinéma des Carmes, Goddogs était  entrain de peindre un carré en superposant des couches de bleu et de blanc tantôt à la bombe aérosol tantôt à la brosse plate. Cet élément de sa réalisation semblait décalé par rapport au reste de la fresque. Quande je l’ai filmé le graffeur s’est presque excusé de « barbouiller » ainsi.

Quand la fresque a été terminée j’ai vu dans ces 3 éléments de « barbouillage » des ouvertures sur l’extérieur, peut être comme Matisse aimait ouvrir ses toiles sur des paysages vus de la fenêtre.

Les trois fenêtres d’après moi…

C’est la première fois que je voyais dans les fresques que nous propose la ville d’Orléans sur ce MUR de tels éléments où l’artiste semble jouer avec la matière peinture dans son volume et ses nuances d’une façon aussi libre et si réfléchie (voir la reprise à quelques minutes de la fin de la réalisation dans la vidéo ci dessous).

Il explique à Ludovic ce qu’il aime faire .

Les différentes techniques de GoddoG

Brosses, rouleaux, bombes aérosol ( acryliques ou traditionnelles) avec les 30 buses différentes, masques sous forme de rubans adhésifs de peintre .

Une performance qui attire de plus en plus de spectateurs

Malgré un vent glacial le public était au rendez vous

Dans la ville, la fresque terminée, visible un mois

Comme tous les fins de mois, un artiste s’est emparé du MUR d’ORLEANS. C’était le jeudi 22 février 2018. Franck Pellegrino arrivait directement de Paris. Malgré le froid Franck Pellegrino s’est mis à l’œuvre sur le tableau blanc, le mur repeint  par les initiateurs  Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry accompagnés par la Ville d’Orléans. Depuis le 26 janvier ce Mur du Centre ville d’Orléans était l’œuvre du peintre Ratur . C’est la règle chaque mois ce Mur est recouvert comme dans de nombreuses villes de France  !

Franck Pellegrino est né en 1986, il réside à Paris mais il se déplace dans le Monde, il revenait d’Afrique du Sud…

Samedi Franck Pellegrino avait terminé sa fresque .

L’intérêt de ce Mur est d’être peint dans un style différent chaque mois. Ce mois -ci on retrouve un ensemble de lignes droites et de courbes.

Le Mur d’Orléans pour son onzième MUR a fait fort. Je ne sais pas comment Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry dénichent de tels artistes ! Mais pour ce début d’année, chapeau !!!

Ratur, Arthur Maslard en pleine création sur le MUR d’Orléans vendredi 26 janvier

Ratur, Arthur Maslard est né en 1983 au Havre. En 2001 il étudie dans une école de communication visuelle. En 2007 il fonde avec son frère et un ami Rouennais, le collectif MV3. Depuis en indépendant, il est un des artistes peintres et graffeurs qui parcourt le Monde. Il a produit des fresques et participé à des expositions en Europe, aux Etats Unis, principalement à San Francisco, Honolulu. Quelques grandes villes de France comme  Montpellier l’accueillent ou Nice prochainement.

Une des particularités de Ratur est de préparer ses couleurs. Il utilise la peinture acrylique.

Pour cette fresque Ratur a abandonné la bombe pour peindre à la brosse.

Les spécialistes le situent dans la lignée de grands comme Vermeer (1632-1675), Eugène Delacroix (1798-1863) , Le Caranage (1571-1610) dont on peut retrouver des œuvres au Musée des Beaux Arts d’Orléans.

Nouveauté ce vendredi 27 janvier, le MUR d’ORLEANS prend ses aises en s’engageant dans la rue des Carmes.

Un moyen de se faire mieux découvrir… pour les habitués du Cinéma

Autre innovation la mosaïque de Mifamosa, un autre genre des arts de la rue

 

Mifamosa a décoré d’autres plaques en ville

A La Source depuis cet été

Découvrez Ratur à l’œuvre pendant 2 mm de vidéo

Mélange des peintures, travail à partir d’une préparation photographique sur son smartphone, commentaires d’un enfant sur les couleurs.

Fresque terminée

 

 

Ratur peint une fresque murale comme une toile…peut être comme les peintres de la Chapelle Sixtine… Ici la peinture s’intègre avec réalisme au voisinage du cinéma .

 

Le choix des promoteurs du MUR d’ORLEANS  est judicieux ; en invitant Ratur ils proposent aux orléanais une autre palette de la diversité de la peinture de la rue . Nous avons beaucoup de chance ! J’espère que beaucoup de passants s’arrêteront, que de nombreux élèves viendront avec leur professeur.

Suite de la balade (carte extraite du Guide du Street art à Paris) de Stéphanie Lombard Editions Alternatives )

J’ai suivi les conseils des jeunes lycéens rencontrés rue de l’Ourcq, j’ai longé le canal et le Bassin de la Villette, je me suis arrêté devant le Pavillon des Canaux.

J’aime ces illustrations façon Mucha (1861-1939), fer de lance du style Art nouveau

Rue Henri Noguères

J’ai dû demander plusieurs fois mon chemin pour trouver la rue Henri Noguèreset le mur que m’avait conseillé les jeunes de la rue de l’Ourcq, malgré cela j’ai constaté que les quelques promeneurs du quai de Loire, sur le bord du Bassin de la Villette connaissaient cette rue …Et si le graffiti avait conquis le 19ème et ses habitants !

Début de la rue Henri Noguères

Le fond en noir en blanc, la ville…

Vue d’une extrémité de la rue Henri Noguères de l’autre coté de cette rue piétonne, un collège

Le lettrage, l’art premier du street art ?