Le dernier WE de juin 2018 pour la 15ème fresque du MUR Orléans, un nouveau grapheur « performait » rue H.Roy .(voir mes précédents billets)

BIMS, cet artiste venu de Perpignan, devait réaliser la fresque en une journée. Certes la veille il en avait tracé les grandes lignes mais la performance est  exceptionnelle. Pas étonnant car BIMS se plait à peindre dans des lieux interdits comme sur les trains ou dans les couloirs de métro, il faut faire vite pour éviter les amendes.

Esquisses effectuées la veille

Il est 10h BIMS s’engage sur son mur devant les passant de ce samedi matin

Ici rue Henri Roy le lieu, en plein centre d’Orléans est réservé au street art depuis plus d’un an par le service de la culture de la ville.

Avec BIMS nous avons la chance de découvrir un nouveau style de graff.

La cartouche concoctée par Ludovic et Jean Michel instigateur du MUR d’ORLEANS

Rencontres entre Ludovic Bourreau, commissaire d’exposition et BIMS

BIMS raconte comment il s’est mis à ce nouveau style composé de délavés « je faisais du cubisme, je voulais changer … »

De retour devant le mur vers 16h, la fresque est terminée.

Bims a pris son appareil photo pour mémoriser son œuvre « le seul moyen, me-dit-il, pour avoir un souvenir de mes fresques ». Le 31 août, cette peinture sera recouverte par une autre. C’est la destinée des graff !

 

 

Petit retour en arrière

Quand nous allions dans la famille de Chloé, nous étions toujours admiratifs par les dessins qu’elle ramenait de l’école primaire et que fièrement sa maman punaisait sur les murs de la cuisine. Pendant la période du lycée, toujours très douée, elle suivait au moins une fois par semaine des cours de dessins et de couleurs . A notre grand étonnement après ses études supérieurs d’ingénieurs, Chloé a repris de chemin des cours de dessins et de peinture.

Chez elle, sa chambre et la cuisine familiale ont toujours été comme des petites galeries d’art . Puis est venu le temps d’Instagram, et son adresse « loe.mare »; là elle peut mesurer sa jeune notoriété, qui l’étonne toujours, par l’intermédiaire des « j’aime » ou « like » pour chacune de ses réalisations de peintures. Je ne sais pas qui lui a fait connaître Maurice . C’est ce dernier qui l’a invité à exposer le week end dernier.

Chloé à La Bastille

 

L’invitation sur Facebook

Rue Saint Sabin, une petite rue presque piétonne  dans le quartier très animé de la Roquette près de la Bastille à Paris, en cette fin d’après midi de dimanche, un attroupement de jeunes sur le trottoir en face de l’Espace 7 .

C’est dans ce lieu, une galerie d’exposition en location, que Maurice expose ses œuvres et celles de ses « friends ».

Je me retrouve donc invité par Chloé pour cet événement important pour elle car c’est la première fois qu’elle expose ses peintures en dehors de chez elle.

Chloé devant ses peintures

En haut « James » huile sur lin, en bas « Krakan » acrylique sur coton les deux peintures exposées par Chloé

Une présentation toute en sensibilité

Les amis de Chloé

Pierre Kubes devant ses photos noir et blanc pour la rue

Collages d’affiches récupérées de Syham, enseignante en école primaire à Marseille

Aquarelles sur papier de Camilla Kjeldal

Merci à tous ces jeunes artistes pour leur accueil, leur simplicité. J’ai été impressionné par le sérieux avec lequel elles et ils expliquent leurs réalisations. Toutes et tous ne vivent pas de leurs peintures, de leurs aquarelles ou de leurs photographies, comme on dit, ils débutent dans la vie active, enseignants ou ingénieurs mais leurs temps libres ils le consacrent certainement tout entier à leur passion, le dépassement de soi pour « le beau ». Merci de nous faire partager vos …chefs d’œuvres, vos parents doivent être très fiers !

« Louvoyer » collage et acrylique de Maurice

Tous les mois, un nouvel artiste graffeur s’exprime sur le Mur Orléans, invité par Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry en collaboration avec le service culturel de la ville d’Orléans.

Le dernier vendredi et samedi de mai 2018, Stéphane Carricondo artiste parisien réalisait la 15ème œuvre du Mur d’Orléans. Celle ci restera jusqu’au 23 juin. Je n’ai pas pu aller filmer l’évolution du travail de l’artiste mais comme tout orléanais curieux je suis allé faire un tour rue H.Roy près du  Cinema des Carmes.

En explorant cette fresque ma mémoire m’a transporté en Afrique, d’une part au Mali dans la région des Dogon, puis au Burkina et plus tard en 2011 au Musée du Quai Branly. Voir mon blog .

Dans un billet de ce blog j’avais fait le rapprochement mais aujourd’hui c’est un artiste contemporain à Orléans qui provoque mes souvenirs.

Des fresques

Fresque perenne ….L’Auvent de Desplagnes à Songho au Mali, pays Dogon, du nom du lieutenant Desplagnes qui l’a découvert en 1905 (archive personnelle 2003)

Fresque temporaire , sur le Mur d’Orléans les peintures de Stéphane Carricondo

Présentation de l’artiste

Des portraits

Des figures d’animaux

Détail du Auvent de Desplagnes à Songho , les figures ont été interprétées par Griaule le célèbre ethnologue français, spécialiste des Dogon entre 1935 et 1939.

Pays Dogon, Muséee du quai Branly (archive personnelle 2011)

Des figures humaines

Remarquer la finesse de la peinture

Finesse du maquillage, jeune peul du Burkina 2005 (archive personnelle)

 

En publiant de nouveau ces photos de l’Auvent de Desplagnes au Mali je me demande si cette merveille du patrimoine est encore visible des touristes compte tenu de la situation militaire dans le région.

 

Périgny est une ville qui jouxte La Rochelle à l’est .

En ce moment jusqu’au 20 juin 2018 la Médiathèque expose des œuvres d’artistes locaux du street art.

Invité par Adam, un habitant de Périgny, nous avons visité cette expo bien sympa. J’ai eu aussi la chance de rencontrer l’animateur de la Médiathèque. Il m’a fait partager sa satisfaction de recevoir beaucoup d’élèves des classes de Périgny. Il y a même une classe qui revient  plusieurs fois pour s’initier au dessin et au graff.

Ci dessous quelques images de cette exposition .

Vue générale de l’expo

Un panneau pour faire l’historique du street art dans le Monde. La dernière image est celle du Gabut le temple du street art à La Rochelle depuis 1998.

Un des coins pédagogiques

Tableau de Drast, un autre artiste de La Rochelle

Peinture d’EPEO, graphiste, graffeur de La Rochelle. Il a travaillé avec des détenus de la prison de Saint Martin en Ré

Autre style d’EPEO

Clin d’oeil à sa ville , d’EPEO

La fresque pérenne de la salle de lecture de la Médiathèque

Vivement la nouvelle fresque de la zone industrielle de Périgny que le maire a promis lors de l’inauguration de l’exposition.

 

 

Les 23 et 24 mars 2018, le MUR d’Orléans accueillait  son 13 ème graffeur, GoddoG.

GoddoG,  de son véritable nom Damien Mauro, est un artiste de rue né en 1983 à Châlons en Champagne.

Avec Ludovic Bourreau, un des promoteur de ce MUR.

 

Comme tous les graffeurs qui se produisent au MUR d’Orléans, Damien, GoddoG n’hésitait pas à dialoguer avec les « spectateurs ».

Comme Matisse, trois fenêtres ouvertes sur …

Quand je suis arrivé sur les lieux de la « performance », près du cinéma des Carmes, Goddogs était  entrain de peindre un carré en superposant des couches de bleu et de blanc tantôt à la bombe aérosol tantôt à la brosse plate. Cet élément de sa réalisation semblait décalé par rapport au reste de la fresque. Quande je l’ai filmé le graffeur s’est presque excusé de « barbouiller » ainsi.

Quand la fresque a été terminée j’ai vu dans ces 3 éléments de « barbouillage » des ouvertures sur l’extérieur, peut être comme Matisse aimait ouvrir ses toiles sur des paysages vus de la fenêtre.

Les trois fenêtres d’après moi…

C’est la première fois que je voyais dans les fresques que nous propose la ville d’Orléans sur ce MUR de tels éléments où l’artiste semble jouer avec la matière peinture dans son volume et ses nuances d’une façon aussi libre et si réfléchie (voir la reprise à quelques minutes de la fin de la réalisation dans la vidéo ci dessous).

Il explique à Ludovic ce qu’il aime faire .

Les différentes techniques de GoddoG

Brosses, rouleaux, bombes aérosol ( acryliques ou traditionnelles) avec les 30 buses différentes, masques sous forme de rubans adhésifs de peintre .

Une performance qui attire de plus en plus de spectateurs

Malgré un vent glacial le public était au rendez vous

Dans la ville, la fresque terminée, visible un mois

Comme tous les fins de mois, un artiste s’est emparé du MUR d’ORLEANS. C’était le jeudi 22 février 2018. Franck Pellegrino arrivait directement de Paris. Malgré le froid Franck Pellegrino s’est mis à l’œuvre sur le tableau blanc, le mur repeint  par les initiateurs  Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry accompagnés par la Ville d’Orléans. Depuis le 26 janvier ce Mur du Centre ville d’Orléans était l’œuvre du peintre Ratur . C’est la règle chaque mois ce Mur est recouvert comme dans de nombreuses villes de France  !

Franck Pellegrino est né en 1986, il réside à Paris mais il se déplace dans le Monde, il revenait d’Afrique du Sud…

Samedi Franck Pellegrino avait terminé sa fresque .

L’intérêt de ce Mur est d’être peint dans un style différent chaque mois. Ce mois -ci on retrouve un ensemble de lignes droites et de courbes.

Le Mur d’Orléans pour son onzième MUR a fait fort. Je ne sais pas comment Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry dénichent de tels artistes ! Mais pour ce début d’année, chapeau !!!

Ratur, Arthur Maslard en pleine création sur le MUR d’Orléans vendredi 26 janvier

Ratur, Arthur Maslard est né en 1983 au Havre. En 2001 il étudie dans une école de communication visuelle. En 2007 il fonde avec son frère et un ami Rouennais, le collectif MV3. Depuis en indépendant, il est un des artistes peintres et graffeurs qui parcourt le Monde. Il a produit des fresques et participé à des expositions en Europe, aux Etats Unis, principalement à San Francisco, Honolulu. Quelques grandes villes de France comme  Montpellier l’accueillent ou Nice prochainement.

Une des particularités de Ratur est de préparer ses couleurs. Il utilise la peinture acrylique.

Pour cette fresque Ratur a abandonné la bombe pour peindre à la brosse.

Les spécialistes le situent dans la lignée de grands comme Vermeer (1632-1675), Eugène Delacroix (1798-1863) , Le Caranage (1571-1610) dont on peut retrouver des œuvres au Musée des Beaux Arts d’Orléans.

Nouveauté ce vendredi 27 janvier, le MUR d’ORLEANS prend ses aises en s’engageant dans la rue des Carmes.

Un moyen de se faire mieux découvrir… pour les habitués du Cinéma

Autre innovation la mosaïque de Mifamosa, un autre genre des arts de la rue

 

Mifamosa a décoré d’autres plaques en ville

A La Source depuis cet été

Découvrez Ratur à l’œuvre pendant 2 mm de vidéo

Mélange des peintures, travail à partir d’une préparation photographique sur son smartphone, commentaires d’un enfant sur les couleurs.

Fresque terminée

 

 

Ratur peint une fresque murale comme une toile…peut être comme les peintres de la Chapelle Sixtine… Ici la peinture s’intègre avec réalisme au voisinage du cinéma .

 

Le choix des promoteurs du MUR d’ORLEANS  est judicieux ; en invitant Ratur ils proposent aux orléanais une autre palette de la diversité de la peinture de la rue . Nous avons beaucoup de chance ! J’espère que beaucoup de passants s’arrêteront, que de nombreux élèves viendront avec leur professeur.

Suite de la balade (carte extraite du Guide du Street art à Paris) de Stéphanie Lombard Editions Alternatives )

J’ai suivi les conseils des jeunes lycéens rencontrés rue de l’Ourcq, j’ai longé le canal et le Bassin de la Villette, je me suis arrêté devant le Pavillon des Canaux.

J’aime ces illustrations façon Mucha (1861-1939), fer de lance du style Art nouveau

Rue Henri Noguères

J’ai dû demander plusieurs fois mon chemin pour trouver la rue Henri Noguèreset le mur que m’avait conseillé les jeunes de la rue de l’Ourcq, malgré cela j’ai constaté que les quelques promeneurs du quai de Loire, sur le bord du Bassin de la Villette connaissaient cette rue …Et si le graffiti avait conquis le 19ème et ses habitants !

Début de la rue Henri Noguères

Le fond en noir en blanc, la ville…

Vue d’une extrémité de la rue Henri Noguères de l’autre coté de cette rue piétonne, un collège

Le lettrage, l’art premier du street art ?

 

 

Carte extraite de l’excellent Guide du Street Art à Paris de Stéphanie Lombard Éditions Alternatives 13,50€

J’ai eu l’occasion sur ce blog de faire un billet sur le Parc des Buttes Chaumont « le jardin de ma petite fille », j’aurai pu intituler ce billet « les récréations artistiques de ma petite fille ». Malgré la pollution et toutes les contraintes de la vie parisienne, dans son quartier elle bénéficie de galeries d’art à ciel ouvert, l’art de la rue. C’est pourquoi ces derniers jours j’ai commencé une balade sans son quartier à la recherche de cet art de la rue.

Rue de l’Ourcq

A 5 mn du métro Laumière, continuez sur la populaire avenue Jean Jaurès en direction de la porte de Pantin et La Villette. Avant  le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer dite petite ceinture qui enjambe l’avenue, prenez à gauche et tout de suite l’enchantement des couleurs, provoque une énorme surprise dans cet environnement d’immeubles pour la plupart quelconques.

Contrairement à d’autres lieux, les arcades de la ligne ferroviaire n’ont pas été transformées en magasins chics ou en ateliers d’artisans, elles ont été fermées par une palissade de parpaings ou de planches en mauvais état. Mais nous ne sommes pas dans un quartier à touristes, alors pour les HLM qui dominent de leurs vingts étages ces rues, ça devaient être suffisant !

Par leurs traits et leurs couleurs les artistes ont transformé complétement ce site. Malgré l’inscription de ce spot à l’Office du Tourisme de Paris, je ne sais pas si les touristes viennent nombreux ici . Le 19ème est trop souvent montré du doigts à cause de quelques voyous. J’ai repéré dans les yeux des passants, pourtant habitués à passer devant ces fresques monumentales, une certaine fierté de voir un photographe s’arrêter chez eux. Ils me font penser aux « voisins » d’une cathédrale qui ainsi redécouvrent qu’ils ont chez eux un chef d’œuvre qui attire. Rappelons qu’à quelques minutes de marche se trouve un autre chef d’œuvre de l’art contemporain, la « Philharmonie » de Paris à l’architecture étonnante.

 

Début de la rue

Plus loin

 

Tiens ! la panthère de Marko93 que les orléanais ont vu sur le « Mur d’Orléans »

Symphonie de rouge

Les habitants se sont mis en couleurs

DAcRuZ est un artiste qui a grandi dans le 19ème.
Après avoir parcouru le Monde Il a créé en 2006 le Festival Ourcq Living Colors qui a fêté ses 10 ans d’existence en 2016 (texte tiré du livre de Stéphanie Lombard)

Diversité en attendant le bus

 

Pub en danger ?

Ma balade va se poursuivre grâce à l’aide de jeunes de passage auxquels j’ai demandé : « s’il y aurait dans le quartier d’autres graffitis comme ceux-là ? » sans hésitation l’un d’eux m’a guidé vers une rue piétonne à un quart d’heure de la rue de l’Ourcq en passant par le bassin de la Villette.

Suivez moi sur un prochain billet et n’hésitez pas à commenter ou documenter ce billet car je ne suis pas spécialiste. Merci

 

Le Mur d’Orléans vient de changer de décor. Les promoteurs Jean Michel Ouvry et Ludovic Bourreau ont invité MISSY à y installer son univers. C’est ainsi que vendredi et samedi dernier, 24 et 25 novembre 2017, le MUR de la rue Henri  Roy a accueilli sa première artiste femme, Missy.

Malheureusement je n’ai pas pu être disponible, entre deux averses de saison, pour filmer sa réalisation comme à mon habitude (voir sur ce blog « Arts urbains ». J’espère que Missy a eu beaucoup d’admiratrices et d’admirateurs, notamment des élèves d’un collège d’Orléans qui s’initient avec leur professeur d’arts plastiques, au street art .

Samedi matin j’ai eu la chance de ce magnifique sourire, que je vous fait partager.

Les premiers traits de vendredi matin

Vendredi après midi

Samedi midi

Samedi soir en lumière

Tout en délicatesse…