Rencontre avec un agriculteur breton éleveur de poulettes

Rencontre avec un agriculteur breton éleveur de poulettes

Le dernier WE nous sommes allés en Bretagne dans le Morbihan et dans « les terres ». Nous étions invités par un couple d’amis dans la campagne près de Locminé.

Notre ami est agriculteur éleveur de poulettes.

Il nous parlait toujours de ses poulettes, malheureusement nous ne les avons pas vu, elles étaient « parties » !

Mais de quoi nous parlait-il toujours ainsi: il fallait que l’on vienne les voir, ça lui donnait beaucoup de travail, ça rythmait ses déplacements hors de la région, etc…

Jean est donc éleveur de futures poules pondeuses. Il reçoit des poussins de 1 jour et livre 4 mois après des poules pondeuses.

En conséquence 2 moments très forts rythment ses saisons .

D’abord préparer l’élevage (étaler le lit de paille, mettre en place les outils de chauffage et des nourritures) pour l’arrivée des poussins : « il faut être 4 ou 5 pour décharger les caissettes et « jeter » rapidement les poussins sur leur lit de paille ». Ces derniers vont se regrouper sous les lampes pour se réchauffer. Ce travail demande beaucoup de doigter car il faut se baisser , aller vite et répartir les poussins dans le lieu.

Pendant 4 mois les poussins vont grandir et multiplier leur poids par 20 . Cette période demande de la vigilance car il faut que tout marche bien le chauffage, la distribution de nourriture, les pipettes d’eau.

Puis dans la nuit pendant le sommeil des poussins devenus poulettes, des camions emporteront les gallinacés vers d’autres cieux pour produire les oeufs.

« Il y a souvent besoin de communiquer avec les chauffeurs de camions qui n’ont pas l’habitude de venir, car trouver la ferme n’est pas simple dans le détale de petites routes de cette campagnes, il y a aussi l’équipe de ramasseurs à coordonner » .

A ce moment-là, j’ai découvert un métier « ramasseur de volailles ». Il s’agit de personnes qui travaillent en équipe d’une dizaine et qui passent de ferme en ferme dans la région. Ils doivent prendre les poulettes par les pattes et les placer (sans les étouffer ») dans des cages qui seront rangées dans le camion. Cette tâche doit se faire très très rapidement ; faire passer près de 22 000 poules de l’élevage au camion en 3 heures est un exploit renouvelé tous les matins par ces professionnels du poulet. De plus les conditions d’hygiene ne sont pas des plus optimales (odeurs, horaires de travail, rapidité, force physique, gestes répétés…).

J’ai oublié une précision de taille : cette opération se déroule à 3 heures du matin ! Elle s’était déroulé quelques jours avant notre arrivée .

Maintenant les poulaillers sont vides . Jean a commencé de les vider de leur fumier.

A noter que pour préserver la nature (nitrate…nous sommes en Bretagne), ces détritus seront traités avant d’être épandu sur les terres . Nous avons vu dans plusieurs champs des gros tas de fumier déshydraté ( ils ne sentent plus rien).

La désinfection des lieux d’élevage est aussi une tâche très importante.

Dans deux semaines arrivera un nouveau contingent de poussins… Entre temps Jean s’occupera de ses cultures (le blé, le maïs, les épinards, les haricots).

Un agriculteur breton est bien occupé .

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