Les meilleurs moments de notre dernier séjour à Madagascar (2) Descente de la Tsiribihina, suite et fin

Les meilleurs moments de notre dernier séjour à Madagascar (2) Descente de la Tsiribihina, suite et fin

14 et 15 octobre 2008, deuxième et troisième jour.

Des pêcheurs nous allons en croiser, plus loin quand le fleuve s’élargit et devient moins rapide. La cuisinière Mamafac achetera de bateau à bateau une pêche de poissons-chats pour le dîner. Inutile de préciser notre étonnement de voir sur la table ce poisson d’eau douce si rejeté chez nous en France. Enfin de compte, dégusté à la lueur des bougies, voilà un poisson (celui de la Tsiribihina) dont la réputation est à revoir car nous nous sommes régalés .

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Pêcheur sur le fleuve Tsiribihina

En peu plus tard nous nous arrêtons dans un village, Begidro. Il semblerait que les villageois ont l’habitude d’accueillir les touristes, mais ça n’altère pas du tout leur gentillesse et même leur disponibilité pour poser pour le photographe.

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Jeunes filles se coiffant

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le boucher du village vend tous les morceaux du zébu à même la charette

Nous allons à l’école comme prévu au programme. Il y a 3 classes , un des deux instituteurs s’occupe de 2 classes en même temps. Nos questions sont nombreuses, nombre d’élèves réguliers, absentéisme pour cause de travaux dans les champs, programmes, le français, etc…Malgré la cohue que notre visite provoque nous voyons que les élèves se remettent très vite au travail, qu’est ce que ça serait en France ?

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L’instituteur pose avec ses élèves de CM

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En Cours Elémentaire  il n’y a pas une table pour tous les élèves

Après ce court passage nous repartons sur notre chaland avec un passager supplémentaire, un brave coq acheté au village . Il restera sagement dans un coin de la cuisine en attendant de se retrouver demain dans notre assiette.

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Il revient du village où il a acheté fruits et …coq


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Mamafac avec le coq qu’elle passera à la casserole…

Un moment important de cette journée pour les naturalistes en herbe que nous sommes ou les experts , nos compagnons René et Christine, sera le passage devant de grandioses falaises peuplées d’une multitude d’oiseaux ; notre skipper fera même demi tour pour nous offrir une deuxième observation.

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La falaise, le HLM de tous les oiseaux de la région !

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Perroquet noir et blanc

Le temps passe, il faut penser au bivouac, il faut trouver du bois pour le feu ; notre équipage part dans la forêt et ramène d’énormes branches qu’il stocke sur le toit du navire.

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un de nos membres d’équipage a trouvé du bois pour le feu de camp de ce soir

Cette deuxième soirée sera inoubliable ; nous vivons un spectaculaire coucher de soleil pendant que de l’autre coté du fleuve la lune se lève.

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Quelques temps avant nous avons eu droit à un sympathique concert improvisé offert par notre équipage sur le pont supérieur. Dès le premier jour nous avions été intrigué par une guitare et voilà qu’un artiste, Rasta…nous émerveille de ses mélodies dans le jour descendant.

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Rasta…sur la terrasse du Chaland

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Comme Roméo et Juliette (Victoria)

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Plus loin, à l’écart d’autres chalands nous nous arrêtons. Tout de suite une petite troupe de villageois venue de la forêt nous accueille en musique, ils resteront là pour notre plaisir jusqu’à notre départ de la plage le lendemain. Les petites filles dansent, le grand père joue de la guitare traditionnelle à 4 cordes, les mamans resteront là pendant toute la soirée veillant sur leurs bébés.

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Les jeunes danseuses du village

Le bivouac est plus calme et nous nous endormons la tête pleine d’images et de sons que seule Madagascar nous réserve.

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Après une bonne nuit (on commence à s’habituer…)

Le lendemain, déjà le dernier jour ! Nous sentons que nous approchons de la mer , le fleuve s’étale de toute son aise dans la plaine. Les bateaux de passagers et de marchandises sont plus nombreux. Nous croisons également des chalands sans touriste qui, comme le nôtre, demain, reviennent à leur point de départ. Sans arrêt, en remontant le courant, il leur faut 3 jours et 3 fois plus de carburant. Ils naviguent de nuit (nous en avons vu puis entendu), sans feu de position, sans balise, seulement grâce au savoir faire du skipper.

Vers midi nous arrivons à Tsimafana ; ce n’est pas tout à fait le bord du mer mais ce port se situe au départ de la route pour Morondave et le bac le relie avec l’autre rive en direction des Tsigys de Bemaraha.

Merci à tout l’équipage de notre chaland, il nous a permis de passer 3 jours exceptionnels.

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Notre équipage au grand complet devant leur chaland

Nous quittons nos compagnons de voyage qui, demain arpenteront ce massif unique au monde. Pour notre part, un chauffeur nous attend pour remonter sur Morondave en passant par l’allée des baobabs, la vitrine de Madagascar.

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L’allée des Baobabs sur la route de Morondave,  sur toutes les affiches touristiques de Madagascar

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