Après notre séjour à Yazd nous reprenons la route pour Varzaneh puis Ispahan. Nous sommes à 85 km au nord de Yazd au centre de l’Iran. Nous laissons la route principale pour entrer dans le village de Kharanaq. Ce dernier est constitué de deux villages l’un est surtout centré sur l’ancien caravansérail, l’autre est abandonné mais très touristique.

Des notre arrivée nous sommes attirés par ses maisons construites en briques sèches presque abandonnées. Notre guide, Majid, toujours prêt à nous faire rencontrer des gens, nous  entraine dans une maison qui semble habitée. C’est peut être un gîte sobrement rénové pour accueillir les  touristes . Il y a un petit jardin, du linge qui sèche. En entrant Majid appelle un éventuel occupant. Et nous sommes étonné de voir apparaître à la porte un homme âgé.

102 ans à Kharanaq

Très vite avec l’aide de notre guide, sur le pas de sa porte, nous faisons connaissance. Je ne sais pas si notre interlocuteur a l’habitude de visite comme la nôtre. Originaire du village, il nous explique que ses enfants sont partis à la ville car la vie est rude ici. Nous sommes à 1750m d’altitude et les hivers sont rigoureux. Il n’hésite pas à nous annoncer son âge, 102 ans. Son grand âge lui permet de promouvoir la vie à la campagne (manger nature, calme et grand air). Il parle aussi très facilement des bienfaits de l’amour et de la fidélité avec son épouse. Pour le moment nous n’avons pas vu son épouse ; il nous a précisé qu’elle a 10 ans moins que lui , mais où est-elle ? Pendant notre discussion elle s’est faite discrète en restant dans l’ombre au fond de la pièce. Quand nous nous quitterons il acceptera de poser avec elle.

Un village de plus de 1000 ans

Plus précisément le site est occupé par des hommes depuis 4000 ans.

Ce vieux village de l’époque sassanide n’a malheureusement pas survécu au temps, aux guerres et aux tremblements de terre.

Dans cette vallée, un des plus vieux pont d’Iran (40m de long et 1,5m de largeur) .

Pour des raisons qui restent encore inconnues, le village a été peu à peu abandonnée le laissant aujourd’hui à l’état de cité fantôme.

Des enfants s’amusent dans les ruines … Au fond la grande mosquée

En dessous du village, des paysans s’affairent, ici en Iran où le désert domine toute parcelle irrigable est cultivée.

Un caravansérail tous les 50 kilomètres sur la route de la soie

A l’époque kadjar ( 1796-1925 après JC) les caravanes de commerçants traversaient le désert. Ces refuges pour les personnes et les bêtes avaient une extrême importance dans ces régions désertiques. Ils étaient entourés de fortifications. Les paysans s’y installés également pour apporter nourritures et gîtes aux voyageurs.

Maintenant l’Etat iranien tente de restaurer le plus de ces caravansérails et de les transformer en hôtels pour les touristes. Celui de Kharanaq en est un exemple.

Des chambres de mieux en mieux restaurées pour les touristes









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