Nous avons remisé les valises pour le prochain voyage.

Nous sommes de retour d’Iran, la destination que nous avions choisie en 2017 pour aller voir un peu ce qui se passe en dehors de notre frontière et surtout comment vivent les gens de labas. Nous avions choisi Point Voyage, l’agence avec laquelle nous étions allés en Palestine (voir billets « Palestine ».

Notre parcours

Notre parcours, en train (1000 km) et en car (1400km)

Dans plusieurs billets je vous ferai partager ce qui nous a le plus marqué. Le prochain billet sera consacré aux femmes iraniennes .

L’IRAN, un grand pays

Il y a quelques années les infos que nous avions de ce grand pays venaient principalement d’exilés en Europe. Maintenant l’Iran est devenu « fréquentable » pour les français,  nous y avons rencontré plusieurs groupes de touristes français mais aussi italiens, allemands. La destination attire de plus en plus de touristes, àa se comprends tant les sites historiques sont remarquables et pour les touristes humanistes, les gens sont accueillants. Grace à la lecture de livre comme « Le petit guide des Usages et Coutumes IRAN » nous nous étions préparé à vivre un moment dans ce pays. Seul problème l’obligation du foulard pour les étrangères mais progressivement de l’avis des femmes du groupe « on s’y fait ». Le tchador (grande pièce de tissu posée sur la tête) est obligatoire dans certaines mosquées ou mausolées.

Avec ses 1 648 000 km2 (2,5 fois la France) dont les 2/3 désertique elle est peuplée quand même de plus de 80 millions d’habitants dont 70% habitent dans les villes (France : 67 millions). Sa population a doublé depuis 1980. Le taux alphabétisation est de 80%. On compte actuellement moins de 2 enfants par femme. Voir plus.

Quelques images de nos étapes  …

Téhéran, la capitale et les premiers contacts avec les gens

Shiraz, la ville de Hafez

Persépolis

Yazd, la ville de zoroastrienne et en fête

Varnazey, le désert

Ispahan

Kashan et ses palais

Qom, ville de pèlerinage

Et un groupe soudé par son guide Majid

La semaine dernière nous sommes allés visiter « Street Art City » près de Lurcy-Lévis dans l’Allier.

Dans la campagne entre Berry et Bourbonnais

Dès le portail franchi , je découvre des fresques gigantesques qui recouvrent les murs de cet ancien centre de formation de France Télécom, devenu propriété privée.

Autoportrait de muraliste argentin Alaniz

« Le migrant et la liberté » de Alaniz, souvenir d’un voyage avec des migrants syriens

 

Une rencontre exceptionnelle

Après une balade photographique, j’ai eu la chance de rencontrer des artistes en résidence, ouf ! ce lieu n’est pas une œuvre fantôme, il y a des gens !

Les artistes rencontrés. Seuls (de droite à gauche) Joris et Snek ont accepté d’être photographié.

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Nouvelle initiative d’artistes orléanais pour leurs concitoyens

Dans le centre d’Orléans, le Campo Santo  le cloître d’un ancien cimetière s’est transformé, cet été 2017, en galerie d’art. La particularité de cette exposition est que les œuvres ont été réalisées en public pendant deux jours le 18 et 19 juillet par des professionnels invités par l’Association Couleur Vinaigre. Dommage je n’ai pu assister, ni filmer cet événement. Faute de ce plaisir je viens de découvrir  la production de cette association orléanaise. N’hésitez pas un instant pour vous rendre au Campo Santo jusqu’au 20 Août 2017.

Pour en savoir plus : http://www.agenda-des-sorties.com/detail.php?id=115218

Sur fond de Cathédrale et d’Institut des Arts Visuels (bâtiment moderne), le Campo Santo

Comme d’habitude je ne vous propose pas un catalogue de cette exposition mais tout simplement quelques œuvres que j’ai photographié à ma manière…

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Depuis quinze jours le MUR d’Orléans se pare d’une nouvelle fresque. Ce MUR se situe sur la face droite ou ouest du cinéma des Carmes, rue des Carmes.

Cette œuvre de street art a été réalisée par un artiste orléanais ONIE .

Vendredi 23 juin après midi

Premiers traits

Premières couleurs

Samedi après midi

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En ce moment se tient en centre ville, à la Maison des Associations, le salon annuel de l’Atelier de St Marceau.

 

Les peintres de l’Atelier de Saint Marceau exposent

 

Dans cet atelier réputé à Orléans, des amateurs ont appris le dessin et la peinture, certains ont repris une passion de jeunesse qu’ils n’avaient pas pu satisfaire pendant la vie active. Tous les ans ils exposent leur plus belles œuvres pendant une semaine. Pour la plupart il ne s’agit pas de vendre mais de montrer à leur entourage et aux passants ce qu’ils ont réalisé dans le secret de l’atelier St Marceau avec les conseils d’un professeur ou chez eux parfois, en se retrouvant chez l’un ou chez l’autre.

Quand on discute avec eux, ils parlent surtout de leur recherche de modèles, de leurs tâtonnements, de leurs insatisfactions, de leurs fiertés. Certains expérimentent une technique, d’autres recherchent les meilleurs couleurs, toutes ces toiles ont une histoire voire une vie .

Une technique nouvelle pour Max, l’huile au couteau qui donne du relief …

Cette année le thème de l’exposition est la danse, alors ils sont allés cherchés dans leur trésor ou tout simplement ils se sont mis à illustrer cet art selon leur imagination. Chacun (il faudrait écrire au féminin car à l’Atelier St Marceau, il semblerait que le féminin l’emporte ) a choisi 4 toiles pour accrocher aux cimaises de la galerie temporaire, rue Ste Catherine.

Ce lundi, jour du vernissage pour les amis, grande effervescence ; le matin l’accrochage avec la recherche de présenter des toiles avec harmonie demande l’accord de tous les artistes ;  l’après midi alors qu’ils prépare le buffet qu’ils serviront aux invités, le reporter de Radio France Orléans, Momo, leur rend une visite impromptue. En direct à l’antenne ! plusieurs peintres s’expriment sur ses œuvres dans la bonne humeur qui caractérise Momo bien connu des orléanais. Malheureusement je n’ai pu enregistrer les interviews qui auraient agréablement illustré ce billet.

Quelques amis parmi les 14 participants

Mes coups de cœur

Comme d’habitude je publie uniquement les œuvres qui m’ont plus attirées. Je vous en présente donc une série très limitée.

Danse andalouse, Huile de Claude

Danse des vagues devant Biarritz, huile de Claude

Ballet contemporain

La Sévillanne, Acrylique de Arlette

Paysage australien, huile de Claude

La mouette , huile de Arlette

Et encore …

Je viens de recevoir un mail avec des nouvelles de cette association que j’ai rencontré en mai 2015 à Hébron, Cisjordanie. Au début de 2017 j’avais eu l’immense plaisir de retrouver par mail cette association (voir mon blog)

Je ne tarde pas pour vous partager ces nouvelles heureuses. Pourtant dans cette ville, dans cette région, la domination israélienne sévit chaque jour, c’est ce que l’on lit et voit dans nos médias européens.

Malgré tout, ce rapport  d’activité montre que l’Association « Hebron France Association » agit. Par ces infos, les responsables de l’Association montre l’importance de leurs relations avec des villes et assos françaises . J’ai noté une classe d’un collège de Clermont Ferrand, le Consulat Général de France, le chef Vincent Lucas, l’écrivaine Soline de Laveleye, la Fondation Tamer, la mairie d’Arceuil, Médecins sans frontières, l’association Citrus, antenne de Solidarités Jeunesse dans l’Aveyron et la Francophonie.

Les sujets abordés (extraits)

FRANCOPHONIE

Cours de français :

Les trois cours de français avec Baptiste et Zakia continuent et les étudiants préparent le DELF’ qui aura lieu fin mai à l’association, en niveaux A1, B1 et B2.

Dans la vieille ville, pendant le camp d’hiver de janvier (10 séances): cours de français tous les midis avec 6 élèves en suivant le thème « les enfants en France ». Travail à partir de vidéos de TV5 monde sur une classe de collégiens à Clermont-Ferrand.

En février la Semaine de la gastronomie française est venue à l’association : le chef Vincent Lucas a appris à une quinzaine d’étudiants de français comment préparer un risotto et un poisson poché, et la boulangère Anne-Cécile barbier est intervenue auprès des femmes travaillant dans la vieille ville. Echanges de recettes de cookies au halawa et de pain au zaatar…

ACTIVITES ENFANTS

Photo de l’Asso

Le 12 janvier un groupe d’enfants étudiants de français et de musique a pu assister à l’Open Day Philharmonie à Bethléem. Découverte d’instruments, discussion avec les musiciens… Des membres du club francophone se sont aussi joints au groupe !

Plusieurs formations et activités ont été organisées avec la Fondation Tamer, dont la Semaine nationale de la lecture du 1er au 7 avril. Les enfants ont travaillé sur une histoire pendant plusieurs jours, et en ont joué des extraits.

ASSISTANAT SOCIAL

A partir de la mi-mai la fréquentation aux diverses activités étant donné  les examens finaux puis le début de ramadan.

Il y a eu 119 visites chez l’assistante sociale entre janvier et mars. Sur ces  cas, 14 relevaient de problèmes sociaux, 60 de problèmes économiques, 21 de problèmes psychologiques et 20 de problèmes de santé.

Tous les lundis matins un groupe de femmes continue de se réunir et fait des activités et des jeux pour réduire le stress avec l’assistante sociale. Une session a été destinée à discuter avec les mères comment aider les enfants à faires leurs devoirs d’une façon ludique.

TOURISME ALTERNATIF

Photo asso

Ce semestre nous avons organisé des visites pour près de 550 personnes avec notamment les organismes suivants :

– CCFD

– Ecole biblique et archéologique

française de Jérusalem

– France Palestine Solidarité

– Maison d’Abraham

– Siraj

– Diwan voyage

100 personnes ont par ailleurs passé une nuit chez l’habitant.

Dans le cadre du projet « Sensibilisation des jeunes palestiniens au patrimoine et à l’environnement » commencé en 2011, Kholoud est intervenue dans 5 écoles avec la collaboration du Ministère de l’éducation.

VOLONTARIAT 

Nos deux volontaires Laura et Agathe nous quittent en juin.

 Elles ont eu leur rassemblement de fin de volontariat à Ramallah du 1er au 3 avril. 6 volontaires SVE étaient présents (de Ramallah, Naplouse et du camp de Deisheh). Le groupe a échangé sur les expériences de chacun, les projets accomplis et à venir, dans une très bonne ambiance.

Nous espérons pouvoir envoyer un palestinien du club francophone en France à partir de septembre, pour un volontariat d’un an avec l’association Citrus, antenne de Solidarités Jeunesse dans l’Aveyron.

Cliquez sur ce lien pour lire l’intégralité du rapport envoyé par mail aujourd’hui

Rapport d’activité janvier-mai 2017

Ci dessous une vidéo réalisée lors de notre passage dans laquelle Omar présente cette association.

 

Jeudi dernier 20 avril j’ai eu la chance de partager avec 900 autres orléanais, la joie de vivre d’une artiste caribéenne de 77 ans , Calypso Rose.

Avec mon Iphone (pas très autorisé) j’ai collecté quelques souvenirs de cette soirée de bonheur partagé .

En anglais elle expliqué son parcours musical depuis son adolescence . Ses origine africaines, sa grand mère est venue de Guinée comme les millions d’africains esclaves, transpirent dans sa musique , dans ses rythmes et  sa formidable vitalité. Tenir un tel concert pendant près de deux heures est une victoire sur la vieillesse.  Puisse-elle encore longtemps enchanter nos cœurs.

C’était formidable de voir presqu’un milliers de spectateurs communier ainsi avec elle, debout pendant pratiquement tous les morceaux.

Il y a quelques semaines la « Reine » comme l’a surnommé la presse locale, avait remporté la Victoire de l’album de musiques du monde de l’année, pour son album Far from home8.

Ci dessous quelques extraits du concert, principalement le final avec ce petit garçon qui dansait parmi les spectateurs du premier rang et qu’elle a fait monter sur scène avec elle…

Nous côtoyons de plus en plus des personnes dont les origines familiales sont hors de nos frontières régionales et même nationales. Très souvent les amis nous parlent de leurs grands parents venus d’Italie, de Pologne, d’Espagne, du Portugal et maintenant du Maroc, et autres régions du Monde.

Samedi soir notre maire racontait avec beaucoup d’émotion, l’histoire de son grand père immigré espagnol, arrivé dans la région en 1936, chassé par le régime franquiste.  Il s’exprimait ainsi devant les invités de l’inauguration de l’exposition élaborée par l’association régionale « Mémoires Plurielles », intitulée « Histoires de migrations » .

De gauche à droite, Hélène Mouchard-Zay (Présidente de Mémoires Plurielles), Olivier Carré, maire d’Orléans, Hélène Bertheleu, (co-commissaire de l’exposition).

Cette exposition est visible à l’Hôtel Cabu, 21 rue Ste Catherine à Orléans .

Ci joint le lien du Livret programme-WEB-

Dans la cour de l’Hotel Cabu (je recherche la signification exacte de cette installation, merci d’utiliser la rubrique commentaire)

« Ce sera l’occasion d’embrasser la diversité et la richesse des communautés installées sur notre territoire et de donner à leurs histoires, devenues les nôtres, une valeurs patrimoniales. » Olivier Carré, maire d’Orléans, député du Loiret . Extrait de la préface du livre de 230 pages  « Histoires de migrations, Intimités et espaces publics » publié pour guider le visiteur dans cette exposition.

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Il y a des personnes avec lesquelles on voudrait être ami et partager davantage. Matthieu Ricard est de ceux là.
Depuis plusieurs semaines mes proches m’avaient informé que Matthieu Ricard venait à Orléans invité par Fortissimo (voir sur un autre billet) .
Je connaissais cet homme pour l’avoir aperçu il y a très longtemps à la TV. Son parcours personnel n’était pas banal : fils de personnalités françaises connues, scientifique reconnu, il avait décidé d’aller vivre au Tibet et de devenir moine bouddhiste.

Progressivement il est devenu interprète du Dalaï Lama dans ses voyages en France. J’avais aussi découvert ses surprenantes photos vendues à Yellowkorner . Je n’avais jamais fait attention à ses écrits, n’étant pas attiré par l’orientalisme et la philosophie bouddhiste qui me semblait trop individualiste.

 

 

Vendredi 6 janvier, Matthieu Ricard était présent pour une rencontre gratuite exceptionnelle à l’Hôtel du Département (Orléans).

L’auteur de « Plaidoyer pour le bonheur » inaugurait un cycle de conférences du Département sur le thème du lien social et abordait le sujet de la fraternité devant près de 400 personnes qui s’étaient librement inscrites.

 

Les auditeurs sont assis dans le hall du Conseil Départemental vendredi après midi.

Cette conférence complétée par le concert donné quelques heures plus tard (voir le billet précédent) a été une révélation pour moi.

Je vais sûrement retrouver Matthieu Ricard dans ses livres. D’autant que sa philosophie rejoint, à mon avis, celle de Michel Serres dans le livre dont je viens de commencer la lecture  » darwin, bonaparte et le samaritain « .

En attendant je vous propose d’écouter des extraits de la conférence.

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Vu de la salle des fêtes, le moulin du Paradis( fin du XVIII, restauré récemment)

Vu de la salle des fêtes de Sancheville, le Moulin du Paradis ( fin du XVIII, restauré récemment)

Vendredi dernier 11 novembre 2016, dans toutes les communes de France, les anciens combattants, les fanfares, des enfants des écoles, les élus se sont retrouvés au Monument aux Morts pour commémorer la fin de la Guerre 14-18. A Sancheville, ils ont prolongé leur défilé jusqu’à la Salle des Fêtes. En effet ici, on ne s’est pas limité à la tradition de ce jour férié depuis 1922. La Mairie a décidé de faire de l’Education en mettant la salle  à disposition de collectionneurs et d’anciens ayant la mémoire de cette guerre.

sanc

france

Sancheville, bourgade de moins de 800 habitants n’a pas été géographiquement impactée par la guerre de 14-18 mais ses habitants (plus de 1000 à l’époque) ont vécu dramatiquement la catastrophe humaine. Plus »