Il y a un mois j’ai publié un billet intitulé « Précision suisse » pour montrer le travail étonnant d’un ami de Lausanne.

Je viens de recevoir de cet ami, René, le message suivant accompagné de belles et bonnes photos que je m’empresse de vous partager :

Bonjour les amis,

J’ai terminé la réplique de la Vaudoise. Ce fut un dur travail, notamment pour trouver du matériel et réduire à l’échelle 50. Si je devais recommencer (gros doute…) ce serait au 25ème. Donc l’échelle étant difficile, voir souvent impossible à respecter, les dimensions sont correctes que sur la coque, les mâts, le treuil, le gouvernail et quelques autres détails, tandis que l‘accastillage…, on fait avec ce qu’on peut ! Et puis chez les jeunes de mon âge (!) ça se travaille qu’avec les loupes d’horloger. En dehors de la chaîne d’ancre et celle pour hisser les antennes tout est fait main et personnellement. Néanmoins je suis fier et content d’avoir réussi car c’était pas gagné d’avance.
Si tu es intéressé et que tu trouves un moment tu es le(la) bienvenu(e) pour voir ,,la chose,, et boire le verre de l’amitié😉
Avec mes cordiales et amicales salutations.
René

BRAVO RENÉ et MERCI pour ces photos !

Ce premier WE de septembre, événement dans notre centre commercial de quartier .

La boulangerie a été fermée exceptionnellement les 1er et 2 septembre pour « changement de propriétaire ».

La boulangerie fermée ce samedi 1er septembre 2018

On ne se rend pas compte mais aller chercher son pain tous les jours pendant 18 ans c’est vivre 6 jours de 24h avec son boulanger ou son personnel (soit 158 heures à raison de 1,5 mn par 350 jours )  ! Voilà pourquoi je ne suis pas indifférent à ce changement de boulanger. De plus , ce dernier Jean Michel Devisme m’avait invité à visiter son fournil, j’ai même réalisé un reportage sur son travail avec quelques vidéos, que vous pouvez revoir en cliquant sur ce lien.

En famille pour une dernière photo dans leur boulangerie

Apprenti, puis ouvrier boulanger, il avait repris il y a 18 ans la boulangerie de mon quartier.

Il était un véritable artisan, il n’acceptait pas les productions industrielles, avec ses compagnons il réalisait « maison »  les différents  pains, les viennoiseries et les pâtisseries (réputées). Il était fier de l’équipement de son fournil, « le four le plus grand du département ».  Il semblait vivre pour sa boulangerie, certes il prenait sûrement quelques congés mais on le voyait presque tous les jours  derrière son comptoir après avoir réaliser la fournée du jour .  Je me souviendrais longtemps de la passion qui l’habitait quand il me montrait comment il travaillait pour faire un bon pain, croustillant et qui se conserve plus. Il travaillait avec une précision extraordinaire toujours attentif à son thermomètre et à son minuteur.

Monsieur Devisme devant son four pendant mon reportage

Monsieur Jean Michel Devisme, le boulanger,  espérait pour 2018 que la mairie redonnerait un nouvel essor à notre petit centre commercial de plus en plus délaissé . Des démarches ont été entreprises mais ça traine encore . Les gros centres commerciaux des environs attirent de plus en plus de clients : « il faut en fabriquer beaucoup de baguettes pour acheter aux minotiers la farine au même tarif que les grandes surfaces  » m’avait déclaré monsieur Devisme, m’expliquant qu’il comptait sur la qualité pour que les clients fassent la différence.

Mais Jean Michel Devisme n’a peut être pu patienté plus et a décidé de vendre pour s’engager dans une autre vie moins contraignante. Bonne chance à lui et à son épouse pour leur nouvelle vie .

Ces dernières heures, devant ses  fidèles clients,  il rêvait à haute voix de plage, de loisir et même il en invitait certains pour « une prochaine bouffe, un soir » ! heureux de se coucher plus tard sans craindre de ne pas se réveiller pour partir au travail. Pourtant il se vantait régulièrement de n’avoir jamais eu une panne d’oreiller depuis ses 14 ans et son apprentissage dans le métier.

Lundi 3 septembre un nouveau propriétaire reprendra l’activité. Espérons qu’il y aura toujours de bons croissants faits maison.

 

 

En 2015, nos amis de Lanslebourg nous avez fait connaître Montbas, un chalet d’alpage situé à 2073m d’altitude sur les hauteur de Bramans, commune de Haute Maurienne. J’avais raconter cette découverte dans mon billet intitulé : Fête à 2073m.

Cette année 2018 nos amis nous ont proposé d’y retourner, ce que nous avons accepté sans hésitation. Nous étions heureux de partager une sortie avec eux, toujours vaillants à plus de 80 ans. C’était l’occasion de revoir   Jean Noël et son accordéon . Sans oublier les saveurs de la gastronomie de Claire, issue de l’alpage.

Pour parvenir à ce chalet il faut environ une heure et demi de sentier en partant du bas de la vallée du Planey. Cette vallée est connue pour avoir été le témoin du passage des éléphants d’Annibal, selon quelques textes romains. Pour en être sûr il faudrait retrouver des défenses ayant appartenu à aux petits éléphants africains (disparus maintenant), capables de franchir les cols de la région à plus de 2000 m entre la France te l’Italie !

La montée

Tout le long du sentier, un jeu pour donner la force nécessaire

Arrivée sur l’alpage ça sent bon ! les sapins se font plus rare nous sommes à 2000m

Jean Noël est là pour nous accueillir ; il vient de sortir de sa cave une bouteille de blanc de Savoie qu’il nous propose de déguster. C’est un vin blanc de la région du tunnel du Chat près d’Aix les bains que lui a offert un ami qu’il avait aidé à la taille. Jean Noël a exercé de nombreux métiers : guide, gardien de refuge, vigneron, éleveur .

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Petit retour en arrière

Quand nous allions dans la famille de Chloé, nous étions toujours admiratifs par les dessins qu’elle ramenait de l’école primaire et que fièrement sa maman punaisait sur les murs de la cuisine. Pendant la période du lycée, toujours très douée, elle suivait au moins une fois par semaine des cours de dessins et de couleurs . A notre grand étonnement après ses études supérieurs d’ingénieurs, Chloé a repris de chemin des cours de dessins et de peinture.

Chez elle, sa chambre et la cuisine familiale ont toujours été comme des petites galeries d’art . Puis est venu le temps d’Instagram, et son adresse « loe.mare »; là elle peut mesurer sa jeune notoriété, qui l’étonne toujours, par l’intermédiaire des « j’aime » ou « like » pour chacune de ses réalisations de peintures. Je ne sais pas qui lui a fait connaître Maurice . C’est ce dernier qui l’a invité à exposer le week end dernier.

Chloé à La Bastille

 

L’invitation sur Facebook

Rue Saint Sabin, une petite rue presque piétonne  dans le quartier très animé de la Roquette près de la Bastille à Paris, en cette fin d’après midi de dimanche, un attroupement de jeunes sur le trottoir en face de l’Espace 7 .

C’est dans ce lieu, une galerie d’exposition en location, que Maurice expose ses œuvres et celles de ses « friends ».

Je me retrouve donc invité par Chloé pour cet événement important pour elle car c’est la première fois qu’elle expose ses peintures en dehors de chez elle.

Chloé devant ses peintures

En haut « James » huile sur lin, en bas « Krakan » acrylique sur coton les deux peintures exposées par Chloé

Une présentation toute en sensibilité

Les amis de Chloé

Pierre Kubes devant ses photos noir et blanc pour la rue

Collages d’affiches récupérées de Syham, enseignante en école primaire à Marseille

Aquarelles sur papier de Camilla Kjeldal

Merci à tous ces jeunes artistes pour leur accueil, leur simplicité. J’ai été impressionné par le sérieux avec lequel elles et ils expliquent leurs réalisations. Toutes et tous ne vivent pas de leurs peintures, de leurs aquarelles ou de leurs photographies, comme on dit, ils débutent dans la vie active, enseignants ou ingénieurs mais leurs temps libres ils le consacrent certainement tout entier à leur passion, le dépassement de soi pour « le beau ». Merci de nous faire partager vos …chefs d’œuvres, vos parents doivent être très fiers !

« Louvoyer » collage et acrylique de Maurice

 

Périgny est une ville qui jouxte La Rochelle à l’est .

En ce moment jusqu’au 20 juin 2018 la Médiathèque expose des œuvres d’artistes locaux du street art.

Invité par Adam, un habitant de Périgny, nous avons visité cette expo bien sympa. J’ai eu aussi la chance de rencontrer l’animateur de la Médiathèque. Il m’a fait partager sa satisfaction de recevoir beaucoup d’élèves des classes de Périgny. Il y a même une classe qui revient  plusieurs fois pour s’initier au dessin et au graff.

Ci dessous quelques images de cette exposition .

Vue générale de l’expo

Un panneau pour faire l’historique du street art dans le Monde. La dernière image est celle du Gabut le temple du street art à La Rochelle depuis 1998.

Un des coins pédagogiques

Tableau de Drast, un autre artiste de La Rochelle

Peinture d’EPEO, graphiste, graffeur de La Rochelle. Il a travaillé avec des détenus de la prison de Saint Martin en Ré

Autre style d’EPEO

Clin d’oeil à sa ville , d’EPEO

La fresque pérenne de la salle de lecture de la Médiathèque

Vivement la nouvelle fresque de la zone industrielle de Périgny que le maire a promis lors de l’inauguration de l’exposition.

 

 

Comme tous les fins de mois, un artiste s’est emparé du MUR d’ORLEANS. C’était le jeudi 22 février 2018. Franck Pellegrino arrivait directement de Paris. Malgré le froid Franck Pellegrino s’est mis à l’œuvre sur le tableau blanc, le mur repeint  par les initiateurs  Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry accompagnés par la Ville d’Orléans. Depuis le 26 janvier ce Mur du Centre ville d’Orléans était l’œuvre du peintre Ratur . C’est la règle chaque mois ce Mur est recouvert comme dans de nombreuses villes de France  !

Franck Pellegrino est né en 1986, il réside à Paris mais il se déplace dans le Monde, il revenait d’Afrique du Sud…

Samedi Franck Pellegrino avait terminé sa fresque .

L’intérêt de ce Mur est d’être peint dans un style différent chaque mois. Ce mois -ci on retrouve un ensemble de lignes droites et de courbes.

Une fois de plus les terroristes en attaquant dans le centre ville de Ouagadougou ont voulu isoler ce pays pourtant si accueillant . Je  me mets à penser à tous les visiteurs potentiels qui à cause de la peur que provoque ces massacres hésiteront à  venir dans ce petit et chaleureux pays africain. Combien de découvertes ne pourront pas se réaliser ! Combien de  sourires d’hommes et de femmes ne pourront pas se croiser, combien de rencontres entre les cultures seront supprimer. Le Burkina Faso était devenu le point de rencontre entre nous, les européens et les africains. Je sais que des événements dans les domaines des cultures avaient lieu régulièrement. Et puis cette ville malgré sa simplicité pour ne pas dire pauvreté toute africaine est si propre.

Mes deux séjours en 2003 puis 2005 sont resté ancrés dans ma mémoire et aussi dans ma bibliothèque de photo. Nous  n’y venions pas en mission d’aide, nous avions payé notre voyage.  Nous venions à la découverte d’autre culture et d’autres beautés humaines.

Je me souviens

…de la sérénité avec laquelle nous parcourions les trottoirs si vivants et remarquablement propre de la ville. Je me souviens des embouteillages qui freinaient notre chauffeur et son 4X4, impatient de nous faire découvrir les régions rurales .

La place des cinéastes ( en 2003 il y avait quatre salles de cinéma dans la ville)

Sur les trottoirs, l’hygiène d’un garde manger haut porté

Place des Nations Unies

Je me souviens …

De ce magnifique musée de la musique où l’on peut voir et entendre jouer les mélodies si étonnantes de l’Afrique. Malheureusement à cette période de nos voyages je n’avais pas les moyens d’enregistrer ?

Le musée de la Musique, avenue de l’Oubritenga

Je me souviens …

Du marché artisanal. Depuis seulement quelques mois, après l’incendie qu’avait subi le marché traditionnel,  le Maire avait décidé d’abriter les artisans volontaires dans un immense lieu un peu en dehors de la ville, pas loin du nouvel Hôpital. Ici les artisans pouvaient travailler dans de bonne condition et permettre aux touristes de choisir après d’agréables discussions avec les concepteurs-artistes.

Je me souviens…

Des soirées passées entre amis à l’Agence. Je me souviens des mets extraordinaires (principalement le capitaine) que nous concoctait la patronne aidée magistralement par son cuistot sénégalais. Il faisait bon se retrouver ainsi autour de la table, il y avait des professeurs de français qui travaillaient avec les profs locaux pour adapter les livres scolaires à la culture africaine. Nous parlions d’Afrique et des découvertes humaines que nous avions réalisées dans la journée. Ne sachant pas ce que sont devenus toutes ces personnes j’évite à augmenter la taille des photos ! Je ne sais même pas si l’Agence existe toujours compte tenu des restrictions de voyages touristique principalement dans les pays voisin comme le Mali.

 

Alors …

Concernant l’attaque de vendredi, je lis que la France est visée, je lis que la France en « ferait de trop » contre les islamistes, forte de son armée, sans soucis de négociations sérieuses .

Je lis aussi que la pauvreté pèse de plus en plus sur les ruraux, ce qui provoquerait des révoltes. Effectivement nous avons vu comment les paysans vivaient chichement. Je viens de lire ce matin que des français de ma région partent en mission, arborant leurs tee short du Lions Club, pour distribuer des fours solaires dans les campagnes. Sympa , important pour lutter contre le déboisement, mais …que ressentent les jeunes devant ce type de dons. Ces jeunes pensent peut être partir en Europe pour tenter leur chance, certains heureusement veulent changer la gouvernance de leur pays, d’autres iront jusqu’à confier leur destin à des prédicateurs d’une autre monde.

Je continue à penser que la richesse se partage ; si bloqués par la peur de l’attentat, nous ne pouvons plus aller à Ouagadougou pour seulement visiter et rencontrer nos frères en humanité, le fossé va continuer à se creuser malgré les dons qui donnent bonne conscience.

N’hésitez pas prenez l’avion et parcourez sereinement l’Afrique au gré de ses merveilleux paysages et tout simplement des sourires des rencontres toujours si recherchées.

Je viens de recevoir les vœux de l’Association d’ Echanges Culturels  Hebron-France. Nous nous sommes rencontrés en mai 2015 à Hébron avec un groupe d’amis de Point Voyages ( Voir mon billet de cette époque

et depuis nous avons gardé le contact grâce à Internet .

 

Les  amis d’Hebron œuvrent avec courage et persévérance pour la solidarité et la dignité de la population, malgré les attaques liées à la colonisation…Je ne sais pas si cette nouvelle année apportera des changements importants en Palestine mais j’ai vu, j’ai ressenti leur détermination et constate toujours leur volonté pour conserver des liens forts avec la France ; je suis amère quand j’observe le peu de considération des dirigeants de mon pays pour eux. Comment sensibiliser mon sénateur, mon député, mon maire, etc…à leur cause si juste ?

Je pense également à l’Association d’aide aux enfants de Silwan (Jérusalem Est) que nous avions rencontré et qui se bat contre la destruction de leurs maisons par des archéologues israéliens, toujours plus à l’œuvre selon des lectures récentes. voir cet article de XXI orient.

 

 

 

 

 

Voilà l’image que je viens de recevoir ce jour en messagerie directement de Shiraz.

Chaque année est une promesse de bonheur;

Et qu’en cette nouvelle année, milliers des joies viennent embellir votre vie

Signé :

Afrooz Hassan-Abadi

Pars Tourist Agency (PTA)

Département francophone

Je vous laisse l’adresse du site de l’agence qui nous a si bien reçue lors de notre « premier » voyage en Iran :

www.fr.key2persia.com

Et aussi

de Point Voyage notre agence préférée de France, sans elle nous ne serions pas allés en Iran :http://www.point-voyages.com/

Grâce au programme de notre séjour en Iran, consacré prioritairement à « Comprendre et Rencontrer » de l‘Agence Point Voyage, nous avons fait escale dans l’immense cour de la Mosquée de l’Imam à Ispahan. Nous y avons bénéficié d’une conférence donnée par un mollah.

La Mosquée du Shah ou de l’Imam

Ispahan La mosquée du Chah construite pour le souverain safavide Chah Abbas Ier entre 1612 et 1630. . Le bâtiment est également nommé Mosquée de l’Imam, en référence à Rouhollah Khomeini.

 

Vue de la Place Royale, longue de 500m sur 150m de large, la Mosquée a été construite dans la direction de La Mecque, son portail monumental qui se situe dans l’axe longitudinal de la place est donc légèrement décalé.

Le portail de la Mosquée du Shah ou de l’Imam.

La conférence

Un aménagement propice à la Communication entouré des madrasas.

En français, ce mollah qui avait séjourné dernièrement en France, nous a entretenu pendant près de trois quart d’heure ; nous étions à l’ombre, entouré par des monuments séculaires de la Mosquée datant du 17ème siècle. Des participants de notre groupe n’ont pas hésité à poser les « questions qui fâchent », ce qui ne semble pas avoir gêné notre interlocuteur qui a fait son job de communicant.

Comme il n’y avait pas de problème pour que je le filme… aussi je reprends ci dessous les thèmes abordés dans des courtes vidéos sans commentaire.

Être mollah

L’Islam source de conflit à cause des médias ?

Sur l’obligation du voile

 

Sur la politique ou laïcité et République Islamique

La Charia

La religion

L’interprétation du Coran…

Islam et territoire

La place des femmes en Iran

A l’intérieur , dans la salle de prières, sous le mihrab, on voit ici à droite la chaire ou minbar pour le prédicateur et la kiblah (fosse) pour l’imam qui dirige la pr!ère le dos tourné aux pratiquants.