Le 16 juin 2011 l’Organisation Internationale du Travail a adopté une convention internationale pour protéger les travailleurs et travailleuses domestiques.
A noter que les représentants de 183 pays ont adopté ce texte qui prévoit principalement des horaires de travail « raisonnables », un repos hebdomadaire.
Cette convention semble susciter beaucoup d’espoir compte tenu de la situation des domestiques dans certains pays, frôlant l’esclavage.
Lors de nos voyages dans certains pays nous voyons ces hommes et ces femmes attachés aux familles pour des salaires de misères et surtout avec peu de liberté.Ils s’occupent des enfants, de la maison et de la cuisine.
On n’en parle pas, elles sont la pour nous servir. On dit souvent que c’est dans les habitudes culturelles et familiales…
Si cette convention internationale pouvait être ratifiée par nos pays et de plus en plus de pays, notre civilisation en serait gagnante !
D’après l’ article de LE MONDE cette convention concernerait de 50 à plus de 100 millions de travailleurs.
Il reste à faire voter des lois contraignantes dans des pays où il n’y a pas de Code du travail . Il faudra surtout progressivement faire accepter culturellement cette nouvelle règle de vie en société.
Cette convention était indispensable, il me semble.

Jeudi en parcourant le marché de La Source près d’Orléans, j’ai rencontré des femmes très volontaires…

Le marché de La Source, lieu idéal des rencontres entre les cultures.

Le marché de La Source, lieu idéal des rencontres entre les cultures.

Les clients se pressent auprès du stand

Les clients se pressent auprès du stand

Nevin, Deniz, Ozgul et Claire fabriquent et vendent des crèpes appelées en turc Gozleme.

Nos quatre amies

Nos quatre amies

Elles ont décidé de s’installer sur ce marché haut en couleur un stand de confections de produits turcs.

Les gozlèmes sont fourrées au choix : poireaux, viande hachée, pomme de terre, fromage turc, épinards.

Les gozlèmes sont fourrées au choix : poireaux, viande hachée, pomme de terre, fromage turc, épinards.

Outre la motivation économique…nos quatre amies aiment à faire partager les délices de leur culture gastronomique. Voilà un bon moyen de créer ce lien indispensable à notre vie sociale. Et comme en France nous aimons les plats des « autres », ça marche ! Dans quelques temps ces délicieuses gozleme feront partie de la gastronome française … Nous oublions souvent que nous sommes le pays qui intègre le plus facilement les cuisines dites exotiques.

Préparation de la pate

Préparation de la pate

La cuisson

La cuisson

En attendant Nevin et ses amis travaillent fort pour proposer ses produits. Le problème est la difficulté de se faire une place au marché, il y a beaucoup de demande de ce genre et la mairie donne les autorisations au compte goutte.

Chez Névin, on commande et quelques minutes après le temps de faire des courses les gozlèmes sont prêtes.

Chez Névin, on commande et quelques minutes après le temps de faire des cources les gozlèmes sont prêtes.D’autres spécialités turques ont été préparées pour le marché.

Elle m’a expliqué qu’elle devait attendre 30 jours pour avoir le précieux sésame. Alors vous qui souhaitez goûter ces bonnes crèpes turques fourrées, n’hésitez pas à chercher un peu parmi les très nombreux commerçants du marché, Névin sera bientôt au rendez vous, avec sa volonté de travailler et de nous faire découvrir son pays d’origine.

Au Japon, le « corps des vétérans  » se proposent de remplacer les jeunes salariés en poste à Fukushima. Ils ont été 247 à se porter volontaire.
Ils n’ont pas été acceptés mais leurs motivations sont remarquables
- ils estiment que leur génération doit assumer les conséquences d’une politique nucléaire qu’ils ont consciemment ou non soutenu.
- ils expliquent que ce n’est pas une mission suicide, car ils estiment que le temps qu’ils ont a vivre n’est pas suffisant pour développer un cancer.
Bonne leçon de citoyenneté, qui redore le blason des retraites si souvent décries.
Voilà une bonne nouvelle pour notre civilisation !

Info lue dans « Le Monde » du 7 juin 2011

Je viens de recevoir des nouvelles de JP.
« Mes activités ont repris, plus que jamais prometteuses et intéressantes .
Je te transmets un échantillon visuel de ce que l’on peu trouver d’objets insolites siégeant dans des bureaux en cours de restauration . La guerre sera toujours pourvoyeuse entre autre de butins au plus fort ; c’est bien connu…. . « 

coffre

JP retourne en Côte d’Ivoire.

Il est revenu en France, dans sa famille, rapatrié par le Force Licorne il y a un mois, au plus fort de la tourmente. Tous les blancs étaient victimes de pillages et il fallait quitter la maison en urgence. Les médias ont montré cet épisode effroyable.

JP s’en ai sorti parcequ’il a choisi le bon chemin… et il a été récupéré par les militaires français in extrémis.

JP témoigne que cette évacuation s’est passée avec beaucoup d’humanité  grâce au travail des différents consulats de France. Mais le  vol en Transall entre Abidjan et Dakar restera longtemps dans sa mémoire !

Demain  JP sera de nouveau à Abidjan où il est attendu par de nombreux amis et collaborateurs pour reprendre leur activité dans l’industrie. Sa maison a été préservée grâce au courage du gardien qui s’est battu héroïquement contre les pillards.

En route pour Roissy, JP vient de passer à la maison, il m’a promis de m’envoyer de nouveau des informations selon le temps dont il disposera.

JP nous ne m’a pas raconté les scènes épouvantables qu’il a vu  et vécu (il l’avait fait à sa famille). Notre conversation s’est centrée sur le traumatisme subi par ses amis.

Des « blancs » n’ont pas pu partir car ils n’ont plus de famille hors de Côte d’Ivoire. Les événements qu’ils viennent de vivre sont pires que ceux qu’ils ont vécus en 2004. Ils  s’en sont sortis par chance, une fois de plus. Pour combien de temps  ? Le moral est au plus bas . L’exomil se consomme à haute dose…

Les « africains » ont laissé beaucoup des leurs, morts ou blessés dans cette guerre civile ; pour eux la mort est presque devenue  banale tant ils l’ont cotoyée… et ils attendent eux aussi de reprendre le chemin du travail.

JP rentre plein d’optimisme, il emmène dans  ses bagages de quoi remonter le moral… des fromages de sa région .

En Côte d’Ivoire il va  retrouver les siens et son activité . Les commandes ne manquent pas, le travail, le gagne pain ne serait-il pas le meilleur remède pour trouver goût à la vie ?

Pour la réconciliation, il faudra attendre encore longtemps malgré les démarches entreprises par gouvernants.

J’attends maintenant avec impatience les premières impressions de JP, pour une leçon de vie dans cette Afrique si riche en valeur humaine.

Je viens de découvrir qu’un collectif d’associations a élaboré 32 propositions « pour renouveler le vivre-ensemble et rénover la qualité démocratique ». En France la vie associative et le bénévolat ont une place très importante. Et pourtant beaucoup d’associations subissent les coupes gouvernementales (crise oblige entent-on).

ATD Quart-Monde
Agence de l’éducation par le sport
Association Georges Hourdin
Club de Budapest
Collectif appel à la fraternité
Colibris
Coopaname
Coorace
Démocratie & Spiritualité
Dialogues en Humanité
FONDA, pour la vie associative
Initiatives et Changement
La Vie Nouvelle
Poursuivre
Récit
Solidarités nouvelles face au chômage
Unis-Cité

Il était temps que ce mouvement se montre davantage politiquement (au sens général) .

Ce collectif devrait demander aux candidats à l’élection présidentielle de s’engager à mettre en oeuvre ces propositions, à la manière du pacte écologique de 2007.

Il me semble qu’il y a un plus énorme dans la démarche des associations car  ces associations s’engagent à se rénover dans leur gouvernance, dans leurs objectifs. J’ai apprécié ce proposition parmi les 32 :

12. Dans les associations et organismes de l’économie sociale et solidaire, respecter les finalités, réactualiser le projet, et considérer le succès de chacun comme le succès de tous.

Autre plus, ce collectif propose aussi aux citoyens individuellement de s’engager. J’ai également remarqué ce 5ème engagement :

5. Aller à la rencontre de l’autre, quelle que soit sa différence, pour construire un vivre ensemble.

Tout cela est concrétisé par un bulletin d’engagement que l’on peut souscrire en ligne : www.pacte-civique.org

Bravo !

Dernièrement je suis allé au Musée du quai Branly à l’exposition de l’art Dogon.

En septembre 2003, nous étions dans le pays Dogon.

Affiche de l'exposition du Quai Branly jusqu'au 27 juillet 2011.

Affiche de l'exposition du Quai Branly jusqu'au 27 juillet 2011.

Carte du pays Dogon au Sud ESt du Mali

Carte du pays Dogon au Sud ESt du Mali

Paris

Les objets exposés à Paris, Quai Branly m’ont rappelé les images que j’ai ramenées du pays Dogon.

Bandiagara

Nous avions réalisé cette excursion  à partir de Ouagadougou, au Burkina Fasso en septembre 2003 ; pour cela nous avons fait 600 km en 4×4 avec le chauffeur-guide de l’Agence Tourisme de Ouaga.

Paris

Le voyage à Paris, quai Branly au bord de la Seine est plus tranquille, il faut quand même réserver ses billets sur Internet pour éviter la file .

Je suis étonné par l’origine des oeuvres d’art exposées, elles viennent de France, de Belgique, de Suisse et beaucoup des Etats Unis. J’ai lu que la vente de ces objets avait été l’occasion d’un marché important dans les années 1960.

Il faut rappeler que la plupart ont été « volés » par des ethnologues célèbres à l’occasion de missions très officielles et ramenés en France.

Il est donc bon qu’une institution comme le Musée du quai Branly nous les redonne à admirer.

Figures aux bras levés, datées du XIV siècle, probablement une des plus anciennes venant des premiers habitants de la falaise.

Quai Branly. Figures aux bras levés, datées du XIV siècle, probablement une des plus anciennes venant des premiers habitants de la falaise.

Bandiagara

Ici dans les grottes, les tellems, premiers dogons, ont habité

Ici dans les grottes, les tellems, premiers dogons, ont habité

La falaise et ses maisons suspendues où les premiers dogons se sont réfugiés.

La falaise et ses maisons suspendues où les premiers dogons se sont réfugiés.

Au bas de la falaise, la plaine

Au bas de la falaise, la plaine

Paris

Homme au travail

Quai Branly.Homme au travail

Bandiagara

Le couturier

Le couturier

Création du bogolan

Création du bogolan dans le village de Ende

Femme N'duleri

Quai Branly.Femme N'duleri

Au bas de la falaise...

Au bas de la falaise…

Préparation du mil

Préparation du mil

Pileuse de mil

Quai Branly.Pileuse de mil

Pileuse de mil

Quai Branly. Pileuse de mil

Les différents villages que nous avons visités

Les différents villages que nous avons visités

Le seul accès pour le haut de la falaise vers Sangha

Le seul accès pour le haut de la falaise vers Sangha depuis les villages de la plaine

Volet de grenier

Quai Branly. Volet de grenier

Détail sur un grenier, fermé probablement par une porte traditionnelle

Détail sur un grenier, fermé probablement par une porte traditionnelle

Grenier

Grenier, les belles portes ont été vendues…

Le forgeron sculpte des serrures traditionnelles pour les touristes

Le forgeron sculpte des serrures traditionnelles pour les touristes

Un pilier de  toguna

Quai Branly. Un pilier de toguna

Un toguna, lieu des palabres pour le village

Un toguna, lieu des palabres pour le village

Sur le plateau, nous parcourons 25 km (en 2h sous une grosse pluie), pour rencontrer les dogons de Niongono, village perché sur un piton moins visité car il est en dehors des circuits touristiques.

Monsieur Adama Karembé, chef du village de Niongono, commune de Pignari.

Monsieur Adama Karembé, chef du village de Niongono, commune de Pignari.

Enfants entrain de jouer

Enfants entrain de jouer

Maternité, XVIII siècle

Quai Branly. Maternité, XVIII siècle

Maternité d'aujourd'hui

Maternité d'aujourd'hui

Au pays Dogon nous avons vu la vie quotidienne, mais ce qui a attiré les ethnologues comme Marcel Griaule c’est la vie spirituelle.

Aujourd’hui les musulmans sont présents comme dans tout le Mali, mais nous nous rappelons que ce peuple s’est réfugié ici poussé par l’avançée de l’Islam eux les animistes, les admirateurs de étoiles.

La cosmogonie, la magie et la divination impressionnera Marcel Griaule qui restera parmi eux plusieurs années. En remerciement, les dogons organiseront les obsèques de ce dernier selon leur tradition. La maison du chercheur est jalousement présentée aux visiteurs. Il est vrai que les villageois doivent à Marcel Griaule la construction d’irrigation pour la culture de l’oignon.

La maison où vit le prêtre du village, lieu sacré.

La maison où vit le prêtre du village, lieu sacré.

Entrée de la maison du Hogon, le prêtre du village

Entrée de la maison du Hogon, le prêtre du village

Figures humaines Tellem (XI et XVI siècle)

Quai Branly. Figures humaines Tellem (XI et XVI siècle)

Ce qui nous a le plus impressionné ce fut la visite de l’Auvent de Desplagnes à Songo.

Fragments de roche que les français ont brisé pour les ramener en France....

Quai Branly. Fragments de roche que les français ont brisé pour les ramener en France….

On peut rester des heures à regarder ces peintures et écouter leur signification. Elles sont repeintes régulièrement par les pères des enfants qui ont été circonscrits dans cette grotte (parfois à l'âge de 16 ans...).

On peut rester des heures à regarder ces peintures et écouter leur signification. Elles sont repeintes régulièrement par les pères des enfants qui ont été circonscrits dans cette grotte (parfois à l'âge de 16 ans…).

Le serpent, le lébé est au centre du rituel.

Le serpent, le lébé est au centre du rituel.

Le village de Sango

Le village de Sango, vu du auvent.

Retour à Sangha, pour d’autres rencontres, du tourisme dont l’approche des vendeurs d’artisanats.

Ces statues proposées à la vente laissent perplexe sur leur authenticité mais elles sont belles.

Ces statues proposées à la vente laissent perplexe sur leur authenticité mais elles sont belles.

Le facteur de Sangha, Gouno Dolo.

Le facteur de Sangha, monsieur Gouno Dolo.

J’ai appris que le Ministère des Affaires Etrangères nous interdisait ce pays (terrorisme dans le nord du Mali). Nous avons eu de la chance. Il ne reste plus qu’a retourner à Paris au musée du Quai Branly, jusqu’au 24 juillet 2011.

A la sortie de l'exposition, cette statue anthropomorphe de 210 cm, semble nous dire "à bientôt".

A la sortie de l'exposition, cette statue anthropomorphe de 210 cm, semble nous dire "à bientôt".

Dimanche prochain 10 avril à St Pryvé dans l’aglo d’Orléans, monsieur William Rajaobelina, gérant du « Comptoir Malgache » organise une journée sur Madagascar.

Ci-dessous le programme et l’on peut encore s’inscrire si vous êtes intéressé …

Le matin je dois présenter un diapo constitué à partir des portraits publiés sur ce blog.

Vous pouvez aussi aller sur le site des malgaches en France, cette journée est annoncée avec un interview de Monsieur William Rajaobelina. Madaplus (cliquer)

affiche1

JP est dans la tourmente d’Abidjan. Les nouvelles que nous avons ne sont pas mauvaises. Il ne fait pas partie des français kidnappés à l’Hôtel Novotel. Il ne peux plus avoir accès à Internet. Mais je suis sûr que lorsque le calme reviendra il nous enverra quelques photos de la vie dans ce pays dévasté.

carte_dcote_divoire

Affiche du film

Affiche du film

Il y a des moments superbes à vivre. Quel bonheur de voir « Tous les soleils  » ! Je suis admiratif pour ces réalisateur, ces acteurs, ces artistes qui nous donnent tant de bonheur;

C’est le cas de toute l’équipe du film « Tous les soleils » .

Avec  ce printemps ensoleillé (malgré les guerres et catastrophes) il fait bon d’aller voir ce film .

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l’impression d’avoir deux adolescents à élever, alors qu’il ne se rend même pas compte qu’il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d’autant plus qu’il est entouré d’une bande de copains dont la fantaisie burlesque l’empêche de se sentir seul. Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro… (extrait du site Première qui lui donne 5 étoiles).

J’ai aimé (en vrac):

Les rues de la ville de Strasbourg, images du quartier de « La Vieille France »

L’accent d’Allessandro, cet italien qui « aime la France ».

Les coups de colère de Irina (15 ans) quand son papa veut lui acheter ses culottes « babar » au super marché …

Les moments de lecture à l’Hôpital …

Les yeux des actrices …

Le soleil  présent dans toutes les scènes

Les idées de Crampone et ses discussions avec la factrice

Les blagues des copains

L’ambiance paisible de l’ensemble baroque dans lequel chante Alessandro

Les différentes musiques du film et particulièrement la dernière qui nous plaque à notre siège de cinéma pendant le générique de fin.

Le copain d’Irina avec ses grands cheveux.

La maman de la copine d’Irina avec ses gros seins provocateurs

Allessandro en prof

Je n’ai pas aimé :

Le personnage du flic trop sympa et d’après moi la seule note irréaliste du film…

Un film qui nous a ému …

et que nous recommandons aux papas et à leurs filles de 15 ans…