Des fleurs , ce n’est pas étonnant pour la capitale de la rose (dit-on) ou celle de pépiniéristes réputés. Ce qui est plus étonnant ce sont ces fleurs qui ont poussé vendredi et samedi dernier dans un quartier pas reconnu comme le plus fleuri de la ville.

Ces fleurs sont celles que vient de peindre l’artiste grapheur Nerone sur le Mur d’Orléans.

Nerone sur le MUR d’Orléans

Les promoteurs du Mur d’Orléans, Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry en partenariat avec Orléans Métropole avaient invités le WE dernier, Nerone pour la 16 ème édition du Mur d’Orléans . Depuis 2 ans, j’ai eu la chance de suivre cette superbe initiative d’art populaire mis en œuvre dans ma ville. Vous pouvez revoir les différents murs sur ce blog en cliquant dans le menu : arts urbains.

Samedi matin

Nerone est un artiste de renommée mondiale qui habite actuellement à Londres. Son petit accent du sud rappelle ses origines Bordelaises . En visitant son site Internet  » nerone.fr on découvre la diversité de son œuvre ( fresques, décorations, illustration, scénographie) et surtout les lieux de ses peintures, Cardiff, Marrakech, Séoul, Paris (au Mur d’Oberkampf). « A Londres on me demande de décorer les palissades de chantier, c’est devenu systématique  » .

Comme la plupart des grapheurs opérants sur le Mur d’Orléans, Nerone n’hésite pas à parler avec les passants pour leur expliquer ses dessins et surtout répondre aimablement aux nombreuses félicitations qui lui sont  apportés même devant une fresque inachevée.

Le Mur d’Orléans, de l’art pour tous

Je suis toujours très intéressé de voir et d’entendre les passants lui exprimer leur intérêt par cette fresque et de s’étonner du savoir faire de l’artiste. Samedi dernier ils étaient nombreux à interrompre Nerone « c’est beau ce que vous faites ! ».

Naturellement tous les styles ne plaisent pas à tous . Le grand avantage du Mur d’Orléans est de faire venir des artistes très différents. Grâce à ce choix nous pouvons découvrir les différentes techniques de l’art de la rue. Il y a souvent un monde entre performeurs invités par le Mur d’Orléans. En consultant mon blog vous pouvez en avoir une idée .

Les enfants sont également très intéressés et j’espère que beaucoup d’élèves de classe art plastique y viendront avec leurs professeurs.

Une dame « aime » et s’arrête pour parler avec Nerone qui lui explique sa technique

Nerone peint et tout à coup, dans son dos une voix de femme : « C’est magnifique ! Je vous ai vu sur Facebook …. »

Nerone nous offre des fleurs

Peut être que Nerone voulait aussi participer au mouvement de défense de la planète en faisant pleurer ses fleurs

Nerone déchire sa fresque avec ses éclairs-néons

 

L’ensemble de la fresque après traitement en DxO

 

 

 

Ce premier WE de septembre, événement dans notre centre commercial de quartier .

La boulangerie a été fermée exceptionnellement les 1er et 2 septembre pour « changement de propriétaire ».

La boulangerie fermée ce samedi 1er septembre 2018

On ne se rend pas compte mais aller chercher son pain tous les jours pendant 18 ans c’est vivre 6 jours de 24h avec son boulanger ou son personnel (soit 158 heures à raison de 1,5 mn par 350 jours )  ! Voilà pourquoi je ne suis pas indifférent à ce changement de boulanger. De plus , ce dernier Jean Michel Devisme m’avait invité à visiter son fournil, j’ai même réalisé un reportage sur son travail avec quelques vidéos, que vous pouvez revoir en cliquant sur ce lien.

En famille pour une dernière photo dans leur boulangerie

Apprenti, puis ouvrier boulanger, il avait repris il y a 18 ans la boulangerie de mon quartier.

Il était un véritable artisan, il n’acceptait pas les productions industrielles, avec ses compagnons il réalisait « maison »  les différents  pains, les viennoiseries et les pâtisseries (réputées). Il était fier de l’équipement de son fournil, « le four le plus grand du département ».  Il semblait vivre pour sa boulangerie, certes il prenait sûrement quelques congés mais on le voyait presque tous les jours  derrière son comptoir après avoir réaliser la fournée du jour .  Je me souviendrais longtemps de la passion qui l’habitait quand il me montrait comment il travaillait pour faire un bon pain, croustillant et qui se conserve plus. Il travaillait avec une précision extraordinaire toujours attentif à son thermomètre et à son minuteur.

Monsieur Devisme devant son four pendant mon reportage

Monsieur Jean Michel Devisme, le boulanger,  espérait pour 2018 que la mairie redonnerait un nouvel essor à notre petit centre commercial de plus en plus délaissé . Des démarches ont été entreprises mais ça traine encore . Les gros centres commerciaux des environs attirent de plus en plus de clients : « il faut en fabriquer beaucoup de baguettes pour acheter aux minotiers la farine au même tarif que les grandes surfaces  » m’avait déclaré monsieur Devisme, m’expliquant qu’il comptait sur la qualité pour que les clients fassent la différence.

Mais Jean Michel Devisme n’a peut être pu patienté plus et a décidé de vendre pour s’engager dans une autre vie moins contraignante. Bonne chance à lui et à son épouse pour leur nouvelle vie .

Ces dernières heures, devant ses  fidèles clients,  il rêvait à haute voix de plage, de loisir et même il en invitait certains pour « une prochaine bouffe, un soir » ! heureux de se coucher plus tard sans craindre de ne pas se réveiller pour partir au travail. Pourtant il se vantait régulièrement de n’avoir jamais eu une panne d’oreiller depuis ses 14 ans et son apprentissage dans le métier.

Lundi 3 septembre un nouveau propriétaire reprendra l’activité. Espérons qu’il y aura toujours de bons croissants faits maison.

 

 

La célèbre collégiale du centre d’Orléans héberge cet été 2018 Charlotte de Maupeou.

Extrait de la présentation de l’artiste réalisée par les commissaires de l’exposition Gil Bastide et Ludovic Boureau

 

Charlotte de Maupeou et Ludovic Boureau

Le jour de ma visite, la chance m’a souri car Charlotte de Maupeou était présente à la collégiale pour préparer avec Ludovic une série de gravures érotiques pour compléter l’exposition. L’accrochage n’ayant pas eu lieu je laisse aux futurs visiteurs le plaisir de découvrir ces images coquines.

Plus »

Avoir un voisin musulman…

J’habite un quartier dans lequel les musulmans sont une part non négligeable de la population. Pour le moment ces familles se retrouvent  dans les  îlots d’immeuble plutôt isolés du reste du quartier. De plus en plus ces personnes deviennent propriétaires d’appartements ou de maisons individuelles  souvent libérées par les premiers habitants des années 1970 . Une mixité s’instaure progressivement,  même au cimetière où de plus en plus de maghrébins (on parle de 25% en augmentation) enterrent leurs parents . Cette évolution normale, avoir un voisin musulman, nécessite, d’en finir avec l’indifférence ambiante voir la suspicion sur cette culture aux traditions étonnantes, sur cette religion inconnue à la pratique d’un autre temps . Pour cela il faut en savoir plus, pour partager il faut se comprendre .

Alors personnellement tout ce qui peut accroître mes connaissances est bienvenu : cours, voyages en pays musulmans, rencontres, conférences, films, articles de presse et livres. D’ailleurs ce blog en est le reflet (voir l’étiquette ISLAM).

Comme je suis convaincu que les musulmans ne vivront pas en France indéfiniment avec une religion qui s’appuie principalement sur la nostalgie du pays de leurs ancêtres, je suis particulièrement intéressé par les infos et les réflexions des musulmans dits intellectuels qui écrivent sur l’évolution de leur religion et il me semble qu’ils sont de plus en plus nombreux. A mon âge… je ne pense pas voir la Réforme (type Luther ou Calvin) de l’Islam ou Vatican 2 plus récemment (messe en français, évolution du catéchisme catholique) mais l’évolution de l’Islam en France est irrémédiable.

Je viens de lire deux livres sur l’Islam en France.

Pour le premier livre  « l’Islam une religion française », chez Gallimard, j’ai eu la chance d’assister à la conférence (cliquer pour lire le compte rendu conférence) que donnait son auteur, Hakim El Karaoui . Ce compte rendu a été réalisé par l’Association des Habitants de La Source qui avait organisé cet événement.

Le deuxième est  » Petit manuel pour un islam à la mesure des hommes » Éditions J.C Lattes. Je comptais rencontrer son auteur, Ghaleb Bencheikh, lors d’une conférence dans mon quartier mais les aléas de transports l’ont empêché d’y arriver.

Dommage, Ghaleb Bencheikh est connu et reconnu grâce à ses émissions de télé et de radio qui traitent de sujets très enrichissants sur l’Islam. Le dimanche matin il anime une émission de France Culture  » Questions d’Islam » où il dialogue avec des spécialistes, historiens, philosophe, sociologue et même sexologue qui ont défrichent la culture islamique.

 

Des sujets complémentaires

Hasard ou air du temps, il me semble que la deuxième publication  répond à la première.

En effet Hakim El Karaoui, musulman d’origine tunisienne, consultant français, expert sur l’Islam pour le Gouvernement français, à partir d’une étude de la sociologie de la population musulmane (parfois contestée) propose aux 75 % de musulmans français décidés à s’intégrer dans la société française de prendre leur avenir en main pour faire de leur religion une religion comme les autres.  Pour cela il leur suggère plusieurs pistes d’action. Par exemple il leur conseille de s’organiser pour créer des lieux de réflexion universitaire en France, un des moyens de contrer les divers prédicateurs qui attirent la jeunesse principalement sur Internet. Un grand imam, représentant spirituel à l’instar du grand rabbin de France pourrait avoir comme « mission d’intervenir  dans les médias ou auprès des institutions désireuses de recueillir un éclairage théologique sur certaines questions afin de mieux faire connaître l’Islam. Il devra également conduire le travail intellectuel et théologique destiné à poser les jalons d’un islam français. Pour cela il devra agir en collaboration avec tous les imams de France… » (Page 255).

El Karaoui préconise également de l’Islam de France maîtrise plus complétement ses finances pour entre autres la construction des mosquées, la formation et le recrutement des imams, gérer les nombreux produits halals ou le Pèlerinage.  J’ai vu dernièrement que Karim El Karaoui , appelé par certains « Monsieur Islam du Président de la République », avait produit une note officielle sur ces sujets.

Moins pragmatique, Ghaleb Bencheikh aborde les nombreux sujets philosophiques et théologiques qui permettraient aux musulmans de moderniser leur religion. Tout au long du livre il démontre l’intérêt pour l’Islam à se réformer en profondeur. Son objectif est le même que Hakim El Karaoui donner du corps aux discours de la majorité des musulmans français qui ne se reconnaissent pas dans l’Islam des terroristes . Il ne s’agit pas de dire aimablement  » Mohamed nous a  enseigné la paix entre tous les hommes » comme je l’ai entendu de nombreuses fois de la bouche des représentants de  l’islam dans ma ville lors de manifestations œcuméniques. Ce discours ne rassure personne, et surtout ne remets pas en cause les convictions des fondamentalistes et les salafistes qui continuent à attirer les jeunes. « …c’est une refondation de la pensée théologique islamique qu’il faut en appeler…En finir avec la « raison religieuse dévote et la pensée magique… » page 43.

Sur le « Vivre ensemble » Ghaleb Bencheikh est critique (page 48) … »ce mot hochet qu’on agite à longueur de journée dans une simplette crédulité . Nous vivons ensemble certes, mais, hélas nous sommes souvent dans la défiance et la méfiance. Les échanges sont inexistants ou se font avec beaucoup de réticences… »

Rassemblement après les attentats de Paris, devant l’autel les représentants des confessions orléanaises.

La laïcité, un atout pour l’Islam français

Ghaleb Bencheikh, à partir des textes du Coran, des expériences des  philosophes de la longue et riche  histoire de l’Islam (page 123), prouve que cette religion est bienfaisante pour la paix intérieure de chacun, mais elle doit se réformer. Et surtout que la laïcité à la française (neutralité de l’Etat) est bénéfique pour l’avenir de leur religion (page 161 à 169). « La laïcité st le parapluie qui abrite tous les courants de pensées, elle les protège des giboulées de l’exclusisme, de l’hégémonie et de l’intolérance. »

Hakim El Karaoui, à partir de l’étude de l’Institut Montaigne sur les musulmans de France, nous informe qu’un pourcentage important (environ 40% )  des musulmans refuse la laïcité .

Pour Ghaleb Bencheikh il est obligatoire de supprimer le malentendu qui existe dans le monde musulman où laïcité et l’athéisme sont synonymes. La laïcité n’est pas une loi contre les religions encore moins contre l’islam. Malheureusement trop souvent avec le prétexte  de la laïcité, des personnalités attaquent des démonstrations de la religion musulmane comme le burkini sur les plages ou  les prières de rue. Ces soi-disant s laïcs jouent le jeu de la provocation inutile.

En conclusion

Ghaleb Bencheikh explique page 188 que « la résolution de cette épineuse question du fondamentalisme passera d’abord en France par le banalisation et la normalisation du fait islamique dans le cadre des lois de la République sans essentialisme réducteur ni focalisation maladive. » . En ce sens il rejoint Hakim El Karoui et ses propositions pour un Islam , religion française.

Ghaleb Bencheikh termine son livre  par : « l’expérience tunisienne est, à cet égard, un cas d’étude paradigmatique à suivre de très près. »(page 189) . Voir les billets (étiquette TUNISIE) que j’ai rédigés suite à mes visites de la Tunisie après le Révolution . Plus récemment  dans le Courrier International du 5/7/2018 , on peut lire : « Ces derniers jours, pour la première fois, une femme devient maire de la capitale, Tunis. Au-delà du caractère historique de cet événement, la victoire de Souad Abderrahim, tête de liste d’Ennahda lors du scrutin municipal qui a eu lieu début mai, représente une grande avancée pour le parti islamiste. » Cette information confirme l’urgence de suivre cette expérience tunisienne . J’attends donc avec impatience le prochain livre sur le sujet de Ghaleb Bencheikh…peut être préfacé par Hakim El Karaoui originaire de Tunisie !

De nombreux livres sur l’Islam dans cette grande librairie de l’Avenue H. Bourguiba à Tunis (photo 2011).

Le dernier WE de juin 2018 pour la 15ème fresque du MUR Orléans, un nouveau grapheur « performait » rue H.Roy .(voir mes précédents billets)

BIMS, cet artiste venu de Perpignan, devait réaliser la fresque en une journée. Certes la veille il en avait tracé les grandes lignes mais la performance est  exceptionnelle. Pas étonnant car BIMS se plait à peindre dans des lieux interdits comme sur les trains ou dans les couloirs de métro, il faut faire vite pour éviter les amendes.

Esquisses effectuées la veille

Il est 10h BIMS s’engage sur son mur devant les passant de ce samedi matin

Ici rue Henri Roy le lieu, en plein centre d’Orléans est réservé au street art depuis plus d’un an par le service de la culture de la ville.

Avec BIMS nous avons la chance de découvrir un nouveau style de graff.

La cartouche concoctée par Ludovic et Jean Michel instigateur du MUR d’ORLEANS

Rencontres entre Ludovic Bourreau, commissaire d’exposition et BIMS

BIMS raconte comment il s’est mis à ce nouveau style composé de délavés « je faisais du cubisme, je voulais changer … »

De retour devant le mur vers 16h, la fresque est terminée.

Bims a pris son appareil photo pour mémoriser son œuvre « le seul moyen, me-dit-il, pour avoir un souvenir de mes fresques ». Le 31 août, cette peinture sera recouverte par une autre. C’est la destinée des graff !

 

 

 

Périgny est une ville qui jouxte La Rochelle à l’est .

En ce moment jusqu’au 20 juin 2018 la Médiathèque expose des œuvres d’artistes locaux du street art.

Invité par Adam, un habitant de Périgny, nous avons visité cette expo bien sympa. J’ai eu aussi la chance de rencontrer l’animateur de la Médiathèque. Il m’a fait partager sa satisfaction de recevoir beaucoup d’élèves des classes de Périgny. Il y a même une classe qui revient  plusieurs fois pour s’initier au dessin et au graff.

Ci dessous quelques images de cette exposition .

Vue générale de l’expo

Un panneau pour faire l’historique du street art dans le Monde. La dernière image est celle du Gabut le temple du street art à La Rochelle depuis 1998.

Un des coins pédagogiques

Tableau de Drast, un autre artiste de La Rochelle

Peinture d’EPEO, graphiste, graffeur de La Rochelle. Il a travaillé avec des détenus de la prison de Saint Martin en Ré

Autre style d’EPEO

Clin d’oeil à sa ville , d’EPEO

La fresque pérenne de la salle de lecture de la Médiathèque

Vivement la nouvelle fresque de la zone industrielle de Périgny que le maire a promis lors de l’inauguration de l’exposition.

 

 

07. mai 2018 · 1 commentaire · Catégories: Actualité · Tags:

Les Fêtes de Jeanne d’Arc sont une institution à Orléans. Ces fêtes commémorant la délivrance de la ville en 1429. Elles sont inscrites à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel de France.

Ces fêtes se déroulent du 1er au 10 mai, elles attirent beaucoup de touristes. Pour beaucoup d’orléanais il est de tradition d’assister à ses fêtes.Voyez plutôt le programme .

On dit qu’une partie de la ville voit défiler une autre partie lors du défilé final dans les rues d’Orléans. Pour cette procession qui entoure Jeanne d’Arc à cheval est constituée des notables, des institutions civiles et religieuses de la ville. Régulièrement les défenseurs de la laïcité critiquent ce mélange des genres…surtout au moment de la cérémonie de la remise de l’étendard par l’évêque sur le parvis de la Cathédrale . Il semble qu’à Orléans la tradition est solide .

Autre tradition, le choix de la jeune fille qui incarne Jeanne d’Arc . Ce choix est réalisé tous les ans par un jury de personnalités fidèles de la tradition selon 4 critères. Les candidates doivent être nées à Orléans et y résider depuis 10 ans , elles doivent être lycéennes catholiques pratiquantes et avoir participé régulièrement à des actions de bénévolat . Depuis toujours ce fut une jeune fille  blanche et cette année la diversité de la jeunesse orléanaise a fait que le choix s’est porté sur Mathilde, une franco-béninoise. Notre Jeanne d’Arc 2018 est donc métisse.

Mathilde, Jeanne 2018

 

Ce choix a provoqué la vocifération des identitaires et la presse nationale s’en est fait largement l’écho il y a plusieurs semaines. D’ailleurs la mairie annonce une présence exceptionnelle des journalistes. On dit même que le Premier Ministre invité d’honneur est là pour défendre Mathilde.

Jeanne d’Arc à La Source

A la demande de l’Association des Habitants de la Source lors d’une réunion publique, les commémorations sont sortis enfin des sites traditionnels pour se rendre dans le nouveau quartier de La Source. Nous en sommes à la troisième édition.

Il s’agit d’un événement important car notre quartier se sent souvent  oublié du centre ville distant de 15 km. Une grande fierté motive les différentes associations qui  participent à l’organisation de cet événement : accueillir Jeanne d’Arc et faire ainsi partie de la fête.

Mon quartier à la sociologie hétérogène composée d’immeubles habités principalement par des immigrés pauvres et par un secteur pavillonnaire plus favorisés. Ce lieu est multiculturel et le métissage s’y retrouve très souvent.  Peut être que de nombreux jeunes trop souvent discriminés par leur couleur de peau et de leur origine ont trouvé en cette Jeanne d’Arc métissée une fierté supplémentaire.

Arrivée de Mathilde dans la Clairière au centre du quartier.

Pour l’occasion les cavaliers du club hippique voisin, le Poney Club, se sont associés à la chevauchée.

Arrivée des cavaliers du Poney Club. Une première …

Un moment exceptionnel.

Mathilde est descendue de cheval pour répondre aux questions des enfants.

Avec le Maire (à droite) Mathilde s’installe avec ses compagnons pour répondre aux questions des enfants; à gauche en rose la présidente du Jury veille aux « faits et gestes de sa protégée.

 

Mathilde répond aux enfants

Des enfants très attentifs

Après cette rencontre avec les enfants, Mathilde répond aux journalistes

Une occasion de se rencontrer à la sortie d’un hiver difficile.

Ce samedi après midi comme Olivier Carré, le Maire, Mathilde poursuivra sa visite  en assistant à un spectacle de fauconnerie et parcourra la Clairière parmi les « sourciens » venus plus nombreux que les autres fois.

Mathilde parcoure la Clairière et n’hésite pas accompagnée du Maire d’Orléans à poser. Hasard la petite blonde s’appelle Jeanne …

 

Mathilde attentive devant l’exposition sur les représentations de Jeanne d’Arc dans le Monde

Lundi soir Mathilde sera sur le parvis de la Cathédrale et mardi elle assistera  à une grand messe solennelle avant la procession traditionnelle selon un rite datant de 1855.

 

 

Comme tous les fins de mois, un artiste s’est emparé du MUR d’ORLEANS. C’était le jeudi 22 février 2018. Franck Pellegrino arrivait directement de Paris. Malgré le froid Franck Pellegrino s’est mis à l’œuvre sur le tableau blanc, le mur repeint  par les initiateurs  Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry accompagnés par la Ville d’Orléans. Depuis le 26 janvier ce Mur du Centre ville d’Orléans était l’œuvre du peintre Ratur . C’est la règle chaque mois ce Mur est recouvert comme dans de nombreuses villes de France  !

Franck Pellegrino est né en 1986, il réside à Paris mais il se déplace dans le Monde, il revenait d’Afrique du Sud…

Samedi Franck Pellegrino avait terminé sa fresque .

L’intérêt de ce Mur est d’être peint dans un style différent chaque mois. Ce mois -ci on retrouve un ensemble de lignes droites et de courbes.

Je viens de recevoir les vœux de l’Association d’ Echanges Culturels  Hebron-France. Nous nous sommes rencontrés en mai 2015 à Hébron avec un groupe d’amis de Point Voyages ( Voir mon billet de cette époque

et depuis nous avons gardé le contact grâce à Internet .

 

Les  amis d’Hebron œuvrent avec courage et persévérance pour la solidarité et la dignité de la population, malgré les attaques liées à la colonisation…Je ne sais pas si cette nouvelle année apportera des changements importants en Palestine mais j’ai vu, j’ai ressenti leur détermination et constate toujours leur volonté pour conserver des liens forts avec la France ; je suis amère quand j’observe le peu de considération des dirigeants de mon pays pour eux. Comment sensibiliser mon sénateur, mon député, mon maire, etc…à leur cause si juste ?

Je pense également à l’Association d’aide aux enfants de Silwan (Jérusalem Est) que nous avions rencontré et qui se bat contre la destruction de leurs maisons par des archéologues israéliens, toujours plus à l’œuvre selon des lectures récentes. voir cet article de XXI orient.

 

 

 

 

 

L’Événement culturel  de ce mois d’Aout 2017 à Orléans.

l’affiche du MUR

Les animateurs du MUR d’Orléans Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry ont fait très fort pour la 7éme édition du MUR d’Orléans. Ils ont invité Marko93, l’un des plus Grands graffeurs actuels. Plus »