Petit retour en arrière

Quand nous allions dans la famille de Chloé, nous étions toujours admiratifs par les dessins qu’elle ramenait de l’école primaire et que fièrement sa maman punaisait sur les murs de la cuisine. Pendant la période du lycée, toujours très douée, elle suivait au moins une fois par semaine des cours de dessins et de couleurs . A notre grand étonnement après ses études supérieurs d’ingénieurs, Chloé a repris de chemin des cours de dessins et de peinture.

Chez elle, sa chambre et la cuisine familiale ont toujours été comme des petites galeries d’art . Puis est venu le temps d’Instagram, et son adresse « loe.mare »; là elle peut mesurer sa jeune notoriété, qui l’étonne toujours, par l’intermédiaire des « j’aime » ou « like » pour chacune de ses réalisations de peintures. Je ne sais pas qui lui a fait connaître Maurice . C’est ce dernier qui l’a invité à exposer le week end dernier.

Chloé à La Bastille

 

L’invitation sur Facebook

Rue Saint Sabin, une petite rue presque piétonne  dans le quartier très animé de la Roquette près de la Bastille à Paris, en cette fin d’après midi de dimanche, un attroupement de jeunes sur le trottoir en face de l’Espace 7 .

C’est dans ce lieu, une galerie d’exposition en location, que Maurice expose ses œuvres et celles de ses « friends ».

Je me retrouve donc invité par Chloé pour cet événement important pour elle car c’est la première fois qu’elle expose ses peintures en dehors de chez elle.

Chloé devant ses peintures

En haut « James » huile sur lin, en bas « Krakan » acrylique sur coton les deux peintures exposées par Chloé

Une présentation toute en sensibilité

Les amis de Chloé

Pierre Kubes devant ses photos noir et blanc pour la rue

Collages d’affiches récupérées de Syham, enseignante en école primaire à Marseille

Aquarelles sur papier de Camilla Kjeldal

Merci à tous ces jeunes artistes pour leur accueil, leur simplicité. J’ai été impressionné par le sérieux avec lequel elles et ils expliquent leurs réalisations. Toutes et tous ne vivent pas de leurs peintures, de leurs aquarelles ou de leurs photographies, comme on dit, ils débutent dans la vie active, enseignants ou ingénieurs mais leurs temps libres ils le consacrent certainement tout entier à leur passion, le dépassement de soi pour « le beau ». Merci de nous faire partager vos …chefs d’œuvres, vos parents doivent être très fiers !

« Louvoyer » collage et acrylique de Maurice

Prendre sa voiture, la laisser sur le parking et partir sur les chemins balisés du Domaine de Ciran en Sologne, voilà notre après midi de lundi de Pentecôte.

L’entrée du Domaine

Plongée dans la nature

Pas besoin d’équipement … des yeux et des oreilles aux aguets et son appareil photo naturellement !

Ambiance sonore

Apprendre en se promenant

Des jeux sont proposés sur le bord du chemin…

Pourquoi ce Domaine est dans le périmètre de Natura 2000 Sologne

Quelques photos

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Pour en savoir plus :

Domaine du Ciran, à quelques kilomètres d’Orléans

 

La semaine dernière je suis allé visiter la Faïencerie de Gien avec un groupe d’amis.

La faïencerie de Gien est un des joyaux du département du Loiret . Cette usine, plus précisément cette Manufacture a été créée par un anglais en 1821, Thomas Hulm . La guide nous a indiqué que les anglais étaient à cette époque les seuls à maîtriser certaines  techniques . Cela explique cette implantation étrangère voulue par la Restauration. Les proximités de la Loire pour le sable (la faïence est constituée d’argile, de kaolin et de sable broyé) et le transport, de la Sologne pour le bois, de la région parisienne pour les clients potentiels explique l’installation à Gien.

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Entrée de la Manufacture qui se situe au centre de Gien en bordure de Loire sur plusieurs hectares

Une Manufacture

Comme cette dénomination l’indique, la main d’œuvre tient la part principale de l’activité de la Faïencerie de Gien . Actuellement 150 personnes y travaillent.

 

Au fond les fours de différentes températures qui fonctionnent 24h sur 24h . Les opérateurs tiennent ces fours à une température réglée au degré. Des écarts auraient des conséquences graves.

Comme tous les visiteurs, je me suis beaucoup arrêté devant les personnes au travail ; les explications de la guide étaient très intéressantes mais les gestes des salariés (es) semblaient impressionner encore plus.

La naissance des pièces.

Je n’ai pas vu personnellement la technique du moulage pour les pièces creuses qui semble être très utilisée. Les deux techniques, moulage ou tournage-pression, nécessitent un gros travail manuel d’ébavurage et de nettoyage avant finition. Ces postes de travail sont nombreux et demandent d’être très précautionneux car la faïence à ce stade est très très fragile. Dans cette vidéo remarquez que  le bruit ambiant est ponctué de tintements particuliers provoqués par les petits coups que donne l’opératrice pour s’assurer de l’absence de fêlure.

Il travaille ici depuis plus de 40 ans (bientôt en retraite) et il sillonne l’usine pour approvisionner les différents secteurs.

Attention fragile ! prêts pour Pâques.

La décoration

Présentation des différentes techniques de décoration (peintures, lithographie, décalcomanie) sur biscuit, sur émail,

 

Les fileuses

Dans cette vidéo, noter la discussion entre Claude et une décoratrice sur la technique de peinture qui s’apparente à l’aquarelle.

Vue d’ensemble de l’atelier de décoration

Un coin de la boutique ouverte à tous.

Dans la cour, pensées pour des anciens de la Manufacture, salariés et citoyens.

Une fois de plus les terroristes en attaquant dans le centre ville de Ouagadougou ont voulu isoler ce pays pourtant si accueillant . Je  me mets à penser à tous les visiteurs potentiels qui à cause de la peur que provoque ces massacres hésiteront à  venir dans ce petit et chaleureux pays africain. Combien de découvertes ne pourront pas se réaliser ! Combien de  sourires d’hommes et de femmes ne pourront pas se croiser, combien de rencontres entre les cultures seront supprimer. Le Burkina Faso était devenu le point de rencontre entre nous, les européens et les africains. Je sais que des événements dans les domaines des cultures avaient lieu régulièrement. Et puis cette ville malgré sa simplicité pour ne pas dire pauvreté toute africaine est si propre.

Mes deux séjours en 2003 puis 2005 sont resté ancrés dans ma mémoire et aussi dans ma bibliothèque de photo. Nous  n’y venions pas en mission d’aide, nous avions payé notre voyage.  Nous venions à la découverte d’autre culture et d’autres beautés humaines.

Je me souviens

…de la sérénité avec laquelle nous parcourions les trottoirs si vivants et remarquablement propre de la ville. Je me souviens des embouteillages qui freinaient notre chauffeur et son 4X4, impatient de nous faire découvrir les régions rurales .

La place des cinéastes ( en 2003 il y avait quatre salles de cinéma dans la ville)

Sur les trottoirs, l’hygiène d’un garde manger haut porté

Place des Nations Unies

Je me souviens …

De ce magnifique musée de la musique où l’on peut voir et entendre jouer les mélodies si étonnantes de l’Afrique. Malheureusement à cette période de nos voyages je n’avais pas les moyens d’enregistrer ?

Le musée de la Musique, avenue de l’Oubritenga

Je me souviens …

Du marché artisanal. Depuis seulement quelques mois, après l’incendie qu’avait subi le marché traditionnel,  le Maire avait décidé d’abriter les artisans volontaires dans un immense lieu un peu en dehors de la ville, pas loin du nouvel Hôpital. Ici les artisans pouvaient travailler dans de bonne condition et permettre aux touristes de choisir après d’agréables discussions avec les concepteurs-artistes.

Je me souviens…

Des soirées passées entre amis à l’Agence. Je me souviens des mets extraordinaires (principalement le capitaine) que nous concoctait la patronne aidée magistralement par son cuistot sénégalais. Il faisait bon se retrouver ainsi autour de la table, il y avait des professeurs de français qui travaillaient avec les profs locaux pour adapter les livres scolaires à la culture africaine. Nous parlions d’Afrique et des découvertes humaines que nous avions réalisées dans la journée. Ne sachant pas ce que sont devenus toutes ces personnes j’évite à augmenter la taille des photos ! Je ne sais même pas si l’Agence existe toujours compte tenu des restrictions de voyages touristique principalement dans les pays voisin comme le Mali.

 

Alors …

Concernant l’attaque de vendredi, je lis que la France est visée, je lis que la France en « ferait de trop » contre les islamistes, forte de son armée, sans soucis de négociations sérieuses .

Je lis aussi que la pauvreté pèse de plus en plus sur les ruraux, ce qui provoquerait des révoltes. Effectivement nous avons vu comment les paysans vivaient chichement. Je viens de lire ce matin que des français de ma région partent en mission, arborant leurs tee short du Lions Club, pour distribuer des fours solaires dans les campagnes. Sympa , important pour lutter contre le déboisement, mais …que ressentent les jeunes devant ce type de dons. Ces jeunes pensent peut être partir en Europe pour tenter leur chance, certains heureusement veulent changer la gouvernance de leur pays, d’autres iront jusqu’à confier leur destin à des prédicateurs d’une autre monde.

Je continue à penser que la richesse se partage ; si bloqués par la peur de l’attentat, nous ne pouvons plus aller à Ouagadougou pour seulement visiter et rencontrer nos frères en humanité, le fossé va continuer à se creuser malgré les dons qui donnent bonne conscience.

N’hésitez pas prenez l’avion et parcourez sereinement l’Afrique au gré de ses merveilleux paysages et tout simplement des sourires des rencontres toujours si recherchées.

Suite de la balade (carte extraite du Guide du Street art à Paris) de Stéphanie Lombard Editions Alternatives )

J’ai suivi les conseils des jeunes lycéens rencontrés rue de l’Ourcq, j’ai longé le canal et le Bassin de la Villette, je me suis arrêté devant le Pavillon des Canaux.

J’aime ces illustrations façon Mucha (1861-1939), fer de lance du style Art nouveau

Rue Henri Noguères

J’ai dû demander plusieurs fois mon chemin pour trouver la rue Henri Noguèreset le mur que m’avait conseillé les jeunes de la rue de l’Ourcq, malgré cela j’ai constaté que les quelques promeneurs du quai de Loire, sur le bord du Bassin de la Villette connaissaient cette rue …Et si le graffiti avait conquis le 19ème et ses habitants !

Début de la rue Henri Noguères

Le fond en noir en blanc, la ville…

Vue d’une extrémité de la rue Henri Noguères de l’autre coté de cette rue piétonne, un collège

Le lettrage, l’art premier du street art ?

 

 

Carte extraite de l’excellent Guide du Street Art à Paris de Stéphanie Lombard Éditions Alternatives 13,50€

J’ai eu l’occasion sur ce blog de faire un billet sur le Parc des Buttes Chaumont « le jardin de ma petite fille », j’aurai pu intituler ce billet « les récréations artistiques de ma petite fille ». Malgré la pollution et toutes les contraintes de la vie parisienne, dans son quartier elle bénéficie de galeries d’art à ciel ouvert, l’art de la rue. C’est pourquoi ces derniers jours j’ai commencé une balade sans son quartier à la recherche de cet art de la rue.

Rue de l’Ourcq

A 5 mn du métro Laumière, continuez sur la populaire avenue Jean Jaurès en direction de la porte de Pantin et La Villette. Avant  le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer dite petite ceinture qui enjambe l’avenue, prenez à gauche et tout de suite l’enchantement des couleurs, provoque une énorme surprise dans cet environnement d’immeubles pour la plupart quelconques.

Contrairement à d’autres lieux, les arcades de la ligne ferroviaire n’ont pas été transformées en magasins chics ou en ateliers d’artisans, elles ont été fermées par une palissade de parpaings ou de planches en mauvais état. Mais nous ne sommes pas dans un quartier à touristes, alors pour les HLM qui dominent de leurs vingts étages ces rues, ça devaient être suffisant !

Par leurs traits et leurs couleurs les artistes ont transformé complétement ce site. Malgré l’inscription de ce spot à l’Office du Tourisme de Paris, je ne sais pas si les touristes viennent nombreux ici . Le 19ème est trop souvent montré du doigts à cause de quelques voyous. J’ai repéré dans les yeux des passants, pourtant habitués à passer devant ces fresques monumentales, une certaine fierté de voir un photographe s’arrêter chez eux. Ils me font penser aux « voisins » d’une cathédrale qui ainsi redécouvrent qu’ils ont chez eux un chef d’œuvre qui attire. Rappelons qu’à quelques minutes de marche se trouve un autre chef d’œuvre de l’art contemporain, la « Philharmonie » de Paris à l’architecture étonnante.

 

Début de la rue

Plus loin

 

Tiens ! la panthère de Marko93 que les orléanais ont vu sur le « Mur d’Orléans »

Symphonie de rouge

Les habitants se sont mis en couleurs

DAcRuZ est un artiste qui a grandi dans le 19ème.
Après avoir parcouru le Monde Il a créé en 2006 le Festival Ourcq Living Colors qui a fêté ses 10 ans d’existence en 2016 (texte tiré du livre de Stéphanie Lombard)

Diversité en attendant le bus

 

Pub en danger ?

Ma balade va se poursuivre grâce à l’aide de jeunes de passage auxquels j’ai demandé : « s’il y aurait dans le quartier d’autres graffitis comme ceux-là ? » sans hésitation l’un d’eux m’a guidé vers une rue piétonne à un quart d’heure de la rue de l’Ourcq en passant par le bassin de la Villette.

Suivez moi sur un prochain billet et n’hésitez pas à commenter ou documenter ce billet car je ne suis pas spécialiste. Merci

 

Je viens de recevoir les vœux de l’Association d’ Echanges Culturels  Hebron-France. Nous nous sommes rencontrés en mai 2015 à Hébron avec un groupe d’amis de Point Voyages ( Voir mon billet de cette époque

et depuis nous avons gardé le contact grâce à Internet .

 

Les  amis d’Hebron œuvrent avec courage et persévérance pour la solidarité et la dignité de la population, malgré les attaques liées à la colonisation…Je ne sais pas si cette nouvelle année apportera des changements importants en Palestine mais j’ai vu, j’ai ressenti leur détermination et constate toujours leur volonté pour conserver des liens forts avec la France ; je suis amère quand j’observe le peu de considération des dirigeants de mon pays pour eux. Comment sensibiliser mon sénateur, mon député, mon maire, etc…à leur cause si juste ?

Je pense également à l’Association d’aide aux enfants de Silwan (Jérusalem Est) que nous avions rencontré et qui se bat contre la destruction de leurs maisons par des archéologues israéliens, toujours plus à l’œuvre selon des lectures récentes. voir cet article de XXI orient.

 

 

 

 

 

Voilà l’image que je viens de recevoir ce jour en messagerie directement de Shiraz.

Chaque année est une promesse de bonheur;

Et qu’en cette nouvelle année, milliers des joies viennent embellir votre vie

Signé :

Afrooz Hassan-Abadi

Pars Tourist Agency (PTA)

Département francophone

Je vous laisse l’adresse du site de l’agence qui nous a si bien reçue lors de notre « premier » voyage en Iran :

www.fr.key2persia.com

Et aussi

de Point Voyage notre agence préférée de France, sans elle nous ne serions pas allés en Iran :http://www.point-voyages.com/

Sur ce onzième billet, nous  « ne verrons pas le jour », non que nous avons été débordé, mais tout simplement parce qu’en novembre la nuit tombe vite, vers 17h en Iran.  Souvent nos visites ou balades se sont déroulé la nuit, du moins au crépuscule. Ces heures de la journée donnent des spectacles majestueux. Malgré les déconvenues de musées allant fermer, nous avons profité des splendides illuminations sur lesquelles les autorités culturelle ne lésinent pas.

Vu du ciel

Des autoroutes éclairés sur des centaines de kilomètres, des villes illuminées comme chez nous au moment des fêtes de fin d’année, des magasins claires comme en plein jour, vu d’avion, la nuit iranienne c’est une multitude de points lumineux de deux couleurs principales le blanc et le jaune. Parfois de grands rectangles lumineux excitent notre imagination : prison, usine super surveillée, camp militaire, entrepôt. A terre tout est plus simple, l’Iran est une nation riche en énergie électrique et elle s’en sert pour le bien être des iraniens.

Téhéran illuminée

La tour Azadi ( la liberté) de 45 m de haut achevée en 1971 pour les fêtes de 2500e anniversaire de la monarchie. Elle a été construite par un jeune architecte de 24 ans.

Ci dessous une galerie de peintures vue dans le sous-sol de la Tour Azadi, transformé en Centre Culturel. Merci de traduire ce texte de présentation des peintures.

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Ispahan, crépuscule sur la Place Royale

Place Royale et la Mosquée de l’Imam

Coté oriental de la place Royale, la mosquée du Cheikh Lotfollah

Dôme de la Mosquée du Cheikh Lotfollah, celui qui change de couleur en fonction du soleil…

Ispahan, le pont à Trente trois arches

Nous cherchions le fameux pont d’Ispahan et nous sommes tombés sur le « Si-o-se pol » ou Pont aux trente trois arches. Ce pont a été construit en 1600. Nous avons parcouru ses 295 m de long . Et nous avons été charmé…Sous une arche un jeune garçon chantait. On aurait dit qu’il honorait ce fleuve, le « Zayandeh roun » et le suppliait de s’écouler de nouveau. En cette saison beaucoup de cours d’eau sont à sec, le grand drame des iraniens, la pénurie d’eau dû au réchauffement climatique.

 

Yazd, la lumière dans le désert

 

Des tours à vent séculaires pour la climatisation de cet hôtel restauré

 

La Mosquée , comme un phare dans la nuit de Kahsan

Mosquée Agha Bozorg

Une des maisons privées

Shiraz, la douceur du soir

Dans le Jardin du Paradis

Auprès du Mausolée de Hafez (voir aussi sur billet Iran 3)

Nos nuits privées

Il y a eu la première nuit dans le train auto-couchettes Téhéran-Chiraz

Coucher de soleil vu du train

 

Et nos chambres  dans les hôtels de luxe et de charme des vielles villes iraniennes où nous nous avons fait escale. Ces hébergements ont été tous superbement restaurés. Dans les décorations les architectes ont recherché les fastes d’antan, ces lieux où se retrouvaient les voyageurs des siècles derniers ou les invités des grands commerçants.

Notre chambre à Yazd, Hôtel Meir

A Kashan, Negin Hotel

Dernier coucher de soleil iranien

Le soleil brille de ses derniers feux, sur Qom, symbole …

Demain nous serons dans l’avion pour le retour vers la France, avec dans la tête plein d’images et de rencontres. Avec l’espoir de les revoir comme chaque fois que l’on rencontre une personne attachante.

17. décembre 2017 · 1 commentaire · Catégories: Voyages · Tags:

Attention ! Leila existe d’abord dans mon imagination !

Lettre de Leila à Jeanne

Yazd, novembre 2017

Comme promis je t’envoie cette lettre pour te raconter notre dernière sortie de classe. Cette année nous étudions en histoire les religions en Iran. Nous en sommes à l’histoire du Zoroastrisme, la plus ancienne religion du pays, 1000 ans avant JC. Nous avons fait une recherche  dans les livres de la bibliothèque.

Déjà le symbole du zoroastrisme, le Farvahar sur le site de Persépolis.

Notre professeure nous a emmené  dans trois lieux importants de cette religion.

D’abord au Temple du feu dans le centre de la ville de Yazd, puis au cimetière et enfin à Chak Chak lieu de pèlerinage.

Le zoroastrisme depuis 1000 avant J.C.

Il y a peut être dans notre classe un ou une zoroastrienne, ce ne serait pas étonnant car dans la ville il y  aurait 10000 fidèles sur 25000 dans tout l’Iran. Yazd est la ville en Iran qui compte le plus de ces adeptes.

Entre le XIII et le XX ème siècle,  la plupart des zoroastriens se sont réfugiés en Inde poussés au départ par le flux de l’Islam. Pourtant cette religion est même devenue religion d’Etat, au III ème siècle avant JC. On dit même qu’un des Rois mages de la crèche de Jésus était disciple de Zarathoustra et que c’est sa science, l’astrologie, qui l’a guidé pour honorer le Christ à sa naissance.

La particularité de cette religion est qu’elle basée sur le monothéisme comme les religions qui ont suivi le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Nous sommes allés visiter le Temple du feu construit en 1940 à Yazd .

Le Temple du Feu à Yazd

Le symbole du Dieu Ahura Mazda, en faïences bleues et jaunes. Ce symbole, appelé Farvahar , l’homme-oiseau représente dans de nombreux détails toutes les valeurs véhiculées par le Dieu.

A l’intérieur du Temple, il y a une vitrine derrière laquelle on voit un récipient dans lequel une flamme est honorée. Les zoroastriens conservent ce feu depuis 1527 ans à Shiraz puis à Yazd depuis 1940. Ils disent qu’entretenir le feu est primordial car le feu serait fils de Ahura Mazda. Ce feu est associé à tous les rites de la naissance à la mort.

La flamme visible derrière une vitre.

Un fidèle se fait prendre en photo avec son enfant, devant Zarathoustra, le prophète qui a annoncé l’existence du Dieu Ahura Mazda. Ce prophète est né en Afganistan  650 avant JC jusqu’à l’âge de 74 ans assassiné par un fanatique.

A coté de ce Temple, un musée présente la religion, il faut lire les panneaux c’est un peu fastidieux… Heureusement il y a les mannequins habillés traditionnellement et surtout les tables remplies de produits de la nature avec lesquels les zoroastriens aiment accompagner leurs fêtes ou cérémonies.

5 prières pour 5 périodes de la journée…

Les tours du silence

Deuxième étape, la banlieue de la ville. Quel étonnement ! c’est presque le désert et deux hautes collines en jaillissent. Les touristes parcourent  l’immense terre plein et s’engagent dans l’escalier pour l’ascension d’une des collines.

Ces tours du silence étaient destinées à faire reposer les corps des morts zoroastriens. Les cadavres étaient portés par des prêtres au sommet de la tour et y étaient déchirés par les vautours. Les restes étaient versés dans des fosses. Cette coutume évitait que les cadavres souillent la terre. Depuis 1978, les morts sont enterrés dans des caveaux de ciment dans un cimetière voisin.

Sommet de la tour fait de pierre pour y exposer les cadavres aux vautours.

Nouveau cimetière

Heureux sera celui qui est à la recherche du bonheur des autres

Pour continuer notre découverte de la religion zoroastrienne, nous nous sommes dirigés dans la montagne pour visiter le plus haut lieu de leur pèlerinage  Nous avons parcouru 50 km depuis Yazd. Après une demi heure de bus par une route sinueuse nous sommes arrivés au pieds du petit village de Pir-é Sabz.

Il nous a fallu encore une demi-heure à pieds pour accéder au refuge lieu de pèlerinage.

Intérieur du Temple avec les emplacements pour les bâtons d’encens. Au fond le feu…

Des portraits de Zarathoustra et des textes du Livre Saint, l’Avesta.

Ce temple est taillé dans la montagne. Une fois par an, pendant 5 jours et cinq nuits les zoroastriens se regroupent dans une cérémonie de prière pour honorer la princesse Nick Banou. La fille du roi Yazdegard se serait réfugiée là après l’assassinat de son père et l’invasion arabe au VII siècle. La légende dit que la montagne s’est refermée et qu’un gigantesque arbre a jailli accompagné d’une source, c’est pourquoi ce lieu est appelé Tchak Tchack . Je n’ai pas entendu ces gouttes d’eau mais il y a des robinets !

L’arbre miraculeux toujours là…

L’ambiance de ce lieu  m’a paru sympathique ;  ça change de l’atmosphère silencieux des salles de prière des mosquée chiites, surtout dans les périodes traditionnelles de deuil . Ce n’est pas étonnant car les zoroastriens croient en des valeurs  heureuses. Comme on peut le lire dans une des inscriptions qui tapissent ce lieu de pèlerinage : « Heureux sera celui qui est à la recherche du bonheur des autres » Extrait du  Livre Saint Yasna 30, ligne 1.

Sur la première photo du Temple (ci-dessus) et sur d’autres, tu as surement remarqué que les femmes s’habillent de façon colorée.

Dans cette religion il n’y a pas d’interdit pour la musique et le chant. En redescendant dans le village nous avons entendu des garçons qui chantaient avec un groupe de français, malheureusement notre professeure n’a pas voulu que nous nous y arrêtions …(voit quand même la vidéo ci-dessous).

Je suis heureuse d’avoir découverte cette très vieille religion, j’ai l’impression que l’on s’y amuse bien ! J’ai même lu que nous les filles, nous y sommes à égalité avec les hommes. En plus depuis une dizaine d’années des femmes sont nommées prêtresses.

Alors peut être que pour l’avenir de la société iranienne, il serait bon que cette religion de bonheur et d’amour pour les autres soit plus reconnue. J’ai lu qu’un seul député, Dr Esfandiar Ekhtiari , représente cette minorité religieuse au Parlement  iranien.

Rien d’étonnant que Maurice Béjart le grand danseur et chorégraphe européen ait intitulé un de ses ballets « Zarathoustra, le chant de la danse ».