Aya de Yopougon, un délice

Aya de Yopougon, un délice

Aller voir au cinéma un film d’animation, on hésite nous les adultes-séniors. Pourtant à plusieurs reprises nous nous sommes régalés de ces films.

Hier nous sommes allés voir « Aya de Yopougon« , film d’animation de Marguerite Abouet et de Clément Oubrerie.

L'affiche du film
L’affiche du film

Pendant 1h30 nous nous sommes retrouvés à Abidjan en Côte d’Ivoire dans les années 1970, pas de téléphone portable, voiture du patron une DS.

Pourquoi j’ai aimé ?

La musique est entrainante et très africaine parce que plusieurs morceaux sont tirés de « L’Afrique enchantée » .

Pour le plaisir écoutez des musiques du film :

Sweet Mother de Prince Nico Mbarga : 06 Sweet Mother
Dissan Na M’bera de Super mama Djombo : 2-01 Dissan Na M’bera
Yarabi de Bem beya Jazz National :08 Yarabi

Les images, des dessins plus que vrais qui ne manquent pas un détail des particularités africains, morphologie des africaines, lunettes des hommes, les pagnes des femmes, etc… De l’architecture d’Abidjan, les immeubles modernes, le Grand Hôtel, les villas somptueuses, le réseau d’électricité meli-mélo, il ne manque rien.

Les aquarelles des paysages sont somptueuses. A plusieurs reprises, les panoramas d’Abidjan valent des photos.

Enfin l’histoire dans sa banalité de la vie quotidienne est attrayante pour les spectateurs qui connaissent un peu cette Afrique si attachante par sa spontanéité générale. Le scénario met en scène une jeune fille qui veut sortir du cercle infernale des trois C, Couture, coiffure et chasseuse d’homme pour se marier. Elle annonce à son père qu’elle souhaite poursuivre ses études pour être médecin. Cette dernière raconte les  histoires de ses copines : maki (bar dansant), garçons, bébé .

A qui ressemble-t-il ce bébé ?

Nous y voyons le poids des traditions mais surtout le caractère machos des hommes, le fatalisme des femmes, l’importance du sexe.

Il est très sympa ce film, il vaut tous les documentaires retraçant la vie quotidienne en Côte d’Ivoire et plus généralement en Afrique Centrale. Je pense que les africains devraient se régaler devant tous les détails mis en exergue.

Et comme toujours en Afrique l’envie de danser est omniprésent dans ce magnifique film.

 

 

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