25. septembre 2009 · 1 comment · Categories: Voyages · Tags:

Georgette, guide à Maaloula.

Maaloula se situe aux environs de Damas, dans un îlot chrétien. Georgette est guide dans le monastère Saint-Serge situé en haut d’une colline à 1650 m d’altitude.

maaloula

Nous sommes dans un haut lieu de pèlerinage catholique. La petite église que nous visitons serait vieille de 2000 ans.

Dans cette église, un table du maître-autel emprunte la forme des autels des temples païens (en demi cercle avec une rigole pour le sang).

Dans la région, les villageois parlent l’araméen, la langue du Christ.

georgette

Georgette nous récite le Notre Père en araméen : notre-pere-en-arameen

25. septembre 2009 · 2 comments · Categories: Voyages · Tags:

Georges, cultivateur.

Georges nous reçoit dans sa cave. En effet Georges est cultivateur-vigneron. Sa cave construite sous sa maison entre 1560 et 1820 est un véritable musée de sa famille.

L'accueil de Georges

L'accueil de Georges

Nous découvrons son arrière grand père grand spécialiste du vers à soie, photographié à l’exposition universelle de Paris en 1900 . En effet dans cette région montagneuse était plantée de mûriers sur lesquels les paysans élevés le vers à soie. A Kfarkarab il y avait une filature , employant une trentaines d’ouvriers et ouvrières, c’est là d’ailleurs que les jeunes effectuaient leurs premières rencontres. ..

L'arrière grand père, spécialiste des vers à soie

L'arrière grand père, spécialiste des vers à soie

Outre son vin en fûts ou en bouteilles, Georges a conservé dans sa cave une multitude de souvenirs, des livres, des armes, des photos et les outils de ses ancêtres. Il nous décrit chaque objet avec beaucoup de détails et de temps en temps c’est son fils qui complète les explications dans un français plus précis. On retrouve dans ces souvenirs, la période coloniale française. Les enfants nous disent qu’ils continueront à veiller sur ce patrimoine.

Cultures de plus en plus difficiles

Georges est l’un des derniers cultivateurs de la région. Il survit grâce à l’élevage du vin, vin rouge et vin doux, qu’il nous fait déguster . Mais cette année la vigne a moins rendu, avril a été trop froid. En conséquence, il ne faudra pas passer de longues nuits à veiller le chaudron où « bouille » le jus qui donnera le résinet. Georges et son épouse Colette élèvent plusieurs dizaines de lapins (mais dernièrement un serpent… a mangé une dizaine de lapereaux). Ils récoltent des fruits qu’ils vont vendre à la ville. Colette tient une petite épicerie de « proximité » (comme il y a beaucoup dans les villages) .

Georges et sa famille ne semble pas très riches et pourtant nous avons été impressionnés par son sourire et pas son optimisme. Ses frères sont partis à l’étranger et bénéficient de bonnes situations. Lui reste là, enraciné très profondément à la terre de ces ancêtres.

Georges et son épouse sont pratiquants catholiques. Georges chante avec deux autres personnes à la messe du samedi soir de son église.

Ecoutez : georges chante: soyez le bienvenu

L'église

L'église

Elie avec son sabre, un saint très vénéré au Liban

Elie avec son sabre, un saint très vénéré au Liban

Ils n’ont pas beaucoup de chemin à effectuer pour se rendre à l’église car celle-ci jouxte sa maison. Il a la clef et nous l’a fait visiter. Historien, Georges nous montre les stèles qui indiquent ses constructions : 1840, puis 1870.

La guerre

Comme toutes les constructions de la région, l’église de village a été démolie pendant la guerre, en 1990. Georges nous montre sur la place, l’emplacement d’un canon du Général Aoun qui naturellement , était pris pour cible par les belligérants des collines d’en face. Au début de la guerre c’était les syriens à l’Est et à la fin ce sont les milices à l’ouest. Sa voiture a été pulvérisée. Et eux ?

La famille se réfugiait dans la cave. Georges avait 17 ans et combattait contre les syriens « pour défendre le Liban ». De cette période il reste un dessin de lui au fond de la cave.

Au fon de la cave un dessin...

Au fond de la cave un dessin…

Parmi les personnes que nous avons rencontré, Georges a été le premier à nous parler de la guerre et le seul à s’exprimer sur son engagement pendant cette période ; nous savons également qu’il est toujours engagé ; je suis sûr qu’à ce sujet il aurait eu beaucoup à nous parler, toujours très fier de défendre sa terre.

24. septembre 2009 · 1 comment · Categories: Voyages · Tags:

Melle MAHA, professeur d’histoire-géo en lycée privé.

Chéhadeh nous annonce que nous allons rencontrer un de ses amis. Nous sommes à El Aaquoura, petite ville du centre du Liban. Nous venons de traverser une série de vallées verdoyantes aux cultures magnifiques de fruits et de légumes.

Vallée entre Faraya et Afqa

Vallée entre Faraya et Afqa

Nous entrons dans une magnifique maison traditionnelle libanaise. Il doit être 10 h du matin, un homme termine l’arrosage qui procure pour un moment fraîcheur à la maison.

En l’absence de son ami, Chehadeh nous présente Maha, la sœur de cet ami, qu’il doit connaître également…En effet c’est aussi une enseignante.

maha

L’accueil

Nous n’étions pas attendus et pourtant, comme chaque fois, l’accueil est inoubliable ; on nous sert le café, les gâteaux, puis nous gouterons des boissons fabriquées maison : un apéritif à base de cidre et un digestif composé de vin de noix et …de vodka. Même en arabe, les discussions entre MAHA et CHEHADEH sur l’alchimie œnologique nous ont semblaient passionnées !

Les dignitaires chrétiens partisans.

MAHA comme la majorité des personnes dans cette région est chrétienne et non pratiquante. Elle trouve que les responsables des différentes églises s’immiscent trop et de plus en plus dans la politique. Effectivement dans les journaux télévisés j’ai vu à plusieurs reprises des habits de patriarches…Et d’après Maha ils interviennent aussi dans les églises. Pourtant celles ci sont pleines (et on en construit toujours) ;

Cathédrale St Georges en construction depuis plusieurs années grâce aux dons des fidèles.

Cathédrale St Georges en construction depuis plusieurs années grâce aux dons des fidèles.

pour Maha c’est le signe que les chrétiens cherchent à se démarquer des musulmans de plus en plus présents aussi dans la vie libanaise. « Les gens deviennent de plus en plus sectaires » regrette-t-elle.

Même les enfants en classe se reconnaissent comme chrétiens, chiites, sunnites, partisans d’un tel, etc… (il est vrai qu’il n’y a pas très longtemps cette « particularité » était indiquée sur la carte d’identité nationale…).

Les jeunes partisans ?

Une anecdote illustre son propos : à cause d’elle deux élèves se sont exclus, elle leur avait interdit de se bagarrer en s’apostrophant dans des termes partisans allant jusqu’à se traiter d’assassin. Heureusement Maha a eu le soutien de ses collègues et de sa hiérarchie.

Maha enseigne également l’instruction civique et la sociologie en classe préparatoire au BAC. Comme je suis étonné que cette matière soit enseignée à ce niveau et qu’elle compte pour le BAC, elle m’explique qu’il s’agit surtout d’informer les élèves sur les relations entre les hommes et les femmes ou avec les adolescents.

Elle estime qu’au Liban il n’y a pas de véritable parti, comme dans les pays européens ; ce qu’on appelle parti se résume à des groupes d’intérêts ou de familles.

Arrivés à l’improviste, chez elle , nous repartons un peu plus riches de ses analyses et de son vécu avec les jeunes.

A la rentrée, le 1er octobre, Maha retrouvera ses élèves, gageons que grâce à elle comme à de très nombreux professeurs de l’enseignement public ou privé, les petits libanais de toutes confessions pourrons devenir des citoyens et non des partisans.

Avant d'arriver à El Aaquoura

Avant d'arriver à El Aaquoura

El Aaquoura

El Aaquoura

Père Farès

Rencontrer un prêtre grec catholique était indispensable dans notre recherche sur les chrétiens du Liban. Et rencontrer un prêtre catholique marié est intéressant vu les discussions sur ce sujet en France.

Père Farès est prêtre de la paroisse de Kfarharab. Il a été très aimable de venir chez nous entre deux réunions avec ses paroissiens. Il est jeune (la trentaine), il est habillé en civil et …parle bien le français.

Nous aurons la chance quelques jours plus tard de rencontrer une des familles de sa paroisse des environs (qui nous confirmera sa proximité).

Prêtre catholique à Kfarharab

En effet le Père Farès partage son ministère entre trois villages .

De son aveu même il n’est pas débordé, dans chaque village il y a au maximum 30 familles catholiques. Les chrétiens de la région sont majoritairement de rite grec orthodoxe. Il a « seulement » à Kfarharab 15 familles qui représentent ¼ des familles du village.

Les églises des deux rites de Kfarakab

Les églises des deux rites de Kfarakab

Il semble que la religion soit une tradition familiale.

Devant notre étonnement de voir, chaque soir des « mazars » (petits sanctuaires sur le bord des routes) éclairés par une bougie, il explique que le libanais prie beaucoup mais que lentement ce dernier imite l’Occident « où on ne pratique plus ».

Mazar sur la route qui mène à Kfarakab

Mazar sur la route qui mène à Kfarakab

Dans la nuit deux bougies ont été allumées pour prier devant ce mazar

Dans la nuit deux bougies ont été allumées pour prier devant ce mazar

Prêtre marié

Père Farès est marié, il a un jeune enfant et nous sommes curieux d’en savoir plus de sa bouche.

Il nous apprend que la décision de se marier est prise avant l’ordination. C’est pourquoi il y a des prêtres célibataires et des prêtres mariés. Après leur ordination, les célibataires ne peuvent plus se marier, sinon comme en France, ils sont obligés de se retirer de la prêtrise et d’après Père Farès il y en aurait beaucoup.

Père Farès nous rapellera souvent qu’être marié lui procure de nombreux avantages pour sa mission, en résumé être plus près des gens (sexualité, travail, famille). Comme il ya beaucoup de prêtres au Liban son ministère ne l’occupe pas à 100%, il a donc le temps de s’occuper de sa famille. Il nous précise que son fils est fier devant ses camarades, d’avoir un papa prêtre de la paroisse… » mais un peu moins qu’avant ».

Pour le Père Farès la famille est primordiale dans la société libanaise, « on vit ensemble, on prend un temps pour discuter avec les enfants et les enfants avec leurs parents ».

Le Père Farès travaille aussi comme professeur d’informatique avec l’accord de son évêque qui favorise cette solution plutôt économique. Les prêtres sont payés par l’évêque et par lesmariages,baptèmes, etc…  « Prêtre n’est plus une prestige ! ». Père Farès apprécie beaucoup de travailler ainsi car c’est un moyen d’être encore plus dans le monde, à ce sujet il nous parle des prêtres ouvriers français.

L’épouse du père Farès ne travaille pas, « personne ne remplace la mère pour les enfants ».

Au bout de trois quart d’heure, le Père Farès nous quitte…il est près d’une heure de l’après-midi, son épouse doit l’attendre pour le repas.

Mouin, le palestinien.

Mouin vit en estivage dans la campagne aux environs de Kfarakab. Il y a construit une modeste maison entourée d’un magnifique jardin en terrasse. C’est lui qui a remis en culture les pentes de cette région non loin de la fameuse école construite par le grand père d’Amin Maalouf, voir son roman autobiographique « Origines ».

Panorama de la maison de Mouin

Panorama de la maison de Mouin

Réfugié palestinien

Mouin, c’est son prénom, est né à Nazareth en Palestine. Venu faire ses études à Beyrouth en 1945, il n’a pu rejoindre son pays après la guerre de 1948. Il fait donc partie des millions de palestiniens réfugiés qui sont interdits de retour au pays.

A propos de ces réfugiés aux situations très diverses (certains vivent en camp, d’autres ont « réussi »), Mouin nous étonne en affirmant qu’ils veulent tous revenir sur leurs terres d’où ils ont été chassés. Je pense à nos immigrés dont la volonté de rentrer au pays semble s’émousser génération après génération…Les racines de ces habitants palestiniens doivent être extraordinairement profondes… Je comprends un peu mieux combien la décision de créer l’Etat d’Israël était inhumaine, la communauté internationale peut se tromper.

Depuis Mouin a obtenu la nationalité libanaise. A la fin des ses études, après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur, ne pouvant exercer dans son pays, il a parcouru le monde pour plusieurs sociétés pétrolières pendant 42 ans.

Le poête

Il y a 6 ans, il a pris sa retraite à Beyrouth et retrouve la montagne libanaise pour se reposer et écrire.

En effet Mouin est un poête, il écrit en arabe local des textes sur la nature principalement.

Ecoutez Mouin lire un  de ses poêmes : poeme-de-mouin

mouin

Mais Mouin garde en lui le traumatisme des racines perdues ; sa famille est restée làbas en Palestine et ne peut aller leur rendre visite. Il y a quelques temps il a organisé une réunion de famille en Egype, ils étaient 103 venus de Palestine, frères, sœurs, cousins.

Israël

Quand il parle d’Israël il n’est plus poête. Il nous explique que « le plus grand problème » est que les Etats-Unis soutiennent Israël, d’ailleurs hier ils ont donné son feu vert pour la construction de nouvelles colonies, contrairement au discours de leur Président. Quand on lui demande comment il voit l’avenir, il répond « l’avenir immédiat est sombre, mais que dans 50 ans… ».

Les Chrétiens en Orient

Concernant la montée de l’intégrisme islamique en Palestine (Hamas), nos interlocuteurs nous démontrent que partout c’est l’interventionnisme américain qui provoque l’islamisme ; maintenant dans tous ces pays les chrétiens sont persécutés et quittent leurs pays et que dans d’autres, indépendants, la Syrie, l’Iran, la situation est meilleure. Au Liban, la communauté chrétienne est influente encore, il n’y a pas persécution mais les jeunes chrétiens quittent nombreux le pays. Enfin, nos interlocuteurs nous parlent de l’espoir suscité par la stratégie de Michel Aoun et son parti chrétien, après son accord électoral avec le Hezbollah.

Mouin nous emmène visiter ses cultures. Il est fier de faire pousser ici sur des terres qu’il a défrichées un grand nombre de fruitiers, de légumes et de plantes aromatiques. Plus loin nous admirons sa plantation de … 300 petits noyers.

mouinjardin

Nous quittons cet homme, qui par la poésie et le travail de la terre, nous a donné une bonne leçon de vie.

Chehadeh, notre hôte.

Nous sommes de retour en France après notre séjour de 14 jours au Liban. J’ai pensé que des portraits d’amis libanais pourront vous faire PARTAGER la richesse de notre voyage .

Chehadeh habite à Kfarakab (on prononce Kfararab), un village de 200 habitants à 40 km (à vol d’oiseau) au Nord Ouest de Beyrouth. Nous sommes au pieds du Mont Liban à 1100 m d’altitude. Les routes étant très sinueuses et encombrées il faut plus d’une heure plour relier Beyrouth au village ; pourtant de nombreux habitants font la route quotidiennement ou le WE . Kfarakab est devenu un village de « villégiature », nombreux sont les beyrouthins qui pour éviter les chaleurs de l’été ont une maison au village.

Ce village est également l’origine des MAALOUF ….Nassim Maalouf (trompétiste libanais-français) et surtout d’Amin MAALOUF (Prix Goncourt).

Vue générale de Kfarakab

Vue générale de Kfarakab

Depuis quelques années Chehadeh, voulant développer le tourisme, propose sur son site Internet « Gitesdu liban » des locations dans son village. Puis il devient guide et chauffeur pour voyager dans le pays et en Syrie.

Comme il y a 8 ans, notre précédent séjour, Chehadeh a brillé par sa cordialité, sa disponibilité et son érudition.

Monsieur  Chehadeh Maalouf, aussi jardinier

Monsieur Chehadeh Maalouf, aussi jardinier

Chehadeh aime à nous faire connaître ses amis qui  sont très nombreux, dans son village mais également en dehors ; il n’est pas rare qu’en excursion, dans la ville , il nous présente un de ses amis. Notre surprise est grande quand, soudain, il s’arrête, nous invite à entrer dans une magnifique maison et nous fait faire connaissance avec toute une famille qu’il n’a pas vu depuis longtemps.

Le carnet d’adresse de Chehadeh est très fourni, des amis de tous les bords y figurent , des femmes et hommes les plus accueillant du Monde.

Chehadeh nous a appris un proverbe arabe : « une rencontre inopinée vaut 1000 rendez-vous… »

Grâce à Chehadeh nous avons eu 20 entretiens qui nous ont permis de tenter de mieux comprendre la situation politique, de connaître un peu de quotidien de ces familles. Plus que la dernière fois nos interlocuteurs se sont exprimés sur la guerre de 1975 à 1990 et le traumatisme qu’ils ont subi et conserve encore.

Chehadeh a le profil type du libanais qui ne cesse d’entreprendre malgré l’adversité. J’ai repéré les activités suivantes : professeur d’histoire , fabricant  de « rosaires » dont il a fait le commerce en gros pendant la guerre, comptable, éleveur de vin, inventeur de machines-outils, constructeur de chauffe-eau-solaire, guide-chauffeur et directeur des Gites du Liban. J’ai oublié ses compétences de jardinier. Et à 60 ans il n’a pas dit son dernier mot.

Video : Chehadeh présentant ses rosaires

J’ai constaté que de nombreux libanais œuvraient dans plusieurs activités à la fois, par exemple Fouad est restaurateur et loueur de voiture le soir et dans la journée chef d’atelier dans un garage.

Chehadeh nous a fait découvrir la gastronomie libanaise ; au restaurant ou à la pâtisserie  il aime à nous présenter les plats ou gâteaux avec leur composition et leur nom, chez lui sa sœur Soad nous amenait très souvent de nouveaux mets.

Vidéo : Au restaurant Chehadeh nous présente les différents plats

Grace à lui à sa sympathie, à son attention nous avons passé des moments très forts. Et nous sommes convaincus que tous nouveaux invités seraient traités comme nous.

Merci à Chehadeh et ses sœurs.

  

le datier de Beyrouth

le dattier de Beyrouth

 

 

Petit aperçu de notre voyage en cours.

Lieux : Kfarakab village de 200 habitants dans la montagne a 1100m d’altitude ,  a 40km de Beyrouth .

           En Syrie : Damas, et ses environs

                          Crac des chevaliers et Homs

Ce qui nous a le plus marque :

Lundi 7/9 :d’avoir reconu notre hôte, Chehade venu nous accueillir à l’aéroport apres 7 ans depuis notre précédent sejour.

Mardi 8/9 : En se promenant, une personne nous a invité a prendre le cafe.

Mercredi 9/9 : la richesse des cultures irriguées dans la montagne libanaise  à 1400m  d’altitude .

jeudi 10/9 : la fierté de George en nous racontant l’histoire de sa famille gérant une petite cave depuis 1560.

Vendredi 11/9 : le dynamisme du curé de la paroisse catholique, marié avec un enfant.

Samedi  12/9 : la ferveur des musulmans priant dans la grande mosque de Damas.

Dimanche 13/9 : Entendre le  » NOTRE PERE  » dit en araméen.

Lundi 14/9 : La construction d’une cathédrale  catholique  … en 15 ans.

Mardi 15/9 : La passion d’un partisan de Michel AOUN.

Mercredi 16/9 : L’architecture gothique dans la forteresse du Crac des chevaliers en Syrie.

jeudi  17/9 : La rencontre avec un orfèvre en bijoux et en politique.

A suivre  

 

 

 

Vendredi dernier, comme j’étais à La Rochelle, je me suis rendu à l’espace Ancan. Des panneaux électroniques de la ville y annonçaient l’Université du PS.

Naturellement j’ai loupé l’entrée des ténors Martine, Ségolène, cette dernière faisant son discours d’ouverture à 14h… Pourtant il y avait encore beaucoup de monde à l’extérieur. Les uns revenant du restaurant, les autres arrivant (certains sacs sur le dos) et faisant la queue aux inscriptions, passage obligé pour avoir le badge qui permet l’entrée du centre de conférence.

Le nombre de jeunes m’a étonné, le nombre de femmes aussi (et très souvent des femmes jeunes et « bien mises »).

Je me suis poser des questions sur ces jeunes hommes et jeunes femmes. On les présente militants du PS, mais combien sont là d’abord parce qu’ils ambitionnent d’être des professionnels du politique. Combien feront-ils du porte à porte pour proposer une vie meilleure. Combien y a-t-il de fils et filles d’ouvriers qui vraiment militent pour un monde meilleur ?

En observant ces hommes et ces femmes, il y a sûrement de vrais militants dans leur conseil municipal agissant sans compter leur temps pour le bien de leur concitoyens.

Bref, un moment de convivialité et de débats pour eux, un moment de curiosité et de rêverie pour moi, observateur amusée.

L'entrée de l'Espace Ancan

L'entrée de l'Espace Ancan

Moment de convivialité

Moment de convivialité

L'attente aux inscriptions

L'attente aux inscriptions

Des têtes connues

Des têtes connues

"Monsieur le Premier ministre"

"Monsieur le Maire" de Lyon

"Madame la Ministre"

"Madame la Ministre"

La fameuse voiture électrique "sauvée" par Ségolène

La fameuse voiture électrique "sauvée" par Ségolène

Nous avons toujours été admiratifs des légumes que nous préparent nos amis Georges et Marie Antoinette à Lanslebourg (Savoie). Je ne comprenais pas qu’à 1400 m d’altitude et surtout avec les hivers enneigés d’octobre à mai , on puisse récolter autant de beaux légumes.

Comme je posais la question, Georges nous a emmené dans son jardin ou plutôt ses jardins.

A Lanslebourg, comme dans tous les pays montagneux (voir les terrasses des Hautes Terres de Madagascar), la moindre parcelle de bonne terre est cultivée. Les plus grandes parties sont réservées au fourrage pour les bêtes l’hiver  et des tout petites parcelles pour les jardins.

Georges bichonne ses jardins à trois endroits, autour de sa maison (les tomates), près de l’Arc et sur les hauteurs du village dans le quartier de Ste Marie sur l’adret la partie la plus ensoleillée, trois tout petits lieux .

A Ste Marie, après la fonte des neiges en mai, les propriétaires ou « exploitants » font labourer leurs jardins (pas trop profondément car ça fait remonter les pierres). Pour faciliter le travail du tracteur, toutes les marques de propriétés sont enlevées. Et tout l’art des jardiniers est d’abord de retrouver sa parcelle. Il faudrait des GPS d’une très grande précision pour attribuer à chacun sa part, en effet chaque morceau mesure pas plus de 6 m sur 8 m. Depuis des générations ils sont une dizaine de propriétaires à jouir de ce morceau de montagne très fertile, grand comme une tête d’aiguille dans l’immensité des cimes.

George montre sa parcelle

George montre sa parcelle

Il n'y a pas une mauvaise herbe

Il n'y a pas une mauvaise herbe

Qu'ils sont beaux les choux à 1400 m d'altitude !

Qu'ils sont beaux les choux à 1400 m d'altitude !

6 à 8 parcelles...

6 à 8 parcelles…

Au dessus du village les jardins de Ste Marie (la croix)

Au dessus du village les jardins de Ste Marie (la croix)

La haut il y a aussi les près pour le fourrage des "bêtes".

La haut il y a aussi les près pour le fourrage des "bêtes".

A coté des jardins, en plein travail pour faire le regain

A coté des jardins, en plein travail pour faire le regain

Des tomates qui murissent au soleil de Lanslebourg

Des tomates qui murissent au soleil de Lanslebourg

Pour aider Georges la nature est quand même formidable : faire pousser toutes cette végétation en 4 mois seulement, entre mai et maintenant (aôut). Bravo Georges, chapeau à dame Nature.