Le Mur d’Orléans pour son onzième MUR a fait fort. Je ne sais pas comment Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry dénichent de tels artistes ! Mais pour ce début d’année, chapeau !!!

Ratur, Arthur Maslard en pleine création sur le MUR d’Orléans vendredi 26 janvier

Ratur, Arthur Maslard est né en 1983 au Havre. En 2001 il étudie dans une école de communication visuelle. En 2007 il fonde avec son frère et un ami Rouennais, le collectif MV3. Depuis en indépendant, il est un des artistes peintres et graffeurs qui parcourt le Monde. Il a produit des fresques et participé à des expositions en Europe, aux Etats Unis, principalement à San Francisco, Honolulu. Quelques grandes villes de France comme  Montpellier l’accueillent ou Nice prochainement.

Une des particularités de Ratur est de préparer ses couleurs. Il utilise la peinture acrylique.

Pour cette fresque Ratur a abandonné la bombe pour peindre à la brosse.

Les spécialistes le situent dans la lignée de grands comme Vermeer (1632-1675), Eugène Delacroix (1798-1863) , Le Caranage (1571-1610) dont on peut retrouver des œuvres au Musée des Beaux Arts d’Orléans.

Nouveauté ce vendredi 27 janvier, le MUR d’ORLEANS prend ses aises en s’engageant dans la rue des Carmes.

Un moyen de se faire mieux découvrir… pour les habitués du Cinéma

Autre innovation la mosaïque de Mifamosa, un autre genre des arts de la rue

 

Mifamosa a décoré d’autres plaques en ville

A La Source depuis cet été

Découvrez Ratur à l’œuvre pendant 2 mm de vidéo

Mélange des peintures, travail à partir d’une préparation photographique sur son smartphone, commentaires d’un enfant sur les couleurs.

Fresque terminée

 

 

Ratur peint une fresque murale comme une toile…peut être comme les peintres de la Chapelle Sixtine… Ici la peinture s’intègre avec réalisme au voisinage du cinéma .

 

Le choix des promoteurs du MUR d’ORLEANS  est judicieux ; en invitant Ratur ils proposent aux orléanais une autre palette de la diversité de la peinture de la rue . Nous avons beaucoup de chance ! J’espère que beaucoup de passants s’arrêteront, que de nombreux élèves viendront avec leur professeur.

Suite de la balade (carte extraite du Guide du Street art à Paris) de Stéphanie Lombard Editions Alternatives )

J’ai suivi les conseils des jeunes lycéens rencontrés rue de l’Ourcq, j’ai longé le canal et le Bassin de la Villette, je me suis arrêté devant le Pavillon des Canaux.

J’aime ces illustrations façon Mucha (1861-1939), fer de lance du style Art nouveau

Rue Henri Noguères

J’ai dû demander plusieurs fois mon chemin pour trouver la rue Henri Noguèreset le mur que m’avait conseillé les jeunes de la rue de l’Ourcq, malgré cela j’ai constaté que les quelques promeneurs du quai de Loire, sur le bord du Bassin de la Villette connaissaient cette rue …Et si le graffiti avait conquis le 19ème et ses habitants !

Début de la rue Henri Noguères

Le fond en noir en blanc, la ville…

Vue d’une extrémité de la rue Henri Noguères de l’autre coté de cette rue piétonne, un collège

Le lettrage, l’art premier du street art ?

 

 

Carte extraite de l’excellent Guide du Street Art à Paris de Stéphanie Lombard Éditions Alternatives 13,50€

J’ai eu l’occasion sur ce blog de faire un billet sur le Parc des Buttes Chaumont « le jardin de ma petite fille », j’aurai pu intituler ce billet « les récréations artistiques de ma petite fille ». Malgré la pollution et toutes les contraintes de la vie parisienne, dans son quartier elle bénéficie de galeries d’art à ciel ouvert, l’art de la rue. C’est pourquoi ces derniers jours j’ai commencé une balade sans son quartier à la recherche de cet art de la rue.

Rue de l’Ourcq

A 5 mn du métro Laumière, continuez sur la populaire avenue Jean Jaurès en direction de la porte de Pantin et La Villette. Avant  le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer dite petite ceinture qui enjambe l’avenue, prenez à gauche et tout de suite l’enchantement des couleurs, provoque une énorme surprise dans cet environnement d’immeubles pour la plupart quelconques.

Contrairement à d’autres lieux, les arcades de la ligne ferroviaire n’ont pas été transformées en magasins chics ou en ateliers d’artisans, elles ont été fermées par une palissade de parpaings ou de planches en mauvais état. Mais nous ne sommes pas dans un quartier à touristes, alors pour les HLM qui dominent de leurs vingts étages ces rues, ça devaient être suffisant !

Par leurs traits et leurs couleurs les artistes ont transformé complétement ce site. Malgré l’inscription de ce spot à l’Office du Tourisme de Paris, je ne sais pas si les touristes viennent nombreux ici . Le 19ème est trop souvent montré du doigts à cause de quelques voyous. J’ai repéré dans les yeux des passants, pourtant habitués à passer devant ces fresques monumentales, une certaine fierté de voir un photographe s’arrêter chez eux. Ils me font penser aux « voisins » d’une cathédrale qui ainsi redécouvrent qu’ils ont chez eux un chef d’œuvre qui attire. Rappelons qu’à quelques minutes de marche se trouve un autre chef d’œuvre de l’art contemporain, la « Philharmonie » de Paris à l’architecture étonnante.

 

Début de la rue

Plus loin

 

Tiens ! la panthère de Marko93 que les orléanais ont vu sur le « Mur d’Orléans »

Symphonie de rouge

Les habitants se sont mis en couleurs

DAcRuZ est un artiste qui a grandi dans le 19ème.
Après avoir parcouru le Monde Il a créé en 2006 le Festival Ourcq Living Colors qui a fêté ses 10 ans d’existence en 2016 (texte tiré du livre de Stéphanie Lombard)

Diversité en attendant le bus

 

Pub en danger ?

Ma balade va se poursuivre grâce à l’aide de jeunes de passage auxquels j’ai demandé : « s’il y aurait dans le quartier d’autres graffitis comme ceux-là ? » sans hésitation l’un d’eux m’a guidé vers une rue piétonne à un quart d’heure de la rue de l’Ourcq en passant par le bassin de la Villette.

Suivez moi sur un prochain billet et n’hésitez pas à commenter ou documenter ce billet car je ne suis pas spécialiste. Merci

 

Je viens de recevoir les vœux de l’Association d’ Echanges Culturels  Hebron-France. Nous nous sommes rencontrés en mai 2015 à Hébron avec un groupe d’amis de Point Voyages ( Voir mon billet de cette époque

et depuis nous avons gardé le contact grâce à Internet .

 

Les  amis d’Hebron œuvrent avec courage et persévérance pour la solidarité et la dignité de la population, malgré les attaques liées à la colonisation…Je ne sais pas si cette nouvelle année apportera des changements importants en Palestine mais j’ai vu, j’ai ressenti leur détermination et constate toujours leur volonté pour conserver des liens forts avec la France ; je suis amère quand j’observe le peu de considération des dirigeants de mon pays pour eux. Comment sensibiliser mon sénateur, mon député, mon maire, etc…à leur cause si juste ?

Je pense également à l’Association d’aide aux enfants de Silwan (Jérusalem Est) que nous avions rencontré et qui se bat contre la destruction de leurs maisons par des archéologues israéliens, toujours plus à l’œuvre selon des lectures récentes. voir cet article de XXI orient.

 

 

 

 

 

Voilà l’image que je viens de recevoir ce jour en messagerie directement de Shiraz.

Chaque année est une promesse de bonheur;

Et qu’en cette nouvelle année, milliers des joies viennent embellir votre vie

Signé :

Afrooz Hassan-Abadi

Pars Tourist Agency (PTA)

Département francophone

Je vous laisse l’adresse du site de l’agence qui nous a si bien reçue lors de notre « premier » voyage en Iran :

www.fr.key2persia.com

Et aussi

de Point Voyage notre agence préférée de France, sans elle nous ne serions pas allés en Iran :http://www.point-voyages.com/

Sur ce onzième billet, nous  « ne verrons pas le jour », non que nous avons été débordé, mais tout simplement parce qu’en novembre la nuit tombe vite, vers 17h en Iran.  Souvent nos visites ou balades se sont déroulé la nuit, du moins au crépuscule. Ces heures de la journée donnent des spectacles majestueux. Malgré les déconvenues de musées allant fermer, nous avons profité des splendides illuminations sur lesquelles les autorités culturelle ne lésinent pas.

Vu du ciel

Des autoroutes éclairés sur des centaines de kilomètres, des villes illuminées comme chez nous au moment des fêtes de fin d’année, des magasins claires comme en plein jour, vu d’avion, la nuit iranienne c’est une multitude de points lumineux de deux couleurs principales le blanc et le jaune. Parfois de grands rectangles lumineux excitent notre imagination : prison, usine super surveillée, camp militaire, entrepôt. A terre tout est plus simple, l’Iran est une nation riche en énergie électrique et elle s’en sert pour le bien être des iraniens.

Téhéran illuminée

La tour Azadi ( la liberté) de 45 m de haut achevée en 1971 pour les fêtes de 2500e anniversaire de la monarchie. Elle a été construite par un jeune architecte de 24 ans.

Ci dessous une galerie de peintures vue dans le sous-sol de la Tour Azadi, transformé en Centre Culturel. Merci de traduire ce texte de présentation des peintures.

<
>

Ispahan, crépuscule sur la Place Royale

Place Royale et la Mosquée de l’Imam

Coté oriental de la place Royale, la mosquée du Cheikh Lotfollah

Dôme de la Mosquée du Cheikh Lotfollah, celui qui change de couleur en fonction du soleil…

Ispahan, le pont à Trente trois arches

Nous cherchions le fameux pont d’Ispahan et nous sommes tombés sur le « Si-o-se pol » ou Pont aux trente trois arches. Ce pont a été construit en 1600. Nous avons parcouru ses 295 m de long . Et nous avons été charmé…Sous une arche un jeune garçon chantait. On aurait dit qu’il honorait ce fleuve, le « Zayandeh roun » et le suppliait de s’écouler de nouveau. En cette saison beaucoup de cours d’eau sont à sec, le grand drame des iraniens, la pénurie d’eau dû au réchauffement climatique.

 

Yazd, la lumière dans le désert

 

Des tours à vent séculaires pour la climatisation de cet hôtel restauré

 

La Mosquée , comme un phare dans la nuit de Kahsan

Mosquée Agha Bozorg

Une des maisons privées

Shiraz, la douceur du soir

Dans le Jardin du Paradis

Auprès du Mausolée de Hafez (voir aussi sur billet Iran 3)

Nos nuits privées

Il y a eu la première nuit dans le train auto-couchettes Téhéran-Chiraz

Coucher de soleil vu du train

 

Et nos chambres  dans les hôtels de luxe et de charme des vielles villes iraniennes où nous nous avons fait escale. Ces hébergements ont été tous superbement restaurés. Dans les décorations les architectes ont recherché les fastes d’antan, ces lieux où se retrouvaient les voyageurs des siècles derniers ou les invités des grands commerçants.

Notre chambre à Yazd, Hôtel Meir

A Kashan, Negin Hotel

Dernier coucher de soleil iranien

Le soleil brille de ses derniers feux, sur Qom, symbole …

Demain nous serons dans l’avion pour le retour vers la France, avec dans la tête plein d’images et de rencontres. Avec l’espoir de les revoir comme chaque fois que l’on rencontre une personne attachante.

17. décembre 2017 · 1 commentaire · Catégories: Voyages · Tags:

Attention ! Leila existe d’abord dans mon imagination !

Lettre de Leila à Jeanne

Yazd, novembre 2017

Comme promis je t’envoie cette lettre pour te raconter notre dernière sortie de classe. Cette année nous étudions en histoire les religions en Iran. Nous en sommes à l’histoire du Zoroastrisme, la plus ancienne religion du pays, 1000 ans avant JC. Nous avons fait une recherche  dans les livres de la bibliothèque.

Déjà le symbole du zoroastrisme, le Farvahar sur le site de Persépolis.

Notre professeure nous a emmené  dans trois lieux importants de cette religion.

D’abord au Temple du feu dans le centre de la ville de Yazd, puis au cimetière et enfin à Chak Chak lieu de pèlerinage.

Le zoroastrisme depuis 1000 avant J.C.

Il y a peut être dans notre classe un ou une zoroastrienne, ce ne serait pas étonnant car dans la ville il y  aurait 10000 fidèles sur 25000 dans tout l’Iran. Yazd est la ville en Iran qui compte le plus de ces adeptes.

Entre le XIII et le XX ème siècle,  la plupart des zoroastriens se sont réfugiés en Inde poussés au départ par le flux de l’Islam. Pourtant cette religion est même devenue religion d’Etat, au III ème siècle avant JC. On dit même qu’un des Rois mages de la crèche de Jésus était disciple de Zarathoustra et que c’est sa science, l’astrologie, qui l’a guidé pour honorer le Christ à sa naissance.

La particularité de cette religion est qu’elle basée sur le monothéisme comme les religions qui ont suivi le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Nous sommes allés visiter le Temple du feu construit en 1940 à Yazd .

Le Temple du Feu à Yazd

Le symbole du Dieu Ahura Mazda, en faïences bleues et jaunes. Ce symbole, appelé Farvahar , l’homme-oiseau représente dans de nombreux détails toutes les valeurs véhiculées par le Dieu.

A l’intérieur du Temple, il y a une vitrine derrière laquelle on voit un récipient dans lequel une flamme est honorée. Les zoroastriens conservent ce feu depuis 1527 ans à Shiraz puis à Yazd depuis 1940. Ils disent qu’entretenir le feu est primordial car le feu serait fils de Ahura Mazda. Ce feu est associé à tous les rites de la naissance à la mort.

La flamme visible derrière une vitre.

Un fidèle se fait prendre en photo avec son enfant, devant Zarathoustra, le prophète qui a annoncé l’existence du Dieu Ahura Mazda. Ce prophète est né en Afganistan  650 avant JC jusqu’à l’âge de 74 ans assassiné par un fanatique.

A coté de ce Temple, un musée présente la religion, il faut lire les panneaux c’est un peu fastidieux… Heureusement il y a les mannequins habillés traditionnellement et surtout les tables remplies de produits de la nature avec lesquels les zoroastriens aiment accompagner leurs fêtes ou cérémonies.

5 prières pour 5 périodes de la journée…

Les tours du silence

Deuxième étape, la banlieue de la ville. Quel étonnement ! c’est presque le désert et deux hautes collines en jaillissent. Les touristes parcourent  l’immense terre plein et s’engagent dans l’escalier pour l’ascension d’une des collines.

Ces tours du silence étaient destinées à faire reposer les corps des morts zoroastriens. Les cadavres étaient portés par des prêtres au sommet de la tour et y étaient déchirés par les vautours. Les restes étaient versés dans des fosses. Cette coutume évitait que les cadavres souillent la terre. Depuis 1978, les morts sont enterrés dans des caveaux de ciment dans un cimetière voisin.

Sommet de la tour fait de pierre pour y exposer les cadavres aux vautours.

Nouveau cimetière

Heureux sera celui qui est à la recherche du bonheur des autres

Pour continuer notre découverte de la religion zoroastrienne, nous nous sommes dirigés dans la montagne pour visiter le plus haut lieu de leur pèlerinage  Nous avons parcouru 50 km depuis Yazd. Après une demi heure de bus par une route sinueuse nous sommes arrivés au pieds du petit village de Pir-é Sabz.

Il nous a fallu encore une demi-heure à pieds pour accéder au refuge lieu de pèlerinage.

Intérieur du Temple avec les emplacements pour les bâtons d’encens. Au fond le feu…

Des portraits de Zarathoustra et des textes du Livre Saint, l’Avesta.

Ce temple est taillé dans la montagne. Une fois par an, pendant 5 jours et cinq nuits les zoroastriens se regroupent dans une cérémonie de prière pour honorer la princesse Nick Banou. La fille du roi Yazdegard se serait réfugiée là après l’assassinat de son père et l’invasion arabe au VII siècle. La légende dit que la montagne s’est refermée et qu’un gigantesque arbre a jailli accompagné d’une source, c’est pourquoi ce lieu est appelé Tchak Tchack . Je n’ai pas entendu ces gouttes d’eau mais il y a des robinets !

L’arbre miraculeux toujours là…

L’ambiance de ce lieu  m’a paru sympathique ;  ça change de l’atmosphère silencieux des salles de prière des mosquée chiites, surtout dans les périodes traditionnelles de deuil . Ce n’est pas étonnant car les zoroastriens croient en des valeurs  heureuses. Comme on peut le lire dans une des inscriptions qui tapissent ce lieu de pèlerinage : « Heureux sera celui qui est à la recherche du bonheur des autres » Extrait du  Livre Saint Yasna 30, ligne 1.

Sur la première photo du Temple (ci-dessus) et sur d’autres, tu as surement remarqué que les femmes s’habillent de façon colorée.

Dans cette religion il n’y a pas d’interdit pour la musique et le chant. En redescendant dans le village nous avons entendu des garçons qui chantaient avec un groupe de français, malheureusement notre professeure n’a pas voulu que nous nous y arrêtions …(voit quand même la vidéo ci-dessous).

Je suis heureuse d’avoir découverte cette très vieille religion, j’ai l’impression que l’on s’y amuse bien ! J’ai même lu que nous les filles, nous y sommes à égalité avec les hommes. En plus depuis une dizaine d’années des femmes sont nommées prêtresses.

Alors peut être que pour l’avenir de la société iranienne, il serait bon que cette religion de bonheur et d’amour pour les autres soit plus reconnue. J’ai lu qu’un seul député, Dr Esfandiar Ekhtiari , représente cette minorité religieuse au Parlement  iranien.

Rien d’étonnant que Maurice Béjart le grand danseur et chorégraphe européen ait intitulé un de ses ballets « Zarathoustra, le chant de la danse ».

 

 

 

Grâce au programme de notre séjour en Iran, consacré prioritairement à « Comprendre et Rencontrer » de l‘Agence Point Voyage, nous avons fait escale dans l’immense cour de la Mosquée de l’Imam à Ispahan. Nous y avons bénéficié d’une conférence donnée par un mollah.

La Mosquée du Shah ou de l’Imam

Ispahan La mosquée du Chah construite pour le souverain safavide Chah Abbas Ier entre 1612 et 1630. . Le bâtiment est également nommé Mosquée de l’Imam, en référence à Rouhollah Khomeini.

 

Vue de la Place Royale, longue de 500m sur 150m de large, la Mosquée a été construite dans la direction de La Mecque, son portail monumental qui se situe dans l’axe longitudinal de la place est donc légèrement décalé.

Le portail de la Mosquée du Shah ou de l’Imam.

La conférence

Un aménagement propice à la Communication entouré des madrasas.

En français, ce mollah qui avait séjourné dernièrement en France, nous a entretenu pendant près de trois quart d’heure ; nous étions à l’ombre, entouré par des monuments séculaires de la Mosquée datant du 17ème siècle. Des participants de notre groupe n’ont pas hésité à poser les « questions qui fâchent », ce qui ne semble pas avoir gêné notre interlocuteur qui a fait son job de communicant.

Comme il n’y avait pas de problème pour que je le filme… aussi je reprends ci dessous les thèmes abordés dans des courtes vidéos sans commentaire.

Être mollah

L’Islam source de conflit à cause des médias ?

Sur l’obligation du voile

 

Sur la politique ou laïcité et République Islamique

La Charia

La religion

L’interprétation du Coran…

Islam et territoire

La place des femmes en Iran

A l’intérieur , dans la salle de prières, sous le mihrab, on voit ici à droite la chaire ou minbar pour le prédicateur et la kiblah (fosse) pour l’imam qui dirige la pr!ère le dos tourné aux pratiquants.

Je l’ai rencontré aux portes du bazar de Kashan, un célèbre marché construit lors de la période seldjoukide puis safaride.

Le Grand Marché de Kashan

Intérieur du grand marché de Kashan

Puits de lumière du Timche-ye-Arnin à l’intérieur du grand marché.

Sortie du bazar

La rencontre

Nos regards se sont croisés, je me suis approché de lui ; en montrant mon appareil photo, je lui ai demandé de le photographier, avec un sourire complice il a accepté. Nous n’avons pas pu communiquer par la parole, dommage nous aurions eu tant de chose à se dire. Il aurait pu me dire comment il était devenu mollah iranien, quelle était son activité et son rôle dans la société. On aurait peut être pu échanger sur Dieu, sur la Paix. Dommage que nous habitons si loin et que nos cultures semblent si éloignées. Il a sûrement des sujets de préoccupations, des soucis familiaux, les deuils de ses frères  tués lors de la dernière guerre,  ses parents… Et puis  dans l’intimité de sa maison, nous aurait pu m’expliquer ses convictions politiques, peut être est-il quiétiste, c’est à dire de ceux qui sont réticents à l’exercice du pouvoir temporel par les religieux en opposition avec la doctrine de la Révolution Islamique, principalement depuis 1989.

Mon ami mollah

Le turban noir qu’il porte montre qu’il est descendant de la famille du prophète selon une généalogie apportée par ses parents.

Il utilise le bus, il ne bénéficie pas du privilège d’une voiture de fonction par exemple, il ne doit donc pas être juge ou haut fonctionnaire ou directeur d’un groupe industriel (voir ci-dessous les postes réservés aux religieux) .  il est monté dans son bus tranquillement,  sûrement pour rentrer dans sa famille, pour enseigner, pour diriger la prière car il est de toute façon imam.

Les mollahs sont détenteurs d’un diplôme de théologie. Les mollahs en Iran sont d’abord des érudits musulmans.  Ils ne sont pas tous ayatollah, le plus haut grade dans la hiérarchie chiite. Ces grades sont attribués par les universités islamiques et par coaptation.

Source « Le Monde Diplomatique »

Les ayatollah suprêmes

Les mollah de tous les jours

Il y en aurait plusieurs milliers en Iran.

Malgré le brouhaha de la grande cour du Mausolée de Qom, dans un endroit éloigné des passages des pèlerins, une confession…

Le mollah dans la mosquée de Kashan. Lors de la présentation de sa Mosquée, sa jeune femme vient le rejoindre.  Après nous l’avoir présenté comme une étudiante, il l’accompagnera avec un « bébé » affectueux.

 

Mollah pressé au Mausolée de Qom

Explication directe sur le rôle du mollah en Iran (extrait de la communication que nous a faite un mollah « officiel » dans la cour de la Mosquée de l’Imam à Ispahan).

Dans le prochain billet, plusieurs vidéos extraites de la conférence que nous a donné ce mollah.

 

Attention, Leila existe d’abord dans mon imagination

Lettre de Leila à Jeanne,

Chère Jeanne

Par cette lettre je viens te raconter notre journée du 9 novembre 2017 dans ma ville Yazd.

Ce jeudi 9 novembre était chez nous jour férié, tous les magasins de la ville étaient fermés. C’est un jour de fête car pour les chiites, c’est  la fin de la période  de deuil  pour Hossein, assassiné lors de la bataille de Kerbala en 680.

Pendant 40 jours à partir d’Achoura qui est le 10ème jour du mois musulman, Moharam ,  il y a eu des cérémonies et des processions dans les rues. C’est impressionnant de voir les hommes, une quarantaine, porter un énorme et lourd cercueil  qu’on appelle ici nakll .

Le nakl d’un quartier de Yazd

Affiche sur la bataille de Kerbala

Tous les commerçants ornent leurs magasins de bannières noires en l’honneur d’Hossein, partout dans les rues, sur les monuments , sur les mosquées des drapeaux noirs sont hissés. Pour clôturer cette période  il y a eu une commémoration à la Grande Mosquée Jame.

Préparation des repas

Ce jour est aussi celui du Partage. Dans la nuit, des cuisines ont été aménagées dans tous les quartiers pour préparer les repas qui ont été distribués gratuitement. Pour cela des bénévoles ont fait bouillir dans des grandes marmites, les pommes de terre, le riz, les haricots et le mouton.

Tout le monde peut aller se ravitailler dans des stands installés pour l’occasion. En même temps on offre aussi le yaourt traditionnel.

Dans la matinée les rues sont pleines de monde pour aller assister à un office à la mosquée.

Grande Mosquée Jame

Mes parents ont mis leurs plus beaux costumes, ma mère son tchador neuf, mon père s’est habillé de noir, comme le veut la tradition. J’aime bien sa chemise en soie qui fait très habillé . Mon grand frère comme tous les garçons s’était fait une coiffure moderne. Moi j’ai mis le tchador traditionnel. Plus »