Je l’ai rencontré aux portes du bazar de Kashan, un célèbre marché construit lors de la période seldjoukide puis safaride.

Le Grand Marché de Kashan

Intérieur du grand marché de Kashan

Puits de lumière du Timche-ye-Arnin à l’intérieur du grand marché.

Sortie du bazar

La rencontre

Nos regards se sont croisés, je me suis approché de lui ; en montrant mon appareil photo, je lui ai demandé de le photographier, avec un sourire complice il a accepté. Nous n’avons pas pu communiquer par la parole, dommage nous aurions eu tant de chose à se dire. Il aurait pu me dire comment il était devenu mollah iranien, quelle était son activité et son rôle dans la société. On aurait peut être pu échanger sur Dieu, sur la Paix. Dommage que nous habitons si loin et que nos cultures semblent si éloignées. Il a sûrement des sujets de préoccupations, des soucis familiaux, les deuils de ses frères  tués lors de la dernière guerre,  ses parents… Et puis  dans l’intimité de sa maison, nous aurait pu m’expliquer ses convictions politiques, peut être est-il quiétiste, c’est à dire de ceux qui sont réticents à l’exercice du pouvoir temporel par les religieux en opposition avec la doctrine de la Révolution Islamique, principalement depuis 1989.

Mon ami mollah

Le turban noir qu’il porte montre qu’il est descendant de la famille du prophète selon une généalogie apportée par ses parents.

Il utilise le bus, il ne bénéficie pas du privilège d’une voiture de fonction par exemple, il ne doit donc pas être juge ou haut fonctionnaire ou directeur d’un groupe industriel (voir ci-dessous les postes réservés aux religieux) .  il est monté dans son bus tranquillement,  sûrement pour rentrer dans sa famille, pour enseigner, pour diriger la prière car il est de toute façon imam.

Les mollahs sont détenteurs d’un diplôme de théologie. Les mollahs en Iran sont d’abord des érudits musulmans.  Ils ne sont pas tous ayatollah, le plus haut grade dans la hiérarchie chiite. Ces grades sont attribués par les universités islamiques et par coaptation.

Source « Le Monde Diplomatique »

Les ayatollah suprêmes

Les mollah de tous les jours

Il y en aurait plusieurs milliers en Iran.

Malgré le brouhaha de la grande cour du Mausolée de Qom, dans un endroit éloigné des passages des pèlerins, une confession…

Le mollah dans la mosquée de Kashan. Lors de la présentation de sa Mosquée, sa jeune femme vient le rejoindre.  Après nous l’avoir présenté comme une étudiante, il l’accompagnera avec un « bébé » affectueux.

 

Mollah pressé au Mausolée de Qom

Explication directe sur le rôle du mollah en Iran (extrait de la communication que nous a faite un mollah « officiel » dans la cour de la Mosquée de l’Imam à Ispahan).

Dans le prochain billet, plusieurs vidéos extraites de la conférence que nous a donné ce mollah.

 

Lettre de Leila à Jeanne,

Chère Jeanne

Par cette lettre je viens te raconter notre journée du 9 novembre 2017 dans ma ville Yazd.

Ce jeudi 9 novembre était chez nous jour férié, tous les magasins de la ville étaient fermés. C’est un jour de fête car pour les chiites, c’est  la fin de la période  de deuil  pour Hossein, assassiné lors de la bataille de Kerbala en 680.

Pendant 40 jours à partir d’Achoura qui est le 10ème jour du mois musulman, Moharam ,  il y a eu des cérémonies et des processions dans les rues. C’est impressionnant de voir les hommes, une quarantaine, porter un énorme et lourd cercueil  qu’on appelle ici nakll .

Le nakl d’un quartier de Yazd

Affiche sur la bataille de Kerbala

Tous les commerçants ornent leurs magasins de bannières noires en l’honneur d’Hossein, partout dans les rues, sur les monuments , sur les mosquées des drapeaux noirs sont hissés. Pour clôturer cette période  il y a eu une commémoration à la Grande Mosquée Jame.

Préparation des repas

Ce jour est aussi celui du Partage. Dans la nuit, des cuisines ont été aménagées dans tous les quartiers pour préparer les repas qui ont été distribués gratuitement. Pour cela des bénévoles ont fait bouillir dans des grandes marmites, les pommes de terre, le riz, les haricots et le mouton.

Tout le monde peut aller se ravitailler dans des stands installés pour l’occasion. En même temps on offre aussi le yaourt traditionnel.

Dans la matinée les rues sont pleines de monde pour aller assister à un office à la mosquée.

Grande Mosquée Jame

Mes parents ont mis leurs plus beaux costumes, ma mère son tchador neuf, mon père s’est habillé de noir, comme le veut la tradition. J’aime bien sa chemise en soie qui fait très habillé . Mon grand frère comme tous les garçons s’était fait une coiffure moderne. Moi j’ai mis le tchador traditionnel.

 

 

Ensemble nous sommes allés jusqu’à la Mosquée , il y avait tant de monde que nous n’avons pas pu y entrer. Heureusement la cérémonie était retransmise à la TV et dans la rue. On entendait un orchestre et des chœurs . C’était très beau et presque entrainant , on n’aurait jamais pensé que c’était pour un deuil.

Les pompiers

Pourquoi ces bandeaux et ces habits verts pour les enfants ?

Dès que nous avons pu approcher de la Grande Mosquée je me suis fait photographier devant la fontaine rouge comme le sang.

Mon père est allé chercher notre nourriture dans un récipient en polystyrène comme chez vous au Macdo. Il a dû faire vite car il n’en restait plus beaucoup.

Une ration, riz, haricots et mouton

Nous sommes allés pic niquer dans un grand parc. Ma mère avait apporté un tapis et nous nous sommes installé pour manger. Dans tous les coins du parc des familles étaient réunies comme nous,  Il y avait même des bébés. Les enfants pouvaient aller aux jeux  et nous nous sommes bien amusés .

 

Mon père a rencontré des français ; il était heureux car avec eux il a parlé en anglais, il était très fier ! Il nous a dit qu’il leur avait expliqué son travail à la mairie.

Il aurait bien voulu prolonger cette discussion mais mon frère s’impatientait ,  il devait retourner à la Mosquée pour aider au rangement.

Nous l’avons accompagné, il y avait une grande effervescence et un grand nombre de garçons qui s’affairaient . Nous les filles nous observions.

La toile qui recouvre la cour de la Mosquée

Le plus impressionnant a été le démontage de l’immense velum qui recouvrait la cour intérieure de la Mosquée. Avec mon frère et mon père je suis monté sur la terrasse et j’ai assisté à une scène inoubliable ; ils étaient au moins une centaine pour retenir les cordes qui avaient servi à dresser le chapitau grand comme celui d’un cirque américain. tu verras cela sur la video que je t’envoie. Je te rassure ils ont réussi à faire tomber l’immense tente tout doucement sans dégât. Ils doivent avoir l’habitude.

Le chapiteau vu de la cour

Le plafond du Dôme de la Grande Mosquée

 

La Mosquée a été remise dans l’ordre très vite.

Pour terminer cette journée de fête nous sommes allés auprès de la Mosquée Mir Chakhmagh, il y avait de l’animation, des magasins ouverts . Comme c’était la fin de la fête , mes parents m’ont offert un cadeau, une trousse en cuir pour l’école.

Au centre, la Mosquée Mir Chakhmagh, du XIII siècle

Cette année ce jour de fête est tombé un jeudi, et le vendredi était encore jour férié comme partout en Iran.  Il n’y avait pas de classe. Je suis quand même allé à l’école coranique.

Dans une prochaine lettre, je te raconterai la visite du Temple des Zoroastriens que nous avons fait avec ma professeur.

des copines …

Voilà j’espère que je n’ai rien oublié de cette journée et que ma lettre te donnera envie de venir en Iran, chez moi. Tu y seras très bien accueillie car on dit que les iraniens sont les gens les plus accueillant de la planète ! A BIENTÖT Leila.

 

 

04. décembre 2017 · 2 commentaires · Catégories: Voyages · Tags:

Je dédicace ce billet à ma petite fille Alma, passionnée de chevaux.

Darius

C’est Darius le Grand qui fonda Persépolis en 521 avant JC pour y installer la capitale de l’Empire achéménide, la Perse, qui s’étendait alors sur toute l’Asie Mineure du golfe persique à l’Inde. Il régna avec son fils Xerxès  jusqu’en 330 avant JC date où fut détruit le Palais par Alexandre le Grand.

La cité royale s’étendait sur 13 HA. Elle était constituée d’une immense terrasse de 14 m de hauteur. Des montagnes de 2580 m d’altitude dominait ce complexe grandiose.

Montage réalisé à partir de la maquette placée à l’accueil du site

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Porte des Nations (22m)

Darius I

Les chevaux persans

Le cheval jouait un rôle culturel important dans l’ancienne perse. Il existait même la pratique de  l’hippomancie (divination par le cheval), qui perdura jusqu’à 220 ans après JC .Le cheval est considéré comme sacré.

Darius exploite cette croyance des Perses en l’hippomancie pour s’assurer de sa légitimité royale. Il est possible que Darius ait eu recours à cette ruse ou ait propagé cette histoire pour calmer son peuple, qui croyait fortement en l’hippomancie. C’est peut être pour cela que le cheval est si souvent gravé dans plusieurs bas reliefs de Persépolis.

A notre époque le cheval arabe persan est un petit cheval élevé par les nomades de la région . Il a été officiellement reconnu cheval du plateau persan par la Société iranienne du Cheval en 1978.

En parcourant ce site archéologique exceptionnel j’ai été particulièrement attiré par les représentations de chevaux gravées ou sculptées présentes dans les marbres des différents palais.

Vue d’ensemble des tombes de Darius 1, de Xerxès et de Antaxerxès à Naghsh-e Rostam à 5 km de Persépolis

Naghsh-e Rostam, près de Persépolis.  Au bas de la tombe de Darius : Victoire de Chapour 1er sur Valerian

Naghsh-e Rostam , près de la tombe de Xerxès I : Investiture d’Ardéchir 1et 226 après JC

 

Il a fallu attendre plus tard pour revoir le cheval représenté dans les peintures iraniennes. L’Art Islamique se limite aux reproductions de fleurs et plantes et jamais d’êtres vivants.

Peinture du XIXème siècle dans la Maison des Boroudjerd est une maison historique célèbre de Kashan La maison fut construite en 1857 pour la femme du riche marchand Haji Mehdi Boroudjerdui, comme cadeau de noces. La mariée était originaire de la famille des Tabatabai, pour qui Ustad Ali Maryam avait construit une maison quelques années plus tôt (la maison Tabatabaei).

Céramiques du XIX siècle dans la même maison

Après notre séjour à Yazd nous reprenons la route pour Varzaneh puis Ispahan. Nous sommes à 85 km au nord de Yazd au centre de l’Iran. Nous laissons la route principale pour entrer dans le village de Kharanaq. Ce dernier est constitué de deux villages l’un est surtout centré sur l’ancien caravansérail, l’autre est abandonné mais très touristique.

Des notre arrivée nous sommes attirés par ses maisons construites en briques sèches presque abandonnées. Notre guide, Majid, toujours prêt à nous faire rencontrer des gens, nous  entraine dans une maison qui semble habitée. C’est peut être un gîte sobrement rénové pour accueillir les  touristes . Il y a un petit jardin, du linge qui sèche. En entrant Majid appelle un éventuel occupant. Et nous sommes étonné de voir apparaître à la porte un homme âgé.

102 ans à Kharanaq

Très vite avec l’aide de notre guide, sur le pas de sa porte, nous faisons connaissance. Je ne sais pas si notre interlocuteur a l’habitude de visite comme la nôtre. Originaire du village, il nous explique que ses enfants sont partis à la ville car la vie est rude ici. Nous sommes à 1750m d’altitude et les hivers sont rigoureux. Il n’hésite pas à nous annoncer son âge, 102 ans. Son grand âge lui permet de promouvoir la vie à la campagne (manger nature, calme et grand air). Il parle aussi très facilement des bienfaits de l’amour et de la fidélité avec son épouse. Pour le moment nous n’avons pas vu son épouse ; il nous a précisé qu’elle a 10 ans moins que lui , mais où est-elle ? Pendant notre discussion elle s’est faite discrète en restant dans l’ombre au fond de la pièce. Quand nous nous quitterons il acceptera de poser avec elle.

Un village de plus de 1000 ans

Plus précisément le site est occupé par des hommes depuis 4000 ans.

Ce vieux village de l’époque sassanide n’a malheureusement pas survécu au temps, aux guerres et aux tremblements de terre.

Dans cette vallée, un des plus vieux pont d’Iran (40m de long et 1,5m de largeur) .

Pour des raisons qui restent encore inconnues, le village a été peu à peu abandonnée le laissant aujourd’hui à l’état de cité fantôme.

Des enfants s’amusent dans les ruines … Au fond la grande mosquée

En dessous du village, des paysans s’affairent, ici en Iran où le désert domine toute parcelle irrigable est cultivée.

Un caravansérail tous les 50 kilomètres sur la route de la soie

A l’époque kadjar ( 1796-1925 après JC) les caravanes de commerçants traversaient le désert. Ces refuges pour les personnes et les bêtes avaient une extrême importance dans ces régions désertiques. Ils étaient entourés de fortifications. Les paysans s’y installés également pour apporter nourritures et gîtes aux voyageurs.

Maintenant l’Etat iranien tente de restaurer le plus de ces caravansérails et de les transformer en hôtels pour les touristes. Celui de Kharanaq en est un exemple.

Des chambres de mieux en mieux restaurées pour les touristes

Le Mur d’Orléans vient de changer de décor. Les promoteurs Jean Michel Ouvry et Ludovic Bourreau ont invité MISSY à y installer son univers. C’est ainsi que vendredi et samedi dernier, 24 et 25 novembre 2017, le MUR de la rue Henri  Roy a accueilli sa première artiste femme, Missy.

Malheureusement je n’ai pas pu être disponible, entre deux averses de saison, pour filmer sa réalisation comme à mon habitude (voir sur ce blog « Arts urbains ». J’espère que Missy a eu beaucoup d’admiratrices et d’admirateurs, notamment des élèves d’un collège d’Orléans qui s’initient avec leur professeur d’arts plastiques, au street art .

Samedi matin j’ai eu la chance de ce magnifique sourire, que je vous fait partager.

Les premiers traits de vendredi matin

Vendredi après midi

Samedi midi

Samedi soir en lumière

Tout en délicatesse…

 

 

Il ne s’agit pas des poètes Hafez (1326-1395), ou Saadi (1203-1283), ni d’une personnalité politique. Majid Zare,  est guide francophone, dans l’agence Pars Tourist Agency de Chiraz, il a été notre guide pendant tout le circuit que nous venons de réaliser en Iran, début novembre 2017 (voir mes précédents billets).

En dehors de la saison touristique, Majid exerce une autre profession. Il a fait des études pour devenir chimiste puis est retourné à l’Université pour un cursus dans l’ophtalmologie. On dit que Majid a appris le français avec TV5. Nous ne pouvons qu’admirer la précision de son langage en français. Son érudition est remarquable dans de nombreux domaines : historique, artistique, géographique, religieux et même cuisinier . Il n’hésite pas à demander de l’aide à des iraniens de passage pour répondre encore mieux à nos interrogations. S’il me lit, je m’excuse d’avoir manqué trop lors de ses explications  tant mon appareil photo m’occupait…. Nous avons souvent entendu « venez-voir ! » sa supplique pour nous regrouper autour de lui et puis après des « vous avez compris ? ».

Contrairement à beaucoup de guides professionnels Majid n’est jamais allé dans notre pays, il en rêve : « tous mes clients me parlent de la France, j’aimerai visiter Bordeaux…pour ses caves ! »

Cette photo résume bien la bonne humeur et le dynamisme permanent  de Majid , ici avec le chauffeur-propriétaire du bus

Majid est « de Chiraz »

Majid est très fier de sa ville . Il est vrai que cette grande ville de 1 million 700 000 habitants doit être attirante. C’est une ville universitaire pour 20 000 étudiants dans de nombreuses disciplines dont la médecine, les technologies de pointe et même la philosophie. De ce fait Chiraz du haut de ses 1500 m d’altitude respire la fraîcheur de la jeunesse. Plus »

Le tchador, pièce de tissu semi-circulaire ouverte sur le devant, est le vêtement traditionnel porté par les femmes en Iran . Il est la façon de respecter le code vestimentaire islamique, le hijab.

La position officielle sur le voile (extrait de la conférence donnée par un mollah dans la Mosquée de l’Imam à Ispahan)

Pourtant…la beauté

En novembre 2012 à Saint Brisson / Loire, un village du Val de Loire, Monsieur Chevalier (ci-dessous) présente lors de son Salon Européen d’Arts Contemporains, des peintures qui se font remarquer par tous les visiteurs, des huiles de Iman Maleki, un jeune peintre iranien vivant à Téhéran et considéré (sur Internet) comme « le plus grand peintre d’art réaliste au monde ». Monsieur Chevalier m’avait d’ailleurs expliquer sa difficulté à faire venir ces œuvres par colis spécial. Ces peintures m’avaient impressionné tant le foulard était magnifiquement porté.

5 ans après …

Un foulard sur toutes les têtes

Étonnant est ce pays, à la culture immense, qui sous prétexte de religion, impose à toutes les femmes, y compris les étrangères, de porter le foulard dans l’espace public.  Je comprends que les femmes très religieuses extériorisent leur piété en portant le voile, une des indications du Prophète. Mais que toutes les femmes même les non-pratiquantes voir les non-croyantes s’obligent à porter cet uniforme.  Une énigme pour moi ! La police des mœurs aurait-elle tant  de pouvoir. J’avais observé avec curiosité la rapidité avec laquelle les voyageuses se couvrent dès que les roues de l’avion ont touché la piste de l’aéroport.

Heureusement, très vite nous avons découvert que ce foulard objet de tant d’interrogations et de discussions entre nous, semblait être de plus en plus « un détail » dans la vie quotidienne de ces femmes.

J’ai le sentiment que nous sommes loin des schémas traditionnels occidentaux de femmes timides et surtout bloquées par la religion par le port  du voile. Au contraire la majorité des femmes dans la rue ne semblent pas gênées par ce foulard et même s’en accommodent. Je n’ai pratiquement jamais eu de refus de photographier. J’en ai conclu que la fierté persane l’emporte sur l’uniforme.

Les élégantes  cherchent à harmoniser les couleurs de leurs foulards,  les jeunes filles en sortie scolaire au musée portent leur foulard comme un uniforme ce que l’on retrouve dans beaucoup de pays, les serveuses comme un habit de travail, etc…

Peut être il y a pas de quoi faire un article sur ce sujet ? Oui pour nous qui avons passé 12 jours dans cet environnement, mais pour tous les amis (es) en France qui se « font un monde » du port du voile ça peut intéresser. Avis personnel !

Une militante écolo et son vélo électrique à Téhéran

Dans le lieu de pèlerinage zoroastrien de Chak Chak

A la campagne à Kharanaq

A Yazd, jour de fête de fin de deuil d’Hussein

Près du grand marché à Téhéran

Une élève dans une maison historique de Kashan

Au cimetière zoroastrien de Yazd

Les médecins en dépistage du diabète dans un immense centre commercial près de Qom

Une étrangère en visite à la Mosquée Nasr al Molk à Chiraz

Aucune dérogation même pas pour les services publics ou le foulard noir est de rigueur sous la coiffe réglementaire de l’agent.

Les contrôleuses de la gare de Téhéran

Retour aux artistes

Peintures murales du XVI siècle dans le Palais des 40 colonnes à Ispahan

Clins d’œil

Vu au marché de Chiraz

Vu dans les vitrines de Ispahan

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La gare de Téhéran

Notre train pour Chiraz doit partir à 15h30 de la gare centrale de la capitale de l’Iran . Nous venons de passer deux jours à Téhéran depuis notre atterrissage. Petite surprise , pour s’engager dans la gare, nous devons nous séparer car il y deux entrées, celle des femmes et celle des hommes . Mais passé le sas et le scanner tout le monde se retrouve dans l’immense hall .

Entrée de la gare, coté femmes dont les voyageuses de notre groupe

L’ambiance y est sympathique, quelques personnes sont pressées mais des groupes se forment en famille ou en équipe sportive venant d’une compétition. Les voyageurs sont encore nombreux en partance pour Kerbala en Irak, le pèlerinage qui termine les 40 jours de deuil en l’honneur d’Hossein, mort assassiné en …680 . L’État paie le voyage . Le jeudi sera jour férié pour cette occasion. Plus »

Nous avons remisé les valises pour le prochain voyage.

Nous sommes de retour d’Iran, la destination que nous avions choisie en 2017 pour aller voir un peu ce qui se passe en dehors de notre frontière et surtout comment vivent les gens de labas. Nous avions choisi Point Voyage, l’agence avec laquelle nous étions allés en Palestine (voir billets « Palestine ».

Notre parcours

Notre parcours, en train (1000 km) et en car (1400km)

Dans plusieurs billets je vous ferai partager ce qui nous a le plus marqué. Le prochain billet sera consacré aux femmes iraniennes .

L’IRAN, un grand pays

Il y a quelques années les infos que nous avions de ce grand pays venaient principalement d’exilés en Europe. Maintenant l’Iran est devenu « fréquentable » pour les français,  nous y avons rencontré plusieurs groupes de touristes français mais aussi italiens, allemands. La destination attire de plus en plus de touristes, àa se comprends tant les sites historiques sont remarquables et pour les touristes humanistes, les gens sont accueillants. Grace à la lecture de livre comme « Le petit guide des Usages et Coutumes IRAN » nous nous étions préparé à vivre un moment dans ce pays. Seul problème l’obligation du foulard pour les étrangères mais progressivement de l’avis des femmes du groupe « on s’y fait ». Le tchador (grande pièce de tissu posée sur la tête) est obligatoire dans certaines mosquées ou mausolées.

Avec ses 1 648 000 km2 (2,5 fois la France) dont les 2/3 désertique elle est peuplée quand même de plus de 80 millions d’habitants dont 70% habitent dans les villes (France : 67 millions). Sa population a doublé depuis 1980. Le taux alphabétisation est de 80%. On compte actuellement moins de 2 enfants par femme. Voir plus.

Quelques images de nos étapes  …

Téhéran, la capitale et les premiers contacts avec les gens

Shiraz, la ville de Hafez

Persépolis

Yazd, la ville de zoroastrienne et en fête

Varnazey, le désert

Ispahan

Kashan et ses palais

Qom, ville de pèlerinage

Et un groupe soudé par son guide Majid

16. novembre 2017 · Commentaires fermés sur Opera à Orléans · Catégories: Mes coups de coeur · Tags: ,

Attention ! ce n’est pas de la musique, ni de la danse, ni du chant, c’est presque tout cela en même temps. OPERA est le nom d’un artiste qui dessine des mouvements, assemble des couleurs pour en faire une fresque.

La fresque terminée

OPERA de son vrai nom Stephane Vignal est venu à Orléans pour réaliser le nouveau MUR d’Orleans, les vendredi 27 et samedi 28 octobre 2012. J’ai eu le plaisir de le suivre tout au long de sa performance en public en plein centre d’Orléans , rue H.Roy.

Il est le 9ème artiste de street art  à réaliser la fresque du MUR d’Orléans. Sur ce blog j’en ai suivi plusieurs (voir en cliquant sur l’étiquette: « arts urbains »).

Les promoteurs de cette heureuse initiative Jean Michel Ouvry et Ludovic Boureau avec la ville d’Orléans, proposent aux orléanais une palette de street art toujours très large; il y en a pour tous les goûts. Je pense que la fresque de OPERA va bouleverser une fois de plus certains préjugés sur le graffiti. Avec l’art de Stephane Vignal nous sommes très loin des tags qui pollueraient nos villes.

Stephane Vignal un artiste contemporain

Stéphane a 34 ans. Il est diplômé d’un BTS en Com’Visuel en 2005. Il a commencé comme tous, dans les tags plus spécialisé dans le lettrage;  il paraît que c’est obligatoire pour entrer dans le petit monde des graffeurs. Puis comme beaucoup, pour gagner sa vie, Stéphane a illustré l’environnement de grandes marques . Vous avez sûrement vu certaines de ses illustrations. C’est beau et ça change des photos publicitaires.

On dit (parce que je ne suis pas spécialiste) que OPERA se situe dans la lignée des grands tels que Vasarely et Kandinsky. Et pour moi d’une période de Picasso.

Premiers traits

Vendredi 27 octobre 11h

OPERA a préparé sa performance avec beaucoup de soin : des mètres de ruban adhésif, spécial peinture, 14 couleurs et une esquisse réalisée avec son ordinateur.

« Coloriages » d’art

 

Une fresque réalisée avec grand soin .

Comme vous voyez dans ces vidéos Stéphane Vignal dénote de l’image du grapheur-tagueur . il n’a pas la casquette visière en arrière, ses vêtements sont propres. Il est venu à Orléans accompagné de sa jeune femme « ce n’est pas loin de Paris j’ai pris en congé et j’en profite pour visiter Orléans, demain nous visiterons ensemble Chambord… » . Stéphane  n’hésite à l’embrasser tendrement …ou à publier sur les réseaux sociaux les photos de leur mariage ..en blanc.

Une collaboratrice admiratrice et conjointe

Un gars sympa toujours prêt à parler de sa fresque, à prendre du temps avec ses « spectateurs » jeunes et vieux qui s’arrêtent de plus en plus devant sa réalisation. Il stresse même les organisateurs qui se demandent s’il pourra finir tant il perfectionne son œuvre : pas une bavure, pas un trait moins net , pas un dégradé de couleur oublié, etc…

N’hésitez pas à le retrouver sur Internet .

Merci Opéra, Stéphane Vignal pour votre disponibilité . Vous contribuez à embellir Orléans et notamment le quartier des Carmes.

Attention nouveau mur les 24 et 25 novembre 2017

réalisé par 10 Mussy une des 10 % de  femmes grapheuses.