Printemps des artistes à Orléans

Comme tous les ans le Cercle des peintres du Grenier à Sel présente son Salon du 4 au 16 mai 2018 dans la collégiale Saint Pierre le Puellier .

Ce Cercle a été fondé en 1969, il regroupe dans l’atelier des artistes peintres chevronnés . Ce Salon est le point d’orgue de l’année  pour 12 sociétaires de l’atelier. La plupart expose des œuvres. La sélection des peintures exposées  est réalisée par un jury composé de peintres et experts réputés et extérieurs au Cercle. Je pense que des artistes doivent être frustrés de ne pouvoir présenter leurs œuvres  à leurs concitoyens< à cette occasion. Mais chacun d’eux pourront se consoler en proposant des peintures dans les salons ou expos auxquels ils sont invités.

Trois artistes étaient les invités extérieurs de ce 48eme Salon : Nathalie Cirino, Nicole Berton et Pierre Tritsch.

Au début du Salon des prix sont attribués par la Ville d’Orléans, Conseil départemental, Bernard Gaufroy, le fondateur de l’atelier, Bozart, Amis des Musées.

Mes coups de cœurs

Parmi les 136 œuvres exposées, mes coups de cœurs ne vont pas nécessairement aux œuvres ayant obtenu un des prix attribués au début de ce salon :

 

« Course à pieds », Huile de Jean Pierre Lamarche

« Attente », Huile de Colette Camaly

Acryliques de Véronique Beauchef

« Sous la pluie » de Anne Marie Fleury-Buchard

Détail de « Sous la pluie »

Portrait en bleu, portrait en blanc, acrylique de Cécile Valtat

Mon clin d’œil

Rencontre

Colette Camaly, devant ses toiles

J’ai eu la chance de rencontrer une des sociétaires du Cercle du Grenier à Sel. Comme deux autres artistes elle était de permanence au Salon le jour de ma visite. Colette Camaly peint depuis « toujours ».

Sur le terrain, elle commence par des croquis au crayon ou à l’aquarelle puis dans son atelier elle réalise ses huiles. Elle est membre de l’atelier du Grenier à Sel depuis 1982, sociétaire des artistes Orléanais depuis 1989 puis des Artistes Français depuis 2000. D’après sa biographie sur Internet elle a été l’invitée d’honneur de plusieurs salons . Elle a exposé à l’étranger en Allemagne, à Chypre, en Corée, en Norvège et même en Syrie. Elle est fière de sa médaille d’argent des Artistes Français.

A l’Atelier du Grenier à Sel est bénéficie des conseils des autres artistes, « nous pouvons discuter de nos productions d’une façon amicale et constructive pour tous ».

Les invités d’honneur

Nathalie Cirino

Sculpteure , habitant à Romorantin, elle est diplômée Universitaire d’Art-Thérapie à la faculté de Médecine de Tours.

Nicole Berton

« Nature morte devant le port » huile de Nicole Berton

Pierre Tritsch

Pierre Tritsch, né à Alger en 1929, est un artiste-peintre français. Il fut élève de Louis Fernez aux Beaux-arts d’Alger et de Roger Chapelain-Midy aux Beaux-arts de Paris. Il a obtenu le Prix de Rome.

 

« Fruits » huile de Pierre Tritsch

Ne manquez pas ce Salon .

Les Fêtes de Jeanne d’Arc sont une institution à Orléans. Ces fêtes commémorant la délivrance de la ville en 1429. Elles sont inscrites à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel de France.

Ces fêtes se déroulent du 1er au 10 mai, elles attirent beaucoup de touristes. Pour beaucoup d’orléanais il est de tradition d’assister à ses fêtes.Voyez plutôt le programme .

On dit qu’une partie de la ville voit défiler une autre partie lors du défilé final dans les rues d’Orléans. Pour cette procession qui entoure Jeanne d’Arc à cheval est constituée des notables, des institutions civiles et religieuses de la ville. Régulièrement les défenseurs de la laïcité critiquent ce mélange des genres…surtout au moment de la cérémonie de la remise de l’étendard par l’évêque sur le parvis de la Cathédrale . Il semble qu’à Orléans la tradition est solide .

Autre tradition, le choix de la jeune fille qui incarne Jeanne d’Arc . Ce choix est réalisé tous les ans par un jury de personnalités fidèles de la tradition selon 4 critères. Les candidates doivent être nées à Orléans et y résider depuis 10 ans , elles doivent être lycéennes catholiques pratiquantes et avoir participé régulièrement à des actions de bénévolat . Depuis toujours ce fut une jeune fille  blanche et cette année la diversité de la jeunesse orléanaise a fait que le choix s’est porté sur Mathilde, une franco-béninoise. Notre Jeanne d’Arc 2018 est donc métisse.

Mathilde, Jeanne 2018

 

Ce choix a provoqué la vocifération des identitaires et la presse nationale s’en est fait largement l’écho il y a plusieurs semaines. D’ailleurs la mairie annonce une présence exceptionnelle des journalistes. On dit même que le Premier Ministre invité d’honneur est là pour défendre Mathilde.

Jeanne d’Arc à La Source

A la demande de l’Association des Habitants de la Source lors d’une réunion publique, les commémorations sont sortis enfin des sites traditionnels pour se rendre dans le nouveau quartier de La Source. Nous en sommes à la troisième édition.

Il s’agit d’un événement important car notre quartier se sent souvent  oublié du centre ville distant de 15 km. Une grande fierté motive les différentes associations qui  participent à l’organisation de cet événement : accueillir Jeanne d’Arc et faire ainsi partie de la fête.

Mon quartier à la sociologie hétérogène composée d’immeubles habités principalement par des immigrés pauvres et par un secteur pavillonnaire plus favorisés. Ce lieu est multiculturel et le métissage s’y retrouve très souvent.  Peut être que de nombreux jeunes trop souvent discriminés par leur couleur de peau et de leur origine ont trouvé en cette Jeanne d’Arc métissée une fierté supplémentaire.

Arrivée de Mathilde dans la Clairière au centre du quartier.

Pour l’occasion les cavaliers du club hippique voisin, le Poney Club, se sont associés à la chevauchée.

Arrivée des cavaliers du Poney Club. Une première …

Un moment exceptionnel.

Mathilde est descendue de cheval pour répondre aux questions des enfants.

Avec le Maire (à droite) Mathilde s’installe avec ses compagnons pour répondre aux questions des enfants; à gauche en rose la présidente du Jury veille aux « faits et gestes de sa protégée.

 

Mathilde répond aux enfants

Des enfants très attentifs

Après cette rencontre avec les enfants, Mathilde répond aux journalistes

Une occasion de se rencontrer à la sortie d’un hiver difficile.

Ce samedi après midi comme Olivier Carré, le Maire, Mathilde poursuivra sa visite  en assistant à un spectacle de fauconnerie et parcourra la Clairière parmi les « sourciens » venus plus nombreux que les autres fois.

Mathilde parcoure la Clairière et n’hésite pas accompagnée du Maire d’Orléans à poser. Hasard la petite blonde s’appelle Jeanne …

 

Mathilde attentive devant l’exposition sur les représentations de Jeanne d’Arc dans le Monde

Lundi soir Mathilde sera sur le parvis de la Cathédrale et mardi elle assistera  à une grand messe solennelle avant la procession traditionnelle selon un rite datant de 1855.

 

 

Les 23 et 24 mars 2018, le MUR d’Orléans accueillait  son 13 ème graffeur, GoddoG.

GoddoG,  de son véritable nom Damien Mauro, est un artiste de rue né en 1983 à Châlons en Champagne.

Avec Ludovic Bourreau, un des promoteur de ce MUR.

 

Comme tous les graffeurs qui se produisent au MUR d’Orléans, Damien, GoddoG n’hésitait pas à dialoguer avec les « spectateurs ».

Comme Matisse, trois fenêtres ouvertes sur …

Quand je suis arrivé sur les lieux de la « performance », près du cinéma des Carmes, Goddogs était  entrain de peindre un carré en superposant des couches de bleu et de blanc tantôt à la bombe aérosol tantôt à la brosse plate. Cet élément de sa réalisation semblait décalé par rapport au reste de la fresque. Quande je l’ai filmé le graffeur s’est presque excusé de « barbouiller » ainsi.

Quand la fresque a été terminée j’ai vu dans ces 3 éléments de « barbouillage » des ouvertures sur l’extérieur, peut être comme Matisse aimait ouvrir ses toiles sur des paysages vus de la fenêtre.

Les trois fenêtres d’après moi…

C’est la première fois que je voyais dans les fresques que nous propose la ville d’Orléans sur ce MUR de tels éléments où l’artiste semble jouer avec la matière peinture dans son volume et ses nuances d’une façon aussi libre et si réfléchie (voir la reprise à quelques minutes de la fin de la réalisation dans la vidéo ci dessous).

Il explique à Ludovic ce qu’il aime faire .

Les différentes techniques de GoddoG

Brosses, rouleaux, bombes aérosol ( acryliques ou traditionnelles) avec les 30 buses différentes, masques sous forme de rubans adhésifs de peintre .

Une performance qui attire de plus en plus de spectateurs

Malgré un vent glacial le public était au rendez vous

Dans la ville, la fresque terminée, visible un mois

Le printemps revient et avec lui les expositions. 
Celle-ci, le week-end des 17 et 18 mars se tient dans le lieu magnifique de la serre du jardin des Plantes à Orléans. 
Elle est organisée par une association de femmes qui ont invité 39 femmes peintres ou sculpteures à exposer.

C’est ainsi que nous avons été invité .

La serre du Jardin des Plantes construite au XIX ème siècle vient d’être réhabilitée et très bien rénovée, elle accueille diverses manifestations. C’est la première fois que j’y visitais une exposition artistique. J’ai pu observé que ce lieu fait merveille pour accueillir peintures et sculptures ;  ses verrières, les plantes qui la décorent, son haut plafond mettent en beauté les œuvres, ici celles d’artistes venues de la région Centre et de l’Ile de France; qui exposent dans d’autres lieux à Orléans et les communes alentours .(voir mes billets précédents, étiquette Galeries d’arts)

Cette manifestation était organisée par  Innerwhell, une importante ONG internationale de Femmes. Les bénéfices (30%) de la vente seront reversés à deux associations : LAÉ, qui lutte contre les violences faites aux femmes et AAA, qui accompagne les enfants autistes.

Mes coups de cœur.

Ce choix est sûrement très injuste, j’ai voulu tout simplement faire partager de belles images. Parce que ces œuvres ont attiré mon attention, que j’ai pu choisir un angle de prise de vue qui me plaisait, que j’ai pu échanger quelques minutes avec l’artiste sur leurs œuvres.

de Nadège Raineteau « Glenn Gould »

de Marianne Ruston www.marianneruston.fr « Paris sous le charme »

de Michèle Le Gallo michelegallo@wanadoo.fr

de Françoise Gonzalez-Camus francoisedorleans@hotmail.fr

de Dalia Fijalkow , www.artlimited.net/22974

« Eclatée de rire avec Lea » de Nadège Raineteau latableadesseins.e-monsite.com

La semaine dernière je suis allé visiter la Faïencerie de Gien avec un groupe d’amis.

La faïencerie de Gien est un des joyaux du département du Loiret . Cette usine, plus précisément cette Manufacture a été créée par un anglais en 1821, Thomas Hulm . La guide nous a indiqué que les anglais étaient à cette époque les seuls à maîtriser certaines  techniques . Cela explique cette implantation étrangère voulue par la Restauration. Les proximités de la Loire pour le sable (la faïence est constituée d’argile, de kaolin et de sable broyé) et le transport, de la Sologne pour le bois, de la région parisienne pour les clients potentiels explique l’installation à Gien.

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Entrée de la Manufacture qui se situe au centre de Gien en bordure de Loire sur plusieurs hectares

Une Manufacture

Comme cette dénomination l’indique, la main d’œuvre tient la part principale de l’activité de la Faïencerie de Gien . Actuellement 150 personnes y travaillent.

 

Au fond les fours de différentes températures qui fonctionnent 24h sur 24h . Les opérateurs tiennent ces fours à une température réglée au degré. Des écarts auraient des conséquences graves.

Comme tous les visiteurs, je me suis beaucoup arrêté devant les personnes au travail ; les explications de la guide étaient très intéressantes mais les gestes des salariés (es) semblaient impressionner encore plus.

La naissance des pièces.

Je n’ai pas vu personnellement la technique du moulage pour les pièces creuses qui semble être très utilisée. Les deux techniques, moulage ou tournage-pression, nécessitent un gros travail manuel d’ébavurage et de nettoyage avant finition. Ces postes de travail sont nombreux et demandent d’être très précautionneux car la faïence à ce stade est très très fragile. Dans cette vidéo remarquez que  le bruit ambiant est ponctué de tintements particuliers provoqués par les petits coups que donne l’opératrice pour s’assurer de l’absence de fêlure.

Il travaille ici depuis plus de 40 ans (bientôt en retraite) et il sillonne l’usine pour approvisionner les différents secteurs.

Attention fragile ! prêts pour Pâques.

La décoration

Présentation des différentes techniques de décoration (peintures, lithographie, décalcomanie) sur biscuit, sur émail,

 

Les fileuses

Dans cette vidéo, noter la discussion entre Claude et une décoratrice sur la technique de peinture qui s’apparente à l’aquarelle.

Vue d’ensemble de l’atelier de décoration

Un coin de la boutique ouverte à tous.

Dans la cour, pensées pour des anciens de la Manufacture, salariés et citoyens.

Comme tous les fins de mois, un artiste s’est emparé du MUR d’ORLEANS. C’était le jeudi 22 février 2018. Franck Pellegrino arrivait directement de Paris. Malgré le froid Franck Pellegrino s’est mis à l’œuvre sur le tableau blanc, le mur repeint  par les initiateurs  Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry accompagnés par la Ville d’Orléans. Depuis le 26 janvier ce Mur du Centre ville d’Orléans était l’œuvre du peintre Ratur . C’est la règle chaque mois ce Mur est recouvert comme dans de nombreuses villes de France  !

Franck Pellegrino est né en 1986, il réside à Paris mais il se déplace dans le Monde, il revenait d’Afrique du Sud…

Samedi Franck Pellegrino avait terminé sa fresque .

L’intérêt de ce Mur est d’être peint dans un style différent chaque mois. Ce mois -ci on retrouve un ensemble de lignes droites et de courbes.

Une fois de plus les terroristes en attaquant dans le centre ville de Ouagadougou ont voulu isoler ce pays pourtant si accueillant . Je  me mets à penser à tous les visiteurs potentiels qui à cause de la peur que provoque ces massacres hésiteront à  venir dans ce petit et chaleureux pays africain. Combien de découvertes ne pourront pas se réaliser ! Combien de  sourires d’hommes et de femmes ne pourront pas se croiser, combien de rencontres entre les cultures seront supprimer. Le Burkina Faso était devenu le point de rencontre entre nous, les européens et les africains. Je sais que des événements dans les domaines des cultures avaient lieu régulièrement. Et puis cette ville malgré sa simplicité pour ne pas dire pauvreté toute africaine est si propre.

Mes deux séjours en 2003 puis 2005 sont resté ancrés dans ma mémoire et aussi dans ma bibliothèque de photo. Nous  n’y venions pas en mission d’aide, nous avions payé notre voyage.  Nous venions à la découverte d’autre culture et d’autres beautés humaines.

Je me souviens

…de la sérénité avec laquelle nous parcourions les trottoirs si vivants et remarquablement propre de la ville. Je me souviens des embouteillages qui freinaient notre chauffeur et son 4X4, impatient de nous faire découvrir les régions rurales .

La place des cinéastes ( en 2003 il y avait quatre salles de cinéma dans la ville)

Sur les trottoirs, l’hygiène d’un garde manger haut porté

Place des Nations Unies

Je me souviens …

De ce magnifique musée de la musique où l’on peut voir et entendre jouer les mélodies si étonnantes de l’Afrique. Malheureusement à cette période de nos voyages je n’avais pas les moyens d’enregistrer ?

Le musée de la Musique, avenue de l’Oubritenga

Je me souviens …

Du marché artisanal. Depuis seulement quelques mois, après l’incendie qu’avait subi le marché traditionnel,  le Maire avait décidé d’abriter les artisans volontaires dans un immense lieu un peu en dehors de la ville, pas loin du nouvel Hôpital. Ici les artisans pouvaient travailler dans de bonne condition et permettre aux touristes de choisir après d’agréables discussions avec les concepteurs-artistes.

Je me souviens…

Des soirées passées entre amis à l’Agence. Je me souviens des mets extraordinaires (principalement le capitaine) que nous concoctait la patronne aidée magistralement par son cuistot sénégalais. Il faisait bon se retrouver ainsi autour de la table, il y avait des professeurs de français qui travaillaient avec les profs locaux pour adapter les livres scolaires à la culture africaine. Nous parlions d’Afrique et des découvertes humaines que nous avions réalisées dans la journée. Ne sachant pas ce que sont devenus toutes ces personnes j’évite à augmenter la taille des photos ! Je ne sais même pas si l’Agence existe toujours compte tenu des restrictions de voyages touristique principalement dans les pays voisin comme le Mali.

 

Alors …

Concernant l’attaque de vendredi, je lis que la France est visée, je lis que la France en « ferait de trop » contre les islamistes, forte de son armée, sans soucis de négociations sérieuses .

Je lis aussi que la pauvreté pèse de plus en plus sur les ruraux, ce qui provoquerait des révoltes. Effectivement nous avons vu comment les paysans vivaient chichement. Je viens de lire ce matin que des français de ma région partent en mission, arborant leurs tee short du Lions Club, pour distribuer des fours solaires dans les campagnes. Sympa , important pour lutter contre le déboisement, mais …que ressentent les jeunes devant ce type de dons. Ces jeunes pensent peut être partir en Europe pour tenter leur chance, certains heureusement veulent changer la gouvernance de leur pays, d’autres iront jusqu’à confier leur destin à des prédicateurs d’une autre monde.

Je continue à penser que la richesse se partage ; si bloqués par la peur de l’attentat, nous ne pouvons plus aller à Ouagadougou pour seulement visiter et rencontrer nos frères en humanité, le fossé va continuer à se creuser malgré les dons qui donnent bonne conscience.

N’hésitez pas prenez l’avion et parcourez sereinement l’Afrique au gré de ses merveilleux paysages et tout simplement des sourires des rencontres toujours si recherchées.

Le Mur d’Orléans pour son onzième MUR a fait fort. Je ne sais pas comment Ludovic Bourreau et Jean Michel Ouvry dénichent de tels artistes ! Mais pour ce début d’année, chapeau !!!

Ratur, Arthur Maslard en pleine création sur le MUR d’Orléans vendredi 26 janvier

Ratur, Arthur Maslard est né en 1983 au Havre. En 2001 il étudie dans une école de communication visuelle. En 2007 il fonde avec son frère et un ami Rouennais, le collectif MV3. Depuis en indépendant, il est un des artistes peintres et graffeurs qui parcourt le Monde. Il a produit des fresques et participé à des expositions en Europe, aux Etats Unis, principalement à San Francisco, Honolulu. Quelques grandes villes de France comme  Montpellier l’accueillent ou Nice prochainement.

Une des particularités de Ratur est de préparer ses couleurs. Il utilise la peinture acrylique.

Pour cette fresque Ratur a abandonné la bombe pour peindre à la brosse.

Les spécialistes le situent dans la lignée de grands comme Vermeer (1632-1675), Eugène Delacroix (1798-1863) , Le Caranage (1571-1610) dont on peut retrouver des œuvres au Musée des Beaux Arts d’Orléans.

Nouveauté ce vendredi 27 janvier, le MUR d’ORLEANS prend ses aises en s’engageant dans la rue des Carmes.

Un moyen de se faire mieux découvrir… pour les habitués du Cinéma

Autre innovation la mosaïque de Mifamosa, un autre genre des arts de la rue

 

Mifamosa a décoré d’autres plaques en ville

A La Source depuis cet été

Découvrez Ratur à l’œuvre pendant 2 mm de vidéo

Mélange des peintures, travail à partir d’une préparation photographique sur son smartphone, commentaires d’un enfant sur les couleurs.

Fresque terminée

 

 

Ratur peint une fresque murale comme une toile…peut être comme les peintres de la Chapelle Sixtine… Ici la peinture s’intègre avec réalisme au voisinage du cinéma .

 

Le choix des promoteurs du MUR d’ORLEANS  est judicieux ; en invitant Ratur ils proposent aux orléanais une autre palette de la diversité de la peinture de la rue . Nous avons beaucoup de chance ! J’espère que beaucoup de passants s’arrêteront, que de nombreux élèves viendront avec leur professeur.

Suite de la balade (carte extraite du Guide du Street art à Paris) de Stéphanie Lombard Editions Alternatives )

J’ai suivi les conseils des jeunes lycéens rencontrés rue de l’Ourcq, j’ai longé le canal et le Bassin de la Villette, je me suis arrêté devant le Pavillon des Canaux.

J’aime ces illustrations façon Mucha (1861-1939), fer de lance du style Art nouveau

Rue Henri Noguères

J’ai dû demander plusieurs fois mon chemin pour trouver la rue Henri Noguèreset le mur que m’avait conseillé les jeunes de la rue de l’Ourcq, malgré cela j’ai constaté que les quelques promeneurs du quai de Loire, sur le bord du Bassin de la Villette connaissaient cette rue …Et si le graffiti avait conquis le 19ème et ses habitants !

Début de la rue Henri Noguères

Le fond en noir en blanc, la ville…

Vue d’une extrémité de la rue Henri Noguères de l’autre coté de cette rue piétonne, un collège

Le lettrage, l’art premier du street art ?

 

 

Carte extraite de l’excellent Guide du Street Art à Paris de Stéphanie Lombard Éditions Alternatives 13,50€

J’ai eu l’occasion sur ce blog de faire un billet sur le Parc des Buttes Chaumont « le jardin de ma petite fille », j’aurai pu intituler ce billet « les récréations artistiques de ma petite fille ». Malgré la pollution et toutes les contraintes de la vie parisienne, dans son quartier elle bénéficie de galeries d’art à ciel ouvert, l’art de la rue. C’est pourquoi ces derniers jours j’ai commencé une balade sans son quartier à la recherche de cet art de la rue.

Rue de l’Ourcq

A 5 mn du métro Laumière, continuez sur la populaire avenue Jean Jaurès en direction de la porte de Pantin et La Villette. Avant  le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer dite petite ceinture qui enjambe l’avenue, prenez à gauche et tout de suite l’enchantement des couleurs, provoque une énorme surprise dans cet environnement d’immeubles pour la plupart quelconques.

Contrairement à d’autres lieux, les arcades de la ligne ferroviaire n’ont pas été transformées en magasins chics ou en ateliers d’artisans, elles ont été fermées par une palissade de parpaings ou de planches en mauvais état. Mais nous ne sommes pas dans un quartier à touristes, alors pour les HLM qui dominent de leurs vingts étages ces rues, ça devaient être suffisant !

Par leurs traits et leurs couleurs les artistes ont transformé complétement ce site. Malgré l’inscription de ce spot à l’Office du Tourisme de Paris, je ne sais pas si les touristes viennent nombreux ici . Le 19ème est trop souvent montré du doigts à cause de quelques voyous. J’ai repéré dans les yeux des passants, pourtant habitués à passer devant ces fresques monumentales, une certaine fierté de voir un photographe s’arrêter chez eux. Ils me font penser aux « voisins » d’une cathédrale qui ainsi redécouvrent qu’ils ont chez eux un chef d’œuvre qui attire. Rappelons qu’à quelques minutes de marche se trouve un autre chef d’œuvre de l’art contemporain, la « Philharmonie » de Paris à l’architecture étonnante.

 

Début de la rue

Plus loin

 

Tiens ! la panthère de Marko93 que les orléanais ont vu sur le « Mur d’Orléans »

Symphonie de rouge

Les habitants se sont mis en couleurs

DAcRuZ est un artiste qui a grandi dans le 19ème.
Après avoir parcouru le Monde Il a créé en 2006 le Festival Ourcq Living Colors qui a fêté ses 10 ans d’existence en 2016 (texte tiré du livre de Stéphanie Lombard)

Diversité en attendant le bus

 

Pub en danger ?

Ma balade va se poursuivre grâce à l’aide de jeunes de passage auxquels j’ai demandé : « s’il y aurait dans le quartier d’autres graffitis comme ceux-là ? » sans hésitation l’un d’eux m’a guidé vers une rue piétonne à un quart d’heure de la rue de l’Ourcq en passant par le bassin de la Villette.

Suivez moi sur un prochain billet et n’hésitez pas à commenter ou documenter ce billet car je ne suis pas spécialiste. Merci