Sur les traces de Théodore Monod en Mauritanie

Sur les traces de Théodore Monod en Mauritanie

« Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ? »

Théodore Monod

La beauté du désert n’est pas nue, mais faite de dunes, d’architectures de grès, du mouvement des ombres, des lumières. J’aperçois un horizon qui s’éloigne à chaque pas dans l’ondulation de la chaleur.

Théodore Monod dans « Le chercheur d’absolu » 1997

J’ai eu de la chance de rencontrer le désert, ce filtre, ce révélateur. Il m’a façonné, appris l’existence. Il est beau, ne ment pas, il est propre. C’ est pourquoi il faut l’aborder avec respect. Il est le sel de la terre et la démonstration de ce qu’ont pu être la naissance et la pureté de l’homme lorsque celui-ci fit ses premiers pas d’Homo erectus…

Théodore Monod  dans « Pèlerin du désert » 1973

Beau, très beau et grave pays. Ce matin, ascension d’une montagne d’où l’on découvre un immense paysage à perte de vue… Quel admirable pays : il ne ment pas, pas de fioritures, pas de bavures, rien pour amuser, une immense sincérité, un total dépouillement, une farouche austérité, une exacte virginité, une brutalité sans ménagement !
C’est tout cela, et bien d’autres choses encore, par exemple une sereine impudeur. Admirable pays !

Théodore Monod dans « Désert » 1973

Le désert est le seul endroit où l’on apprend l’exacte mesure de soi-même. On y est minuscule, et c’est une grande leçon.

Théodore Monod «  Vie et Mort au désert » 1993

Au Sahara, on voit la nature telle qu’elle était avant l’homme, et telle qu’elle serait, si l’homme venait à disparaitre. Le squelette de la Terre est directement visible. C’est un spectacle presque indécent, et vraiment émouvant. Qui exige un certain état d’esprit, une approche au ras du sol, humaine et intelligente.

Théodore Monod  » Dictionnaire humaniste et pacifiste »  2004

Stromatolites, 500 millions d’années

Le bruit des pas sur le sable, quelle musique !

Théodore Monod « Pèlerin du désert »1973

Et l’oeuvre de l’homme

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *