Iran sous les bombes

Iran sous les bombes

En 2017, période de répit pour cette société que nous avons eu le privilège de visiter. Colette et moi, avons rencontré ces amis, amies Iraniens et Iraniennes, avec lesquels nous avons partagé un peu de leur vie quotidienne et profiter de leur riche patrimoine. 

A Karanak

En 2020, je publiais sur mon blog  sous le titre : « Un grand pays qui souffre »… En suivant les « informations » dramatiques venant de Téhéran, nous ne cessons pas de penser à celles, à ceux avec lesquels nous avons parlé là-bas et qui sans problème ont accepté d’être photographié. Leur gentillesse nous a beaucoup impressionnée. Que leur nation soit victime de la réprobation d’une grande partie du Monde provoque ma colère pour la souffrance que cette situation engendre dans leur vie quotidienne. Nous avions observé leur courage, leur fierté, leur intelligence, leur culture artistique et même leur piété, tout cela ne doit pas provoquer notre intolérance.

En 2026, je suis encore plus en colère, deux puissances fortes d’une armée énorme ont décidé d’ infliger au peuple iranien encore plus de souffrance.

Je regardais mes nombreuses photos, ces portraits d’enfants, de femmes et d’hommes heureux et fiers que je les photographie dans leur quotidien , sur un lieu de pèlerinage, au marché, dans la rue ou à l’occasion d’une fête religieuse. J’avais même avais proposé à mes voisins dans un espace culturel de mon quartier, fin décembre 2025 une exposition accompagnée de la lecture de poèmes et l’écoute d’un musicien.

Combien j’aimerais vous faire partager encore ces portraits de femmes, d’enfants et d’hommes heureux, mais j’ai peur que leur disponibilité en 2017 les mène en prison ou à la mort. Simple petit photographe de cette période heureuse, même pour témoigner de leur humanité, je n’ai pas le droit de les mettre en danger.

Alors je me suis dirigé vers les peintures que nous avions admirées à Ispahan dans le Palais des 40 colonnes où l’artiste nous avait laissé des moments de vie de cette époque. Ces chefs d’oeuvre anciens, sans négliger le contexte de ces sultans parfois inhumains, nous rappelle la culture immense de ce peuple .

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle.Fresque de la salle de banquet: Shah Abbas Ier recevant Vali Nadr Muhammad Khan

Ispahan Palis Tchehel Sotuon (Palais aux 40 colonnes) XVI siècle

Je pense aux enfants en peur à chaque détonation de bombe, aux familles qui perdent tout en quelques minutes, aux amies, amis qui nous ont reçu chez eux, notre guide qui nous a fait découvrir avec tant d’enthousiasme son pays et sa culture . Mais aussi malheureusement aux iraniens et iraniennes qui dénonceront leurs voisins, leurs amis, leurs familles affolés par quelques meneurs, dans une guerre civile qui me semble inéluctable, parce que les responsables des Etats Unis et d’Israël en ont décidé ainsi en dehors de tous droits internationaux.

Dans un jardin public de Yazd

Extrait d’une expo vue en 2017 dans la Tour Milad, d’un symbole de la ville de Téhéran . La tour est aujourd’hui symbole de la révolution (1979) et de la liberté. Elle a cependant été inaugurée en 1971 pour le 2500e anniversaire de l’Empire Perse

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