Pas facile de s’y retrouver dans les nombreuses sollicitations à la solidarité financière qui nous arrivent en ce moment. Je suis toujours stupéfait par le coût des opérations médiatiques que réalisent les différentes ONG. Etiquettes à son nom, petit nounours, couverture de survie, cartes postales, l’imagination des publicitaires est sans fin pour attirer notre attention et notre argent. Chacun sait que 75 à 66% de ces versements peuvent être déduits des impots, autant de milliards qui manquent dans l’impot sur le revenus, autant de milliards qui manqueront pour que l’impot conserve son rôle de moyen de solidarité par exemple pour finançer les hôpitaux, l’enseignement accessible à tous, les transports en commun, etc…

Mais les publicitaires qui orchestrent de si magistrales campagnes sont-ils bénévoles ? Je savais bien que dans le cercle infernale dans lequel les ONG sont entrées il y aura des gagnants.

Mon après midi d’hier relative un peu ces considérations générales. Mon association ASPTT organisait à l’occasion du Téléthon les 6 heures de natation et je me suis retrouvé à l’organisation de cette manifestation.

Et là dans une ambiance ludique j’ai vu qu’un événement médiatique de solidarité pouvait être aussi un moment fort d’humanité.

En ce samedi après midi, pendant que les rues du centre ville débordées de personnes attirées par les lumières du marché de Noêl, des jeunes, des vieux venaient nager à la piscine. Certes ils ont l’habitude de nager, un jour en semaine ou le dimanche matin en famille , mais aujourd’hui pour le Téléthon ils ont décidé de changer leurs habitudes.

Que c’est sympa de voir tous ces gens venir faire des longueurs après avoir versé une modique somme.

J’ai vu des jeunes parents accompagnés de leurs enfants, « la petite a appris à nager cet été ». J’ai vu des jeunes, anciens du club, être venu pour ne pas manquer l’événement,

j’ai vu des dames ou des messieurs seuls se donnant un challenge, dépasser les 3000 m,

j’ai vu un jeune homme tout heureux d’avoir entrainer sa copine, pas très partante mais sûrement suffisament amoureuse pour faire des longueurs avec lui.

j’ai vu des jeunes se donner rendez vous pour nager ensemble à cette occasion

j’ai vu des couples arrassés d « avoir fait la ville » venir passer une heurenager des longueurs

j’ai vu des personnes heureuses de se retrouver

j’ai naturellement vu mes amis bénévoles prendre de leur temps pour assurer un bon accueil et une bonne organisation à tous ces nageurs « humanitaires ».

J e me dis que ces événements médiatiques ont quand même du bon…

Hier