La Dent Parrachée domine avec ses 3697m Lanslebourg

Il y a  20 ans Donatella est venue installer son épicerie italienne à Lanslebourg . Ce bourg de 700 habitants situé au bord de l’Arc est maintenant appelé Val Cenis du nom de la station de ski créée il y a 50 ans tout juste.

Depuis que je rédige ce blog, j’ai eu l’occasion de partager mes coups de chapeau pour d’autres commerçants de Val Cenis , le « marchand de pierres », le directeur d’ Intersport ». Pourquoi cette année m’arrêter chez Donatella?

Il est de plus en plus fréquent d’entendre « je vais chez l’italienne » .

Le magasin au rez de chaussée d’une des solides et vastes maisons qui longent la rue du Mont Cenis, principale artère de Lanslebourg.

Sur le trottoir…pas d’erreur possible

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Jeanne des abattements….C’est le titre d’une pièce que vient de monter une troupe de théâtre, la compagnie Offshore à Orléans.

Affiche de la pièce

Ce lundi, 7 novembre, je me suis retrouvé dans l’obscurité des gradins de la salle du théâtre Gérard Philipe de mon quartier, j’étais là invité par le metteur en scène, un ami. Il m’avait sollicité pour filmer sa pièce et ce lundi je faisais les réglages. Pendant toute l’après midi j’ai donc assisté avec grand plaisir à la première répétition de la pièce que sa compagnie donnait le jeudi suivant.

Les comédiens et comédiennes professionnels que Michel Lefevre avait recruté  venaient d’horizons géographiques différents, Lyon, Paris, Tours et du département. Ils étaient pour la plupart des anciens élèves de Michel .

La résidence

Depuis plusieurs semaines  ils avaient travaillé sur la pièce séparément ou en petit groupe. Pour la première fois ils se retrouvaient ensemble au TGP « en résidence »  un Week End entier et quelques jours.

A la fin, « en sortie »  ils ont joué jeudi soir devant une salle pleine d’amis, de passionnés et de jeunes du lycée.

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Fin juillet 2015 nous avions besoin de soleil, d’air marin et de famille. Pour répondre à tous ces besoins le lieu est La Turballe ! Je me suis mis à chercher sur Internet un gîte ou une chambre pour deux. La période et le choix du lieu rendaient difficile cette recherche. Après plusieurs clics, j’ai trouvé Les Buissonnets, chambres d’hôtes à La Turballe . Un coup de fil, un courrier avec le chèque de réservation et notre projet se concrétise.

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Mercredi dernier nous étions au Poney Club de la Société Nationale Hippique d’Olivet. Quel bonheur de voir notre petite fille si à l’aise sur son poney.

L'intérieur des box de poneys, super propres.

L’intérieur des box de poneys, super propres.

Premiers conseils de Maxime

Premiers conseils de Maxime

Grâce à Maxime son moniteur, un des sous officiers qui travaillent dans ce magnifique club hippique militaire accessible aux non-militaires, notre petit fille a passé un moment de bonheur.

On croise les grandes...

On croise les grandes…

Merci à Maxime pour sa gentillesse . Il nous a parlé avec passion de sa vie de militaire, lui qui est petit fils de cuirassier et fils de marin. Il est reconnaissant à l’Armée qui lui a permis de vivre de sa passion, le cheval ; il lui doit sa formation dès la troisième.

Au manège

Au manège

Avec lui nous avons perçu une face inconnue de l’armée, la place des chevaux dans l’armée. Certes on ne fait plus la guerre à cheval (encore que des équidés servent dans des opérations spéciales) mais nous avons appris que les chevaux servent à entrainer certains militaires et à tester leurs capacités exigées pour certaines activités. Voilà pourquoi l’Armée de Terre entretient 18 sociétés hippiques en France, dont la principale est Fontainebleau. Tous les encadrants sont titulaires de diplômes acquis dans le civil. Nous apprenons aussi que les cavaliers issus d’Olivet font partie des meilleurs puisque l’année dernière l’un d’eux a concouru sur un Championnat de Monde au Brésil.

Promenade et même rivière à traverser.

Promenade et même rivière à traverser.

Forcer le poney à y aller "c'est vous le maître". Ne pas s'arrêter car le poney voudra se coucher dans l'eau ....

Forcer le poney à y aller « c’est vous le maître ». Ne pas s’arrêter car le poney voudra se coucher dans l’eau ….

Notre petite fille était donc dans de bonnes mains malgré son jeune âge.

 

 

Ma région Centre cache des trésors ; sur ce billet je vous emmène à Romorantin, ville du Sud du Loir et Cher au Musée Matra .

Il y a plusieurs années, j’ai eu l’occasion de suivre (aider et soutenir)  en tant que permanent régional , l’équipe syndical de ce pays de Romorantin. La plupart des adhérents venaient de Matra Automobile et ce sont eux qui m’ont fait partager dans les années 85-90 leur fierté (et de temps en temps leur difficultés de travailler chez Matra . A ce moment là la production de l’Espace était sur une courbe ascendante et fabriquer ce fleuron de la technologie française était enthousiasmant .

Depuis la fabrication de l’Espace a été transporté chez Renault à Sandouville et le bassin d’emploi a été déclaré sinistré suite aux très nombreux licenciements. Dans la presse régionale j’ai lu le combat des salariés pour préserver leur emploi (surtout chez les sous traitants) et les différentes recherches des élus et responsables économiques pour trouver d’autres activités. Depuis sept 2004 une entreprise Matra ( Matra Manufacturing et Services) produit à  Romorantin des vélos électriques .

Le musée Matra fait revivre , sûrement très succinctement pour celles et ceux qui les ont vécu, les 30 années de rayonnement, 1970 à 2003.

Ne cherchez pas ce Musée sur un des anciens sites de Matra ! Vous le trouverez dans le centre ville, dans l’ancienne usine Beaulieu, désaffectée depuis 1983, fin de la fabrique de la plus célèbre caméra française. A l’intérieur, une plaque et une petite vitrine rappellent ce passé glorieux de la mécanique de haute précision, de l’outil de travail de nombreux reporters cinéma dans le monde.

Photo Internet

Photo Internet

J’ai retrouvé sur le Web qu’une exposition temporaire avait eu lieu ici il y a quelques années, et je vous en communique le lien : cliquez ici

Le musée Matra s'est installé dans l'ancienne usine des caméras Beaulieu.

Le musée Matra s’est installé dans l’ancienne usine des caméras Beaulieu, fabriqué ici entre 1960 et 1983.

Deux raisons principales caractérisent l’intérêt de ce Musée, le rappel des courses automobiles où la technologie Matra s’est illustrée et l’histoire d’un pan de l’industrie automobile avec la conception et la fabrication du premier monospace français.

La première voiture de course aux couleurs bleu dans la compétitions et des noms prestigieux .

Début en formule 2 le tremplin pour la F1

Début en formule 2 le tremplin pour la F1, ici avec JP Belletoise qui gagna de nombreuses courses en 1969

Jean Luc Lagardère a souhaité que Matra gagne en F1 avec des grands noms du sport automobile son écurie remportera 124 victoires.

Jean Luc Lagardère a souhaité que Matra gagne en F1 avec des grands noms du sport automobile son écurie remportera 124 victoires.Avec cette voiture Jackie Stewart remportera en 1969 le titre mondial.

 

Matra présent aussi dans les grands rallyes de cette époque

Matra présent aussi dans les grands rallyes de cette époque

Prototype pour gagner Le Mans

Prototype pour gagner Le Mans (1969)

 

1972, Pescarolo et Hill gagnent les 24h du Mans

1972, Pescarolo et Hill gagnent les 24h du Mans. Ici sur le même chassis  en 1973

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1994 Prototype d’un Espace de compétition

Espace équipé

Cet Espace F1 est équipé d’un V10 de 820ch . Avec ce modèle on approche les 300 km/h

L’odyssée de l’Espace

Ce titre je ne l’ai pas inventé !!! mais découvert sur un panneau explicatif du Musée.

La production des voitures de série par Matra à Romorantin a commencé principalement en 1973-80 par la Baghéra, coupé 3 places puis en 73-74 la Rancho tous chemins . Ces véhicules préparent le terrain de l’Espace . A partir de 1984, avec le partenariat de Renault cette voiture sera construite à 874 242 à Romorantin. De nombreuses nouveautés technologiques accompagneront cette révolution automobile (galvanisation des châssis, carrosserie polyester, arbre de transmission intégral en carbone-kevlar, etc…).

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Un des premiers modèles d'Espace Quadra

Un des premiers modèles d’Espace Quadra

Signature des Matra sur le 500 000 ème exemplaire

Signature des 3600 collaborateurs de l’époque sur le 500 000 ème exemplaire

1991

Sortie en 1991

 Dans les archives des prototypes…mes surprises

1992 Voiture électrique de compétition pour le Rallye de Suède. 150km/h

1992 Voiture électrique de compétition pour le Rallye de Suède. 150km/h

 

La Zoom, voiture pliable et électrique ! Après 1984

La Zoom, voiture pliable et électrique ! Après 1984

Et bien d’autres innovations qui m’ont échappé, je ne suis pas féru d’automobile.

J’aurai aimé que ce Musée montre plus les hommes et les femmes qui ont oeuvré anonymement dans les ateliers comme dans les bureaux . Certes des grands noms, ceux des coureurs, des ingénieurs, des patrons, sont associés à cette odyssée mais cela n’a pu être accompli que par le travail de milliers de collaborateurs. Quelques photos d’ateliers auraient permis de leur rendre hommage. A quand un éco musée ?

 

Ils fabriquent de leurs mains et veulent être reconnus.

De retour d’un WE en Dordogne, sur la route venant d’Angoulème, à l’entrée d’Aixe sur Vienne, un magasin d’usine de porcelaine.

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Curieux nous entrons dans cette boutique et très vite nous nous apperçevons qu’il s’agit aussi d’une petite usine où l’on fabrique la célèbre porcelaine de Limoges.

L’accueil est chaleureux et il n’y a aucune difficulté pour que mon appareil photo et moi aient rencontrer les ouvriers en pleine activité (ils sont 7, chef d’équipe, ouvrière et ouvrier, techniciennes). Je suis d’ailleurs étonné par leur disponibilité . Nous sommes pourtant dans un des derniers hauts lieux de la création et de la fabrication manuelle du Limoges. Voir le site .

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Le kaolin est travaillé et injecté liquide et en pression dans les moules. Le moule est rempli quand le deuxième trou déborde.

Le kaolin est travaillé et injecté liquide et en pression dans les moules. Le moule est rempli quand le deuxième trou déborde.

Après plusieurs heures la pièce est démoulée et séchée sur des étagères (pièce crue).

Après plusieurs heures la pièce est démoulée et séchée sur des étagères (pièce crue).

Les bavures de démoulage après une première cuisson.

Les bavures de démoulage après une première cuisson.

Chaque pièce est reprise pour être estampillée et ébavurée avant émaillage (à voir aussi dans la vidéo).

Chaque pièce est reprise pour être estampillée et ébavurée avant émaillage (à voir aussi dans la vidéo).

un des trois fours de cuisson

un des trois fours de cuisson

Pièces en attente d'émaillage

Pièces en attente d’émaillage

Rencontre en 2 minutes de vidéo

http://youtube.com/watch?v=x2KdNjXiLS4

 

Certaines pièces sont peintes...

Certaines pièces sont peintes…

 

Ces pièces sont prêtes pour une nouvelle cuisson.

Ces pièces sont prêtes pour une nouvelle cuisson.

Un autre four...

Un autre four…

 

Les feuilles de Jacques Pergay...

Les feuilles de Jacques Pergay…

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Pour profiter d'un savoir faire ....

Pour profiter d’un savoir faire ….

Merci à toute l’équipe de Jacques Pergay pour leur accueil et pour leur amabilité et bonne chance à l’entreprise made in Limoges.

 

Je viens de trouver un trésor dans l’excellent « Courrier international » auquel je me suis abonné dernièrement.

Toute les semaines l’hebdomadaire publie une infographie pour « présenter l’information autrement ».

Cette semaine Jack Hagley, un anglais présente un état du Monde en une page !!!

Infographie de la page 47 du "Courrier International" du 16 mai 2013

Infographie de la page 47 du « Courrier International » du 16 mai 2013

Je ne suis pas spécialiste des statistiques, mais j’apprécie beaucoup cette manière de présenter un ensemble d’une réalité. Dernièrement le n° 1173 page 43, un infographiste présentait en un tableau et à l’aide de 9 couleurs l’activité  sexuelle d’un couple pendant un an…Précédemment un tableau représentait toutes les espèces de poissons comestibles, leur localisation avec leur chance de survie…

Ce tableau donne une vision globale qu’il faut approfondir : par exemple je lis que 13 % des habitants du Monde n’ont pas accès à l’eau , et un rapport récent de l’OMS (ONU santé) annonce que  2,4 milliards d’habitants soit un tiers de la population mondiale n’ont pas accès à l’eau potable (source « Le Monde » du 15 mai).

A voir aussi absolument la forme (en infographie) du CV de Jack Hagley !!!

L’infographie semble prendre de la place dans les médias habituels, après l’iconographie de nos cathédrales,  les livres de Gutemberg, les images d’Epinal, la photographie, le photoreportage, les blogs,voilà un nouveau visuel pour améliorer la connaissance et pourtant nombreux sont les esprits qui se referment sur eux même pour entrer en conflit. Bref !

 

Rencontre avec le dernier des passeurs du bac de Mindin.

Il s’appelle Léon, il a 88 ans, il habite Mindin de l’autre coté de l’estuaire de la Loire, face à St Nazaire.

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Ecouter son témoignage sur le travail à bord du bac :le-bac1

Pendant  33 ans, il a été matelot sur les bacs qui reliaient St Nazaire à Mindin St Brévin jusqu’en octobre 1975.
Je l’ai rencontré  chez lui, une petite maison construite de ses mains « sans rien demander à personne » c’est à dire sans aide ni  prêt. Il fallait bien qu’il « donne un toit à ses 7 enfants ».
Les bacs étaient des bateaux à fond presque plat ; « Le St Christophe, 120 m de long traversait l’estuaire par tous les temps  en un quart d’heure à 10 nœuds, il pouvait transportait 90 voitures ». « Le St Christophe avait été mal construit, il était trop lourd et souvent à l’accostage il cassait des éléments du débarcadère. « . « Le St Gildas transportait 120  voitures. »

Le St Christophe près du débarcadère de St Nazaire

Le St Christophe près du débarcadère de St Nazaire

le dernier bac  arrivant à Mindin

Il y avait toujours un bac de réserve en cas de panne.
Sur chaque bac , travaillaient 6 personnes , 3 matelots, 1 mécanicien, un graisseur et le capitaine. « C’est lui le patron à bord, on faisait notre travail et il nous respecté. »

Quand il le fallait tout l’équipage s’y mettait, mécanicien, graisseur, etc… : « un soir, le bac devait partir et pour qu’elles soient livrées le plus rapidement aux marchands de St Nazaire, nous avons embarqué 200 caisses de sardines  venant de St Gilles en quelques minutes. »

Ecouter le témoignage de Léon sur cet épisode : le-bac21
En parlant du temps de travail « en ce temps là », 14h à 15h  par jour, Léon ne manque pas de critiquer les jeunes d’aujourd’hui qui « se plaignent toujours d’être fatigué ».

Avant d’être engagé sur les bacs, Léon « a fait la pêche » dès l’âge de 14 ans .  Il fallait tirer le chalut en coton à « l’huile de bras ».
Après avoir été matelot pendant 3 ans aux Ponts et Chaussées de Paimboeuf , sur un dragueur, il est engagé par la compagnie de navigation de Loire Maritime.
Il nous explique les conditions de cette embauche. Un bistrot, dans un coin un  homme influant qui entend qu’il venait de débarqué des Ponts et Chaussées. L’homme s’étonne qu’il reste sans travail et lui propose un poste de matelot au bac. Léon lui indique qu’étant de la classe 41, les allemands le « coursaient » pour aller au STO. L’homme influant qui était le patron des bacs va à la Commandanture et arrange tout. Et c’est ainsi que notre jeune Léon se retrouve réquisitionné  au bac « dans l’heure » et y restera 33 ans.
Il y vivra des moments agréables : la solidarité, les clients sympas mais aussi des moments plus pénibles. Par exemple l’hiver quand il fallait récupérer les amarres qui tombaient dans l’eau gelée, « les doigts gelés, mes enfants, comment ça pouvait faire mal ! ».

Le pire a été pendant les bombardements de St Nazaire par les Américains . Le bac poursuivait ses rotations malgré les bombes, ils venaient de « remonter le panneau » (la porte du bac) quand effrayés ils ont vu « une immense gerbe d’eau à 100 m du bateau »…
Une autre fois, lors d’une alerte ils refusent de partir et se réfugient dans un abri. Les allemands les font prisonniers. Pendant quatre jours Léon s’est retrouvé otage avec 200 nazairiens au camp de Savenay. « Heureusement qu’il n’y a pas eu un imbécile pour tirer sur un allemand dans la région, ils nous ont libéré et j’étais le premier à sortir ! » « J’avais le numéro 24 définitivement gravé dans ma mémoire ». Les allemands ont effectué cette rafle dans le quartier du Petit Maroc, près du débarcadère du bac. Ils étaient furieux de l’opération qu’un commando  britannique avec le Campbeltown avait menée quelques jours auparavant. Ce dernier venait de rendre le port de St Nazaire inutilisable pour la réparation de leur sinistre destroyer Tirpitz.
Le lendemain de sa libération, Léon retrouvait le bac.

Léon nous décrit les bombardements de St Nazaire : le-bac3
Il fallait assurer le passage des travailleurs de ST Nazaire qui habitaient de l’autre coté de la Loire. Ils étaient près de 600 venant en vélo prendre le bac.
Il y avait aussi les voitures, les camions et les cars « Chausson ». Il fallait en monter un maximum pour réduire l’attente. Faire entrer un car « Chausson » demandait beaucoup de doigté de la part du matelot qui guidaient le chauffeur et après « crocher » dans les roues ». Il n’y avait pas beaucoup de centimètres entre les voitures. Léon se souvient d’avoir pris le volant des mains d’une conductrice pas sûre d’elle.
« Nous devions faire entrer toutes les voitures et nous revenions pour prendre les dernières arrivées ». « Les docteurs et les ambulances étaient prioritaires ». Léon raconte volontiers sa mésaventure avec Léon Zitrone qui voulait passer devant tout le monde, en retard pour commenter une coure hippique à La Baule et qu’il a interdit de bac avec l’accord du capitaine qui faisait confiance à son équipage. Il y avait surtout des « braves gens » comme Charles Rigoulot, « repéré grâce à  son blouson de cuir ». Ce prestigieux champion du Monde d’haltérophilie « nous a donné 30 centimes pour boire un coup ».

Léon et ses camarades ont fait la grève une seule fois ; ils demandaient de bénéficier des heures supplémentaires majorées. Ils étaient défendus par un ancien … moine, « qui avait de l’instruction », en contrepartie ils ont payé leur carte syndicale. « On a gagné , on était comme des rois ».

Avec le tourisme et l’augmentation du nombre de voitures, le travail devenait plus pénible et « interminable le soir ». A quelques mètres du débarcadère, le pont de St Nazaire s’achève après deux ans de travaux et des années d’études. Ses 3356 m de longueur et ses 60 mètres de haut sont  impressionnants.

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Le 18 octobre 1975, le pont le plus long d’Europe à cette époque est ouvert à la circulation. La veille au soir, le service du bac a été arrêté. 90 employés ont été tous reclassés, certains ont tenu les barrières de péage, Léon qui avait 55 ans a retrouvé du travail près de chez lui comme veilleur de nuit à la Départementale, qu’il quittera 9 ans après.

Il est très fier de ses 50 ans de travail. Maintenant il coule une retraite bien gagnée avec son petit jardin, ses amis, ses enfants, sa petite voiture pour faire les courses ; son âge ne lui permet plus de prendre sa plate pour quelques  pèches en Loire mais il est toujours prêt comme toute sa vie à « donner un coup de main » et … à raconter cette vie si dense.

Ce qui reste de l'ancien débarcadère

Ce qui reste de l’ancien débarcadère

Samedi 14 mars

Nous nous sommes arrêtés en Beaujolais,

à Jullié, au Domaine de la Roche Mère chez Madame et Monsieur Bridet.

Monsieur Robert Bridet cultive lui même son « Moulin à Vent » . Il possède un peu plus d’un hectare de vigne dans le vignoble de Juliénas.

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Plein de passion pour cet art qu’est la culture de la vigne,  de la vinification et de la commercialisation de son délicieux vin, monsieur Bridet est intarissable pour parler de son métier. Il faut dire qu’il est originaire de cette région et issu d’une famille de vignerons.
Le vignoble a été au centre de l’histoire et de l’économie de cette région ; le commerce du vin a évolué depuis 30 ans, il n’y a plus de grands négociants qui écument les chais avant même les vendanges, maintenant les vignerons ont intérêt à commercialiser eux même leur production.

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N’étant pas moi-même, spécialiste je n’ai retenu que des bribes sur les senteurs et les parfums des différentes années de son Moulin à Vent. Cependant lors de nos dégustations, nos papilles ont ressenties d’agréables sensations.
degustationJ’ai surtout retenu que tout ce bonheur gustatif était le fruit d’un travail de tous les jours. Les pentes très prononcées où sont plantés les cèpes  ne permettent pas d’utiliser des machines pour tous les travaux de culture. Les vendanges naturellement se réalisent à la main.
penteMonsieur Bridet m’explique que lors des vendanges les grappes les plus belles sont triées sur une table et entreposées dans une cuve avant le pressage.
Le vin est conservé soit en cuve inox soit en fût de chêne .

cuve
Quand nous sommes arrivés, le vigneron revenait de ses vignes où il venait  de terminer  la taille.
Chaque année il doit replanté des jeunes plants. Pour connaître le nombre à acheter au pépiniériste, il ramasse un petit cailloux à chaque pieds à remplacer, voilà une comptabilité écolo !
caillouxJ’ai également découvert que Monsieur Bridet était un expert en géologie ; en effet il a tenté de m’expliquer la structure géologique du terroir de Chenas  où  pousse sa vigne : roche granitique du hercynien composée d’orthose monzonitique et biolite . Cette roche a été impactée par le soulèvement des Alpes. Ce sol est très drainant et très sensible à l’érosion ce qui a nécessité des travaux de terrasses et d’écoulement des eaux.
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Nous sommes donc repartis du Domaine de La Roche Mère plus savants et surtout ravis par l’accueil de ces personnes vignerons  haut de gamme.

21. mars 2008 · 2 commentaires · Catégories: Actualité · Tags:

Il s’appelle Vincent nous l’avons rencontré pendant nos vacances de neige, il y a quelques jours.

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Il tient depuis 1997 le magasin Intersport de Lanslebourg.

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Il a repris l’espace de vente que son père a créé à Noël 1982. « Nous avons commencé avec 80 m2, aujourd’hui il y en a 500 m2 » nous explique Georges, le père, toujours actif et prêt à donner un coup de main à son fils, principalement les moments d’affluence, comme les fins de semaine.

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Georges et Vincent

Cette progression de surface de vente et de location de matériel de sport s’est réalisée au fil des années : 200m2 en 1988, puis 280 m2 en 1993. Pour cela il a fallu augmenter la surface de la petite maison « inhabitée du bout du village » .
Qu’il en a eu du courage ce père à se lancer seul avec son épouse dans cette nouvelle activité. Originaire du village mais sans exploitation agricole familiale, il a du se reconvertir, après un licenciement économique. En effet il dirigeait un célèbre centre d’hébergement de jeunes, l’immeuble du centre du village très remarquable par ses balcons de bois.
Heureusement, dans son malheur, Georges a bénéficié de la création de la station de Val Cenis.
Grâce au dynamisme de cette jeune station, les sportifs d’hiver et d’été ont été toujours plus nombreux et le magasin Intersport a conquis sa réputation. Il est bien plaçé auprès des pistes et remontées mécaniques et de la route du Col du Mont Cenis.
Diriger une telle entité n’est pas de tout repos mais passionne Vincent.
8 mois de l’année, il doit être présent au magasin 7 jours sur 7, avec des journées qui se commencent bien avant l’ouverture du magasin et qui se terminent  très tard après la fermeture.

« En plus, à midi moins le quart des clients, acheteurs de skis ou de chaussures profitent de la proche fermeture du magasin pour « s’emparer » de Vincent et obtenir ainsi « en exclusivité » les conseils d’un ancien champion de ski, il n’a même pas le temps d’aller manger avec sa femme et ses enfants » déplore son père.
« Pourtant le personnel est compétent, mais ce sont parfois mes conseils qu’ils souhaitent, alors je dois le faire ! » se défend Vincent.
Parmi les grandes préoccupations de Vincent, il y a le recrutement du personnel ; ils sont 7 personnes en hiver . Le choix se fait moins sur les compétences de vente, de techniciens (il y a des formations spécifiques pour les métiers de la montagne) que sur leur motivation, leur pratique du sport et leur sens du contact. « Cette année j’ai une bonne équipe, dommage que pour la plupart, ils ne veulent faire que la saison ».

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L’équipe d’Intersport de Lanslebourg

Autre soucis majeur de Vincent et de son personnel, s’adapter à la demande des clients. En effet il faut anticiper les modes, les couleurs, les formes, les demandes, toujours un an en avance. « Grâce aux salons, comme celui de Munich, nous nous tenons au courant des grandes évolutions des fabricants et des constructeurs, car dans nos domaines de la montagne les techniques évoluent vite. ». « En plus les demandes des vacanciers en station sont différentes de ceux de la ville, en station les gens se lâchent et n’hésitent pas les couleurs vives ; ils attendent des conseils techniques pour leur textile comme pour leur matériel : des coups de coeur mais également la garantie d’un confort et d’articles adaptés à leurs pratiques  ».

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« Le plus compliqué est de faire les achats, par exemple en janvier nous achetons pour l’hiver suivant et nous pouvons difficilement recommander des articles car pendant que nous vendons ici en station, les fournisseurs ont arrêté leur fabrication, heureusement que nous avons le volume d’achat d’Intersport, 1er distributeur d’articles de sport au Monde ! »

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L’espace enfants dans le magasin

Voilà un métier qui demande beaucoup de réflexions, de savoir faire en gestion (Vincent est diplômé d’une école de commerce), de feeling et surtout de beaucoup de travail.
Vincent voudrait être un peu plus à la maison pour son épouse et ses enfants et pour cela « c’est la galère ». Il vient même d’abandonner le conseil municipal « c’était pourtant si intéressant, mais on ne peut pas être partout ! » .
Malgré tout il se passionne pour ce magasin « c’est moi qui a décidé de prendre la suite de mes parents, ils ne m’ont pas forcé la main . Les vacanciers sont si agréables, ils sont en vacances alors ils se relâchent, ce sont de bons clients. Enfin et surtout grâce à ce métier, même si je ne fais pas beaucoup de ski (sur l’année moins qu’un vacancier pendant sa semaine), je reste dans le milieu de la montagne et du ski ma première passion ».

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Dans le magasin…

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Dans l’espace location, préparation des bâtons.

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Le réglage des skis avec les chaussures est une affaire de spécialiste…

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…les casques.

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Tous les soirs entretien des skis, fartage

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et affûtage des carres.

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Les chaussures arrivent souvent très sales…c’est Georges qui les lavent.

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Désinfection des chaussures.

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Il est tard, le magasin est fermé depuis longtemps, tout est calme, une lumière dans la nuit, Vincent fait les comptes de la journée.