Archive pour le mot-clef ‘Cinéma’

Pour le moral, le film idéal : « Les neiges du Kilimandjaro »

Jeudi 24 novembre 2011

Le dernier film de Robert Guédiguian est magnifique : acteurs très bons, images somptueuses, musique sympa et histoire inoubliable .
affiche

Nous manquons rarement un film de ce réalisateur et là nous n’avons pas été déçus. J’estime que c’est le meilleur film de ce réalisateur hors du commun.

J’y ai d’abord vu un film extrèmement positif dans lequel Guédigian valorise plusieurs valeurs importantes pour moi.

Guédigian valorise dans ce film la vie militante d’un syndicaliste , ce n’est pas un luxe tant le militantisme et particulièrement le syndicalisme est décrié. Et je comprends que Michel n’admet pas du tout ….les critiques du jeune Christophe qui le déclare bénéficaire de dessous de table lors de négociations « foireuses ».

Tirage au sort par le syndicat des licenciés suite à une négociation...

Tirage au sort par le syndicat des licenciés suite à une négociation…

Guédigian valorise le couple , Marie Claire et Michel partagent leur vie depuis 20 ans.

Guédifian valorise la vie de famille ; comme il est agréable de voir vivre cette famille, enfants et petits enfants ! A contrario le film nous montre le drame des enfants sans famille.

L'anniversaire de mariage

L’anniversaire de mariage

Guédigian valorise le travail ; il montre comment c’est dur de passer de la situation d’actif à celle de chômeur ou préretraité dans le cas de Michel. Le travail permet de vivre : Michel et Marie Claire s’emploient à en trouver (Marie Claire chez les personnes âgées, Michel dans les boites d’intérim). A contrario le film montre le chômage des jeunes vécu comme une catastrophe et amenant à la délinquance même pour payer les arriérés de loyer.

Guédigian valorise l’amitié, les relations entre Michel et son copain de syndicat et beau frère sont montré dans leur simplicité quotidienne comme dans leur complexité (ils vivent différemment leur situation de victime par exemple).

Pour moi, c’est le film sur l’insécurité qui montre d’abord la fracture entre nous, femmes et hommes de XXIème siècle.

Certes rêver est bien, nous avons besoin de nous distraire avec des films . Néanmoins, de temps en temps le cinéma peut nous apporter matière à reflexion sur notre réalité. Ce film est un miroir .

Guédigian montre le fossé qui s’est creusé entre les différentes catégories de la société. L’insécurité touche tout le monde parceque les différences sont omniprésentes (propriétaires et locataires, travailleurs et chômeurs, jeunes et vieux, etc…). On se dirait dans un monde de sauvage, chacun pour soi !

Mais Guédigian toujours positif, montre que la fraternité peut triompher … bravo

Comme j’espère que beaucoup de personnes iront voir ce film. Un moyen de garder le moral et d’avoir confiance en l’Homme, il y a tant de bons moments !

Et maintenant, on va où ?

Dimanche 2 octobre 2011

Le cinéma libanais nous attire ! Après « Caramel » de la même auteure, puis « Incendie » l’année dernière, Nadine Labaki nous propose un nouveau film de son pays, le Liban.

Nous l’aimons beaucoup ce pays si vivant (voir mes billets sur le mot clef « Liban »), si représentatif de notre planète parceque les religions s’y cotoient d’une façon flamboyante, on dit tant que le 21ème siècle sera le plus religieux.

L'affiche du film

L'affiche du film , c'est curieux les caractères du titre en français ont les mêmes traits que ceux de l'arabe…

Bref ce film est beau comme le Liban !!!

Pourquoi ?

Le sens :

mettre en scène des femmes qui combattent la guerre. On le dit beaucoup dans les romans, dans les chansons, que les femmes n’aiment pas la guerre principalement parcequ’elle leur emporte leurs enfants… Là dans ce film on partage leur résistance ! Quelle énergie elles dépensent pour empêcher que leurs hommes (ceux qui restent),  combattent entre eux ! Comme dans le monde tout est prétexte au conflit et comme ils disposent d’armes c’est la guerre.

La mise en scène :

La première image est celle d’un groupe de femmes qui vont au cimetière auprès de leurs hommes disparus en dansant. C’est original ! Quelle trouvaille pour humaniser ou plutôt pour féminiser le propos.Dans toutes les sociétés la danse a un rôle important .

Tout se passe dans le village, unité de lieu qui donne plus d’importance aux propos qui se veulent aussi universalistes : les conflits commencent par les problèmes de voisinages… comme lançer des mûrs sur le linge du voisin !

Un film beau et militant à la fois.

D’abord quelle belle musique ! à vouloir réécouter à la maison !

Malgré la situation dramatique, la joie et la volonté de vivre dominent ces femmes qui s’amusent de leurs stratagèmes pour apaiser leurs hommes. On ne s’ennuie pas avec elles tout au long du film. Il y a aussi des moments d’une émotion intense comme la chrétienne en colère contre la Ste Vierge de son église qui lui a enlevé son fils, tué par une balle perdue .

Ce film nous montre à voir des villageois mais on ne peut s’empêcher de penser au Liban et son multi-confessionalisme . Comme dans « Caramel » la réalisatrice Nadine Labaki milite pour un état laïc au Liban . Quelques manifestations de jeunes ont eu lieu à Beyrouth au printemps pour réclamer la déconfessionalisation  de l’Etat mais ça n’avance pas.

Et maintenant on va où ? Les villageoises ont imaginé « un autre chemin » pour la paix seront-elles suivies ?

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

Premier amour. Amour impossible ?

Dimanche 17 juillet 2011

« Un premier amour »

Film français, sortie le 6 juillet 2011. Réalisatrice : Mia Hansen-Love.

L'affiche du film

L'affiche du film

En sortant du cinéma je n’étais pas enthousiaste et je ne pensais pas faire un billet sur ce film.
Ce film me paraissait trop long, 1 heure 50, et me semblait sans histoire, tant le sujet est banal, des jeunes qui s’aiment , un garçon qui veut voir le monde et partir a l’étranger. Une fille complètement esclave de son amour pour ce garçon, des larmes, une TS, des parents séparés, la vie parisienne, un homme marié qui s’amourache d’une jeune élève, etc…
Pourtant cette nuit, j’y ai repensé et j’ai décidé d’écrire .

Un film qui offre à voir.

Ce film a y regarder de plus près, sort de l’ordinaire qu’il décrit.
Les images , les éclairages sont superbes , ce film nous donne à voir .

La musique est elle aussi agréable, ce n’est jamais évident de retrouver une relation entre les images et la musique, mais ça passe merveilleusement bien, même la dernière chanson du générique nous laisse scotchés à notre fauteuil.
Les dialogues, dans leur simplicité, laissent la priorité aux images et aux gestes des personnages.
Le rythme lent pourrait nous ennuyer mais il sert a nous imprégner davantage du sujet.

Une des scènes qui nous est offerte à déguster.

Une des scènes qui nous est offerte à déguster.

Tout est pudeur et poésie.

Aucun débordement n’accélère le film, les scènes d’amour sont toutes suggérées, pourtant les corps sont beaux, mais ce n’est pas gênant. .
L’important dans cette histoire  vécue par de nombreux humains, c’est de se demander si l’on peut oublier son premier amour, tant cette première expérience est coûteuse en investissement personnel. Ce film nous montre aussi que chacun homme ou femme, certes différemment, est a égalité dans cet investissement.
Pour nous faire ressentir cela il fallait donc du temps, beaucoup de paysages et de lumières et surtout une multitude d’images symboles :  le chapeau de paille plein de souvenirs qui part au gré du courant du fleuve naissant,  le train « supprimé », la mère « enfin libre » après  le départ de son conjoint devant sa fille en pleurs, etc…
En conclusion, « Un amour de jeunesse » est un film a déguster doucement, ses saveurs sont si subtiles !

Le chat du rabbin

Lundi 6 juin 2011

Nous sortons de voir ce film d’animation qui m’a bien plu. Cliquer pour en savoir plus.

L'affiche du film

L’affiche du film

Mes coups de coeurs :
- les dessins des paysages de l’Afrique du Nord puis de l’Afrique.
- le chat il est très sympa on dirait celui de ma petite fille « mon chat » qui sait se lover contre elle quand elle revient du lycée.
- les dialogues et repartis qui sont une véritable leçon des religions (Islam et juif). De nombreuses reparties démontent les idées reçues et encore véhiculées sur les religions (surtout sur l’Islam…)
Pour vu ce film comme un plaidoyer sur la liberté religieuse et l’humanité.
Je conseille vivement de voir ce très beau film .
Dommage que la première partie soit un peu lente.

« Tous les soleils », la poésie d’abord

Mardi 5 avril 2011
Affiche du film

Affiche du film

Il y a des moments superbes à vivre. Quel bonheur de voir « Tous les soleils  » ! Je suis admiratif pour ces réalisateur, ces acteurs, ces artistes qui nous donnent tant de bonheur;

C’est le cas de toute l’équipe du film « Tous les soleils » .

Avec  ce printemps ensoleillé (malgré les guerres et catastrophes) il fait bon d’aller voir ce film .

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l’impression d’avoir deux adolescents à élever, alors qu’il ne se rend même pas compte qu’il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d’autant plus qu’il est entouré d’une bande de copains dont la fantaisie burlesque l’empêche de se sentir seul. Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro… (extrait du site Première qui lui donne 5 étoiles).

J’ai aimé (en vrac):

Les rues de la ville de Strasbourg, images du quartier de « La Vieille France »

L’accent d’Allessandro, cet italien qui « aime la France ».

Les coups de colère de Irina (15 ans) quand son papa veut lui acheter ses culottes « babar » au super marché …

Les moments de lecture à l’Hôpital …

Les yeux des actrices …

Le soleil  présent dans toutes les scènes

Les idées de Crampone et ses discussions avec la factrice

Les blagues des copains

L’ambiance paisible de l’ensemble baroque dans lequel chante Alessandro

Les différentes musiques du film et particulièrement la dernière qui nous plaque à notre siège de cinéma pendant le générique de fin.

Le copain d’Irina avec ses grands cheveux.

La maman de la copine d’Irina avec ses gros seins provocateurs

Allessandro en prof

Je n’ai pas aimé :

Le personnage du flic trop sympa et d’après moi la seule note irréaliste du film…

Un film qui nous a ému …

et que nous recommandons aux papas et à leurs filles de 15 ans…

Le nom des gens, génial

Mercredi 15 décembre 2010

Un film, comme je les aime… Une comédie où j’ai ri de bon coeur. Voir le résumé du film : http://www.telerama.fr/cinema/films/le-nom-des-gens,414275.php

Une affiche qui d'après moi, ne reflète pas l'ambiance du film

Une affiche qui d'après moi, ne reflète pas l'ambiance du film

Cette comédie de Michel Leclerc nous fait rire et en même temps réfléchir sur la vie de tous les jours. Dans son film il aborde plein de sujets graves tout en faisant jouer à ses acteurs et actrices une comédie pleine d’enthousiasme et d’optimisme.

C’est l’histoire d’un chercheur « classique » et d’une jeune fille pleine d’idées. Ce film retracera leur histoire singulière et leurs aventures plus ou moins banales où les cultures s’entrechoquent (lui est fils d’ingénieur et elle, fille d’algérien ).

Il y a dans ce film des moments inoubliables avec des dialogues que l’on voudrait retenir par coeur tant ils sont d’actualités. Ce n’est pas un hasard si le scénario a reçu des prix.

Il faut aller voir ce film pour voir la scène du métro et des vieux  trop lents … du marché, puis de la plage…de la visite de Jospin… la révolution selon Bahia…le mariage blanc…le repas avec les parents… et la dernière scène devant la banlieue, des anthologies .

Il faut aller voir ce film pour se laisser entrainer par l’exubérance et l’enthousiasme de Bahia jouée par Sara Forestier. Vous vous souvenez la collégienne « française » de l’Esquive de  Abdellatif Kechiche . Ce premier film l’avait sacré « meilleur espoir féminin  » à Cannes  en 2005. Elle est éblouissante dans « Le nom des gens ». La générosité de la jeunesse se retrouve dans son personnage.

Sara Forestier, un bonheur au naturel

Sara Forestier, un bonheur au naturel

Pour passer un bon moment, choississez ce film, comme nous vous passerez un moment pendant lequel les larmes et le rire se mèleront comme très souvent dans la vraie vie. Et en plus (à noter) les décors, l’environnement choisi par le réalisateur sont ceux de notre quotidien, pas de palais ou d’appartement de haut standing comme trop souvent dans le cinéma français.

Enfin l’optimisme est omniprésent…

Un film génial, intelligent et reposant.

Bahia (Sara Forestier) et Arthur Martin ( Jacques Gamblin)

Bahia (Sara Forestier) et Arthur Martin ( Jacques Gamblin)

Océans

Lundi 1 février 2010

Nous venons d’aller voir Océans, le film documentaire sur la mer.

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Nous avons admiré ce chef d’oeuvre. Nous avons vraiment été émerveillé par cette mer mieux que tout discours pour la préservation de la nature. Sauf que je me pose toujours la question de l’importance des intérêts des chasseurs, pêcheurs de thons, vendeurs d’ailerons de requins.

Allez voir ce film au cinéma sur grand écran, pour les magnifiques images et des musiques très adaptées et agréables.

On parle que ce film ressemble aux films de Commandant Cousteau et surtout « Le monde du silence » de notre enfance. Les moyens mises en oeuvre pour ce film ont été considérables, dommage que nous ne voyons pas les opérateurs. On peut d’ailleurs se demander s’il n’y a pas des trucages quand dans le générique il est noté que les scènes de combat entre animaux ont été …reconstitués.

J’ai beaucoup aimé les prises de vue montrant l’immensité des baleines et le petit monde de la mer, les coquillages par exmple filmé en macro. Les scènes de tempête sont incroyables et dire que des hommes travaillent dans ces conditions.

Un petit conseil, profiter du long générique de fin où l’on découvre tous les acteurs de ce film dans le monde entier. Nous nous sommes retrouvés seul quel dommage.

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Welcome

Vendredi 17 avril 2009
© Guy Ferrandis Galerie complète sur AlloCiné

Welcome, cette inscription sur les tapis brosse illustre nos pas de porte. Dans le film « Welcome » l’image s’arrête sur ce tapis dans l’immeuble de Simon, le héros. Alors je me suis demandé si ce n’était pas le message principal à tirer de ce film.
D’où vient la polémique que ce film a déclenché. Si ce n’est que provoquer en chacun d’entre nous la réflexion ; sommes-nous prêts à accueillir ces hommes et ces femmes venus de loin et qui nous paraissent si différents.
Le droit d’asile est malmené en France, mais nos gouvernants ne font-ils pas la politique qui est le reflet de ce que pense la société (idem pour les prisons).
Ce film était nécessaire pour montrer la situation de Calais et de ces centaines d’êtres  humains espérant passer en Angleterre.
Cependant il me semble  très doux concernant la pression qui est faite à ces personnes affolées dans ce cul de sac. La presse relate des faits plus violents. Ne fallait-il pas édulcorer un peu pour passer dans le grand public (pas trop bousculer !).
Contre Simon qui aide ce jeune kurde , les flics utilisent la rumeur, la dénonciation pour « poliment » appliquer le code pénal à ce mec différent qui reçoit chez lui « des crasseux, des voleurs… ».
Je me demande si c’est la réalité ; Marion (l’ex femme de Simon) explique à plusieurs reprises comment pour les bénévoles est difficile la distributions de vêtements et de nourritures tous les soirs face à la police. On voit dans le film combien ils sont prudents devant le dispositif législatif et policier pour pouvoir continuer leur œuvre humanitaire. J’aurai aimé que le réalisateur nous montre plus leur vie quotidienne.
Je sais qu’une de mes lectrices fidèles participe à ces actions humanitaires à Calais, peut être dans les commentaires donnera-t-elle des infos supplémentaires. Merci.
Enfin voilà un bon film à mettre entre tous les cœurs.

Ma semaine

Lundi 9 mars 2009


Cette semaine (1er mars-7 mars).


Mardi : Les jeunes

J’ai accompagné ma petite fille (en 4ième) voir LOL, un film récent de Lisa Azuelos. Ce film raconte la vie intime d’une jeune fille de 17 ans avec ses copine et copains de lycée. Ce film peut être vue comme un document qui retrace la vie au XXI siècle des jeunes du XVI arrondissement (Télérama).

Mais pourquoi toujours montrer la vie parisienne dans les beaux quartiers et les beaux appartements ! Dans un film de fiction nous savons faire la différence entre les images et la vrai vie ; mais là, avec la proximité des préocupations communes , les spectateurs , les jeunes particulièrement, sauront-ils  faire la différence entre leur vie et celles que la réalisatrice montre à l’écran. Pour ma petite fille : « ils sont au lycée… » au collège c’est différent.

Toutes les familles sont-elles monoparentales ?Tous les pères cassent-ils la guitare de leur fils après des mauvaises notes ? Pour tous les jeunes du lycée, il n’y a que le « cul » (à l’état brut) qui compte avec le mensonge omniprésent. Pour toutes les filles, l’injure suprême de leur mère est-elle de les comparer à leur père  le plus minable des hommes ?

Peut être suis-je devenu un « vieux con »…mais pour moi il est dommage de donner aux jeunes cette image de leur jeunesse ou des futures années  de leur printemps.  Et puis où sont les valeurs humaines qui permettent de vivre en société ? Est cela la société de demain ? mensonges, violences, communications tronquées, « cul » sans amour, etc…

Un point positif : si vous n’y connaissez rien aux moyens de communications allez voir ce film, vous saurez  tout sur l’utilisation de MSM, SMS, des webcam, etc…

Enfin, arrêtons de rire sur la vie intime des jeunes, pour moi c’est sacré une vie de jeune .

En gros voilà pour moi un film qui n’apporte rien, on rit de temps en temps mais à quel prix , ce n’est même pas une distraction.

Mercredi – Quand la paix en Palestine ?

J’ai lu qu’une organisation israélienne « La Paix maintenant » dénonçe la multiplication des projets de colonisation en Cisjordanie. La population des colonies dans le secteur de Bethléem devrait passe de 33000 à 104000 habitants. Cette colonisation fermerait complètement l’accès des palestiniens à Jérusalem. Pour l’Autorité palestinienne ces projets signifieraient « la mort de la solution des deux Etats ». Le « Grand Israël se construit !

Plus on avance plus la paix s’éloigne ; je suis  très pessimiste, ces palestiniens n’auront jamais d’Etat. Quel avenir pour ces jeunes qui voient jour après jour leurs terres disparaîtrent.

Vendredi – Madagascar.

Ca ne s’arrange pas dans la Grande Ile. Pour avoir des informations il faut consulter sur Internet les journaux locaus en ligne comme le quotidien  » l’Express de Madagascar » ; rien sur notre TV français et rien dans un journal comme « Le Monde », ces derniers temps.

Chaque camp reste sur ses positions ; le Président de la République (après avoir augmenter les traitements des fonctionnaires et des députés) fait fonctionner la force, il y a eu des morts la semaine dernières, victimes de la repression. L’opposition semble se renforçer malgré la faiblesse de la grève générale. Cette dernière demande également la démission des gouverneurs locaux, ce qui généralise la violence en province.

Je continue à être très triste. Comme m’a écrit un ami de làbas : « c’est lourd le tribut à payer pour un peu plus de justice sociale, un peu plus de maturité démocratique ». Dommage que ça doit passer par cela !

Pendant ce temps la famine semble rôder puisqu’il a fallu que le Gouvernement achète à l’Inde des tonnes de riz pour éviter la flambée des prix. Et pourtant ils travaillent ces paysans que nous avons croisés tout au long de nos voyages !

Un beau film « Comme les autres »

Vendredi 5 septembre 2008

Ce soir nous sommes allés au cinéma et notre choix s’est porté sur « Comme les autres ». Mon épouse avait entendu un commentaire à la radio.

Que du bonheur dans ce film français !

Ce film nous raconte le « besoin  » d’enfant pour un homosexuel « comme les autres », d’autant qu’il a le métier de pédiatre et toute la stratégie qu’il mène pour avoir son enfant.

J’ai vu un couple d’homos  vivant leur amour « comme les autres ». Malgré cet amour profond, le désir d’enfant de Manu, qui n’est pas partagé par l’autre, va provoqué la rupture « comme les autres ».

J’ai vu une famille (la soeur de Manu) qui accepte cette situation et même une mère qui comprend et partage le stratagème de son fils pour avoir un enfant.

J’ai vu une femme ( la mère porteuse) qui se sacrifie par amour et espoir.

J’ai vu cette même femme se sacrifier pour respecter la situation d’amour des deux hommes avec leur enfant .

Dommage qu’une fois de plus cette comédie se situe dans un milieu de privilégié. Dommage que la femme fait les frais de cette histoire ; elle donne beaucoup mais que reçoit-elle vraiment ?

Néanmoins le message véhiculé m’interpelle :  « comme les autres » les homosexuels se seront jamais, ils devront toujours faire appel à autrui pour faire un enfant.

Et puis « comme les autres » est-ce vraiment possible dans notre société où les homo malgré leurs démarches médiatiques sont encore aux yeux de nos contemporains toujours des hommes différents et sont condamnés au communautarisme.

Surtout, avec toute l’ouverture du monde, je ne crois pas qu’un être humain peut se construit « normalement » avec l’amour masculin exclusivement. Certes, il y a des accidents comme les séparations, les familles monoparentales sont de plus en plus importantes mais faut-il banaliser ces situations pour amélériorer la Vie ?

Nous retrouvons bien là  l’air du temps, la recherche du bonheur individuel (certains diront de l’égoïsme).

« Comme les autres » est un film qui parle d’un sujet de société  mais qui ne va pas jusqu’au bout ; que deviennent cet enfant et surtout cette magnifique femme qui a prété son corps …

Malgré cette frustration, j’ai passé un très bon moment. Les sentiments humains exprimés tout au long de ce film sont réconfortants et, pour moi,  apportent l’espoir d’une société meilleure. Il n’y a pas de raison que la reflexion se poursuivre et que le respect de l’autre domine.

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