Nous arrivions du Burkina Fasso, nous avions passé la frontière avec le Benin .

Nous nous arrêtons au premier marché ; c’était effectivement jour de marché car depuis quelques kilomètres nous doublions les paysans allant vendre leurs produits. Nous sommes à Tangitta (nord du bénin) et nous rencontrons un garçon qui engage la conversation avec nous. Il s’appelle Mohamed Kadri, il nous emmène voir sa mère.

Elle vend sur le marché, sa cuisine. Faute de déguster ses produits je la prends en photo. Et pour lui envoyer cette photo nous notons l’adresse de son fils.

I l nous écrira à plusieurs reprises, nous demandant des livres que nous lui envoyons et de l’argent …nous en sommes restés là.

Dans cette dernière lettre il nous fera part de difficultés familiales qui provoquent son arrêt des études. Il était au collège .

Nous pensons à cette femme, cette maman qui doit toujours être sur le marché de Tanguitta pour essayer de vendre quelques baignets et ainsi faire survivre sa famille. Comme des milliers de femmes au Bénin et dans toute l’Afrique.

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