Nous venons d’aller voir Océans, le film documentaire sur la mer.

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Nous avons admiré ce chef d’oeuvre. Nous avons vraiment été émerveillé par cette mer mieux que tout discours pour la préservation de la nature. Sauf que je me pose toujours la question de l’importance des intérêts des chasseurs, pêcheurs de thons, vendeurs d’ailerons de requins.

Allez voir ce film au cinéma sur grand écran, pour les magnifiques images et des musiques très adaptées et agréables.

On parle que ce film ressemble aux films de Commandant Cousteau et surtout « Le monde du silence » de notre enfance. Les moyens mises en oeuvre pour ce film ont été considérables, dommage que nous ne voyons pas les opérateurs. On peut d’ailleurs se demander s’il n’y a pas des trucages quand dans le générique il est noté que les scènes de combat entre animaux ont été …reconstitués.

J’ai beaucoup aimé les prises de vue montrant l’immensité des baleines et le petit monde de la mer, les coquillages par exmple filmé en macro. Les scènes de tempête sont incroyables et dire que des hommes travaillent dans ces conditions.

Un petit conseil, profiter du long générique de fin où l’on découvre tous les acteurs de ce film dans le monde entier. Nous nous sommes retrouvés seul quel dommage.

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Chehadeh, notre hôte.

Nous sommes de retour en France après notre séjour de 14 jours au Liban. J’ai pensé que des portraits d’amis libanais pourront vous faire PARTAGER la richesse de notre voyage .

Chehadeh habite à Kfarakab (on prononce Kfararab), un village de 200 habitants à 40 km (à vol d’oiseau) au Nord Ouest de Beyrouth. Nous sommes au pieds du Mont Liban à 1100 m d’altitude. Les routes étant très sinueuses et encombrées il faut plus d’une heure plour relier Beyrouth au village ; pourtant de nombreux habitants font la route quotidiennement ou le WE . Kfarakab est devenu un village de « villégiature », nombreux sont les beyrouthins qui pour éviter les chaleurs de l’été ont une maison au village.

Ce village est également l’origine des MAALOUF ….Nassim Maalouf (trompétiste libanais-français) et surtout d’Amin MAALOUF (Prix Goncourt).

Vue générale de Kfarakab

Vue générale de Kfarakab

Depuis quelques années Chehadeh, voulant développer le tourisme, propose sur son site Internet « Gitesdu liban » des locations dans son village. Puis il devient guide et chauffeur pour voyager dans le pays et en Syrie.

Comme il y a 8 ans, notre précédent séjour, Chehadeh a brillé par sa cordialité, sa disponibilité et son érudition.

Monsieur  Chehadeh Maalouf, aussi jardinier

Monsieur Chehadeh Maalouf, aussi jardinier

Chehadeh aime à nous faire connaître ses amis qui  sont très nombreux, dans son village mais également en dehors ; il n’est pas rare qu’en excursion, dans la ville , il nous présente un de ses amis. Notre surprise est grande quand, soudain, il s’arrête, nous invite à entrer dans une magnifique maison et nous fait faire connaissance avec toute une famille qu’il n’a pas vu depuis longtemps.

Le carnet d’adresse de Chehadeh est très fourni, des amis de tous les bords y figurent , des femmes et hommes les plus accueillant du Monde.

Chehadeh nous a appris un proverbe arabe : « une rencontre inopinée vaut 1000 rendez-vous… »

Grâce à Chehadeh nous avons eu 20 entretiens qui nous ont permis de tenter de mieux comprendre la situation politique, de connaître un peu de quotidien de ces familles. Plus que la dernière fois nos interlocuteurs se sont exprimés sur la guerre de 1975 à 1990 et le traumatisme qu’ils ont subi et conserve encore.

Chehadeh a le profil type du libanais qui ne cesse d’entreprendre malgré l’adversité. J’ai repéré les activités suivantes : professeur d’histoire , fabricant  de « rosaires » dont il a fait le commerce en gros pendant la guerre, comptable, éleveur de vin, inventeur de machines-outils, constructeur de chauffe-eau-solaire, guide-chauffeur et directeur des Gites du Liban. J’ai oublié ses compétences de jardinier. Et à 60 ans il n’a pas dit son dernier mot.

Video : Chehadeh présentant ses rosaires

J’ai constaté que de nombreux libanais œuvraient dans plusieurs activités à la fois, par exemple Fouad est restaurateur et loueur de voiture le soir et dans la journée chef d’atelier dans un garage.

Chehadeh nous a fait découvrir la gastronomie libanaise ; au restaurant ou à la pâtisserie  il aime à nous présenter les plats ou gâteaux avec leur composition et leur nom, chez lui sa sœur Soad nous amenait très souvent de nouveaux mets.

Vidéo : Au restaurant Chehadeh nous présente les différents plats

Grace à lui à sa sympathie, à son attention nous avons passé des moments très forts. Et nous sommes convaincus que tous nouveaux invités seraient traités comme nous.

Merci à Chehadeh et ses sœurs.

Welcome, cette inscription sur les tapis brosse illustre nos pas de porte. Dans le film « Welcome » l’image s’arrête sur ce tapis dans l’immeuble de Simon, le héros. Alors je me suis demandé si ce n’était pas le message principal à tirer de ce film.
D’où vient la polémique que ce film a déclenché. Si ce n’est que provoquer en chacun d’entre nous la réflexion ; sommes-nous prêts à accueillir ces hommes et ces femmes venus de loin et qui nous paraissent si différents.
Le droit d’asile est malmené en France, mais nos gouvernants ne font-ils pas la politique qui est le reflet de ce que pense la société (idem pour les prisons).
Ce film était nécessaire pour montrer la situation de Calais et de ces centaines d’êtres  humains espérant passer en Angleterre.
Cependant il me semble  très doux concernant la pression qui est faite à ces personnes affolées dans ce cul de sac. La presse relate des faits plus violents. Ne fallait-il pas édulcorer un peu pour passer dans le grand public (pas trop bousculer !).
Contre Simon qui aide ce jeune kurde , les flics utilisent la rumeur, la dénonciation pour « poliment » appliquer le code pénal à ce mec différent qui reçoit chez lui « des crasseux, des voleurs… ».
Je me demande si c’est la réalité ; Marion (l’ex femme de Simon) explique à plusieurs reprises comment pour les bénévoles est difficile la distributions de vêtements et de nourritures tous les soirs face à la police. On voit dans le film combien ils sont prudents devant le dispositif législatif et policier pour pouvoir continuer leur œuvre humanitaire. J’aurai aimé que le réalisateur nous montre plus leur vie quotidienne.
Je sais qu’une de mes lectrices fidèles participe à ces actions humanitaires à Calais, peut être dans les commentaires donnera-t-elle des infos supplémentaires. Merci.
Enfin voilà un bon film à mettre entre tous les cœurs.

Mardi- Cinema. Slumdog Millionaire

http://www.telerama.fr/cinema/films/slumdog-millionaire,368142,critique.php

L’art m’amène toujours  des moments de grand bonheur et d’émotion et particulièrement l’art cinématographique .

Nous sommes allés voir Slumdog Millionaire, ce film  a remporté l’Oscar du meilleur film étranger. La TV nous avait montré la joie des jeunes acteurs lors de la remise du Prix.

Entre nous : rien à voir avec « Bienvenue chez les chtis ». 100 fois au dessus ! Ces deux films ne sont pas dans la même cour ! L’un nous fait rire, c’est sympa pour les shtis, ça montre aussi que la France est plurielle, etc… « Entre les murs » que j’ai admiré pourtant, n’arrive pas à la hauteur de ce film .

Mais avec Slumdog Millionaire, de l’émotion . Extraordinaire. D’ordinaire les films anglo-saxons ne me passionne pas. Mais celui là !

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La musique et les images sont superbes… ces plans serrés des acteurs, ces plans généraux de l’environnement (même le bidonville est beau) . Quand les acteurs nous emmènent dans la foule de la rue, de la gare, on a l’impression d’avoir fait le voyage jusqu’à Bombay et d’être sorti de son hôtel.

Ce film, pour moi, est d’abord le triomphe de la jeunesse, car le personnage principal va triompher (gagner le gros lot) grâce à son expérience acquise depuis sa plus jeune enfance. Sa vie en bidonville, sa vie dans les conflits de religion, sa vie face aux gangsters et je cite que quelques moments. L’expérience il n’y a pas que les vieux qui l’ont !!! Ah si les enfants puis les jeunes pouvaient capitaliser vraiment tout ce qu’ils ont appris ! Combien de fois en faisant faire un CV pour une demande de stage ou d’emploi nous entendons les jeunes nous dire qu’ils ont aucune expérience…

Bref, j’extrapole…En plus ces enfants, cette jeune fille quelle beauté physique et intérieur aussi. Ils refusent la fatalité, ils s’entraident au risque de leur vie et tout cela à 6, 12 ans.

Surtout ne pas manquer ce beau film, beau sous tous les sens !!! qui montre l’être humain dans toute sa beauté .

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Mercredi – presque le printemps.

Alors j’ai sorti mon appareil photo.

Et approché les petites fleurs qui sortent partout dans le jardin.

Et en plus elles se faisait remarquer dans le soleil.

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Cette semaine (1er mars-7 mars).


Mardi : Les jeunes

J’ai accompagné ma petite fille (en 4ième) voir LOL, un film récent de Lisa Azuelos. Ce film raconte la vie intime d’une jeune fille de 17 ans avec ses copine et copains de lycée. Ce film peut être vue comme un document qui retrace la vie au XXI siècle des jeunes du XVI arrondissement (Télérama).

Mais pourquoi toujours montrer la vie parisienne dans les beaux quartiers et les beaux appartements ! Dans un film de fiction nous savons faire la différence entre les images et la vrai vie ; mais là, avec la proximité des préocupations communes , les spectateurs , les jeunes particulièrement, sauront-ils  faire la différence entre leur vie et celles que la réalisatrice montre à l’écran. Pour ma petite fille : « ils sont au lycée… » au collège c’est différent.

Toutes les familles sont-elles monoparentales ?Tous les pères cassent-ils la guitare de leur fils après des mauvaises notes ? Pour tous les jeunes du lycée, il n’y a que le « cul » (à l’état brut) qui compte avec le mensonge omniprésent. Pour toutes les filles, l’injure suprême de leur mère est-elle de les comparer à leur père  le plus minable des hommes ?

Peut être suis-je devenu un « vieux con »…mais pour moi il est dommage de donner aux jeunes cette image de leur jeunesse ou des futures années  de leur printemps.  Et puis où sont les valeurs humaines qui permettent de vivre en société ? Est cela la société de demain ? mensonges, violences, communications tronquées, « cul » sans amour, etc…

Un point positif : si vous n’y connaissez rien aux moyens de communications allez voir ce film, vous saurez  tout sur l’utilisation de MSM, SMS, des webcam, etc…

Enfin, arrêtons de rire sur la vie intime des jeunes, pour moi c’est sacré une vie de jeune .

En gros voilà pour moi un film qui n’apporte rien, on rit de temps en temps mais à quel prix , ce n’est même pas une distraction.

Mercredi – Quand la paix en Palestine ?

J’ai lu qu’une organisation israélienne « La Paix maintenant » dénonçe la multiplication des projets de colonisation en Cisjordanie. La population des colonies dans le secteur de Bethléem devrait passe de 33000 à 104000 habitants. Cette colonisation fermerait complètement l’accès des palestiniens à Jérusalem. Pour l’Autorité palestinienne ces projets signifieraient « la mort de la solution des deux Etats ». Le « Grand Israël se construit !

Plus on avance plus la paix s’éloigne ; je suis  très pessimiste, ces palestiniens n’auront jamais d’Etat. Quel avenir pour ces jeunes qui voient jour après jour leurs terres disparaîtrent.

Vendredi – Madagascar.

Ca ne s’arrange pas dans la Grande Ile. Pour avoir des informations il faut consulter sur Internet les journaux locaus en ligne comme le quotidien  » l’Express de Madagascar » ; rien sur notre TV français et rien dans un journal comme « Le Monde », ces derniers temps.

Chaque camp reste sur ses positions ; le Président de la République (après avoir augmenter les traitements des fonctionnaires et des députés) fait fonctionner la force, il y a eu des morts la semaine dernières, victimes de la repression. L’opposition semble se renforçer malgré la faiblesse de la grève générale. Cette dernière demande également la démission des gouverneurs locaux, ce qui généralise la violence en province.

Je continue à être très triste. Comme m’a écrit un ami de làbas : « c’est lourd le tribut à payer pour un peu plus de justice sociale, un peu plus de maturité démocratique ». Dommage que ça doit passer par cela !

Pendant ce temps la famine semble rôder puisqu’il a fallu que le Gouvernement achète à l’Inde des tonnes de riz pour éviter la flambée des prix. Et pourtant ils travaillent ces paysans que nous avons croisés tout au long de nos voyages !

05. septembre 2008 · 1 comment · Categories: Cinéma · Tags:

Ce soir nous sommes allés au cinéma et notre choix s’est porté sur « Comme les autres ». Mon épouse avait entendu un commentaire à la radio.

Que du bonheur dans ce film français !

Ce film nous raconte le « besoin  » d’enfant pour un homosexuel « comme les autres », d’autant qu’il a le métier de pédiatre et toute la stratégie qu’il mène pour avoir son enfant.

J’ai vu un couple d’homos  vivant leur amour « comme les autres ». Malgré cet amour profond, le désir d’enfant de Manu, qui n’est pas partagé par l’autre, va provoqué la rupture « comme les autres ».

J’ai vu une famille (la soeur de Manu) qui accepte cette situation et même une mère qui comprend et partage le stratagème de son fils pour avoir un enfant.

J’ai vu une femme ( la mère porteuse) qui se sacrifie par amour et espoir.

J’ai vu cette même femme se sacrifier pour respecter la situation d’amour des deux hommes avec leur enfant .

Dommage qu’une fois de plus cette comédie se situe dans un milieu de privilégié. Dommage que la femme fait les frais de cette histoire ; elle donne beaucoup mais que reçoit-elle vraiment ?

Néanmoins le message véhiculé m’interpelle :  « comme les autres » les homosexuels se seront jamais, ils devront toujours faire appel à autrui pour faire un enfant.

Et puis « comme les autres » est-ce vraiment possible dans notre société où les homo malgré leurs démarches médiatiques sont encore aux yeux de nos contemporains toujours des hommes différents et sont condamnés au communautarisme.

Surtout, avec toute l’ouverture du monde, je ne crois pas qu’un être humain peut se construit « normalement » avec l’amour masculin exclusivement. Certes, il y a des accidents comme les séparations, les familles monoparentales sont de plus en plus importantes mais faut-il banaliser ces situations pour amélériorer la Vie ?

Nous retrouvons bien là  l’air du temps, la recherche du bonheur individuel (certains diront de l’égoïsme).

« Comme les autres » est un film qui parle d’un sujet de société  mais qui ne va pas jusqu’au bout ; que deviennent cet enfant et surtout cette magnifique femme qui a prété son corps …

Malgré cette frustration, j’ai passé un très bon moment. Les sentiments humains exprimés tout au long de ce film sont réconfortants et, pour moi,  apportent l’espoir d’une société meilleure. Il n’y a pas de raison que la reflexion se poursuivre et que le respect de l’autre domine.

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Hier soir, soirée cinéma . Surtout la chance d’aller voir le dernier film d’Abdellatif Kechiche, nous avions tant aimé « L’esquive », un joyau de la subtilité narrative: faire jouer Marivaux à des jeunes de banlieue…Et là encore nous avons encore été gâtés. Génial ce metteur en scène et scénariste.  150_22070.jpg  Abdellatif Kechiche 
« La graine et le mulet » , la vie quotidienne d’une grande famille d’origine magrhébine du Sud se joue dans sa simplicité . Certes Abdellatif nous raconte une histoire, celle de Slimane, licencié en fin de carrière (35 ans dans la même entreprise de réparation de bateaux) qui projette de faire un restaurant sur un bateau de récupération.Et surtout Abdellatif a mis en place une série de petites scènes succulentes et dignes de Pagnol : le repas familial du dimanche midi avec le couscous au poisson de la maman Souad, les vieux, mélange d’immigrés et de locaux, discutant sur la terrasse de l’hôtel des chances de réussite du projet de leur ami, Slimane,Ce projet il le mène pour ne pas subir le chômage mais aussi comme il dit : « faire profiter mes enfants de mon immigration ».Nous partageons les problèmes du moment : la famille recomposée, le fils dragueur de blonde, la solitude du père entre ses deux femmes (l’ex et la nouvelle), le mariage mixte. Tout cela dans une grande simplicité, sans détour, avec le vocabulaire de tous les jours et sans voile au sens propre et figuré.Le décor est celui d’un port, symbole du point d’arrivée de beaucoup d’immigrés et celui d’un restaurant symbole de l’intégration : faire aimer aux locaux le couscous au poisson et la danse du ventre.Au fait pourquoi ce titre « La gaine et le mulet », la graine est celle du couscous, le mulet est le poisson péché par le pêcheur local.Les spécialistes (je relis Télérama) écriront que ce film évoque le néo-réalime italien « le voleur de bicyclette » par exemple ; nous avons aimé ses personnages si attachant dans leur simplicité. Et puis je suis admiratif par le travail que tout ce film a du demandé : un scénario avec des dialogues d’une précision remarquable et un travail d’acteurs et d’actrices extraordinaire.J’invite donc tous les amis qui liront ce billet à se précipiter sur le calendrier des films et à se dépêcher pour voir ce film avant qu’il ne soit retiré des salles et avant qu’il obtienne un César…comme « l’Esquive » ! Nous, nous l’avons vu et nous en sommes sortis Heureux.18864548.jpgg1086.jpg

Hier nous sommes allés voir le film Caramel.

Un bonheur ! Il n’y a pas d’action mais nous vivons pendant 1h 30 avec 6 femmes à Beyrouth. Tout simplement . Et leur quotidien est presque banal dans le cadre d’un salon de beauté. Ce salon est comme tous les magasins de Beyrouth, enseigne en français (ça faisait chic, comme l’angalis chez nous en France), matériel vétuste. Mais l’ambiance entre ces trois esthéticiennes est géniale . Elles sont musulmanes ou chrétienne mais pas de différence dans les relations entre elles, dans leur complicité pour leurs problèmes personnelles. Voilà un beau message de tolérance entre communautés dans le Liban actuel attaqué de toutes parts par le communautarisme.

Dans ce film nous ne voyons pas de guerre ni de violence directement mais nous en imaginons des traces : les voisines du salon, couturière à domicile et sa mère victime de la guerre.

Ce film est beau dans sa simplicité, les images et les sons (une musique très agréable) nous font percevoir des sentiments simples mais si naturels dans n’importe quel endroit et moment.

A Beyrouth en guerre en crise économique les femmes et les hommes vivent comme partout ailleurs. J’y ai vu un message d’espoir pour l’avenir de ce pays.

Les « politiques » se déchirent pour faire triompher leur clan ou leur communauté, les informations nous montrent de plus en plus des gens qui militent pour autre chose, pour rompre avec le communautarisme et la laïcité . Ce film montre que les artistes aussi s’en mêle et c’est de bonne augure. J’ai toujours pensé que l’art et la culture pouvait jouer l’avant garde.

Bravo pour ce film. Je vous invite à aller le voir…mais il y a urgence car après 8 jours nous n’étions pas très nombreux dans notre salle de cinéma.

Lire dans Le Monde : http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/je_art13.css

Enfin, nous sommes allés voir le film « Indigènes ».

Nous en avons beaucoup entendu parlé par les médias ces derniers temps. Il semble que grâce à ce film les anciens combattants d’Afrique ont obtenu le dégel de leur pension . Au fait combien en reste-il de ces combattants ? C’est une mesure juste mais qui ne coûte plus grand chose à la France. J’ai beaucoup aimé la dernière image où l’on voit un de ces anciens combattants, circuler dans une grande ville, probablement Strasbour, entourés des français d’aujourd’hui. Savent-ils ,ces personnes, que ce vieux monsieur maghébin, est venu d’Algérie il y a 60 ans pour défendre « sa mère Patrie », la France, que beaucoup maintenant veulent préserver des affreux imigrés.

Ce film me rappelait aussi les Monuments aux morts de nos « guerres » que nous avons vu en Afrique .

Monument aux Morts de Grand Popo, petite ville côtière du Bénin

Monument aux morts de Grand Popo, ville côtière du Bénin.

Monument aux morts de Fianarantsoa, une des 3 grandes villes de Madagascar.

Monument aux morts de Fianarantsoa, Madagascar. Ce momument en forme de pierre levée est symbolique. Dans la région quand un défunt n’a pu être rapatrié au village pour y être enterré suivant les rites funéraires malgaches, une pierre levée est érigée à l’entrée du village.

Combien de soldats malgaches sont restés sur les champs de batailles en Italie ou en france, à 9000km de là  ?

Quel magnifique travail a réalisé Robert Guédigian, quel art !
Hier soir, nous sommes allés voir "Le voyage en Arménie". Quelle richesse ce film.

Nous avions entendu parler de l’Arménie, tremblement de terre, génocide, familles d’origine arménienne, Charles Azenavour…mais depuis 6 mois nous connaissons des arméniens, des "vrais" ! Ils sont réfugiés en France depuis 3 ans. Ils apprennent le Français avec Colette et nous sommes devenus amis.

Robert Guédigian et son film tombent à pic ; son voyage ordinaire en Arménie permet de mieux comprendre nos amis. Le père et la mère sont toujours tenté de retourner au pays devant la complexité de la vie en France, en exil. On les comprend encore mieux après avoir vu et entendu combien ce pays est attachant par sa géographie, ce mont Ararat, St Grégoire le fondateur, la dureté de la vie après les guerres et les séismes, le patriotisme qui se reconstruit, après le communisme. Et puis les jeunes, comme la jeune coiffeuse, ne rêvent que de réussite économique. En fin de compte dans ce film il y a la vie ordinaire .
Il faudrait que Robert Guédigian nous emmène encore en voyage, au Maroc, en Turquie, en Irak , en Iran, au Mali , des pays d’où nous viennent les nombreux exilés de nos villes . Naturellement il faudrait que nous soyons plus nombreux qu’à la séance de 19h30 ce lundi .
Nos regards vers les immigrés, les "étrangers" seraient alors différents. Et la vie dans notre France changerait, et Le Pen aurait moins de chance d’être entendu.
Merci Robert Guédigian pour votre cinéma si riche pour l’âme. L’âme est notre capacité à aimer, à comprendre, à fraterniser, à s’ouvrir.