Archive pour le mot-clef ‘photo’

La Loire, cet hiver 2012

Mercredi 8 février 2012

Février 2012 .

Depuis quelques jours le thermomètre est descendu jours et nuits en dessous de – 10 degré.

Sur les bords de Loire à Orléans, nous avons droit à un spectacle inhabituel, la débacle. Naturellement j’ai pris mon appareil photo et ramené quelques images à partager.

Dans cette fin d'après midi les promeneurs sur les quais pour le spectacle de la nature.

Dans cette fin d'après midi les promeneurs sur les quais pour le spectacle de la nature.

En file indienne dans le courant...

En file indienne dans le courant…

Comme les galets les glaces se façonnent en s'entrechoquant.

Comme les galets les glaces se façonnent en s'entrechoquant.

Les canards ne semblent pas trop frigorifiés

Les canards se réchauffent en faisant de l'exercice

Un spectacle qu'il faut enregistrer malgré le froid.

Un spectacle qu'il faut enregistrer malgré le froid.

Le pont royal qui en a vu passer des débacles...

Le pont Royal en a vu passer des débacles !

Suivons le courant, hors des quais la nature semble encore plus sauvage. Nous sommes pourtant toujours à Orléans.

Suivons le courant, hors des quais la nature semble encore plus sauvage. Nous sommes pourtant toujours à Orléans.

Les lignes contemporaines du pont de l'Europe resisteront bien à cette armée de glaçons.

Les lignes contemporaines du pont de l'Europe résisteront bien à cette armée de glaçons.

Deux flots se croisent, le flot des voitures sur le pont et celui du fleuve chargé des blocs venus de loin.

Deux flots se croisent, le flot des voitures sur le pont et celui du fleuve chargé des blocs venus de loin.

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Sauver l’oeuvre de Linard

Mercredi 23 novembre 2011

Il y a deux ans, l’artiste Jean Linard mourrait .

Lors de mes visites dans cette région de haut Berry j’aimais me rendre dans son sanctuaire en pleine forêt .

Il avait investi ce lieu il y a près de 30 ans, il était original mais il construisait jour après jour une oeuvre d’art « dans son jardin ».Il y a plusieurs années il faisait visiter son jardin. Je ne sais pas s’il vendait beaucoup d’oeuvre, je ne sais pas de quoi il vivait.

Voir aussi : http://www.dailymotion.com/video/xbtyh6_un-batisseur-de-cathedrales-dans-le_creation

Progressivement d’abord rejeté par les collègues artistes potiers il avait fait sa place et j’ai été impressionné par les photos de ses « obsèques » entouré de plusieurs centaines d’artistes et voisins.

L’année dernière je suis retourné, je pensais que la porte serait fermée puisque le maître était parti. A mon grand étonnement j’ai trouvé l’entrée libre. Aussitôt je me suis empressé de faire le maximum de photos pensant que ces oeuvres laissées sans surveillance, étaient en péril.  Je ne pouvais pas imaginer que les pouvoirs publics laisseraient de tels chefs d’oeuvre à l’abandon.

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Je viens de lire dans « Le Monde » que malheureusement ça n’avance pas et que c’est un agent immobilier qui va probablement acquérir le domaine. Qu’en fera-t-il ? Un musée sur place en gardant le site intact pour faire partager ce patrimoine au public ou vendre une à une les pièces que l’on peut déplacer .

Dommage que les pouvoirs publics semblent avoir laissé l’affaire.

Rencontres à Madagascar (suite 9)

Jeudi 6 décembre 2007

La lavandière de la Nationale 2

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Nous étions partis le matin de Tananarive en direction d’Andasibe. Après avoir traversé la banlieue très peuplée de l’Est de la capitale, nous roulons au fond d’une vallée verdoyante. Le plus petit bout de terrain pas trop pentu est cultivé en rizière.

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Notre guide nous précise que contrairement aux rizières des Hauts Plateaux que nous avions admiré l’année dernière, celle-ci sont uniquement travaillé pour la consommation familiale. C’est vrai elles sont beaucoup plus petites. Et là il n’y a vraiment pas d’autres moyens que de travailler manuellement.
Aujourd’hui dimanche, on dirait que toutes les familles se sont données le mot pour laver leur linge. Les couleurs des vêtements qui sèchent au soleil à même sur le sol font comme une multitude de tableaux . De tant en tant nous observons les femmes au bord du plus petit cours d’eau s’activer au lavage avec leurs peu de moyens .

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Toute cette activité nous enchante et prendre une photo me tente. Nous nous arrêtons sur le bord de la route et notre guide Falo comme interprête nous nous approchons d’une jeune fille qui s’affairt à étendre sur le sol les vêtements lavé plus bas. Nous avons devant nous un des peintres de ces merveilleux tableaux.
Elle est timide, elle a 14 ans. Elle hésite un peu à parler avec des étrangers qui passent là sur la route nationale.

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Avec son accord, je la prends en photo et nous lui proposons de lui donner immédiatement cette photo. Vous imaginez sa joie.
Il s’agit d’une grande première : frustré de ne pouvoir laisser la photo à tous ces amis qui accèptent d’être photographié, cette année, nous avons acheté une imprimante nomade avec batterie qui une fois branchée à l’appareil numérique tire la photo choisie.
Ainsi nous pouvons redonner à son propriétaire l’image que nous venons de prendre.

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Tout au long de notre voyage, nous avons proposé ainsi des photos et nous avons fait de nombreux heureux.
La technique, aussi, peut faire des heureux.

Rencontre à Madagascar (suite5)

Vendredi 30 novembre 2007

Profession photographe de rue

Nous l’avons rencontré dans le jardin d’Ambohijatovo, le seul jardin public d’Antananarivo.
Il déambulait là parmi les malgaches en quête de grand air .
Tous le week end le jardin est ouvert au public.

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Il s’agit, m’a dit, notre guide, d’une décision du maire de Tananarive. L’année dernière lors de notre passage ce jardin était en cours de réfection.

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C’est assez étonnant de trouver un jardin public plein de verdure, très propre, ouvert à tous dans la grisaille de cette grande ville. C’était samedi, le jardin venait d’ouvrir, nous en avons profité pour « faire un tour », Colette étant entrain de « faire du change » au bureau d’à coté.

Je prenais des photos quand « un concurrent » s’est approché de moi. Il parlait un bon français.

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Il nous a expliqué qu’il était l’un des 20 photographe de rue de Tana. Pour améliorer sa retraite il prenait les gens en photo et le lendemain leur apportait le précieux ouvrage. Contrairement aux photographes de nos plages, il fait payer avant car il n’a pas les moyens d’avançer le côut du développement.
Malheureusement, la trop grande concurrence et le petit nombre de familles prêtes à payer pour une photo ne permet vraiment pas de faire fortune.
Il était très fier de son appareil photo, un argentique des années 60. Cependant il a rêvé un instant sur le mien, si moderne (pour lui !).
Nous avons parlé photo et développement noir et blanc ce qu’il avait fait dans sa jeunesse…comme moi. « Mais maintenant avec la couleur ce n’est plus possible ».
Naturellement je ne lui ai pas dit que j’avais une imprimante qui permettait de donner la photo presque immédiatement après la prise.
Comme il est immense le monde qui nous sépare !
Je garde un souvenir affectueux pour cet homme retraité comme moi, qui passe ses journées à vouloir photographier les moments de bonheur des citadins de Tana. Je l’aurai volontiers suivi tans il me paraissait intéressant et entre photographes on parle.

A si je retrouvais son nom et son adresse, je lui enverrais sa photo et surtout celle de son appareil en bandoulière, son outil de travail dont il est si fier .

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Bonne chance, « photographe des rues de Tana », à bientôt, peut être.

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