Archive pour la catégorie ‘Cinéma’

Leonardo Live

Vendredi 17 février 2012

Hier, nous sommes allés au cinéma pour un spectacle bien particulier.
En effet en même temps que des centaines de spectateurs dans les 40 salles Pathé de France, j’ai visité à la National Gallery de Londres, l’exposition « Léonard de Vinci ».

La Dame à l'hermine (photo Pathé)

La Dame à l'hermine (photo Pathé)

Il s’agit d’une retransmission en haute définition par satellite.
Ils présentent cet événement comme une première mondiale.
C’est beau de découvrir les œuvres magistrales de Léonard de Vinci, sur grand écran et en haute définition, bravo la technologie !
Super aussi de voir pour la première fois face à face « La Vierge aux rochers » , le tableau de Londres et celui du Louvre.
Mais je suis un peu rester sur ma faim :
- pas assez de temps pour contempler ces œuvres, sans commentaires .
- pas assez de gros plans montrant la complexité de la peinture et des nuances qui font de ces chefs d’oeuvre des merveilles. Et là les commentaires auraient été les bienvenus. Peut être que les réalisateurs avaient peur d’être trop difficiles pour son public? Je ne pense pas qu’une telle opération soit si grand public que ça!…
- pourquoi si peu de commentaires et d’images sur le chef d’œuvre de « La Cène » reconstitué pour cette expo. Il y aurai eu tant à montrer et à expliquer sur cette fresque installée à Milan et qui attire tant de monde.

A Milan pour comtempler "La Cène" il faut réserver un long moment avant.

A Milan, dans le Couvent de Santa Maria delle Grazie, pour comtempler "La Cène" il faut réserver un long moment avant.

Pour le moral, le film idéal : « Les neiges du Kilimandjaro »

Jeudi 24 novembre 2011

Le dernier film de Robert Guédiguian est magnifique : acteurs très bons, images somptueuses, musique sympa et histoire inoubliable .
affiche

Nous manquons rarement un film de ce réalisateur et là nous n’avons pas été déçus. J’estime que c’est le meilleur film de ce réalisateur hors du commun.

J’y ai d’abord vu un film extrèmement positif dans lequel Guédigian valorise plusieurs valeurs importantes pour moi.

Guédigian valorise dans ce film la vie militante d’un syndicaliste , ce n’est pas un luxe tant le militantisme et particulièrement le syndicalisme est décrié. Et je comprends que Michel n’admet pas du tout ….les critiques du jeune Christophe qui le déclare bénéficaire de dessous de table lors de négociations « foireuses ».

Tirage au sort par le syndicat des licenciés suite à une négociation...

Tirage au sort par le syndicat des licenciés suite à une négociation…

Guédigian valorise le couple , Marie Claire et Michel partagent leur vie depuis 20 ans.

Guédifian valorise la vie de famille ; comme il est agréable de voir vivre cette famille, enfants et petits enfants ! A contrario le film nous montre le drame des enfants sans famille.

L'anniversaire de mariage

L’anniversaire de mariage

Guédigian valorise le travail ; il montre comment c’est dur de passer de la situation d’actif à celle de chômeur ou préretraité dans le cas de Michel. Le travail permet de vivre : Michel et Marie Claire s’emploient à en trouver (Marie Claire chez les personnes âgées, Michel dans les boites d’intérim). A contrario le film montre le chômage des jeunes vécu comme une catastrophe et amenant à la délinquance même pour payer les arriérés de loyer.

Guédigian valorise l’amitié, les relations entre Michel et son copain de syndicat et beau frère sont montré dans leur simplicité quotidienne comme dans leur complexité (ils vivent différemment leur situation de victime par exemple).

Pour moi, c’est le film sur l’insécurité qui montre d’abord la fracture entre nous, femmes et hommes de XXIème siècle.

Certes rêver est bien, nous avons besoin de nous distraire avec des films . Néanmoins, de temps en temps le cinéma peut nous apporter matière à reflexion sur notre réalité. Ce film est un miroir .

Guédigian montre le fossé qui s’est creusé entre les différentes catégories de la société. L’insécurité touche tout le monde parceque les différences sont omniprésentes (propriétaires et locataires, travailleurs et chômeurs, jeunes et vieux, etc…). On se dirait dans un monde de sauvage, chacun pour soi !

Mais Guédigian toujours positif, montre que la fraternité peut triompher … bravo

Comme j’espère que beaucoup de personnes iront voir ce film. Un moyen de garder le moral et d’avoir confiance en l’Homme, il y a tant de bons moments !

La source des femmes

Lundi 7 novembre 2011

« La source des femmes » est un film qui vient de sortir et aussi la source dans la montagne que seules les femmes connaissent puisqu’au village ce sont elles qui vont chercher l’eau.
Elles en ont assez de tomber, de peiner ainsi dans le difficile chemin de la montagne et décident la grève de l’amour, plutôt du sexe . Et cela tant que les hommes ne feront rien pour amener l’eau auprès de leurs maisons.

l'affiche du film

l'affiche du film

Ce film a été réalisé par Radu Mihaileanu
Avec Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyoun

Au dernier Festival de Cannes il a été nominé 5 fois mais n’a pas reçu de récompense.

Quand l’art rejoint les mouvements de société.

Précédemment j’ai vu le film libanais  » Et maintenant on va où ? » (voir sur mon blog). C’est aussi l’histoire de femmes qui se révoltent,  elles s’organisent pour empêcher leurs maris de se faire la guerre.
Dans les deux films l’action se déroule dans le monde musulman.
Et pendant que se réalisent ces films, dans plusieurs pays du Maghreb les femmes participent aux mouvements de libération. Les idées véhiculées par la culture sont en phase avec les mouvements sociaux. Reste à savoir si les femmes sortirons vainqueur comme dans les deux films.

Les femmes triomphantes

Dans « La source des femmes », une des dernières scènes montrent nos héroïnes fières de remplir leur seau à la fontaine sur la place du village devant leurs hommes fidèles…à leur tasse de thé traditionnelle.Ce n’est pas encore le partage des tâches mais elles se sont sorties du carcan de l’islam et des traditions. L’une d’elle, la plus jeune, est même capable de gifler le garçon qui l’avait trompée. Un signe très fort ?
Ce film est donc plus que l’histoire de grève du sexe par des femmes. J’y ai vu aussi aborder d’autres sujets.

Un film riche

La force des femmes (et de quelques hommes) vient bien de l’éducation (l’instituteur)
La sexualité, exprimée avec des mots à elles, est aussi un besoin des femmes musulmanes (discussions au hamman)
Le mariage d’amour est une aspiration de chacune d’elles malgré la force de la tradition (histoires des jeunes et des vieilles)
Les enfants soutiennent naturellement leurs mères (scène des brigands)
Le viol conjugal met la femme dans une position d’infériorité ( la grève du sexe est un luxe pour celles qui sont vraiment aimé, car elles ne risquent pas d’être répudiées)
L’islam villageois doit faire face aux intégristes venus de la ville.
Le lien entre l’esclavage et le voile au début de l’islam.

Un bon film à voir !

Ce film simple dans ses dialogues, poétique par sa musique, harmonieux dans ses paysages, dynamiques par ses acteurs, est un beau film à voir.

Et maintenant, on va où ?

Dimanche 2 octobre 2011

Le cinéma libanais nous attire ! Après « Caramel » de la même auteure, puis « Incendie » l’année dernière, Nadine Labaki nous propose un nouveau film de son pays, le Liban.

Nous l’aimons beaucoup ce pays si vivant (voir mes billets sur le mot clef « Liban »), si représentatif de notre planète parceque les religions s’y cotoient d’une façon flamboyante, on dit tant que le 21ème siècle sera le plus religieux.

L'affiche du film

L'affiche du film , c'est curieux les caractères du titre en français ont les mêmes traits que ceux de l'arabe…

Bref ce film est beau comme le Liban !!!

Pourquoi ?

Le sens :

mettre en scène des femmes qui combattent la guerre. On le dit beaucoup dans les romans, dans les chansons, que les femmes n’aiment pas la guerre principalement parcequ’elle leur emporte leurs enfants… Là dans ce film on partage leur résistance ! Quelle énergie elles dépensent pour empêcher que leurs hommes (ceux qui restent),  combattent entre eux ! Comme dans le monde tout est prétexte au conflit et comme ils disposent d’armes c’est la guerre.

La mise en scène :

La première image est celle d’un groupe de femmes qui vont au cimetière auprès de leurs hommes disparus en dansant. C’est original ! Quelle trouvaille pour humaniser ou plutôt pour féminiser le propos.Dans toutes les sociétés la danse a un rôle important .

Tout se passe dans le village, unité de lieu qui donne plus d’importance aux propos qui se veulent aussi universalistes : les conflits commencent par les problèmes de voisinages… comme lançer des mûrs sur le linge du voisin !

Un film beau et militant à la fois.

D’abord quelle belle musique ! à vouloir réécouter à la maison !

Malgré la situation dramatique, la joie et la volonté de vivre dominent ces femmes qui s’amusent de leurs stratagèmes pour apaiser leurs hommes. On ne s’ennuie pas avec elles tout au long du film. Il y a aussi des moments d’une émotion intense comme la chrétienne en colère contre la Ste Vierge de son église qui lui a enlevé son fils, tué par une balle perdue .

Ce film nous montre à voir des villageois mais on ne peut s’empêcher de penser au Liban et son multi-confessionalisme . Comme dans « Caramel » la réalisatrice Nadine Labaki milite pour un état laïc au Liban . Quelques manifestations de jeunes ont eu lieu à Beyrouth au printemps pour réclamer la déconfessionalisation  de l’Etat mais ça n’avance pas.

Et maintenant on va où ? Les villageoises ont imaginé « un autre chemin » pour la paix seront-elles suivies ?

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

Coucher de soleil sur Beyrouth lors d'un de nos séjours

Premier amour. Amour impossible ?

Dimanche 17 juillet 2011

« Un premier amour »

Film français, sortie le 6 juillet 2011. Réalisatrice : Mia Hansen-Love.

L'affiche du film

L'affiche du film

En sortant du cinéma je n’étais pas enthousiaste et je ne pensais pas faire un billet sur ce film.
Ce film me paraissait trop long, 1 heure 50, et me semblait sans histoire, tant le sujet est banal, des jeunes qui s’aiment , un garçon qui veut voir le monde et partir a l’étranger. Une fille complètement esclave de son amour pour ce garçon, des larmes, une TS, des parents séparés, la vie parisienne, un homme marié qui s’amourache d’une jeune élève, etc…
Pourtant cette nuit, j’y ai repensé et j’ai décidé d’écrire .

Un film qui offre à voir.

Ce film a y regarder de plus près, sort de l’ordinaire qu’il décrit.
Les images , les éclairages sont superbes , ce film nous donne à voir .

La musique est elle aussi agréable, ce n’est jamais évident de retrouver une relation entre les images et la musique, mais ça passe merveilleusement bien, même la dernière chanson du générique nous laisse scotchés à notre fauteuil.
Les dialogues, dans leur simplicité, laissent la priorité aux images et aux gestes des personnages.
Le rythme lent pourrait nous ennuyer mais il sert a nous imprégner davantage du sujet.

Une des scènes qui nous est offerte à déguster.

Une des scènes qui nous est offerte à déguster.

Tout est pudeur et poésie.

Aucun débordement n’accélère le film, les scènes d’amour sont toutes suggérées, pourtant les corps sont beaux, mais ce n’est pas gênant. .
L’important dans cette histoire  vécue par de nombreux humains, c’est de se demander si l’on peut oublier son premier amour, tant cette première expérience est coûteuse en investissement personnel. Ce film nous montre aussi que chacun homme ou femme, certes différemment, est a égalité dans cet investissement.
Pour nous faire ressentir cela il fallait donc du temps, beaucoup de paysages et de lumières et surtout une multitude d’images symboles :  le chapeau de paille plein de souvenirs qui part au gré du courant du fleuve naissant,  le train « supprimé », la mère « enfin libre » après  le départ de son conjoint devant sa fille en pleurs, etc…
En conclusion, « Un amour de jeunesse » est un film a déguster doucement, ses saveurs sont si subtiles !

Le chat du rabbin

Lundi 6 juin 2011

Nous sortons de voir ce film d’animation qui m’a bien plu. Cliquer pour en savoir plus.

L'affiche du film

L’affiche du film

Mes coups de coeurs :
- les dessins des paysages de l’Afrique du Nord puis de l’Afrique.
- le chat il est très sympa on dirait celui de ma petite fille « mon chat » qui sait se lover contre elle quand elle revient du lycée.
- les dialogues et repartis qui sont une véritable leçon des religions (Islam et juif). De nombreuses reparties démontent les idées reçues et encore véhiculées sur les religions (surtout sur l’Islam…)
Pour vu ce film comme un plaidoyer sur la liberté religieuse et l’humanité.
Je conseille vivement de voir ce très beau film .
Dommage que la première partie soit un peu lente.

« Tous les soleils », la poésie d’abord

Mardi 5 avril 2011
Affiche du film

Affiche du film

Il y a des moments superbes à vivre. Quel bonheur de voir « Tous les soleils  » ! Je suis admiratif pour ces réalisateur, ces acteurs, ces artistes qui nous donnent tant de bonheur;

C’est le cas de toute l’équipe du film « Tous les soleils » .

Avec  ce printemps ensoleillé (malgré les guerres et catastrophes) il fait bon d’aller voir ce film .

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l’impression d’avoir deux adolescents à élever, alors qu’il ne se rend même pas compte qu’il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d’autant plus qu’il est entouré d’une bande de copains dont la fantaisie burlesque l’empêche de se sentir seul. Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro… (extrait du site Première qui lui donne 5 étoiles).

J’ai aimé (en vrac):

Les rues de la ville de Strasbourg, images du quartier de « La Vieille France »

L’accent d’Allessandro, cet italien qui « aime la France ».

Les coups de colère de Irina (15 ans) quand son papa veut lui acheter ses culottes « babar » au super marché …

Les moments de lecture à l’Hôpital …

Les yeux des actrices …

Le soleil  présent dans toutes les scènes

Les idées de Crampone et ses discussions avec la factrice

Les blagues des copains

L’ambiance paisible de l’ensemble baroque dans lequel chante Alessandro

Les différentes musiques du film et particulièrement la dernière qui nous plaque à notre siège de cinéma pendant le générique de fin.

Le copain d’Irina avec ses grands cheveux.

La maman de la copine d’Irina avec ses gros seins provocateurs

Allessandro en prof

Je n’ai pas aimé :

Le personnage du flic trop sympa et d’après moi la seule note irréaliste du film…

Un film qui nous a ému …

et que nous recommandons aux papas et à leurs filles de 15 ans…

« Incendie »

Mardi 18 janvier 2011

En consultant le site « Agenda culturel » de Beyrouth mon attention a été attirée par l’annonce de la sortie prochaine du film canadien « Incendie ».

Affiche du film

Affiche du film

Nous avons couru au cinéma pour découvrir ce film, car tout film ou ouvrage parlant du Liban me passionne. Voir mes articles sur le sujet (mot clef « Liban »).

Pendant 2h 10 nous avons accompagné Jeanne et Simon a la recherche des souvenirs de leur mère Nawal. Elle venait de décéder au Canada et pour suivre son testament ses enfants Jeanne et Simon, jumeaux, devaient retrouver son histoire.

Cette quête de la vérité de leur mère les amènent dans un pays du Moyen Orient qui sort de plusieurs années de guerre fratricide.

A travers des scènes très fortes nous sommes invités à partager les drames humains, religieux et familiaux que provoquent la guerre. Les dégâts du nationalisme, l’engrenage de la violence, les haines qui se tissent ; à ce sujet on ne peut oublier les premières images du film : la caméra qui s’attarde sur le regard haineux  des enfants enrôlés par des chefs de guerre.

Plusieurs scènes sont épouvantables, comme celle qui illustre l’affiche et le titre du film, l’incendie du car qui transportait Nawal à la recherche de son fils.

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Le réalisateur Denis Villeneuve comme l’auteur de la pièce à laquelle il s’est inspiré, n’ont pas voulu situer ce film au Liban pour lui donner une universalité plus grande. C’est vrai qu’actuellement des hommes et des femmes, des couples, des familles, des pays vivent ces drames .

Néanmoins, en évitant de faire référence au Liban et à Beyrouth, le scénariste  pourra-t-il éviter que l’incendie reprenne. Les fumerolles des villages incendiés ne s’éteignent pas si facilement.

Ce film est sortie en France début janvier. Il n’est pas encore sorti à Beyrouth, pendant ce temps une nouvelle crise libanaise  se prépare. Pourtant une multitude d’hommes et de femmes agissent pour une nouvelle société libanaise (voir mes articles ). La mère des jumeaux étaient de ceux là avant la guerre et …

Allez voir ce film. Un film sur la Mémoire, un film sur la Paix, un film sur la grandeur et la violence de l’homme, un film d’amour et enfin un film sur la force des femmes.

Un grand film à voir même si vous vous ne vous passionnez pas par le Liban mais pour la Paix.

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Les jumeaux, Jeanne et Simon découvrent le testament de leur mère

Le nom des gens, génial

Mercredi 15 décembre 2010

Un film, comme je les aime… Une comédie où j’ai ri de bon coeur. Voir le résumé du film : http://www.telerama.fr/cinema/films/le-nom-des-gens,414275.php

Une affiche qui d'après moi, ne reflète pas l'ambiance du film

Une affiche qui d'après moi, ne reflète pas l'ambiance du film

Cette comédie de Michel Leclerc nous fait rire et en même temps réfléchir sur la vie de tous les jours. Dans son film il aborde plein de sujets graves tout en faisant jouer à ses acteurs et actrices une comédie pleine d’enthousiasme et d’optimisme.

C’est l’histoire d’un chercheur « classique » et d’une jeune fille pleine d’idées. Ce film retracera leur histoire singulière et leurs aventures plus ou moins banales où les cultures s’entrechoquent (lui est fils d’ingénieur et elle, fille d’algérien ).

Il y a dans ce film des moments inoubliables avec des dialogues que l’on voudrait retenir par coeur tant ils sont d’actualités. Ce n’est pas un hasard si le scénario a reçu des prix.

Il faut aller voir ce film pour voir la scène du métro et des vieux  trop lents … du marché, puis de la plage…de la visite de Jospin… la révolution selon Bahia…le mariage blanc…le repas avec les parents… et la dernière scène devant la banlieue, des anthologies .

Il faut aller voir ce film pour se laisser entrainer par l’exubérance et l’enthousiasme de Bahia jouée par Sara Forestier. Vous vous souvenez la collégienne « française » de l’Esquive de  Abdellatif Kechiche . Ce premier film l’avait sacré « meilleur espoir féminin  » à Cannes  en 2005. Elle est éblouissante dans « Le nom des gens ». La générosité de la jeunesse se retrouve dans son personnage.

Sara Forestier, un bonheur au naturel

Sara Forestier, un bonheur au naturel

Pour passer un bon moment, choississez ce film, comme nous vous passerez un moment pendant lequel les larmes et le rire se mèleront comme très souvent dans la vraie vie. Et en plus (à noter) les décors, l’environnement choisi par le réalisateur sont ceux de notre quotidien, pas de palais ou d’appartement de haut standing comme trop souvent dans le cinéma français.

Enfin l’optimisme est omniprésent…

Un film génial, intelligent et reposant.

Bahia (Sara Forestier) et Arthur Martin ( Jacques Gamblin)

Bahia (Sara Forestier) et Arthur Martin ( Jacques Gamblin)

Marga, unter Bauern (Marga entre paysans)

Jeudi 6 mai 2010

Quand deux associations de chez nous, le Cercil (association pour la mémoire juive dans le Loiret) et l’association franco-allemande, quand un cinéma d’art et d’essai Les Carmes, quand un film « Marga, Unter Bauern » se réunissent pour nous faire passer une bonne soirée.

C’était mardi soir en avant première, le film est prévu de sortir en France en juin 2010.

affiche-Entre-paysans-Unter-Bauern-2009-1

Ce ne fut pas un moment de distraction (le film se déroule pendant les années 41-44 en Allemagne), mais un moment de bonheur dans la grisaille du quotidien . Ce film nous donne à voir le quotidien de paysans dans les environs de Münster. Mais dans ce quotidien fait de travail et de rapports humains  en famille et entre voisins, il y a  les personnes que l’on voit partir en déportation. Et chacun sait que ces personnes ne reviendront jamais ; en effet les soldats qui reviennent en permission l’affirment , on peut voir vendre les  biens des juifs par l’Etat , pour ces paysans il ne fait pas de doute. Et pour ceux qui vont héberger   Marga et sa fille Karin et qui risquent d’être fusillé sur le champs, c’est presque normal cet héroïsme qui va durée plus de trois ans.

affiche-Marga-Unter-Bauern-2009-3

Le bonheur que l’on a en regardant ce film est procuré par de nombreuses et fortes émotions et rebondissements de la vie autour de Marga et sa fille. Quelle est sympatique cette famille d’accueil ! Ils ne posent pas de question : » ces gens sont en danger, condamnés à mort, nous avons été dans les tranchées ensemble pendant  la guerre 14-18, nous sommes catholiques nous devons les aider ». Cette simplicité est présente dans tout le film et nous boulverse en permanence . Pourtant dans cette simplicité quotidienne une question se pose à nous, pourquoi une famille se particularise-t-elle ainsi (même parmi les catholiques) ? Car les voisins, les jeunes sont prêts à les dénoncer. Mais au fait plus près de nous pourquoi des hommes et des femmes passent du temps pour aider des sans papiers, les exploités, les jeunes sans espoir et considère que c’est normal ? Il y a une énigme !!!

Et comme nous voulions poursuivre cette soirée de bonheur, nous sommes restés à la discussion organisée par les associations .

Marga qui a écrit le livre d’où a été tiré ce film est toujours vivante ; à 97 ans elle parcourt l’Allemagne et même le Monde pour raconter son histoire et avant tout rendre hommage à ceux et celles, paysans qui lui ont sauvé la vie. Ils sont plusieurs centaines ces gens qui ont refusé l’ordre établi, la loi pour accueillir des déportés.

Ce film passe tous les dimanches à Munster depuis sa sortie, seulement deux semaines dans toute l’Allemagne… Et Chez nous, heureusement qu’il y a des associations pour nous le montrer ! Il devrait passer sur Arte nous a-t-on dit. Il sort en France le 10 juin, mais où ?

Je ne veut pas trop juger, au moins pour nous il représentera un moment de bonheur très grand et très profond. C’est bien de sortir de chez soi !!!!