Création d’une fondation de réinsertion socio-éducative et professionnelle de personnes démunies
Fondation Béthanie

1Résumé du projet
Il s’agit de favoriser l’insertion sociale et économique de populations démunies par la formation. Le projet concerne la construction d’un centre de formation pour la réinsertion socio-culturelle, socio-éducative, et professionnelle
2 Localisation
Au lieu-dit « Mbondandig » sur la route de Kribi à Edéa au Cameroun.
3 Porteur du projet et bénéficiaires

3.1 Maître d’ouvrage

Le maître d’ouvrage est une association camerounaise dénommée « Association Fondation Béthanie », régie par la loi N° 90-53 du 19 décembre 1990 portant sur la liberté d’association, dont les statuts ont été déposés à la préfecture d’Edéa le 23 juin 2003.
Le siège de l’association est pour le moment établi au domicile de la sœur Marie-Françoise Aoué, B.P. 208 à Edéa (Cameroun). Il pourra être déplacé par la suite à l’adresse de construction de la fondation, dans la même commune.
Numéro de téléphone : (237) 785 61 22
Email : bethanie.cameroun@neuf.fr

3.2 Population cible

La fondation est destinée à accueillir les populations suivantes :
o Les détenus nouvellement sortis de prison
o Les jeunes désoeuvrés (enfants de la rue, mères célibataires démunies..)
La population de l’arrondissement d’Edéa est d’environ 80000 habitants. Les détenus sortant de prisons représentent, à eux seuls, entre 100 et 200 personnes par an. Plusieurs milliers de personnes sont potentiellement intéressées par le projet. La fondation Béthanie n’aura aucune peine à recruter chaque année 25 à 30 nouveaux élèves.
4 Autres acteurs du projet
Pour soutenir le projet une association française, loi 1901, dénommée « Béthanie » a été créée. Les statuts ont été déposés à la préfecture de la Somme le 29 juin 2004. Le président de l’association est M. Joseph Lalisse. Il assiste la maîtrise d’ouvrage à titre gratuit.
Coordonnées :
o M. Joseph Lalisse
o
o E-mail : joseph.lalisse@neuf.fr
o
A la fois membre de l’association camerounaise « Fondation Béthanie » et membre du conseil d’administration de l’association française « Béthanie »,

M. N B R, Directeur de l’ « E C G » dirige les travaux. Il est rémunéré spécifiquement pour sa prestation de maîtrise d’œuvre. Pour bien contrôler le budget en relation avec l’avancement des travaux, les matériaux sont achetés par Mr C au fur et à mesure des besoins. Il en est de même pour le règlement des salaires des ouvriers.

5 Coût du projet et financement
Coût total du projet : 108 500 000 Fcfa
Part assurée par les associations Béthanie : 36 200 000 Fcfa, soit 33 %
Demande de financement en cours d’instruction : 64 000 000 Fcfa, soit 59 %
Autres subventions d’équipement recherchées : 8 300 000 Fcfa soit 7%
6 Le projet

6.1 Contexte du projet

Sœur Marie-Françoise Aoué, promue en juin 2003 Chevalier de l’Ordre National du Mérite Français, est née à Edéa. Après avoir passé 32 ans de sa vie au service des autres dans différents pays du monde, elle est revenue dans sa ville natale pour poursuivre son action. Elle intervient sur la formation des jeunes depuis de nombreuses années et s’occupe plus particulièrement des détenus de la prison d’Edéa.
Son expérience lui a montré que la délinquance provenait souvent de difficultés d’insertion socio professionnelles. Soucieuse d’intervenir de façon préventive sur ce phénomène, elle a réfléchi à la façon d’intégrer ces jeunes dans le processus de développement. Il s’agit de donner à ceux qui ont envie de prendre leur vie en main une chance de sortir du cercle vicieux dans lequel ils sont enfermés.
C’est ainsi qu’est née, en 2000, l’idée de la création de la « Fondation Béthanie ».
Au Cameroun, de multiples solutions ont été esquissées par divers organismes. Les Ministères des Affaires sociales et de la Condition Féminine et la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) ont mis sur pied différentes structures dont la vocation est de dispenser des apprentissages allant de l’économie familiale et sociale à la couture, en passant par la menuiserie, la vannerie, la maçonnerie, la soudure, la mécanique, la céramique, la teinture et l’hygiène. Malheureusement, ces institutions ne sont implantées que dans certaines métropoles du pays.
La « Fondation Béthanie » palliera au manque de telles formations à Edéa et son arrondissement.
C’est un projet ambitieux qui nécessite de réunir des concours financiers très importants. L’idée directrice a été, jusqu’à présent, de réunir des fonds pour lancer le projet, le rendre visible et concret, lui donner de la crédibilité pour avoir accès à des aides plus importantes.
Les différents acquis sont les suivants :
o La personnalité juridique du maître d’ouvrage « Association Fondation Béthanie », régie par la loi du 19 décembre 1990
o La propriété d’un terrain de 10 000 m2, don de l’abbé Paglan, idéalement situé en bordure d’un axe de communication et d’une rivière
o Le permis de bâtir
o L’existence d’une association française, « Association Béthanie », forte pour l’instant de 40 adhérents, régie par la loi de 1901, spécialement créée pour soutenir le projet. Elle a déjà réuni en un an et demi 24 280 €uro, soit près de 16 000 000 de Fcfa, qui sont actuellement utilisés pour commencer les travaux
o Le soutien moral, financier et logistique de l’association du Tam-Tam de Nkol Ekong qui gère notamment l’hôpital catholique de Pouma. Le Tam-Tam a déjà fait un don de 1 500 €uro, 1 000 000 de Fcfa
o Un chantier opérationnel qui a déjà produit les fondations et les dalles des trois principaux bâtiments ainsi que la construction du bâtiment de sécurité.
o Le soutien du Rotary Club d’Edéa, en attendant celui d’un club français (démarche en cours)

6.2 Description du projet

Il s’agit de construire et d’équiper un centre de formation technique. Les travaux sont commencés. (photos ci-après prises début février 2005)

Les travaux déjà réalisés ont coûté 12 184 000 Fcfa (au 1/1/2005). Une participation supplémentaire de 13 800 000 Fcfa de l’association « Béthanie » peut être mobilisée en 2005. Une contribution à l’équipement d’environ 8 300 000 Fcfa sera recherchée par ailleurs. Une demande de financement du Fonds Social de Développement de la coopération Française est en cours pour boucler le projet de construction.

6.3 Echéancier du projet

Si le financement est réuni, l’objectif est d’accueillir une première promotion fin 2005 – début 2006.

6.4 Objectifs du projet

6.4.1 Utilité sociale du projet
L’objectif du projet est d’intégrer dans la vie sociale et économique des personnes qui en sont exclues en leur ouvrant l’accès à des formations de base :
o Pour améliorer leurs conditions de vie personnelles, familiales et communautaires
o Pour leur permettre de tenir une maison, de se nourrir, de respecter des règles d’hygiène
o Pour leur donner des compétences artisanales et les rendre aptes à cultiver la terre, faire de l’élévage, réaliser différents travaux et trouver un emploi au sein de l’économie locale
En intégrant les jeunes dans le processus de développement, la fondation « Béthanie » contribuera à la prévention de la délinquance.
6.4.2 Utilité économique du projet
La construction est réalisée par des entreprises locales, elle crée de l’emploi. Les matériaux sont achetés sur place, sable de la Sanaga, ciment de Douala, matériaux d’Alucam. Les fonds dépensés sont injectés intégralement dans l’économie locale.
L’activité de la fondation génèrera ensuite des emplois pérennes, et contribuera directement et indirectement au développement de la production artisanale de la région d’Edéa.
6.5 Budget de fonctionnement de centre
Comment assurer ensuite la pérennité de l’institution après la phase de construction ?
Il est difficile, pour un établissement de formation à vocation sociale, d’équilibrer les dépenses par les seules contributions des élèves, surtout s’il vise à accueillir les plus démunis d’entre eux. Il n’est pas sain, non plus, de le faire dépendre entièrement et durablement des fonds apportés par l’association française Béthanie.
Pour assurer le fonctionnement dans la durée un partenariat avec un organe de financement de formation public ou privé sera recherché. Il sera noué pour autant que l’objectif initial ne sera pas remis en cause. Il faut rester fidèle à la mission qui a suscité l’adhésion de tous ceux qui se sont engagés sur ce projet.
Par ailleurs, le type de formation dispensée et la configuration du terrain permettent le développement de productions artisanales. Il est ainsi prévu de cultiver la terre, de faire de l’élevage pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et vendre une partie de la production agricole. La formation pourra également se faire sous forme de stages encadrés en partenariat avec les entreprises de la région qui contribueraient ainsi au financement du centre.
Deux projets complémentaires en cours d’instruction permettraient, à la fois, d’assurer un revenu régulier à la fondation et de servir de support à la formation des élèves, il s’agit de :
o La création d’une plantation de palmiers à huile
o La création d’une menuiserie
Dans l’immédiat, l’association française Béthanie a collecté sur un peu plus d’un an 24 280€. A l’issue de la phase de construction, le besoin de financement annuel, hors partenariat éventuel, s’élève,sur les trois premiers exercices, respectivement à 9500€, puis 12 900€, puis 14 700€. L’association « Béthanie » peut trouver les moyens d’en accompagner le lancement sur quelques années, le temps de trouver les relais sur place .

Dernières informations de janvier 2008

-la peinture des plafonds et le chaulage des murs sont terminés.
-la moitié des portes et fenêtres est posée, l’autre moitié est prête.
-les antivols sont installés sur les fenêtres posées.
-les fosses septiques sont finies, mais elles ne sont pas raccordées aux bâtiments.
-la plomberie est en cours.
-une dalle a été coulée sur les fondations à côté du dortoir.
La seule ombre au tableau, c’est que nous avons dépensé un peu plus que prévu pour les travaux de cet été. Mais nous restons dans une enveloppe raisonnable.








Un commentaire

  1. tatsazeu arsene

    slt du courage je travaille auprès des demunis à la chaine st nicodème à douala je souhaite passer visiter mardi prochain vos locaux je suis étudiant aussi et cathechiste